Publié le lundi 27 août 2007
La CANADO-MAROCAINE et Maître!

CASABLANCA, le 17 février 2006
Il semble que non seulement le manque de mon outil de travail mais la crève aussi m’a « fermé le eclapet » et pour être bien franche la nonchalance aussi. Plus tu paresses plus tu figes! J’ai comme l’impression que l’imagination dont je fais parfois preuve me fait défaut. Peut-être l’ai-je « mouché » du temps de ma crève? Je vais quand même tenter de vous raconter des bribes de notre vécu Casablancais. Des moments qui nous ont amusé.
Comment ça se passe après 2 mois de galère? Ça se passe très bien! Nous sommes en pleine forme, je vais super bien et Maître de même. Maître? Tiens, un nouveau dans le décor? Hé bien non laissez-moi vous le présenter. La semaine dernière, le DGA de C…. International et dois-je vous le rappeler EXPERT de surcroît, de retour du boulot me dit : dorénavant daignez s’il vous plaît m’appeler MAÎTRE. Oh la! Qu’est-ce donc que cet illustre personnage assis devant moi? Et Maître me raconte que là où il travaille, au C…., les Formateurs qui s’adressent à Monsieur L. le font sous le titre de: MAÎTRE. Qu’on se le tienne pour dit!
28 jours sont déjà marqués sur le calendrier Marocain et 65 sur le calendrier Projet Tunisie Mauritanie Maroc et il nous en reste encore 9. Nous aurons galéré 74 jours en tout. Comme le temps passe vite; vite et bien. Heureux qui comme Hadja et Maître firent un beau voyage. Hadja? DAEF, notre original chauffeur m’appelle HADJA parce que je porte la Jellabah. Hadja veut dire « celle qui est allée à La Mecque ». À l’Hôtel, on la surnomme : « la Canado Marocaine » toujours à cause de la fameuse Jellabah. Parlons en de mon « déguisement » Marocain. Il fait un « effet mouton » (parce que du bœuf, on en mange pas souvent). Une Marocaine, la responsable du biseness centeure ajoute : « le Maroc devrait vous payer pour si bien porter les vêtements Marocains». Parce que Hadja n’a pas seulement sa Jellabah, elle s’est acheté des bijoux et des chemises marocaines, qu’elle porte avec ses pantalons. Je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on a jamais vu une Étrangère « prendre » de leur culture plutôt que « d’imposer » la sienne. Chose certaine ils aiment ça et le disent. Et j'aime bien recevoir les compliments. On m’arrête dans la rue pour me complimenter. Et je vous dis pas toutes les petites attentions dont le personnel du p’tit dej me porte. Une petite douceur pour l’ego de Hadja!
Hier au resto, le Garçon de table nous a offert l’apéro gratuitement parce que j’avais une Jellabah. Au retour, en passant devant le Marché des Fleurs, on m’a offert un joli bouquet de rose rouge et fleurs blanches : « c’est gratuit madame à cause de votre Jellabah ». A. n’en revient tout simplement pas de l’effet produit à cause d’un vêtement. Quesse’vous voulez? je trouve ça beau j’en achète et je les porte! Je suis chanceuse ça me va bien. Je ne porterais pas n’importe laquelle, mais la mienne est très élégante et me sert surtout de manteau. D’ailleurs à chez-moi, dans une boutique de vêtements chics, Charmante pour la nommée, j’ai vu un ensemble Joseph Ribkof fait du même tissu et à grand prix. Bon, c’est assez, on a assez élaboré, ne nous étendons pas sur le sujet jusqu’à épuisement et terminons ici les éloges de Hadja et de sa Jellabah.

Le resto en question est Le Petit Poucet. Nous l’avons découvert, comme ça, en marchant sur la rue Mohammed VI. Comme les restos avec vin, ils sont rares, islam oblige, en marchant nous vérifions tout le temps les Menus affichés sur le trottoir. Le Petit Poucet affiche une carte des vins. Nous avons demandé au Garçon à quelle heure il ouvrait. Ça aussi nous le vérifions tout le temps. La plupart ouvrent à 19 h 30 une heure tardive pour les deux affamés. Le Petit Poucet ouvre à 18 h 30. On le note sur notre liste, à demain Inch’Allah! Et le lendemain 18 h 45 nous sommes attablés dans un coin au fond du resto. En mangeant notre Filet de St Pierre sauce normande et en prenant une gorgée d’une divine sève du Domaine de Sahari, je remarque sur le mur juste à ma droite un petit cadre, qu’est-ce donc? Est encadré une feuille qui semble être un brouillon; un texte manuscrit avec de petits dessins au bout de certaines phrases. Curieuse, je m’approche et je vois l’inscription en bas sur une petite plaque doré : « Signé et en dessous Antoine de Saint-Exupéry ». Garçon! S.V.P. c’est vraiment un brouillon de Saint-Exupéry? Et Garçon nous raconte l’histoire du Petit Poucet. Pas celle de notre enfance, celle de Casablanca que je vous résume.
Il était une fois, un très célèbre écrivain du nom d’Antoine de Saint-Exupéry. Je ne vais pas vous faire sa biographie, vous la connaissez certainement : St Ex était Courrier pour l’Aéropostale Française. Dans un de ses voyages à Casablanca, s’étant cassé un bras il a fait sa convalescence à l’Hôtel Exelcior qui se trouve à deux pas du Petit Poucet. À l’époque ce restaurant de fine cuisine française était surtout fréquenté par les « colonisateurs ». Ici le Garçon nous montre une photo datant de 1920 et nous dit : « tu vois il n’y a queeee des Fronçais sur la terrasse » Or, Saint-Exupéry allait manger au Petit Poucet celui-là même où nous nous trouvons présentement. Picasso dessinait sur les serviettes de table, Saint-Exupéry écrivait ses brouillons sur les menus du restaurant. La copie encadrée est un de ceux-là. Elle raconte son embrouille et sa réconciliation avec son ami Guynemer. La fin de l’histoire ou de la légende est triste, il avait mangé au Petit Poucet juste avant qu’il « plonge dans le Golfe de Juan ». Hé bin! Un beau fantôme qui plane dans notre restaurant ce soir. Peut-être bien que Maître est assis sur la chaise du fantôme? Nous reviendrons, non seulement à cause du fantôme qui y rôde pi de la sève qui y coule mais le cuisinier nous mijote des plats forts savoureux. « Que demande le peuple? » Comme le dit si bien notre amie Pauline. À Boire et à Manger! de préférence avant 19 h 30 Ha ha A. et moi essayons de nous rappeler la vraie histoire du fameux Petit Poucet. On en est incapable. Mes préférés étaient Barbe Bleu et de la Belle à la Jellabah dormante! Ha ha
La semaine dernière, prétextant des réparations à faire dans notre chambre; la réception appelle et nous annonce que nous devions déménager à la 1208 précisant que nous n’aurons rien à faire et que tout sera remis à la même place. Maître manifeste son mécontentement, mais comme on ne nous laisse pas le choix, nous acceptons le délogement. Hadja est doublement mécontente, elle perdra sa charmante Najatz, sa Bonne du 15e qui la traite comme une Princesse. Le Directeur le sait d’ailleurs puisqu’il me dit : je sais que votre chambre est fleurie à tous les jours, je suis prêt à le faire si vous portez votre Jellabah tous les jours, elle vous va tellement bien! Le lendemain, j’annonce à Najatz que nous déménageons pour cause de réparations. Réparations????? elle ne comprend pas du tout. Ce qui est suspect : le personnel sait tout. Une journée puis deux se passe et nous sommes toujours à la 1522. Le troisième jour Najatz me dit que l’hôtel est complet (on l’avait remarqué au petit-déjeuner et aux rutilantes Mercedes stationnés devant le Farah). Elle me dit que ce sont tous des invités du ROI. Ahhh bon! La voilà l’histoire. Le ROI nolise l’hôtel et toi tu te démerdes? Najatz me dit que tous avaient déménagé et qu’ils étaient très fâchés et que ça avait râlé en bas. Le client du 1509 est là depuis 3 mois et il a été délogé quand même. Et elle m’annonce : Pas toi. Toi tu restes ici! Allah’am’doulilah! Et l’on s’est tapé dans la main!
Outre me pavaner en Jellabah au bras (ou su’l’bras?) de Maître que se passe-t-il d’intéressant? Passe les jours et ils se ressemblent à peu près toutes. Notre petite routine est bien en place et nos habitudes bien ancrées. Après 10 jours, nous avons déserté le Buffet de l’hôtel pour aller dîner en ville. Nous allions au Buffet parce que j’étais malade et n’avais vraiment pas le goût de mettre le « nez bouché » dehors. Fait non à dédaigner, dîner en ville nous coûte 4 fois moins cher. Comme nous habitons le centre ville, le choix ne manque pas. Ici les cafés, les restaurants et les fast-foods foisonnent. Un soir à La Petite Perle un café bistro, la soirée étant chaude, belle et Bistro le permettant, nous étions attablés « sur le trottoir ». Ce qui n’était pas une bonne idée. J’étais assise côté vitrine, Maître était assis côté rue. Trottoir du centre ville veut dire beaucoup de passants, dont ce gamin mendiant tout « crotté » qui tout doucement s’approche de notre table, étire sa main lentement, et de ses deux doigts prends avec finesse la cannette de Coca Light dudit Maître et poliment nous remercie en y ajoutant un joli sourire. Son copain le suivait, mais il n’a pas eu la chance de chipper le mien, le serveur leur a signifié de déguerpir et pas avec finesse.
Tiens, abordons le sujet mendiants. Vous excuserez mon insolence voire mon arrogance dans ce paragraphe, mais ils sont vraiment achalants. J’ai dû ajouter un poste « Charité » à mon budget. Poste qui nada, niet, jamais n’a eu sa colonne dans mon budget canadien. La minute qu’on m’aborde pour que je mette la main dans la poche; je fais comme si on m’offrait et je dis : Merci! Et si on a eu le temps de me dire pourquoi on m’aborde alors je réponds : j’ai tout donné mon argent à l’Impôt. Ce qui est vraie! Mais ici on ne peut pas dire merci. D’abord des mendiants il y en a en pagaille, quasiment à tous les coins de rues, surtout aux abords des hôtels et des restaurants. Beaucoup plus de mendiantes avec leur bébé accroché au dos et à côté une ou deux petites filles de 4 ou 5 ans à qui elles elle ont bien pris soin de mettre un voile sur la tête pour « charmer » le donneur. Ce sont les petites filles qui font la quête : Madame! Please! Madame 1 dirhams! Et elle me tire la manche de la Jellabah et répète et insiste. Parfois elles ont une petite boîte avec des paquets de kleenex dedans : Madame! Please! Madame 2 dirhams! Des soirs nous donnons, d’autre pas, Nous pensions être en paix après notre aumône, NON c’est un éternel recommencement! Jour après jour, soir après soir! Please Madame Please sont aux postes! Parfois nous sommes dans un restaurant et elles passent devant, nous aperçoivent et nous font des bebayes!
Une fois il a donné un porte-clé C... à une petite gamine. Elle a regardé l’objet avec un grand sourire et s’est empressée de l’apporter à sa mère cachée derrière une voiture. Nous avons continué à marcher et voilà la petite qui revient en courrant et signifie en le remettant que ce n’est pas bon l’étrange objet et dit en français : l’argent! Elle est retournée avec le porte-clé : « à cheval donné on ne regarde pas la bride ma p’tite fille ». Nous rigolons, mais c’est plutôt triste à voir.
Hier j’ai frappé LA petite mendiante du chef. Par la rue Chaouia, je me rendais au Café Internet et voilà qu’une très jolie petite fille, je dirais qu’elle n’a pas plus de 7 ans, se pointe devant moi. Mais elle est vraiment très jolie. Elle avait une petite caissette avec des boîtes de chewing-gum dedans. Elle m’en offre. Je fais signe et dit « non ». Elle insiste. Je lui dis « laisse » qui veut dire « achale moé pâ » en Arabe. Elle se place devant moi et me supplie Madame Please Madame! Et elle me prends par la taille et elle s’appuie la tête sur ma hanche et commence à me donner des bisous sur le bras. Ah yaille yaille Madame Please est ici très surprise. Ce n’est pas une petite mendiante mais un « petit minou » qui se frôle sur moi. Vraiment elle me fait penser à une petite chatte qui veut avoir ses croquettes. Vous savez, quand un chat se frôle et fais le cute pour avoir ce qu’il veut. Ma petite fait la même scène et voilà que Madame Please se laisse charmer. Je lui demande « combien » et elle me montre ses dix doigts et me dit « khamsa ». Je lui montre que 5 des miens. Elle me reprends par la taille et minaude encore et me donne toujours des bisous sur la main. Je suis touchée! J’ouvre mon sac à main, prends mon portefeuille et je m’aperçois que je n’ai qu’une pièce et c’est 10 dirhams. Je ne suis quand même pas pour demander au petit minou de me « rendre la monnaie ». Alors, Madame Please lui donne les 10 dirhams et prends sa boîte de chewing-gum. Elle m’arrache quasiment la pièce et part en courrant. Bordel de Merde je vois qu’elle n’était pas toute seule, arrivent 3 autres jeunes filles, un peu plus vieilles que mon petit minou, qui sortaient de je ne sais où pour m’offrir aussi des chewings gums. WOE la bonté de Madame Please a des limites. Ça suffit pour aujourd’hui! Sa BA de l’année 2006 est faite! Elle a toute donné son argent à l’impôt! Laisse! Je dirais bien ça au Ministre des Finances du Québec! LAISSE! Ha ha
Ça m’enrage de voir ses petites filles quêter pour leur mère. Parfois on se demande si les mères ne sont pas à la merci d’un quelconque « proxénète » de la quête. À Yaoundé, au Cameroun, il y en avait un qui nous quêtait comme ça. Un handicapé qui se traînait à quatre pattes. Nous buvions notre TuBorg, au Café « La Saladière » que Maître appelait « La Salopière » parce que c’était le rendez-vous des prostitués, et ce quêteux faisait le tour des tables. Le Directeur nous voyant donner l’aumône, est venu nous dire que ce monsieur était aussi riche que lui. Il était propriétaire de taxis et aussi de quelques petits « gardiens de voiture ». Depuis, nous sommes restés très sceptiques face aux mendiants.
On fait de l’humour, mais ce n’est pas forcément agréable de côtoyer la misère et la richesse en même temps. Un contraste assez surprenant et l’on s’y perd presque en déambulant dans les rues : de vieux bonhommes en Jellabah, des femmes de tout âge en Jellabah et voilées, certaines d’une élégance! des Cadres Supérieurs en habit cravate, des femmes ultra-chics, des jeunes filles très mode le nombril à l’air, des jeunes hommes en jeans, les mendiants et mendiantes et des touristes, par-ci par-là. J’avoue que nous aimons beaucoup sortir et marcher dans cette foule insolite. On se dit souvent que les rues de notre ville nous paraîtront très « drabe » au retour. Comme monsieur S..... dit : il m’a semblé voir plus de magasins que de gens à S.......... Je dis : Le reeeetour! Je pense tout de suite aux deux semaines à « décompresser » au 3290! Ahhhhh yaille yaille. J’ai lu que le chocolat noir c’est très bon pour les déprimés. Je m’en ferai une provision. On en mange du succulent ici.
Il fait tellement beau et chaud qu’on a mis des chaises longues à la piscine. Va sans dire, j’y fais quelques séances de farniente au soleil. Je suis la seule qui le fait. C’est l’hiver pour les Marocains. M’y accompagne une horde de pigeons. Non Non! ils ne me chient pas sur la tête. Le Boy a eu la brillante idée de mettre les chaises de l’autre côté de la piscine, là où ils ne vont pas. À 13 heures, ma chaise est prête : coussin et serviette sont bien placés. Il reste tout de même que le Boy doit arroser toute la terrasse pour y faire disparaître les fientes et à plusieurs reprises dans la journée. Je me demande ce qu’il fait l’été quand les clients veulent se baigner. Bof, pourquoi me casser la tête avec un problème qui n’est pas le mien. Le mien est de trouver un moyen de me faire bronzer le maximum de peau qu’il m’est permis de découvrir et de lire mon troisième roman poche (Rien ne va plus de Douglas Kennedy), sans que le soleil m’en empêche. Cé pas toujours facile la vie! Tellement que pendant que je vous fais mon récit la Bonne est à me remplacer l’arrangement floral par un superbe composé de 10 belles Roses couleur pêche, des Iris, un oiseau du paradis et en éventail une feuille de palmier derrière. Tiens, elle revient avec un panier de fruits. Ahhh Bordel que cé pas drôle vivre une vie si misérable!
Cela dit. Dernièrement nous avons visité des Appartements. DAEF, le chauffeur de Maître, choisi lesquels, prend les rendez-vous et nous conduit aux endroits convoités après le boulot, vers les 15 h 30. Nous en avons visité deux à Casa dans des immeubles tout neuf et pas cher. En déboursant + ou - 60,000$ on pourrait en avoir un très grand mais inintéressant car c’était dans des immeubles de « Standing ». Maître et Hadja ont des exigences : leur préférence va aux immeubles de « Haut Standing » au quartier Palmier ou au bord de mer si possible. Jeudi dernier, le rendez-vous était à Mohammedia, une jolie ville balnéaire à 25 minutes de Casa.
Mohammedia est une ville « verte ». Dès qu’on entre dans la ville le contraste est flagrant. Casablanca est la plus grande ville du Maghreb, la métropole économique, et l’on y voit que de gros buildings et ses grandes tours et des immeubles appartements en pagaille. De la fenêtre de ma chambre, je ne vois que ça, les toits des buildings par millions (4 millions de populations ici). À Mohammedia il y a en entrant de grands parcs bien aménagés, toutes les rues sont bordées de palmiers et autres dont je ne sais le nom. DAEF circule dans un beau quartier aux Villas qui nous fait rêêêêver. Le centre-ville est vraiment charmant bref, un air de Côte d’Azur flotte dans le décor de cette charmante ville. DAEF nous conduit au quartier « Les Sablettes » aux Résidences Florianes à deux pas de la plage. C’est un « complexe vacances » et s’y trouve 2 immenses piscines, un tennis et un golf à 5 minutes de marche. L’appart visité est, je dirais entre standing et haut standing. C’est un 118m carré : 1 salon Marocain, 1 salon Européen avec un foyer, 2 chambres, 2 salles de bain, une grande cuisine et deux balcons dont un, avec vue mer. Les planchers sont en marbre, les murs de la cuisine sont en carrelage (céramique) et le comptoir en granite et de même pour les salles de bains (une salle de douche et une de bain). Tout est dans des tons de beige ou comme les décorateurs disent : du ton sur ton. Les murs des salons sont peinturés « effet marbre » ça porte un nom que je ne sais pas mais c’est d’un chic! Les plafonds ont plus de 3 mètres et avec de belles bordures sculptées. Chaque chambre a un petit balcon. Combien coûte cette merveille? 805,000 Dirhams donc + ou - 105,000$ Cé pâ cher! Mais on n’achètera pas!
Je lis dans vos pensées là. Effacez les tout de suite. Non, nous ne sommes pas en train d’installer nos pénates au Maroc. Ce n’est que par curiosité et aussi par diversion pour meubler le temps avant le dîner que nous visitons les apparts. Comme DAEF dit : « - Tu te voir, tu te fais idée. Tu te pas obligé acheter ». DAEF a un Français bien particulier. « Tu Te » fait grande partie de son vocabulaire. La grammaire française est difficile pour le ticoune imaginez pour l’Arabe. Toutefois en « jargonnant » tu te le comprendre aussi à tu te faire comprendre de lui. Tu te réussis à tu te parles de choses et d’autres concernant le Maroc, Casablanca et les potins à propos du Roi Mohammed VI, M6 pour les intimes. DAEF nous affirme que tu te sais tout. Il aimerait bien nous faire visiter le Maroc du nord au sud. L’écouter on irait à Fès, Mekhnès, Tanger enfin tu te ratisserais le Maroc de bord en bord. Maître tu te lui comprendre qu’il n’est pas en mission touristique. Tu te travailles même les week-ends. Un jour, Inch’Allah, tu te faire touriste! N’est-ce pas Maître?
Un soir de retour du C..., à une lumière rouge, un homme a suspendu à un arbre un enjoliveur de roue, « cap’de’roue » en québécois, un geste qui est très courrant ici. Ça tombe bien, DAEF en a perdu 3 et ça tombe encore mieux la lumière est rouge. Tu te arrêtes et tu te blahh blahh blahh (hhhhh because on cause arabe) avec le monsieur. A. tu te dis mot, mais prends plaisir à suivre la scène. Après quelques blah blah, malgré le changement au vert et le concert de klaxons, le Marocain bien gentiment, installe avec son marteau l’enjoliveur sur une roue de la voiture de DAEF. Ce n’est pas un enjoliveur pour une Passat mais c’est pas grave DAEF en a besoin d’un. Tu te dit à A. que tu te reste 2 autres à te trouver.
Bon, je vois 6/6 en bas de ma page. En avez-vous assez? Je risque de vous parler de moi pi de ma Jellabah encore. Ha Ha! Je ris, mais elle a fait son effet encore hier soir et pas un « effet mouton » mais un « effet salade ». Je vous explique : Sur la rue du Marché Central juste en arrière de l’hôtel, il y a plein de restos : Poulet grillé, fruits de mer et ainsi de suite. Des Snacks qu’ils appellent ça. Cette rue est très « vivante » parce que chaque Snack a des tables sur le trottoir. Et des « crieurs de menu » aussi. Et beaucoup de clients. Je passe devant quasiment tous les jours. Ça fait un mois qu’on m’invite à manger. Je réponds tout le temps que « je viendrai ce soir avec mon mari». Mercredi était « le soir avec mon mari » et au YAMINE qui est celui spécialité fruits de mer. On dépose sur la table une grande assiette (genre comme un cabaret) et je vous dis le contenu: crevettes, calmars, solette et merlan et nous en avions pour 4. Le propriétaire était tellement content de me voir chez lui, qu’il nous a offert l’entrée Salade Niçoise : de généreuses salades de betteraves, carottes, patates, concombres, choux, laitue, tomates, thon et les incontournables œufs durs sur le dessus. J’adore ces salades. Et pi à défaut de vin, le Garçon de table nous a apporté un grand coca light. Quand il a apporté le coca André a dit « mais c’est trop » c’était un demi-litre. Le Garçon de répondre : « ce n’est pas grave monsieur, je boirai le reste! ». Ce soir nous irons à un des Snacks Poulet. Le Four est à l’entrée et l’on voit les poulets griller sur les broches. Un arôme d’herbes et d’huile d’olive nous titille les narines. C’est bien dommage qu’on ne serve pas de vin dans la plupart des Cafés, Snacks et restaurants. Chose certaine, nous ferons une désintox de coca light au retour!
Bien ici c’est vrai. Je prends congé de vous. Il nous reste 7 jours d’errance et de galère dans l’existence misérable décrite sur ces 7 pages. On l’aime bien cette misère-là. La nôtre pas celle que nous côtoyons. Il me reste un bout de papier, juste assez de place pour une p’tite vite avant de vous quitter : avez-vous entendu parler du méchant moustique de l’Océan Indien, présentement à l’Ile de la Réunion, le « Chicoungounya »? (prononcer tchicoungounya). Nous, nous amusons à la renommer : TICOUNE-GOUNIA un méchant moustique qui si il te pique tu votes dans des référendums! Ha ha! Bon, té pas drôle Hadja, dit Salam Aleycoum tu déconnes. SALAM ALEYCOUM!
Écrit par suz.lem le
Lundi 27 août 2007
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1 Commentaire :
Commentaire écrit le mercredi 2 avril 2008 à 07:23:25 (lien)
Mohamed
Bonjour,
Je viens de lire votre carnet de voyage, la partie Maroc.J'aime bien votre style descriptif et analytique.Il me donne une idée comment on voit les choses à travers d'autres yeux. C'est très intéressant.Je connais un peu le Québec car j'ai vécu pour presque 6 ans,et je viens de temps en temps à Montréal,une belle province;le Québec.
Je commence un blogue sur le Maroc (vivre le Maroc) et on va y parler si vous voulez bien.
Merci et Bonne journée.
Mohamed
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CASA here I come!
21 janvier 2006
Inch’Allah Inch’allah! Bien le fameux Allah, il ne m’a pas protégé malgré toutes les incantations que je lui fais. La ménagère du Novotel avait entièrement raison. L’harmattan a dans sa « poche d’air et de sable » le virus de la crève. Une grande malade qui vous écrit. Le virus m’a frappé de plein fouet avant de partir de Nouakchott. Me concernant qui dit grippe dit toux, qui dit toux dit bronchite et qui dit bronchite, bien malheureusement dit asthme. Évidemment, je ne suis pas belle à voir! But, cela ne m’empêche pas de « fonctionner ». Casa Here I Come!
Où en étions-nous avant que je « pogne la crève »? Je crois bien que nous attendions l’avion. Et la valise de Monsieur Laflamme. Il ne l’a toujours pas récupérée cette valise. On ne l’a toujours pas localisée. Le dernier jour nous sommes allés à l’agence RAM (Royal Air Maroc), mais les bureaux ferment à midi : because le vendredi après-midi, les musulmans vont prier à la Mosquée. Tout est fermé. Il devait vérifier avant de prendre l’avion et aussi à l’arrivée à Casa? Il ne l’a pas fait. Il ne voulait pas y aller de peur de la trouver. Ha ha! Il se fout de perdre ses vieux vêtements. Il y a que son vieux Mac qui lui fait un « ptit point au cœur ». Quelqu’un quelque part va certainement payer cette perte? Une partie du moins. Inch’Allah! Parce que, outre William Rackham et Sugar, j’y ai aussi perdu mon très joli veston acheté expressément pour ce voyage. J’aurais bien aimé les retrouver. C’est mon ptit point au cœur à moi. À suivre. Entre temps, nous reprenons la route?
Un vol à 3 heures 35 du matin est très pénible. Non pas à cause du vol, mais à cause du manque de sommeil. Nous ne dormons pas avant, ni pendant le vol, ce qui nous fait un bon 24 heures debout. Et, avec une vilaine grippe, on n’a pas forcément la forme. La seule chose appréciable est qu’à 1 heure le matin, les « bagagistes de l’aéroport » se font rare. On n’a pas eu d’emmerdes avec eux. Par contre, avec la Police, je ne dirais pas que nous avons eu des histoires, mais un a réussi à nous extorquer 2000 ouguiyas. Et il ne voulait pas que je sois présente à sa séance d’extorsion. L’Expert seul a eu droit d’entrer dans le « confessionnal », le petit compartiment de la fouille. Et il n’y a pas eu de fouille. Le douanier lui a dit : - tu vois tu n’as pas de problèmes donne-moi 2000. À cette heure matinale, la paix pour 2000 cé pas cher! Tiens! Au revoir! J'espère sincèrement revenir à Nouakchott. J'sais pas...j'aime ça ici!!!! En tout cas, tout le personnel du Novotel m’a dit prier tous les vendredis pour notre retour. Y paraît que nous sommes « trop trop sympas les Canadiens » et que nous allons leur manquer. Vous direz ça à M..... que je leur ai dit. Une histoire à suivre. Pour le moment nous sommes rendu au TOME lequel déjà? Je ne sais plus mais je sais qu’il vous racontera le MAROC.
23 janvier 2006
Hé bian nous voilà à Casablanca pour la quatrième année. Depuis 2002 que nous venons faire « notre tour » ici. Comme à chaque fois ce fut des séjours de 3 ou 4 semaines; disons que « son air » et ses rues nous sont très familiers. On ne découvre pas on retrouve. Enfin dans les quartiers que nous connaissons. Alors, on se sent un peu comme chez-nous. Là où on se sent moins comme chez-nous c’est à l’Hôtel Farah rue des Forces de l’Armée Royale. Ex-hôtel Safir. C’est ici qu’il y a eu un attentat terroriste en 2003. Une bombe a sauté sur le parvis du Safir. Il y avait une belle terrasse paraît-il. Il y a eu des morts et toute l’entrée a été refaite. Sauf la terrasse. Très sécurisant savoir ça. Nonobstant cet attentat, je ne crois pas que nous sommes en danger. Côté sécurité on en manque pas. De la rue n’entre pas qui veut. Pour les voitures il y a des deux côtés de l’entrée, une clôture et une barrière qui est ouverte par des agents de sécurité. Un autre agent est à la porte d’entrée et comme à l’aéroport, nous passons dans une porte qui détecte le métal et les armes. En plus autour de l’hôtel il y a des postes de garde à tous les coins. Il reste que ça nous fait tout drôle de voir tout cet arsenal.
Je dis que nous ne découvrons pas mais retrouvons. Hé bien j’ajoute que nous comparons beaucoup. Les rues ne sont pas aussi propres qu’à Tunis. C’est plus « speedé » ici. Tunis était pas mal plus relax. Il y a autant de gens sur les rues. Et ils sont aussi sympas qu’à Tunis. La rue TC que dis-je, la ville où j'habite sera plate et morne pas pour rire à notre retour. HHHHhhhhh (soupir). Ce qui est plaisant ici, c'est que le coût de la vie est pas mal pour deux canadiens. Nous sommes surpris à chaque fois que nous avons à payer quoi que ce soit. C’est renversant! Nous mangeons au resto pour 23$ et très bien. Ici aussi on multiplierait notre retraite par deux. Ahhhh yaille yaille!
À chaque séjour, nous logions à l’Idou Anfa qui est dans le quartier des affaires. On a voulu faire changement. Être en plein centre-ville. J’ai donc réservé au Farah. On dit un 5 étoiles sur Internet? La critique en hôtel que je suis devenue par la force des séjours la cote plutôt d’un 4 étoiles! Faut dire qu’après le Novotel de Nouakchott, c’est bien difficile à « accoter ». On tombe de haut quoi. Il est « super bian » cet hôtel. Et plus encore. Tout le personnel nous porte sur la main. Alors quand tu arrives au Farah, que le réceptionniste ne répond pas à ton bonjour et ne nous dit pas un mot parce qu’il converse avec son compagnon. Il nous garoche quasiment la carte de séjour à remplir, nous dit « passeport » et non pas – s.v.p. pourriez-vous me donner votre passeport je dois inscrire le numéro du douanier? Il donne la clé au bagagiste et ne nous dit rien. En fait, c’est une « face de bœuf » qui nous a reçu. Ce qui augurait très mal.
Au premier abord, au premier coup d’œil s’est plaisant : le hall d’entrée, la salle à manger « art déco » au fond avec sa belle fontaine qui coule le long d’un haut mûr en mosaïque. Les planchers de marbre, les miroirs au mur, les gigantesques bouquets de fleurs sur des colonnes dans le corridor. Une boutique « dépanneur » au bout. Une tabagie et ses journaux et magazines. À gauche du hall d’entrée se trouve un très joli salon de thé meublé de beaux fauteuils en rouge et beige et une grande vitrine qui donne sur la rue. Le bizness centeure juste à côté, avec 3 ou 4 postes. Tout ça mis ensemble : ça regarde bien comme on dit. Mais rendu à la chambre 518? Oh la la! Ça regarde mal! On déchante quoi! Nous y sommes restés que 15 minutes. A. est descendu à la réception avec sa liste des affaires qui ne fonctionnaient pas : télé, téléphone, frigo, un banc avait une patte de cassée et je ne me rappelle plus quoi d’autre. À face de bœuf, face de bœuf et demi; en déposant la clé sur le comptoir « la demie » a tout simplement dit : « tout ceci ne fonctionne pas, je change d’hôtel ». La face de bœuf de l’autre côté du comptoir s’est transformée. – Non non, s’il vous plaît monsieur. Tenez, allé voir la 1522. Monsieur ne change pas son air et montre aucun intérêt à aller voir et ne prends pas la clé. L’ex-face de bœuf transformé en gentil insiste. Bon, ok, gardant son air indigné, Monsieur prend ladite clé et remonte me chercher. Nous allons voir sa 1522 et l’inspection est positive : tout est en bon état voir même la chambre est pas mal plus confortable, tout est plus beau. Va sans dire, du quinzième la vue sur Casa est impressionnante. On se demande pourquoi il a essayé de nous « passer » sa vieille piaule du 518. –Allo, nous prendrons la 1522 veuillez nous envoyer le bagagiste s’il vous plaît. Et nous nous sommes installés. Comme chante Gildor Roy : ….Une autre chaaammmmbre d’hooootel une autre…. Je crois qu’il dit « peine d’amour » dans la chanson... ce n’est pas le cas à la 1522!
Depuis, la face de bœuf nous fait des salamalek. – Alors ça va? C’est bien? Bonjour, Monsieur L! Désolé, Monsieur L. conserve son air indigné. Pi madame a bien envie de prendre le même air. Mais ça va être difficile. Ce matan, (n’oublions pas la prononciation) la ménagère a déposé sur le pupitre un très bel arrangement floral avec des roses, des oiseaux du paradis et une feuille de palmier en éventail comme fond. Superbe! En plus une assiette avec des oranges et un couteau et fourchette pour les mangers. Comment avoir l’air bête devant tant de gentillesse? Carrément impossible! –Merci madame, c’est vraiment gentil. Contrairement à chez-nous devant un Merci on ne répond pas « bienvenue ». On vous répond : « j’vous en prie »!
Après avoir dormi comme des bûches samedi matin jusqu’à 10 heures, comme le dimanche tout est fermé, il était impératif de trouver une mercerie. LE Directeur Général Adjoint de C International n’est pas pour se présenter au bureau de l’O.... devant le Directeur de la D... avec son saroual et son ticheurte « quick change », quand même! Comme le Farah est en plein centre-ville nous avons vite trouvé et à deux pas de l’hôtel. Omar, le vendeur de la Boutique Roxane avait du flair et beaucoup de goût pour « quickchanger » Monsieur L. Il dit que ça fait 38 ans qu’il habille ses clients. À l’œil, il a deviné la taille du client en question, il lui a choisi : un habit, 3 paires de pantalons, 5 chemises, 2 cravates et tout ça pour combien? 2365 Dirhams – 307.14$ (1$=7,7 dhs). Nous sommes à la saison des soldes. Presque tout est à 70% de réduction. Et je vous dirais que Casablanca n’est rien de moins que La Mecque des vêtements pour homme. Et du très « classe affaires » s.v.p. Tout est de confection Marocaine avec des tissus Italien. Cé d’un chic! Il y a plein de boutiques de Tailleurs qui peuvent confectionner un habit sur mesure. Monsieur L.... y songe très sérieusement. Il aura le temps, nous pensons rester ici jusqu’au 15 février.
Ahhh là vraiment qu’il avait l’air d’un « vrai » DGA ce matin vêtu de son bel habit vert foncé et sa chemise jaune. Comme un dirhams neuf! Sans oublier qu’il a ajouté dans sa nouvelle garde-robe : 8 caleçons tout neuf et 7 paires de chaussettes. Pi cé pas fini. Il a aussi des babouches, et pi, on ne lésine pas, deux paires à part ça. Tout en cuir. Il y a un Hyper Marché Marjane pas tellement loin d’ici. En taxi c’est environ 10 minutes et la course est à + ou - 2$. C’est le plus gros magasin en Afrique dit-on. Je pense que c’est vrai. C’est à perte de vue. Après le département des sous-vêtements nous avons « spotté » la caverne d’Ali baba rempli de vins Marocains. Devant les prix affichés, on ne lésinera pas dans ce département! Je connais des taximans qui vont faire beaucoup d’argent! Ha ha!
25 janvier 2006
Il pleut ce matin. Dommage depuis notre arrivée c’était comme l’été. Étant donné que mon manteau était dans la valise, je porte ma chic Jellabah. Y paraît que je la porte très bien! Qu’elle est très belle! Et qu’ainsi vêtue j’ai l’air d’une Marocaine de Fès! Les dames me demandent où je l’ai acheté. Mais Au Habous! que je réponds. Le Habous c’est la nouvelle médina que j’ai ratissée avec Nourredine notre ancien chauffeur. J’avoue que c’est vrai : je suis très élégante avec. J’aime bien la porter. Je m’en cherche une noire. Mais je me cherche aussi des bottes noires puisque j’ai perdu les miennes dans la valise d’André. Je ne suis pas inquiète; je trouverai. Vous voyez Miss Casablanca sur la photo...avec bien sûr sa jolie Jellabah...elle attends son Chawarma poulet!
Nous découvrons petit à petit notre 4 étoiles et sommes pas mal plus enchanté de notre choix. Elle ne manque pas de client en tout cas. Elle affiche quasiment complet. Il y a 4 restaurants : Italien, Marocain, Libanais, et le Buffet où nous prenons le p’tit déjeuner. Nous avons testé le El Lorenzo hier soir. Je ne vous dis pas ce que nous avons mangé, je vous laisse le deviner. Mais je vous dis que c’était SUCCULENT! À 19 heures, nous étions seul dans la salle à manger. Nous avions oublié : On dîne très tard ici. C’est à 20 heures que les restos se remplissent. À 17 heures, nous, nous sommes affamés. Comme les magasins ouvrent jusqu’à 20 heures, nous partons dès le retour du travail et marchons et magasinons et entrons dans les boutiques et achetons. C’est vraiment pas facile la vie!
Il y a aussi, à l’étage des restos, un charmant salon de thé, avec une déco très particulière. On se croirait dans un sérail, sur la véranda de la Sultane. C’est très dépaysant. J’ai bien hâte d’aller y siroter mon thé à la menthe. Et juste à côté il y a une brasserie, où ils vont écouter le foot à la télé. En plus il y a un « Night club » avec des spectacles de danseuses baladi et autres. Et j’ai découvert qu’il y a en plus un salon de beauté, de coiffure, un sauna et fitness club. Bin coudon, l'ennui ne fera pas parti de notre séjour! Et puis, le personnel n’est pas du tout à l’image laissée par le réceptionniste, samedi matin 6 h 30. Tout le contraire, ils sont super sympas! Très attentionnés, très serviables. Nous serons bien! Et comme la pub, l’Oréal le dit : « parce que je le vaux bien! » . Ooops on frappe. Minute. C’était La Gouvernante venue pour me saluer. Bonjour Madame, Soyez la BIENVENUE m’a-t-elle dit. Merci! J’vous en prie!
A. a donc débuté lundi matin 9 heures. L’O.... met un Chauffeur à notre disposition jusqu’à la fin du séjour. Pire encore, Monsieur S......, le directeur général, qui demande tout le temps à A. : comment va madame? lui a dit hier qu’il nous aurait « pris en charge ». Trop tard, j’ai déjà tout payé le séjour par carte Visa. A. lui a dit « Je paye cette mission et vous payerez la prochaine ». Comment va madame a juste retenu : Prochaine? Mmmmmmmm interesting, very very interesting! Revenir à Casablanca ferait vraiment mon affaire.
Hier je suis allée porter la liste du contenu de la fameuse valise au litige bagage de RAM. Après m’avoir elle aussi complimenté sur l’Élégance de ma Jellabah, elle dit que ça prend un mois avant d’avoir un suivi. Comme nous sommes un mois ici on a peut-être la chance de régler cet inconvénient avant de partir. Espérons qu’il ne la trouverons pas, que dit le « très nommé ». Inch quoi? Hé oui…Inch Allah! Ha ha Au retour je suis arrêtée dans une pharmacie. J’ai pas eu besoin de demander : Des médicaments S.V.P. j’en peux’pu! Je toussais tellement qu’elle a tout de suite compris et m’a diagnostiqué sinusite + bronchite. Elle est vraiment vilaine ma grippe. J’étouffe et suis obligée de me pomper avec ma pompe ventolin. J’ai donc du sirop Mucocil et un décongestionnant Ephedryl qui me « gêle » un peu. Espérons que ça va se passer car je déteste être malade!
Bon, je dois prendre congé de vous, la ménagère me signifie qu’elle doit passer la balayeuse. Quel vilain mot! Quelle vilaine tâche! Hé que j’ai pas hâte de retomber en pleine face dans tout ceeee…Comment l’appeler? Toute cette &&??%$ de job qui me donne le tournis juste y penser. Enwêye toé…passe la balayeuse moi je descends au bizeness centeure!
Bye Bye à+
Écrit par suz.lem le
Lundi 27 août 2007
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RETOUR À NOUAKCHOTT
Nouakchott le 19 janvier !
Depuis 25 ans que nous ratissons le continent africain parfois sur des compagnies aériennes de pacotille et jamais nous n’avons perdu un seul morceau. Enfin ; il y a eu le tout premier voyage, la première fois que nous y avons mis les pieds. C’était en Algérie, mai 1981. Les nouveaux mariés que nous étions, avaient expédié par bateau une armada d’effets personnels empilés dans un immense container. Nous ne l’avons jamais revu. Votre virtuose correspondante y a d’ailleurs perdu son violon. Hé oui, il fut un temps où j’étais « premier violon » dans l’orchestre symphonique de Fleurimont plus précisément à la salle 1871 du chemin G. Pendant deux ans, une foule sélecte mes deux chats Timothée et Toc me « miaulissait ». Malheureusement ma carrière fut écourtée par la perte de mon instrument au Port d’Alger la Blanche. Dommage, je jouais « il était un petit navire » aussi bien que mon « homonyme » Menuhin (est-ce ainsi qu'il s'appelle?). Or voilà que 25 ans plus tard, dans un court trajet entre Tunis, correspondance à Casa vers Nouakchott, une valise ne suit pas. Bof c’est pas bien grave ; une valise et des vêtements ça se remplace facilement. Mais dans la valise il y avait, vous savez, des objets qui nous tiennent à cœur et qu’on a peine à remplacer comme notre premier « bécique », notre premier char, ici c’est le premier Mac de monsieur Laflamme. Il y portait un petit attachement particulier. Pi moi avec : il était devenu, au fil des voyages, mon compagnon. C’est avec le vieux Mac que j’écrivais mes carnets. Sans lui je deviens muette ! C’est la responsable du Centre d’affaires du Novotel qui m’a sortie de mon mutisme et m’a redonnée le clavier ce matin. Je lui ai donnée un sac à main lundi. Un magasine « Femme actuelle » hier. Des échantillons de parfum aussi. Et ce matin je lui ai demandé si je pouvais taper à la machine. C’est combien ? -d’habitude on charge mais toi tu peux le faire gratuitement. Comment on appelle ça ? Du trafic d’influence ? Non non de la débrouillardise en cas désespéré !
Parlant désespéré, je l’étais devant la perte de mon bouquin. Comme il était très lourd (1146 pages) mon roman « La rose pourpre et le lys » était dans la valise. William Rackam, Sugar, Henry Rackam et Mrs Fox ne m’accompagnent plus. Ils voyagent sur les ailes de Royal Air Maroc, Allah sait ce qu’ils font et où ils sont rendus. Je le dégustais « à grande gorgée » ce roman. Perdre un livre dans un pays d’abondance n’est pas un drame je le remplacerais à l’instant. Je ne peux vivre sans un livre ! Mais dans un bled au milieu du Sahara, perdre un morceau qui meuble agréablement ton existence est quasiment dramatique. Il n’y a pas de librairie à Nouakchott. Sauf une qui ne vend que des corans. J’avais pas le moral les premières heures de mon arrivée disons. Heureusement que je suis brillante et que mes idées le sont doublement (et que l’humilité ne me dépeigne pas que vous me diriez): j’avais mis dans ma valise cabine un petit roman de poche « Tout ce que j’aimais » (mon dieu un titre de circonstance). Il semble à première lecture intéressant. Mais Sugar et William occupent toujours mes pensées.
Toutefois n’allez pas croire que ce désagrément assombri notre séjour. Pas du tout. « On est fait fort » comme l’Expert me dit. Dès le premier regard en ouvrant les rideaux, le 13 janvier, 9 heures, Nouakchott nous est apparue inchangée. La personne qui vous parle en ce moment a ressenti le même enchantement devant le très beau tableau, sur le balcon de la 406 du Novotel. Rien n’a bougé : les villas, les arbres, les palmiers, le soleil. Là-bas à l’horizon, derrière la ville, des dunes de sables! Image bien appréciée de la personne qui vous parle. Elle a tourné la tête vers la droite, focussé son regard vers le bas, et en l’espace de, bof disons 2 ou 3 secondes, a décidé de son emploi du temps pour les dix jours qu’elle passera à Nouakchott : Dolce farniente au bord de piscine sur sa chaise longue en dessous de le pergola. William et Sugar n’y seront pas mais Bill, Erica et Léo et j’en oubli les autres lui tiendront compagnie.
Je dis que rien n’a bougé, rien n’a changé ? Je dois vous dire qu’une chose n’est pas pareil : la luminosité. En avril dernier c’était éblouissant. Nous sommes dans la saison de l’harmattan la saison des vents et ici qui dit vents dits sable dans l’air. Du sable et du sable et encore du sable il y en a tellement qu’on en a sur les lèvres, sur la peau. La ménagère me dit que ça donne la toux. Tiens a-t-elle raison ? L’expert a mal à la gorge ce matin.
Je dis rien n’a changé, mais la température si. La nuit c’est 14 degré et le jour 22 ou autour de. Ici c’est froid, très froid 14 degré. Pour eux je veux dire. Ils s’en plaignent comme nous à des moins 20° ils disent qu’à 14 ils sont « à la limite ». Le chauffeur de Mélainine qui vient reconduire André lui dit hier, parce que sa voiture ne partait pas -c’est parce qu’il fait froid. André lui dit : mais non c’est parce que tu l’as noyé. - Non non patron, c’est le froid qui fait ça ! Bon ok, il a fait semblant de le croire. Le boy piscine, nettoie tous les matins la dite piscine, le fonds est couvert de sable. Il a une tuque, un manteau d’hiver comme s’il allait faire du ski après. Il me voit, coquettement vêtue de mon « maillot de barbie » rose (n’ayant d’elle que le maillot), - mais madame tu n’as pas froid ? Il ne le sait pas mais 22 degré chez-nous c’est chaud. Et je lui explique. A son tour de faire semblant de me croire ?
Pendant que j’y pense, je vous raconte un petit fait cocasse. Le premier jour, comme André voulait avoir des vêtements propres le dimanche, nous les donnons à la blanchisseuse de la blanchisserie de l’hôtel. Si on donne le sac avant 9 heures on nous le remet le jour même. Les très précieux vêtements reviennent bel et bien l’après midi mais Ohhh drame ohhh désespoir ; avec une autre chemise dans le sac! Où est MAAAAAA chemise ? Heureusement nous étions les premiers à recevoir le lavage. Quand même, ils ont fouillé tous les sacs pour retrouver SA chemise ! Ah yaille yaille !
Une autre encore ? Comme tous les jours nous devons aller à l’aéroport au « Litige bagages » voir si la valise est revenue, nous prenons un taxi. Vous vous rappelez ? Les vieux taxis Mercedes ? Hier c’était non pas un vieux mais une très vieille baraque en décomposition qui jadis était une Renault. Des parties attachées avec des broches, les phares avant et arrière cassés, une épave quoi ! Le siège avant où André est assis n’est pas attaché. Moi en arrière j’ai le toit gondolant qui me tombe presque sur la tête. Mais on le prend quand même. Ces moments nous amusent quoi. En route le taximan doit à maintes reprises « restarter » et on avance clopin-clopant. Le moteur arrête une dernière fois et rends l’âme. Il nous reste encore disons 1 km à faire. Le chauffeur débarque et nous hèle un autre taxi. On lui dit de laisser faire nous finirons à pieds, nous y sommes presque. André paye quand même la course 500 ouguiyas (2$) et nous faisons…bof…10 pas ? Voilà qu’une une belle Mercedes arrête et nous invite à monter. On pense que c’est par courtoisie, mais non, il nous dit avant de sortir : -tu me donnes ce que tu veux ! Et il dit qu’il nous attend. Tiens voilà 100 ! Et la valise n’est toujours pas arrivée ! Non seulement ça ils ne l’ont pas encore localisée. On aura certes à en faire notre « deuil » de nos affaires. Snif ! Snif !
Tant qu’à vous parler de l’aéroport. Voilà un autre endroit inchangé. Les bagagistes qui nous embêtent jusqu’à épuisement y rôdent toujours. Dès qu’ils nous aperçoivent la junte et les chariots nous attendent de pieds ferme pendant que nous passons les douanes. Un a réussi à nous gourer. André lui disait NON Merci ! La navette du Novotel est là ! Il est revenu avec la pancarte de la navette en main. Je me suis laissé prendre : j’ai dit OK. Grave erreur. Il prends nos tickets, s’occupe de récupérer les valises. C’est lui qui nous a annoncé que la verte n’y est pas. Lui qui est allé eeee non lui qui a dirigé André au kiosque « Litiges Bagages » enfin bref, une heure plus tard, avant de prendre place dans la navette, avec le vrai chauffeur, il demande à André rien de moins QUE 50 Euros ! 70$ Non mais ça ne va pas ! Je te donne 2000 c’est très bien payé ! Vous le croirez pas : il refuse les 2000. On est fatigué, tanné, écoeuré, on veut aller dormir ! On le laisse sur le pavé du stationnement ! Les négociations y’en a marre que dit l’Expert. La dernière qu’il a subit est à Tunis. Deux stagiaires qui non seulement voulait les 8 dinars la page, mais demandaient le montant des frais de banque en plus. Et le comble ? Un montant pour le taxi ! Sous prétexte que leur salaire arrivait directement au travail ; ils devaient se déplacer pour aller chercher leur chèque au W. Union. Ils se sont effectivement déplacer. André leur a dit qu’il n’y avait plus de modules pour eux. Dégage !
Parlant de se faire gourer : les grands bourlingueurs que nous sommes, familiers avec les négociations internationales de tout genre, se sont fait prendre pi pas à peu près. Je vous raconte : Nous sommes au Marché Capitale, les souks de Nouakchott. C’est dimanche, on est à la recherche de caleçon XXL et je mime des shorts au vendeur parce qu’il nous montre des slips bleu royal fluo sur le bord de s’appeler slip bikini. - Non non mon mêri ne porte pas ces horreurs. Il y a de tout ce que tu veux dans les souks, et il y a aussi AZIZ. Il est un « banquier » de souks. Il change les euros contre des ouguiyas. Nous avons en poche 60$ can. Et on négocie, encore une fois, négociation ! Aziz nous dit que le $ américain vaut 180. Pourtant à l’hôtel on a échangé nos Euros à 305 pour 1 euro. L’équation était très simple : nous n’avions qu’à soustraire 37% de 305 et on aurait eu le montant exact. Sapristi, Allah sait où on avait la tête, on s’est fait « fourrer » comme deux imbéciles et calculatrice en main s.v.p. ! Aziz nous a donné 7000 ouguiyas pour 60$. Je vous laisse faire le calcul, je suis trop gênée pour vous le dire. On y comprend rien ! Pourquoi ce manque de sagacité certains jours ? Je ne sais pas, des fois on dirait que notre cerveau est séché par le vent ? Le soleil ? La nonchalance ? Ou comme le dit André : trop de sable dans l’engrenage ?
Par contre je me suis reprise quelques pas plus loin. Un joli sac à main couleur argent m’est sauté en pleine face. – C’est combien ? -3500 - je te donne 1000 - donne 2700 et de négo en négo je fini par – 1500 ou rien ! et fais mine de partir. –OK donne « l’agent » ! Quelques pas plus loin, trois kiosques plus loin, me saute encore en pleine face le même sac mais doré, couleur que je préfère. Je demande : - je peux échanger ? -donne 200. Je lui donne 100 et deux stylos C..... ! Et suis repartie avec mon beau sac en or ! C’est ainsi que j’ai donné mon petit sac noir à ma gentille responsable de Centre d’Affaires. Voilà, des fois on fait de mauvaises affaires et d’autres, j’ose dire la plupart du temps, de très bonnes. Inch’Allah ! Je suis rendue comme eux, à dire Inch’Allah à tout propos. Et prononcé en narabe s.v.p. le HHHhhhh bien HHHHaspiré et le RRRRAAAh bien gutural ! Je vous mentionne les stylos C.... Je « beurre » le continent africain des stylos C... depuis des années. « Madame Stylo » a un compétiteur au Novotel de Nouakchott. L’autre jour, à la caisse du resto, je donnais un stylo au caissier et je vois dans le hall d’entrée un Australien qui donnait aussi des stylos. WOE monsieur chose ! Il m’a vu, avec un grand sourire, je lui en ai donné un et en retour lui aussi. Il est cheap le sien. Le caissier regardait le mien et l’a mis dans sa poche et laissé le cheap australien au bord de sa caisse.
Je reviens aux vêtements que nous avons acheté dès la première journée. C’est pas facile magasiner ici. Il n’y a pas Carrefour ou Marjane. On a donc demandé à la réception où on pouvait habiller monsieur ? Il y a en face de l’hôtel une mercerie Wrangler qui s’enrichi avec les clients du Novotel « pognés tout nus » comme celui de la 406. C’est là que nous avons revêtu l’Expert. Le voici donc habillé comme un sous neuf : un pantalon gris un peu trop grand qui a plutôt l’allure d’un Saroual que d’un jeans, une belle chemise, un t-shirt insolant et de circonstance : « quick match » est inscrit dessus, un caleçon l’élastique un peu trop serré ou est-ce le bedon qui est un peu trop « prononcé » et des chaussettes un peu trop minces. Des bas de nylon que dit l’ancien tout nu. Vêtu de son nouveau « costume » l’Expert quitte vers les 8 h 45 pour les bureaux de l’INAP. Il l’a bien jonglé cette mission durant celle de Tunis. Un casse-tête qu’était devenue ce projet. Surtout à cause de la GT, vous vous rappeles d'elle ? Elle n’est plus là au grand soulagement de l’Expert. Et ça se passe à merveille ! Depuis lundi il fait ses présentations power point sur l’APC version Laflamme. Tous lui disent qu’ils n’ont jamais vu une telle version. Ils en veulent tous une copie. Ce que Laflamme refuse toujours. Il dit : -derrière chaque diapo il y a un discours vous ne pouvez pas avoir juste les diapos. Ce qu’il ne dit pas c’est que cette présentation est un travail ; un labeur de nombreuses années qu’il a monté lui-même, les soirs ; les week-ends, les congés et il ne veut pas donner gratuitement le résultat. Il dit que - c’est comme si on demandait à un mécanicien de donner son coffre d’outils. IMPENSABLE ! Et bien sûr, va sans dire mais je le dis : avec son « coffre d’outils » il fait « un tabac ».
tous les formateurs, directeurs, Nouakchott en entier réclame sa présence. Je le gonfle, mais reste qu’il est très apprécié et il en est très content. But, il doit poursuivre sa mission. Aller semer la « bonne parole » au Maroc. Et moi parfumer ses rues ! Nous quittons, valise arrivée ou pas, samedi à 03 :35 le matin. Nous serons à CASABLANCA pour 5 ou 6 ou ??? semaines. Inch’Allah !
Entre temps nous allons tous les soirs prendre quelques bouffées de sable avant de bouffer au charmant resto de l’hôtel. Tiens, c’est bien la première fois que je ne vous décris pas ce qui « orne » nos assiettes et réjouit nos papilles gustatives ! Et ce n’est pas ici que je le ferai. Nous mangeons très bien. Très très bien. On est très bien au SOFITEL. Le personnel est sympa, super gentil. Et les jours, malgré les petits embêtements du premier et les petits fait cocasses s’écoulent doucement. Bon, je crois bien avoir raconté un peu de not’vécu du moment. Je retourne à la piscine. Erica et Léo m’y attendent. Il reste queeeee je voudrais bien savoir ce que font Henry et Sugar ! Hhhhhhhhhh (soupir un peu triste je vous dirais).
A’s’lemaaah et à la prochaine ! Probablement de l’Hôtel Farah de l’Avenue des Forces Armées de Casa !

Écrit par suz.lem le
Lundi 27 août 2007
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Un BALLET sur la rue Habib Bourguiba!
J'ai une belle histoire à vous raconter
Celle d’un spectacle extraordinaire, que dis-je, un spectacle époustouflant que j’observe tous les soirs dans la vitrine de ma chambre : un Bal d’oiseaux!. Ce bal existe depuis toujours, du moins depuis que l’Avenue Habib Bourguiba existe. Personne ne peut dire le pourquoi du comment. Mais le spectacle est vraiment stupéfiant. Je vous le décris.
Je suis bien installé dans une fin d’après-midi typique : assise sur le lit, bien accotée sur mes 2 oreillers, je lis mon bouquin. La grande fenêtre se trouve à ma gauche. À 16 h 45 heures pile, je vois arriver une envolée d’oiseaux noirs ( ma culture ornithologue tunisienne ne me permet pas de vous dire la sorte, chose certaine, je peux affirmer qu’ils sont tous de la même famille. Tous pareil, pareil! De la taille d’un Gros Bec disons). Je continue à lire. Mais de seconde en seconde il y a de plus en plus de points noirs dans le ciel. Je me lève, curieuse de voir ce qui se passe. Comment vous dire? Ahurissant? ce que j’ai là « drette devant ma moi ». Et comment vous le décrire? Une horde d’oiseaux, et une autre, et une autre, et chaque bande, dans une envolée de « valses à trois temps » (le Danube bleue accompagnerait très bien mon bal tiens): Tra la la la la la…une grande envolée par en haut….la la une grande par en bas …. la la…un demi tour…et on reprends. De vol en vol, quasiment d’étage en étage, les valseurs descendent, ils se croisent, se rassemblent, se décroisent, un groupe se joint à un autre, se détache, et ils repartent un peu par le haut, descendent par le bas, et c’est ainsi jusqu’à à la noirceur. Je n’exagère nullement en vous disant que des centaines de milliers d’oiseaux dansent gracieusement devant ma fenêtre. Ils sont d’abord à hauteur de l’hôtel. Comme elle a 22 étages, ils sont assez haut. À 17 h 30, ils se posent tous sur une branche des Ficus qui longe le trottoir du milieu. Fait étrange seulement sur ceux devant l’hôtel et quelques blocs à côté en ont l’honneur.
Comme nous sortons vers les 17 h 45 pour aller à « notre salle dîner »; dès la sortie, nous avons un concert de Coui coui coui coui coui à « enterrer » le bruit du trafic. Allons voir si nous pouvons les apercevoir. Précaution à prendre tout de suite : qui risque de marcher dessous les arbres risque de se faire chier sur la tête. Vite on passe sous les ficus. Et est-ce qu’on les voit les millions d’oiseaux? Bin oui! je vous dirais qu’il y a autant d’oiseaux qu’il y a de feuilles. Et ça « couicouine » à tue tête. Bien malheureusement, autant de fientes sur le pavé aussi. Tous les matins, des nettoyeurs avec leur grosse brosse nettoie le chemin de fientes!
Bien voilà! Je crois bien que c’est le dernier épisode du Carnet Tunisien. Nous quittons jeudi prochain à 20 h 15. Nous nous envolons sur les ailes de Royal Air Maroc. Nous faisons une escale à Casablanca et atterrissons à Nouakchott à 03 :35 heures, le matin. Je vous déjà les cartes d’embarquement, de débarquement, les douaniers, mais cette fois-ci pas …taxiiiiiiii! Mon correspondant, Omar Diop du Novotel Tfeila, m’a assuré que la navette viendra nous chercher. Je peux vous dire quand nous arrivons, mais ne sais vous dire quand nous quitterons. C’est un casse-tête que ce Projet Mauritanie. André démêlera les morceaux avec Mélaïnine, le Mauritanien en Chef dès son arrivée. Il se peut que nous y restions 6 ou 8 semaines. But, comme A a beaucoup à faire au Maroc, une ou deux serait préférable. Avec tout ça on sait pas non plus les dates de retour au Canada. Enfin, bref, je vous raconterai sur place le déroulement. J’aurai beaucoup de temps. Nouakchott, ce n’est pas Tunis.
LUNDI 9 JANVIER 2006 :
Il pleut toujours sur ma ville! Bof, cé pas bien grave, j’en ai fait le tour à mon goût. Ça me donnera du temps pour commencer à refaire les valises. Un peu triste je vous dirais. Une petite note coquine et joyeuse vient de se produire : on sonne à la porte. André va répondre. C’est la Chef Concierge. – Bonjour, est-ce que la belle femme est là? Excusez mais il fallait que je vous le dise. Ça me fait rire me faire appeler ainsi. Rire mais je l’avoue, c’est quand même flatteur non! Et puis, plus flatteur encore, tout au long du séjour, on déposait sur la table de chevet de la « belle femme » deux belles roses blanches. Parfois des rouges. HhhhhhhhhhhHHHHH (soupir). Je l’ai fait remarqué à « beau bonhomme » qui partage la même chambre…qui sait?…sur la rue TG…un matin!
Mes bien cher lecteurs (et non électeurs ha ha) c’est sur cette note que je vous dis à la prochaine. Merci de m’accompagner à chaque escale. À chaque fois que je compose, je vois au bas de la page le nombre que j’ai écrit. Présentement je vois 6/6 Je me dis que ça vous en fait de la lecture. Mais voyez-vous, je tape à la machine comme je parle! Et je parle beaucoup! C’est ma « tortue » qui se fatiguera à l’envoi.
OK… Avant d’atteindre le 7…JE VOUS FAIS UNE GRAND BONJOUR! Bisous!
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Écrit par suz.lem le
Lundi 27 août 2007
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Prendre une marche à TUNIS!|
Ce n’est pas sous mon parasol, allongée sur ma chaise longue à la piscine du Sofitel Tfeila de Nouakchot que j’ai composé mon coucou. Eh bien non! Je suis toujours assise devant ma « tortue » du Publinet de l’avenue H.Bourguiba! Nous devions quitter le 6? Nous quittons le 12. Nous n’en somme pas malheureux. Un mois à Tunis est loin d’être désagréable. Et pourquoi ce changement de calendrier? C’est l’Aïd El Khebir! La GRANDE Fête du Mouton, les 10 – 11 janvier. Une grande fête musulmane. Deux jours de congé! On pourrait dire quatre. Un jour pour préparer les deux jours, un autre pour se reposer des deux. Une semaine de perdue concernant C International. Or, comme c’est aussi 2 jours de congé en Mauritanie, André a préféré « les perdre » ici. Ça coûte moins cher perdre son temps à Tunis qu’à Nouakchott. Et comme nous sommes très heureux ici ça fait notre affaire. Même si moi j'aime bien vivre à Nouakchott...
C’est incroyable! Déjà UN mois? On dirait que ça fait 2 semaines. Le temps passe tellement vite! La semaine dernière, nous étions jeudi, on se pensait à mardi. Heureusement que j’ai acheté un calendrier au Dollorama avant de partir. Je le laisse, bien en évidence sur le pupitre, juste à côté de la flèche qui me montre où est la Mecque au cas ou je veuille faire ma prière quand le muezzin m’y invite. Chaque jour qui passe, est marqué d’un chiffre. Ainsi on risque pas de manquer l’avion J’en suis au numéro 26 ce matin.
Tant qu’à attendre l’avion, si on allait prendre une marche ? Vous avez marcher à Casablanca, Nouakchott, Dakar, Bamako, Libreville, mais pas à Tunis. Vous connaissez nos décors, nos restos, nos plats, nos ci nos ça, mais un tour du quartier pas encore. Alors, attachez bien vos lacets, nous partons!
Comme le séjour Tunisien n’en est pas un de «chaise longue-piscine- bronzette » je dois faire autrement. Outre lire mon très intéressant bouquin « La Rose Pourpre et Le Lys », écrire mon Carnet de Voyage et en e-partager quelques chapitres avec vous. Outre tenir le registre des dépenses personnelles et celles de C Inter, pitonner 2 heures au Publinet pour envoyer 3 mails, faire mes petites brassées de lavage, ou des jours carrément rien faire, tous les jours j’arpente et ratisse de long en large le centre-ville de Tunis. Je musarde de rue en rue, de boutique en boutique. À mon très grand soulagement, je dois vous dire qu’il n’y a aucun danger à circuler seule à Tunis. On épie « la gazelle » de la tête aux pieds, mais on ne l’interpelle pas. C’est même une gazelle qui m’a dit : « vous êtes très élégante ». Et une autre m’a dit : « votre parfum sent vraiment bon » Merci beaucoup! Donc, la très élégante gazelle aux effluves d’Armani Mania, parfume les rues de Tunis sans aucune crainte. Il est 11 heures, nous partons!
Prenons le jour où j’ai eu besoin de mes kleenex rose parfumés à la rose, de déodorant, de dentifrice, et de grignotages. Je demande à Aïcha dans son costume de soubrette où je peux trouver tout ça? -Mais tu vas à Champion, c’est comme à Carrefour, tu trouves tout et c’est pas loin. Et elle me le montre de la fenêtre de la chambre : - tu vois, c’est là-bas où il y a 2 arbres. Oui, je vois bien les 2 arbres et une grande rue qui semble y mener. Ouais, pas loin? Voyons voir à pieds maintenant.