Publié le lundi 27 août 2007

La CANADO-MAROCAINE et Maître!

CASABLANCA, le 17 février 2006

Il semble que non seulement le manque de mon outil de travail mais la crève aussi m’a « fermé le eclapet » et pour être bien franche la nonchalance aussi.  Plus tu paresses plus tu figes!  J’ai comme l’impression que l’imagination dont je fais parfois preuve me fait défaut.  Peut-être l’ai-je « mouché » du temps de ma crève?  Je vais quand même tenter de vous raconter des bribes de notre vécu Casablancais.  Des moments qui nous ont amusé. 

 

Comment ça se passe après 2 mois de galère?  Ça se passe très bien!  Nous sommes en pleine forme, je vais super bien et Maître de même.  Maître?  Tiens, un nouveau dans le décor?  Hé bien non laissez-moi vous le présenter.  La semaine dernière, le DGA de C…. International et dois-je vous le rappeler EXPERT de surcroît, de retour du boulot me dit :  dorénavant daignez s’il vous plaît m’appeler MAÎTRE.  Oh la!  Qu’est-ce donc que cet illustre personnage assis devant moi?  Et Maître me raconte que là où il travaille, au C….,   les Formateurs qui s’adressent à Monsieur L.  le font sous le titre de:  MAÎTRE.  Qu’on se le tienne pour dit!

 

28 jours sont déjà marqués sur le calendrier Marocain et 65 sur le calendrier Projet Tunisie Mauritanie Maroc et il nous en reste encore 9. Nous aurons galéré 74 jours en tout.  Comme le temps passe vite;  vite et bien.  Heureux qui comme Hadja et Maître firent un beau voyage. Hadja?  DAEF, notre original chauffeur m’appelle HADJA parce que je porte la Jellabah.  Hadja veut dire « celle qui est allée à La Mecque ».   À l’Hôtel, on la surnomme :  « la Canado Marocaine » toujours à cause de la fameuse Jellabah.  Parlons en de mon « déguisement » Marocain.  Il fait un « effet mouton » (parce que du bœuf, on en mange pas souvent).  Une Marocaine, la responsable du biseness centeure ajoute :   « le Maroc devrait vous payer pour si bien porter les vêtements Marocains».   Parce que Hadja n’a pas seulement sa Jellabah, elle s’est acheté des bijoux et des chemises marocaines, qu’elle porte avec ses pantalons.  Je ne sais pas,  j’ai l’impression qu’on a jamais vu une Étrangère « prendre » de leur culture plutôt que « d’imposer » la sienne.  Chose certaine ils aiment ça et le disent.  Et j'aime bien recevoir les compliments.  On m’arrête dans la rue pour me complimenter. Et je vous dis pas toutes les petites attentions dont le personnel du p’tit dej me porte.  Une petite douceur pour l’ego de Hadja!

 

Hier au resto, le Garçon de table nous a offert l’apéro gratuitement parce que j’avais une Jellabah.  Au retour, en passant devant le Marché des Fleurs, on m’a offert un joli bouquet de rose rouge et fleurs blanches : « c’est gratuit madame à cause de votre Jellabah ».   A. n’en revient tout simplement pas de l’effet produit à cause d’un vêtement.  Quesse’vous voulez?  je trouve ça beau j’en achète et je les porte!  Je suis chanceuse ça me va bien.  Je ne porterais pas n’importe laquelle, mais la mienne est très élégante et me sert surtout de manteau.  D’ailleurs à chez-moi,  dans une boutique de vêtements chics, Charmante pour la nommée, j’ai vu un ensemble Joseph Ribkof fait du même tissu et à grand prix.  Bon, c’est assez, on a assez élaboré, ne nous étendons pas sur le sujet jusqu’à épuisement et terminons ici les éloges de Hadja et de sa Jellabah. 

 

Le resto en question est Le Petit Poucet.  Nous l’avons découvert, comme ça, en marchant sur la rue Mohammed VI.  Comme les restos avec vin, ils sont rares, islam oblige, en marchant nous vérifions tout le temps les Menus affichés sur le trottoir.  Le Petit Poucet affiche une carte des vins. Nous avons demandé au Garçon à quelle heure il ouvrait.  Ça aussi nous le vérifions tout le temps.  La plupart ouvrent à 19 h 30 une heure tardive pour les deux affamés.  Le Petit Poucet ouvre à 18 h 30.  On le note sur notre liste, à demain Inch’Allah!   Et le lendemain 18 h 45 nous sommes attablés dans un coin au fond du resto.  En mangeant notre Filet de St Pierre sauce normande et en prenant une gorgée d’une divine sève du Domaine de Sahari, je remarque sur le mur juste à ma droite un petit cadre, qu’est-ce donc?  Est encadré une feuille qui semble être un brouillon;   un texte manuscrit avec de petits dessins au bout de certaines phrases.  Curieuse, je m’approche et je vois l’inscription en bas sur une petite plaque doré :  « Signé et en dessous Antoine de Saint-Exupéry ».   Garçon!  S.V.P. c’est vraiment un brouillon de Saint-Exupéry?  Et Garçon nous raconte l’histoire du Petit Poucet.  Pas celle de notre enfance, celle de Casablanca que je vous résume. 

 

Il était une fois, un très célèbre écrivain du nom d’Antoine de Saint-Exupéry. Je ne vais pas vous faire sa biographie, vous la connaissez certainement : St Ex était  Courrier pour l’Aéropostale Française.  Dans un de ses voyages à Casablanca, s’étant cassé un bras il a fait sa convalescence à l’Hôtel Exelcior qui se trouve  à deux pas du Petit Poucet.  À l’époque ce restaurant de fine cuisine française était surtout fréquenté par les « colonisateurs ».  Ici le Garçon nous montre une photo datant de 1920 et nous dit :  « tu vois il n’y a queeee des Fronçais sur la terrasse »  Or, Saint-Exupéry allait manger au Petit Poucet celui-là même où nous nous trouvons présentement.   Picasso dessinait sur les serviettes de table, Saint-Exupéry écrivait ses brouillons sur les menus du restaurant.  La copie encadrée est un de ceux-là.  Elle raconte son embrouille et sa réconciliation avec son ami Guynemer.  La fin de l’histoire ou de la légende est triste, il avait mangé au Petit Poucet juste avant qu’il « plonge dans le Golfe de Juan ».  Hé bin!  Un beau fantôme qui plane dans notre restaurant ce soir.  Peut-être bien que Maître est assis sur la chaise du fantôme?  Nous reviendrons, non seulement à cause du fantôme qui y rôde pi de la sève qui y coule mais le cuisinier nous mijote des plats forts savoureux.  « Que demande le peuple? »  Comme le dit si bien notre amie Pauline.   À Boire et à Manger! de préférence avant 19 h 30  Ha ha   A. et moi essayons de nous rappeler la vraie histoire du fameux Petit Poucet.  On en est incapable.  Mes préférés étaient Barbe Bleu et de la Belle à la Jellabah dormante!  Ha ha

 

La semaine dernière, prétextant des réparations à faire dans notre chambre;  la réception appelle et nous annonce que nous devions déménager à la 1208 précisant que nous n’aurons rien à faire et que tout sera remis à la même place.  Maître manifeste son mécontentement, mais comme on ne nous laisse pas le choix, nous acceptons le délogement.  Hadja est doublement mécontente, elle perdra sa charmante Najatz, sa Bonne du 15e qui la traite comme une Princesse.  Le Directeur le sait d’ailleurs puisqu’il me dit :  je sais que votre chambre est fleurie à tous les jours, je suis prêt à le faire si vous portez votre Jellabah tous les jours, elle vous va tellement bien!  Le lendemain, j’annonce à Najatz que nous déménageons pour cause de réparations.  Réparations?????  elle ne comprend pas du tout. Ce qui est suspect :  le personnel sait tout.   Une journée puis deux se passe et nous sommes toujours à la 1522.   Le troisième jour  Najatz me dit que l’hôtel est complet (on l’avait remarqué au petit-déjeuner et aux rutilantes Mercedes stationnés devant le Farah).  Elle me dit que ce sont tous des invités du ROI.  Ahhh bon!  La voilà l’histoire.  Le ROI nolise l’hôtel et toi tu te démerdes?     Najatz me dit que tous avaient déménagé et qu’ils étaient très fâchés et que ça avait râlé en bas. Le client du 1509 est là depuis 3 mois et il a été délogé quand même.   Et elle m’annonce : Pas toi. Toi tu restes ici! Allah’am’doulilah!  Et l’on s’est tapé dans la main! 

 

Outre me pavaner en Jellabah au bras (ou su’l’bras?) de Maître que se passe-t-il d’intéressant? Passe les jours et ils se ressemblent à peu près toutes.  Notre petite routine est bien en place et nos habitudes bien ancrées.   Après 10 jours, nous avons déserté le Buffet de l’hôtel pour aller dîner en ville.  Nous allions au Buffet parce que j’étais malade et n’avais vraiment pas le goût de mettre le « nez bouché » dehors.  Fait non à dédaigner, dîner en ville nous coûte 4 fois moins cher.  Comme nous habitons le centre ville, le choix ne manque pas.   Ici les cafés, les restaurants et les fast-foods foisonnent.  Un soir à La Petite Perle un café bistro, la soirée étant chaude, belle et Bistro le permettant, nous étions attablés « sur le trottoir ».  Ce qui n’était pas une bonne idée.  J’étais assise côté vitrine, Maître était assis côté rue.  Trottoir du centre ville veut dire beaucoup de passants, dont ce gamin mendiant tout « crotté » qui tout doucement s’approche de notre table,  étire sa main lentement, et de ses deux doigts prends avec finesse la cannette de Coca Light dudit Maître et poliment nous remercie en y ajoutant un joli sourire.  Son copain le suivait, mais il n’a pas eu la chance de chipper le mien, le serveur leur a signifié de déguerpir et pas avec finesse.  

 

Tiens, abordons le sujet mendiants.  Vous excuserez mon insolence voire mon arrogance dans ce paragraphe, mais ils sont vraiment achalants.  J’ai dû ajouter un poste « Charité » à mon budget.  Poste qui nada, niet, jamais n’a eu sa colonne dans mon budget canadien.  La minute qu’on m’aborde pour que je mette la main dans la poche;  je fais comme si on m’offrait et je dis :  Merci!   Et si on a eu le temps de me dire pourquoi on m’aborde alors je réponds :  j’ai tout donné mon argent à l’Impôt.  Ce qui est vraie!  Mais ici on ne peut pas dire merci.  D’abord des mendiants il y en a  en pagaille, quasiment à tous les coins de rues, surtout aux abords des hôtels et des restaurants.  Beaucoup plus de mendiantes avec leur bébé accroché au dos et à côté une ou deux petites filles de 4 ou 5 ans à qui elles elle ont bien pris soin de mettre un voile sur la tête pour « charmer » le donneur.   Ce sont les petites filles qui font la quête :  Madame! Please! Madame 1 dirhams!  Et elle me tire la manche de la Jellabah et répète et insiste.  Parfois elles ont une petite boîte avec des paquets de kleenex dedans :  Madame! Please! Madame 2 dirhams!  Des soirs nous donnons, d’autre pas,   Nous pensions être en paix après notre aumône, NON c’est un éternel recommencement!  Jour après jour, soir après soir!  Please Madame Please sont aux postes!  Parfois nous sommes dans un restaurant et elles passent devant, nous aperçoivent et nous font des bebayes! 

 

Une fois il a donné un porte-clé C... à une petite gamine.  Elle a regardé l’objet  avec un grand sourire et s’est empressée de l’apporter à sa mère cachée derrière une voiture.  Nous avons continué à marcher et voilà la petite qui revient en courrant et signifie en le remettant que ce n’est pas bon l’étrange objet et dit en français :  l’argent!  Elle est retournée avec le porte-clé :   « à cheval donné on ne regarde pas la bride ma p’tite fille ».  Nous rigolons, mais c’est plutôt triste à voir. 

 

Hier j’ai frappé LA petite mendiante du chef.  Par la rue Chaouia, je me rendais au Café Internet et voilà qu’une très jolie petite fille, je dirais qu’elle n’a pas plus de 7 ans, se pointe devant moi.  Mais elle est vraiment très jolie.  Elle avait une petite caissette avec des boîtes de chewing-gum dedans.  Elle m’en offre.  Je fais signe et dit « non ».  Elle insiste.  Je lui dis « laisse » qui veut dire « achale moé pâ » en Arabe.  Elle se place devant moi et me supplie Madame Please Madame! Et elle me prends par la taille et elle s’appuie la tête sur ma hanche et commence à me donner des bisous sur le bras.  Ah yaille yaille Madame Please est ici très surprise.  Ce n’est pas une petite mendiante mais  un « petit minou » qui se frôle sur moi.  Vraiment elle me fait penser à une petite chatte qui veut  avoir ses croquettes.  Vous savez, quand un chat se frôle et fais le cute pour avoir ce qu’il veut.  Ma petite fait la même scène et voilà que Madame Please se laisse charmer.  Je lui demande « combien » et elle me montre ses dix doigts et me dit « khamsa ».  Je lui montre que 5 des miens.  Elle me reprends par la taille et minaude encore et me donne toujours des bisous sur la main.  Je suis touchée!  J’ouvre mon sac à main, prends mon portefeuille et je m’aperçois que je n’ai qu’une pièce et c’est 10 dirhams.  Je ne suis quand même pas pour demander au petit minou de me « rendre la monnaie ».  Alors,   Madame Please lui donne les 10 dirhams et prends sa boîte de chewing-gum.  Elle m’arrache quasiment la pièce et part en courrant.  Bordel de Merde je vois qu’elle n’était pas toute  seule, arrivent 3 autres jeunes filles, un peu plus vieilles que mon petit minou,   qui sortaient de je ne sais où pour m’offrir aussi des  chewings gums.  WOE la bonté de Madame Please a des limites.  Ça suffit pour aujourd’hui!  Sa BA de l’année 2006 est faite!  Elle a toute donné son argent à l’impôt!  Laisse!  Je dirais bien ça au Ministre des Finances du Québec!  LAISSE!  Ha ha

 

Ça m’enrage de voir ses petites filles quêter pour leur mère. Parfois on se demande si les mères ne sont pas à la merci d’un quelconque « proxénète » de la quête.  À Yaoundé, au Cameroun, il y en avait un qui nous quêtait comme ça.  Un handicapé qui se traînait à quatre pattes.  Nous buvions notre TuBorg, au Café « La Saladière » que Maître appelait « La Salopière » parce que c’était le rendez-vous des prostitués, et ce quêteux faisait le tour des tables.  Le Directeur nous voyant donner l’aumône, est venu nous dire que ce monsieur était aussi riche que lui.  Il était propriétaire de taxis et aussi de quelques petits « gardiens de voiture ».  Depuis, nous sommes restés très sceptiques face aux mendiants.

 

  On fait de l’humour, mais ce n’est pas forcément agréable de côtoyer la misère et la richesse en même temps.  Un contraste assez surprenant et l’on s’y perd presque en déambulant dans les rues :  de vieux bonhommes en Jellabah, des femmes de tout âge en Jellabah et voilées, certaines d’une élégance!  des Cadres Supérieurs en habit cravate, des femmes ultra-chics, des jeunes filles très mode le nombril à l’air, des jeunes hommes en jeans, les mendiants et mendiantes et des touristes, par-ci par-là. J’avoue que nous aimons beaucoup sortir et marcher dans cette foule insolite.   On se dit souvent que les rues de notre ville nous paraîtront très « drabe »  au retour.  Comme monsieur S..... dit :  il m’a semblé voir plus de magasins que de gens à S..........  Je dis :  Le reeeetour! Je pense tout de suite aux deux semaines à « décompresser » au 3290!  Ahhhhh yaille yaille.  J’ai lu que le chocolat noir c’est très bon pour les déprimés.  Je m’en ferai une provision.  On en mange du succulent ici.    

 

 

Il fait tellement beau et chaud qu’on a mis des chaises longues à la piscine.  Va sans dire, j’y fais quelques séances de farniente au soleil.  Je suis la seule qui le fait.  C’est l’hiver pour les Marocains.  M’y accompagne une horde de pigeons.  Non Non! ils ne me chient pas sur la tête.  Le Boy a eu la brillante idée de mettre les chaises de l’autre côté de la piscine, là où ils ne vont pas. À 13 heures, ma chaise est prête :  coussin et serviette sont bien placés.  Il reste tout de même que le Boy  doit arroser toute la terrasse pour y faire disparaître les fientes et à plusieurs reprises dans la journée.  Je me demande ce qu’il fait l’été quand les clients veulent se baigner.  Bof, pourquoi me casser la tête avec un problème qui n’est pas le mien.  Le mien est de trouver un moyen de me faire bronzer le maximum de peau qu’il m’est permis de découvrir et de lire mon troisième roman poche (Rien ne va plus  de Douglas Kennedy), sans que le soleil m’en empêche.  Cé pas toujours facile la vie!  Tellement que pendant que je vous fais mon récit la Bonne est à me remplacer l’arrangement floral par un superbe composé de 10 belles Roses couleur pêche, des Iris, un oiseau du paradis et en éventail une feuille de palmier derrière.  Tiens, elle revient avec un panier de fruits.  Ahhh Bordel que cé pas drôle vivre une vie si misérable!   

 

Cela dit.  Dernièrement nous avons visité des Appartements.  DAEF, le chauffeur de Maître, choisi lesquels, prend les rendez-vous et nous conduit aux endroits convoités après le boulot, vers les 15 h 30.  Nous en avons visité deux à Casa dans des immeubles tout neuf et pas cher.  En déboursant + ou -  60,000$ on pourrait en avoir un très grand mais inintéressant car c’était dans des immeubles de « Standing ».   Maître et Hadja ont des exigences :  leur préférence va aux immeubles de « Haut Standing » au quartier Palmier ou au bord de mer si possible.  Jeudi dernier, le rendez-vous était à Mohammedia, une jolie ville balnéaire à 25 minutes de Casa. 

 

Mohammedia est une ville « verte ». Dès qu’on entre dans la ville le contraste est flagrant.  Casablanca est la plus grande ville du Maghreb, la métropole économique, et l’on y voit que de gros buildings et ses grandes tours et des immeubles appartements en pagaille. De la fenêtre de ma chambre, je ne vois que ça, les toits des buildings par millions (4 millions de populations ici).  À Mohammedia il y a en entrant de grands parcs bien aménagés, toutes les rues sont bordées de palmiers et autres dont je ne sais le nom.  DAEF circule dans un beau quartier aux Villas qui nous fait rêêêêver.    Le centre-ville est vraiment charmant bref, un air de Côte d’Azur flotte dans le décor de cette charmante ville. DAEF nous conduit au quartier « Les Sablettes » aux Résidences Florianes à deux pas de la plage.  C’est un « complexe vacances » et s’y trouve 2 immenses piscines, un tennis et un golf à 5 minutes de marche.  L’appart visité est, je dirais entre standing et haut standing.  C’est un 118m carré :  1 salon Marocain, 1 salon Européen avec un foyer,  2 chambres, 2 salles de bain, une grande cuisine et deux balcons dont un, avec vue mer.  Les planchers sont en marbre, les murs de la cuisine sont en carrelage (céramique) et le comptoir en granite et de même pour les salles de bains (une salle de douche et une de bain).  Tout est dans des tons de beige ou comme les décorateurs disent :  du ton sur ton.  Les murs des salons sont peinturés « effet marbre » ça porte un nom que je ne sais pas mais c’est d’un chic!  Les plafonds ont plus de 3 mètres et avec de belles bordures sculptées. Chaque chambre a un petit balcon.  Combien coûte cette merveille?  805,000 Dirhams  donc + ou -  105,000$  Cé pâ cher! Mais on n’achètera pas!

 

Je lis dans vos pensées là.   Effacez les tout de suite.  Non, nous ne  sommes  pas en train d’installer nos pénates au Maroc.  Ce n’est que par curiosité et aussi par diversion pour meubler le temps avant le dîner que nous visitons les apparts.  Comme DAEF dit : «  - Tu te voir, tu te fais idée. Tu te pas obligé acheter ».  DAEF a un Français bien particulier.  « Tu Te » fait grande partie de son vocabulaire.  La grammaire française est difficile pour le ticoune imaginez pour l’Arabe.  Toutefois en « jargonnant » tu te le comprendre aussi à tu te faire comprendre de lui.     Tu te réussis à tu te parles de choses et d’autres concernant le Maroc, Casablanca et les potins à propos du Roi Mohammed VI, M6 pour les intimes.  DAEF nous affirme que tu te sais tout.  Il aimerait bien nous faire visiter le Maroc du nord au sud.    L’écouter on irait à Fès, Mekhnès, Tanger enfin tu te ratisserais le Maroc de bord en bord.  Maître tu te lui comprendre qu’il n’est pas en mission touristique.  Tu te travailles même les week-ends.  Un jour, Inch’Allah, tu te faire touriste!  N’est-ce pas Maître?

 

Un soir de retour du C..., à une lumière rouge, un homme a suspendu à un arbre un enjoliveur de roue, « cap’de’roue » en québécois, un geste qui est très courrant ici.  Ça tombe bien, DAEF en a perdu  3 et ça tombe encore mieux la lumière est rouge.  Tu te arrêtes et tu te blahh blahh blahh (hhhhh because on cause arabe) avec le monsieur.  A.  tu te dis mot, mais prends plaisir à suivre la scène.   Après quelques blah blah, malgré le changement au vert et le concert de klaxons, le Marocain bien gentiment, installe avec son marteau l’enjoliveur sur une roue de la voiture de DAEF.  Ce n’est pas un enjoliveur pour une Passat mais c’est pas grave DAEF en a besoin d’un.  Tu te  dit à A. que tu te reste 2 autres à te trouver.

 

Bon, je vois 6/6 en bas de ma page. En avez-vous assez? Je risque de vous parler de moi pi de ma Jellabah encore.  Ha Ha!   Je ris, mais elle a fait son effet encore hier soir et pas  un « effet  mouton » mais un « effet salade ».    Je vous explique :   Sur la rue du Marché Central juste en arrière de l’hôtel, il y a plein de restos :  Poulet grillé, fruits de mer  et ainsi de suite.  Des Snacks qu’ils appellent ça. Cette rue est très « vivante » parce que chaque Snack a des tables sur le trottoir.  Et des « crieurs de menu » aussi.  Et beaucoup de clients.  Je passe devant quasiment tous les jours.  Ça fait un mois qu’on m’invite à manger.   Je réponds tout le temps que « je viendrai ce soir avec mon mari».  Mercredi était « le soir avec mon mari » et au YAMINE qui est celui spécialité fruits de mer.  On dépose sur la table une grande assiette (genre comme un cabaret) et je vous dis le contenu:  crevettes, calmars, solette et merlan et nous en avions pour 4.   Le propriétaire était tellement content de me voir chez lui, qu’il nous a offert  l’entrée Salade Niçoise :  de généreuses salades de betteraves, carottes, patates, concombres, choux, laitue, tomates, thon et les incontournables œufs durs sur le dessus.  J’adore ces salades.  Et pi à défaut de vin, le Garçon de table nous a apporté un grand coca light.  Quand il a apporté le coca André a dit « mais c’est trop » c’était un demi-litre.  Le Garçon de répondre :  « ce n’est pas grave monsieur, je boirai le reste! ».  Ce soir nous irons à un des Snacks Poulet.  Le Four est à l’entrée et l’on voit les poulets griller sur les broches.  Un arôme d’herbes et d’huile d’olive nous titille les narines.  C’est bien dommage qu’on ne serve pas de vin dans la plupart des Cafés, Snacks et restaurants.  Chose certaine, nous ferons une désintox de coca light au retour! 

 

Bien ici c’est vrai.  Je prends congé de vous.  Il nous reste  7 jours d’errance et de galère dans l’existence misérable décrite sur ces 7 pages.  On l’aime bien cette misère-là.  La nôtre pas celle que nous côtoyons. Il me reste un bout de papier, juste assez de place pour une p’tite vite avant de vous quitter :  avez-vous entendu parler du méchant moustique de l’Océan Indien, présentement à l’Ile de la Réunion, le « Chicoungounya »?  (prononcer tchicoungounya). Nous, nous amusons à la renommer :  TICOUNE-GOUNIA  un méchant moustique qui  si il te pique tu votes dans des référendums!  Ha ha!  Bon, té pas drôle Hadja, dit  Salam Aleycoum tu déconnes.  SALAM ALEYCOUM! 

 

 

Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le mercredi 2 avril 2008 à 07:23:25 (lien)
Mohamed
Bonjour,
Je viens de lire votre carnet de voyage, la partie Maroc.J'aime bien votre style descriptif et analytique.Il me donne une idée comment on voit les choses à travers d'autres yeux. C'est très intéressant.Je connais un peu le Québec car j'ai vécu pour presque 6 ans,et je viens de temps en temps à Montréal,une belle province;le Québec.
Je commence un blogue sur le Maroc (vivre le Maroc) et on va y parler si vous voulez bien.
Merci et Bonne journée.
Mohamed


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CASA here I come!

21 janvier 2006

 

Inch’Allah Inch’allah!  Bien le fameux Allah, il ne m’a pas protégé malgré toutes les incantations que je lui fais.  La ménagère du Novotel avait entièrement raison.  L’harmattan a dans sa « poche d’air et de sable » le virus de la crève.  Une grande malade qui vous écrit.  Le virus m’a frappé de plein fouet avant de partir de Nouakchott.  Me concernant qui dit grippe dit toux, qui dit toux dit bronchite et qui dit bronchite, bien malheureusement dit asthme. Évidemment, je ne suis pas belle à voir!  But, cela ne m’empêche pas de « fonctionner ».  Casa Here I Come!

 

Où en étions-nous avant que je « pogne la crève »?  Je crois bien que nous attendions l’avion.  Et la valise de Monsieur Laflamme.  Il ne l’a toujours pas récupérée cette valise. On ne l’a toujours pas localisée.  Le dernier jour nous sommes allés à l’agence RAM (Royal Air Maroc), mais les bureaux ferment à midi :  because le vendredi après-midi, les musulmans vont prier à la Mosquée.  Tout est fermé. Il devait vérifier avant de prendre l’avion et aussi à l’arrivée à Casa?  Il ne l’a pas fait.  Il ne voulait pas y aller de peur de la trouver. Ha ha!   Il se fout de perdre ses vieux vêtements.  Il y a que son vieux Mac qui lui fait un « ptit point au cœur ». Quelqu’un quelque part va certainement payer cette perte?  Une partie du moins.  Inch’Allah!  Parce que, outre William Rackham et Sugar,  j’y ai aussi perdu mon très joli veston acheté expressément pour ce voyage. J’aurais bien aimé les retrouver.  C’est mon ptit point au cœur à moi.    À suivre.  Entre temps, nous reprenons la route?

 

Un vol à 3 heures 35 du matin est très pénible.  Non pas à cause du vol, mais à cause du manque de sommeil. Nous ne dormons pas avant, ni pendant le vol, ce qui nous fait un bon 24 heures debout.  Et, avec une vilaine grippe, on n’a pas forcément la forme.  La seule chose appréciable est qu’à 1 heure  le matin, les « bagagistes de l’aéroport » se font rare.  On n’a pas eu d’emmerdes avec eux.  Par contre, avec la Police, je ne dirais pas que nous avons eu des histoires, mais un a réussi à nous extorquer 2000 ouguiyas.  Et il ne voulait pas que je sois présente à sa séance d’extorsion.  L’Expert seul a eu droit d’entrer dans le « confessionnal », le petit  compartiment de la fouille.  Et il n’y a pas eu de fouille.  Le douanier lui a dit :  - tu vois tu n’as pas de problèmes donne-moi 2000.  À cette heure matinale, la paix pour 2000 cé pas cher!  Tiens!  Au revoir!   J'espère sincèrement revenir à Nouakchott. J'sais pas...j'aime ça ici!!!!     En tout cas, tout le personnel du Novotel m’a dit prier tous les vendredis pour notre retour.  Y paraît que nous sommes « trop  trop sympas les Canadiens » et que nous allons leur manquer.  Vous direz ça à M..... que je leur ai dit.  Une histoire à suivre.  Pour le moment nous sommes rendu au TOME lequel déjà?  Je ne sais plus mais je sais qu’il vous racontera le MAROC.

 

23 janvier 2006

 

Hé bian nous voilà à Casablanca pour la quatrième année.  Depuis 2002 que nous venons faire « notre tour » ici.  Comme à chaque fois ce fut des séjours de 3 ou 4 semaines;  disons que « son air » et ses rues nous sont très familiers.  On ne découvre pas on retrouve. Enfin dans les quartiers que nous connaissons. Alors, on se sent un peu comme chez-nous. Là où on se sent moins comme chez-nous c’est à l’Hôtel Farah rue des Forces de l’Armée Royale.  Ex-hôtel Safir.  C’est ici qu’il y a eu un attentat terroriste en 2003.  Une bombe a sauté sur le parvis du Safir.  Il y avait une belle terrasse paraît-il.  Il y a eu des morts et toute l’entrée a été refaite. Sauf la terrasse.  Très sécurisant savoir ça.  Nonobstant cet attentat, je ne crois pas que nous sommes en danger.  Côté sécurité on en manque pas.  De la rue n’entre pas qui veut.  Pour les voitures il y a des deux côtés de l’entrée, une clôture et une barrière qui est ouverte par des agents de sécurité.  Un autre agent est à la porte d’entrée et comme à l’aéroport, nous passons dans une porte qui détecte le métal et les armes.  En plus autour de l’hôtel il y a des postes de garde à tous les coins.  Il reste que ça nous fait tout drôle de voir tout cet arsenal. 

 

Je dis que nous ne découvrons pas mais retrouvons.  Hé bien j’ajoute que nous comparons beaucoup.  Les rues ne sont pas aussi propres qu’à Tunis. C’est plus « speedé » ici.  Tunis était pas mal plus relax. Il y a autant de gens sur les rues. Et ils sont aussi sympas qu’à Tunis.  La rue TC que dis-je, la ville où j'habite sera plate et morne pas pour rire à notre retour.  HHHHhhhhh (soupir).  Ce qui est plaisant ici, c'est que le coût de la vie est pas mal pour deux canadiens.   Nous sommes surpris à chaque fois que nous avons à payer quoi que ce soit.  C’est renversant!  Nous mangeons au resto pour 23$ et très bien.  Ici aussi on multiplierait notre retraite par deux.  Ahhhh yaille yaille! 

 

À chaque séjour, nous logions à l’Idou Anfa qui est dans le quartier des affaires.  On a voulu faire changement. Être en plein centre-ville.   J’ai donc réservé au Farah.  On dit un 5 étoiles sur Internet?  La critique en hôtel que je suis devenue par la force des séjours la cote plutôt d’un 4 étoiles!  Faut dire qu’après le Novotel de Nouakchott, c’est bien difficile à « accoter ».  On tombe de haut quoi.   Il est « super bian » cet hôtel.  Et plus encore.  Tout le personnel nous porte sur la main.   Alors quand tu arrives au Farah, que le réceptionniste ne répond pas à ton bonjour et ne nous dit pas un mot parce qu’il converse avec son compagnon.  Il nous garoche quasiment la carte de séjour à remplir, nous dit « passeport » et non pas – s.v.p. pourriez-vous me donner votre passeport je dois inscrire le numéro du douanier?  Il donne la clé au bagagiste et ne nous dit rien.  En fait, c’est une « face de bœuf » qui nous a reçu.  Ce qui augurait très mal.  

 

Au premier abord, au premier coup d’œil s’est plaisant :   le hall d’entrée, la salle à manger « art déco » au fond avec sa belle fontaine qui coule le long d’un haut mûr en mosaïque.  Les planchers de marbre, les miroirs au mur, les gigantesques bouquets de fleurs sur des colonnes dans le corridor.  Une boutique « dépanneur » au bout.  Une tabagie et ses journaux et magazines.  À gauche du hall d’entrée se trouve un très joli salon de thé meublé de beaux fauteuils en rouge et beige et une grande vitrine qui donne sur la rue.  Le bizness centeure juste à côté, avec 3 ou 4 postes.   Tout ça mis ensemble :   ça regarde bien comme on dit. Mais rendu à la chambre 518?  Oh la la! Ça regarde mal!  On déchante quoi!  Nous y sommes restés que 15 minutes.  A. est descendu à la réception avec sa liste des affaires qui ne fonctionnaient pas :  télé, téléphone, frigo, un banc avait une patte de cassée et je ne me rappelle plus quoi d’autre.  À face de bœuf, face de bœuf et demi;  en déposant la clé sur le comptoir « la demie » a tout simplement dit :  « tout ceci ne fonctionne pas, je change d’hôtel ».  La face de bœuf de l’autre côté du comptoir s’est transformée.  – Non non, s’il vous plaît monsieur.  Tenez, allé voir la 1522.   Monsieur ne change pas son air et montre aucun intérêt à aller voir et ne prends pas la clé.  L’ex-face de bœuf transformé en gentil insiste.  Bon, ok, gardant son air indigné, Monsieur prend ladite clé et remonte me chercher.  Nous allons voir sa 1522 et l’inspection est positive :  tout est en bon état voir même la chambre est pas mal plus confortable, tout est plus beau.  Va sans dire, du quinzième la vue sur Casa est impressionnante.   On se demande pourquoi il a essayé de nous « passer » sa vieille piaule du 518.  –Allo, nous prendrons la 1522 veuillez nous envoyer le bagagiste s’il vous plaît.  Et nous nous sommes installés.  Comme chante Gildor Roy :  ….Une autre chaaammmmbre d’hooootel une autre…. Je crois qu’il dit « peine d’amour » dans la chanson...  ce n’est pas le cas à la 1522!

 

Depuis, la face de bœuf nous fait des salamalek.  – Alors ça va? C’est bien? Bonjour, Monsieur L!  Désolé, Monsieur L. conserve son air indigné.  Pi madame a bien envie de prendre le même air.  Mais ça va être difficile.  Ce matan, (n’oublions pas la prononciation) la ménagère a déposé sur le pupitre un très bel arrangement floral avec des roses, des oiseaux du paradis et une feuille de palmier en éventail comme fond.  Superbe!  En plus une assiette avec des oranges et un couteau et fourchette pour les mangers.  Comment avoir l’air bête devant tant de gentillesse?  Carrément impossible! –Merci madame, c’est vraiment gentil.  Contrairement à chez-nous devant un Merci on ne répond pas « bienvenue ».  On vous répond :   « j’vous en prie »!  

 

Après avoir dormi comme des bûches samedi matin jusqu’à 10 heures, comme le dimanche tout est fermé, il était impératif de trouver une mercerie.  LE  Directeur Général Adjoint de C International n’est pas pour se présenter au bureau de l’O.... devant le Directeur de la D... avec son saroual et son ticheurte « quick change », quand même! Comme le Farah est en plein centre-ville nous avons vite trouvé et à deux pas de l’hôtel.  Omar, le vendeur de la Boutique Roxane avait du flair et beaucoup de goût pour « quickchanger »  Monsieur L.  Il dit que ça fait 38 ans qu’il habille ses clients.  À l’œil, il a deviné la taille du client en question, il lui a choisi :   un habit, 3 paires de pantalons, 5 chemises, 2 cravates et tout ça pour combien?  2365 Dirhams – 307.14$ (1$=7,7 dhs). Nous sommes à la saison des soldes.  Presque tout est à 70% de réduction. Et je vous dirais que Casablanca n’est rien de moins que La Mecque des vêtements pour homme. Et du très « classe affaires » s.v.p.  Tout est de confection Marocaine avec des tissus Italien. Cé d’un chic!   Il y a plein de boutiques de Tailleurs qui peuvent confectionner un habit sur mesure.  Monsieur L.... y songe très sérieusement.  Il aura le temps, nous pensons rester ici jusqu’au 15 février.

 

Ahhh là vraiment qu’il avait l’air d’un « vrai » DGA ce matin vêtu de son bel habit vert foncé et sa chemise jaune. Comme un dirhams neuf!  Sans oublier qu’il a ajouté dans sa nouvelle garde-robe : 8 caleçons tout neuf et 7 paires de chaussettes. Pi cé pas fini.  Il a aussi des babouches, et pi, on ne lésine pas, deux paires à part ça.  Tout en cuir.  Il y a un Hyper Marché Marjane pas tellement loin d’ici.  En taxi c’est environ 10 minutes et la course est à + ou -  2$.  C’est le plus gros magasin en Afrique dit-on.  Je pense que c’est vrai.  C’est à perte de vue.  Après le département des sous-vêtements nous avons « spotté » la caverne d’Ali baba rempli de vins Marocains.  Devant les prix affichés, on ne lésinera pas dans ce département!  Je connais des taximans qui vont faire beaucoup d’argent!  Ha ha!

 

 

 

25 janvier 2006

 

Il pleut ce matin.  Dommage depuis notre arrivée c’était comme l’été.  Étant donné que mon manteau était dans la valise, je porte ma chic Jellabah.  Y  paraît que je la porte très bien!  Qu’elle est très belle!  Et qu’ainsi vêtue j’ai l’air d’une Marocaine de Fès!  Les dames me demandent où je l’ai acheté.  Mais Au Habous! que je réponds.  Le Habous c’est la nouvelle médina que j’ai ratissée avec Nourredine notre ancien chauffeur.  J’avoue que c’est vrai :   je suis très élégante avec.  J’aime bien la porter.  Je m’en cherche une noire.  Mais je me cherche aussi des bottes noires puisque j’ai perdu les miennes dans la valise d’André.  Je ne suis pas inquiète;  je trouverai.  Vous voyez Miss Casablanca sur la photo...avec bien sûr sa jolie Jellabah...elle attends son Chawarma poulet! 

  

Nous découvrons petit à petit notre 4 étoiles et sommes pas mal plus enchanté de notre choix.  Elle ne manque pas de client en tout cas.  Elle affiche quasiment complet.  Il y a 4 restaurants :  Italien, Marocain, Libanais, et le Buffet où nous prenons le p’tit déjeuner.  Nous avons testé le El Lorenzo hier soir.  Je ne vous dis pas ce que nous avons mangé, je vous laisse le deviner.  Mais je vous dis que c’était SUCCULENT!  À 19 heures, nous étions seul dans la salle à manger.  Nous avions oublié :  On dîne très tard ici.  C’est à 20 heures que les restos se remplissent.  À 17 heures, nous, nous sommes affamés. Comme les magasins ouvrent jusqu’à 20 heures, nous partons dès le retour du travail et marchons et magasinons et entrons dans les boutiques et achetons.  C’est vraiment pas facile la vie! 

 

Il y a aussi, à l’étage des restos, un charmant salon de thé, avec une déco très particulière.  On se croirait dans un sérail, sur la véranda de la Sultane. C’est très dépaysant.  J’ai bien hâte d’aller y siroter mon thé à la menthe.  Et juste à côté il y a une brasserie, où ils vont écouter le foot à la télé.  En plus il y a un « Night club » avec des spectacles de danseuses baladi et autres.  Et j’ai découvert qu’il y a en plus un salon de beauté, de coiffure, un sauna et fitness club.  Bin coudon, l'ennui ne fera pas parti de notre séjour!  Et puis, le personnel n’est pas du tout à l’image laissée par le réceptionniste, samedi matin 6 h 30.  Tout le contraire, ils sont super sympas!  Très attentionnés, très serviables.  Nous serons bien!  Et comme la pub, l’Oréal le dit :  « parce que je le vaux bien! » .  Ooops on frappe.  Minute.   C’était La Gouvernante venue pour me saluer.  Bonjour Madame, Soyez la BIENVENUE m’a-t-elle dit.  Merci!  J’vous en prie!

 

A. a donc débuté lundi matin 9 heures.  L’O.... met un Chauffeur à notre disposition jusqu’à la fin du séjour.  Pire encore, Monsieur S......, le directeur général, qui demande tout le temps à A. :  comment va madame?  lui a dit hier qu’il nous aurait « pris en charge ».  Trop tard, j’ai déjà tout payé le séjour par carte Visa.  A.  lui a dit « Je paye cette mission et vous payerez la prochaine ».  Comment va madame a juste retenu :  Prochaine?   Mmmmmmmm interesting, very very interesting!  Revenir à Casablanca ferait vraiment mon affaire.  

 

Hier je suis allée porter la liste du contenu de la fameuse valise au litige bagage de RAM.  Après m’avoir elle aussi complimenté sur l’Élégance de ma Jellabah, elle dit que ça prend un mois avant d’avoir un suivi.  Comme nous sommes un mois ici on a peut-être la chance de régler cet inconvénient avant de partir.  Espérons qu’il ne la trouverons pas, que dit le « très nommé ».    Inch quoi?  Hé oui…Inch Allah!  Ha ha  Au retour je suis arrêtée dans une pharmacie.  J’ai pas eu besoin de demander :  Des médicaments S.V.P. j’en peux’pu! Je toussais tellement qu’elle a tout de suite compris et m’a diagnostiqué sinusite + bronchite.  Elle est vraiment vilaine ma grippe.  J’étouffe et suis obligée de me pomper avec ma pompe ventolin.  J’ai donc du sirop Mucocil et un décongestionnant Ephedryl qui me « gêle » un peu. Espérons que ça va se passer car je déteste être malade!

 

Bon, je dois prendre congé de vous, la ménagère me signifie qu’elle doit passer la balayeuse.  Quel vilain mot!  Quelle vilaine tâche!   Hé que j’ai pas hâte de retomber en pleine face dans tout ceeee…Comment l’appeler?  Toute cette &&??%$ de job qui me donne le tournis juste y penser.  Enwêye toé…passe la balayeuse moi je descends au bizeness centeure!  

 

   Bye Bye  à+    

Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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RETOUR À NOUAKCHOTT

Nouakchott le 19 janvier ! 

 

Depuis 25 ans que nous ratissons le continent africain parfois sur des compagnies aériennes de pacotille et jamais nous n’avons perdu un seul morceau.   Enfin ; il y a eu le tout premier voyage, la première fois que nous y avons mis les pieds.  C’était en Algérie, mai 1981.  Les nouveaux mariés que nous étions, avaient expédié par bateau une armada d’effets personnels empilés dans un immense container.  Nous ne l’avons jamais revu.  Votre virtuose correspondante y a d’ailleurs perdu son violon.  Hé oui, il fut un temps où j’étais « premier violon » dans l’orchestre symphonique de Fleurimont plus précisément à la salle 1871 du chemin G.  Pendant deux ans,  une foule sélecte  mes deux chats Timothée  et Toc me « miaulissait ».  Malheureusement ma carrière fut écourtée par la perte de mon instrument au Port d’Alger la Blanche.  Dommage,  je jouais « il était un petit navire » aussi bien que mon « homonyme » Menuhin (est-ce ainsi qu'il s'appelle?).  Or voilà que 25 ans plus tard, dans un court trajet entre Tunis, correspondance à Casa vers Nouakchott, une valise ne suit pas.   Bof c’est pas bien grave ;  une valise et des vêtements ça se remplace facilement.  Mais dans la valise il y avait, vous savez, des objets qui nous tiennent à cœur et qu’on a peine à remplacer comme notre premier « bécique », notre premier char, ici c’est le premier Mac de monsieur Laflamme. Il y portait un petit attachement particulier.  Pi moi avec : il était devenu, au fil des voyages, mon compagnon.  C’est avec le vieux Mac que j’écrivais mes carnets.  Sans lui je deviens muette !  C’est la responsable du Centre d’affaires du Novotel qui m’a sortie de mon mutisme et m’a redonnée le clavier ce matin.  Je lui ai donnée un sac à main lundi.  Un magasine « Femme actuelle » hier.  Des échantillons de parfum aussi. Et ce matin je lui ai demandé si je pouvais taper à la machine.  C’est combien ?  -d’habitude on charge mais toi tu peux le faire gratuitement.   Comment on appelle ça ?  Du trafic d’influence ?  Non non de la débrouillardise en cas désespéré ! 

 

Parlant désespéré, je l’étais devant la perte de mon bouquin.  Comme il était très lourd (1146 pages) mon roman « La rose pourpre et le lys » était dans la valise.  William Rackam, Sugar, Henry Rackam et Mrs Fox ne m’accompagnent plus.  Ils voyagent sur les ailes de Royal Air Maroc, Allah sait ce qu’ils font et où ils sont rendus.  Je le dégustais « à grande gorgée » ce roman.  Perdre un livre dans un pays d’abondance n’est pas un drame je le remplacerais à l’instant.  Je ne peux vivre sans un livre !  Mais dans un bled au milieu du Sahara, perdre un morceau qui meuble agréablement ton existence est quasiment dramatique. Il n’y a pas de librairie à Nouakchott.  Sauf une qui ne vend que des corans.  J’avais pas le moral les premières heures de mon arrivée disons.   Heureusement que je suis brillante et que mes idées le sont doublement (et que l’humilité ne me dépeigne pas que vous me diriez): j’avais mis dans ma valise cabine un petit roman de poche « Tout ce que j’aimais » (mon dieu un titre de circonstance).  Il semble à première lecture  intéressant.  Mais Sugar et William occupent toujours mes pensées.

 

Toutefois n’allez pas croire que ce désagrément assombri notre séjour.  Pas du tout.  « On est fait fort » comme l’Expert me dit.  Dès le premier regard en ouvrant les rideaux, le 13 janvier, 9 heures, Nouakchott nous est apparue inchangée. La personne qui vous parle en ce moment a ressenti le même enchantement devant le très beau tableau, sur le balcon de la 406 du Novotel.  Rien n’a bougé : les villas, les arbres, les palmiers, le soleil.  Là-bas à l’horizon, derrière la ville,  des dunes de sables!  Image bien appréciée de la personne qui vous parle.  Elle a tourné la tête vers la droite, focussé son regard vers le bas, et en l’espace de, bof disons 2 ou 3 secondes, a décidé de son emploi du temps pour les dix jours qu’elle passera à Nouakchott : Dolce farniente au bord de piscine sur sa chaise longue en dessous de le pergola.  William et Sugar n’y seront pas mais Bill, Erica et Léo et j’en oubli les autres lui tiendront compagnie.

 

Je dis que rien n’a bougé, rien n’a changé ?  Je dois vous dire qu’une chose n’est pas pareil : la luminosité.  En avril dernier c’était éblouissant.   Nous sommes dans la saison de l’harmattan la saison des vents et ici qui dit vents dits sable dans l’air.  Du sable et du sable et encore du sable il y en a tellement qu’on en a sur les lèvres, sur la peau.  La ménagère me dit que ça donne la toux.  Tiens a-t-elle raison ?  L’expert a mal à la gorge ce matin. 

 

Je dis rien n’a changé, mais la température si.  La nuit c’est 14 degré et le jour 22 ou autour de.    Ici c’est froid, très froid 14 degré.  Pour eux je veux dire.  Ils s’en plaignent comme nous à des moins 20° ils disent qu’à 14 ils sont « à la limite ».    Le chauffeur de Mélainine qui vient reconduire André lui dit hier, parce que sa voiture ne partait pas  -c’est parce qu’il fait froid.  André lui dit : mais non c’est parce que tu l’as noyé.  -  Non non patron, c’est le froid qui fait ça !  Bon ok, il a fait semblant de le croire.  Le boy piscine, nettoie tous les matins la dite piscine, le fonds est couvert de sable.  Il a une tuque, un manteau d’hiver comme s’il allait faire du ski après.  Il me voit, coquettement vêtue de mon « maillot de barbie » rose  (n’ayant d’elle que le maillot), - mais madame tu n’as pas froid ?  Il ne le sait pas mais 22 degré chez-nous c’est chaud.  Et je lui explique.  A son tour de faire semblant de me croire ?

 

Pendant que j’y pense, je vous raconte un petit fait cocasse.   Le premier jour, comme André voulait avoir des vêtements propres le dimanche, nous les donnons à la blanchisseuse de la blanchisserie de l’hôtel.  Si on donne le sac avant 9 heures on  nous le remet le jour même.  Les très précieux vêtements reviennent bel et bien l’après midi mais Ohhh drame ohhh désespoir ;  avec une autre chemise dans le sac!  Où est MAAAAAA chemise ?  Heureusement nous étions les premiers à recevoir le lavage.  Quand même, ils ont fouillé tous les sacs pour retrouver SA chemise !  Ah yaille yaille !  

 

 Une autre encore ?  Comme tous les jours nous devons aller à l’aéroport au « Litige bagages » voir si la valise est revenue, nous prenons un taxi.  Vous vous rappelez ?   Les vieux taxis Mercedes ?  Hier c’était non pas un vieux mais une très vieille baraque en décomposition qui jadis était une Renault. Des parties attachées avec des broches, les phares avant et arrière cassés,  une épave quoi !  Le siège avant où André est assis n’est pas attaché. Moi en arrière j’ai le toit gondolant qui me tombe presque sur la tête.   Mais on le prend quand même.  Ces moments nous amusent quoi.  En route le taximan doit  à maintes reprises « restarter » et on avance clopin-clopant.  Le moteur arrête une dernière fois et rends l’âme.  Il nous reste encore disons 1 km à faire.  Le chauffeur débarque et nous hèle un autre taxi.  On lui dit de laisser faire nous finirons à pieds, nous y sommes presque.  André paye quand même la course 500 ouguiyas (2$) et nous faisons…bof…10 pas ? Voilà qu’une une belle Mercedes arrête et nous invite à monter.  On pense que c’est par courtoisie, mais non, il nous dit avant de sortir : -tu me donnes ce que tu veux !  Et il dit qu’il nous attend.   Tiens voilà 100 !  Et la valise n’est toujours pas arrivée !  Non seulement ça ils ne l’ont pas encore localisée.  On aura certes à en faire notre « deuil » de nos affaires.  Snif ! Snif !

 

Tant qu’à vous parler de l’aéroport.  Voilà un autre endroit inchangé.  Les bagagistes qui nous embêtent jusqu’à épuisement y rôdent toujours.  Dès qu’ils nous aperçoivent  la junte et les chariots nous attendent de pieds ferme pendant que nous passons les douanes. Un a réussi à nous gourer.  André lui disait NON Merci !  La navette du Novotel est là !  Il est revenu avec la pancarte de la navette en main.  Je me suis laissé prendre : j’ai dit OK.  Grave erreur.  Il prends nos tickets, s’occupe de récupérer les valises.  C’est lui qui nous a annoncé que la verte n’y est pas.  Lui qui est allé  eeee non lui qui a dirigé André au kiosque « Litiges Bagages » enfin bref, une heure plus tard, avant de prendre place dans la navette, avec le vrai chauffeur,  il demande à André rien de moins QUE 50 Euros !  70$  Non mais ça ne va pas !  Je te donne 2000 c’est très bien payé !  Vous le croirez pas : il refuse les 2000.    On est fatigué, tanné, écoeuré, on veut aller dormir !  On le laisse sur le pavé du stationnement !  Les négociations y’en a marre que dit l’Expert.  La dernière qu’il a subit est à Tunis.  Deux stagiaires qui non seulement voulait les 8 dinars la page, mais demandaient le montant des frais de banque en plus.   Et le comble ?  Un montant pour le taxi ! Sous prétexte que leur salaire arrivait directement au travail ; ils devaient se déplacer  pour aller chercher leur chèque au W. Union.  Ils se sont effectivement déplacer.  André leur a dit qu’il n’y avait plus de modules pour eux.  Dégage !  

 

Parlant de se faire gourer : les grands bourlingueurs que nous sommes, familiers avec les négociations internationales de tout genre, se sont fait prendre pi pas à peu près.  Je vous raconte : Nous sommes au Marché Capitale, les souks de Nouakchott.  C’est dimanche, on est à la recherche de caleçon XXL et je mime des shorts au vendeur parce qu’il nous montre des slips bleu royal fluo sur le bord de s’appeler slip bikini. - Non non mon mêri ne porte pas ces horreurs.  Il y a de tout ce que tu veux dans les souks, et il y a aussi AZIZ.  Il est un « banquier » de souks.  Il change les euros contre des ouguiyas.  Nous avons en poche 60$ can.  Et on négocie, encore une fois, négociation !  Aziz nous dit que le $ américain vaut 180.  Pourtant à l’hôtel on a échangé nos Euros à 305 pour 1 euro.  L’équation était très simple : nous n’avions qu’à soustraire 37% de 305 et on aurait eu le montant exact.  Sapristi, Allah sait où on avait la tête, on s’est fait « fourrer » comme deux imbéciles et calculatrice en main s.v.p. !  Aziz nous a donné  7000 ouguiyas pour 60$.  Je vous laisse faire le calcul, je suis trop gênée pour vous le dire.  On y comprend rien ! Pourquoi ce manque de sagacité certains jours ? Je ne sais pas, des fois on dirait que notre cerveau est séché par le vent ? Le soleil ? La nonchalance ? Ou comme le dit André : trop de sable dans l’engrenage ?  

 

Par contre je me suis reprise quelques pas plus loin.  Un joli sac à main couleur argent m’est sauté en pleine face. – C’est combien ?  -3500   - je te donne 1000   - donne 2700 et de négo en négo je fini par – 1500 ou rien !  et fais mine de partir.  –OK donne « l’agent » !  Quelques pas plus loin, trois kiosques plus loin, me saute encore en pleine face le même sac mais doré, couleur que je préfère.   Je demande :  - je peux échanger ?  -donne 200.  Je lui donne 100 et deux stylos C..... !  Et suis repartie avec mon beau sac en or !  C’est ainsi que j’ai donné mon petit sac noir à ma gentille responsable de Centre d’Affaires.  Voilà, des fois on fait de mauvaises affaires et d’autres, j’ose dire la plupart du temps, de très bonnes. Inch’Allah !  Je suis rendue comme eux, à dire Inch’Allah à tout propos.  Et prononcé en narabe s.v.p.  le HHHhhhh bien HHHHaspiré et le RRRRAAAh bien gutural !  Je vous mentionne les stylos C....  Je « beurre » le continent africain des stylos C... depuis des années.    « Madame Stylo » a un compétiteur au Novotel de Nouakchott.  L’autre jour, à la caisse du resto, je donnais un stylo au caissier et je vois dans le hall d’entrée un Australien qui donnait aussi des stylos.  WOE monsieur chose !  Il m’a vu, avec un grand sourire,  je lui en ai donné un et en retour lui aussi.  Il est cheap le sien.  Le caissier regardait le mien et l’a mis dans sa poche et laissé le cheap australien au bord de sa caisse. 

 

Je reviens aux vêtements que nous avons acheté dès la première journée.  C’est pas facile magasiner ici.  Il n’y a pas Carrefour ou Marjane. On a donc demandé à la réception où on pouvait habiller monsieur ?   Il y a en face de l’hôtel une  mercerie Wrangler qui s’enrichi avec les clients du Novotel « pognés tout nus » comme celui de la 406. C’est là que nous avons revêtu l’Expert.   Le voici donc habillé comme un sous neuf : un pantalon gris un peu trop grand qui a plutôt l’allure d’un Saroual que d’un jeans, une belle chemise,  un t-shirt insolant et de circonstance :  « quick match » est inscrit dessus, un caleçon l’élastique un peu trop serré ou est-ce le bedon qui est un peu trop « prononcé » et des chaussettes un peu trop minces.  Des bas de nylon que dit l’ancien tout nu.  Vêtu de son nouveau « costume » l’Expert quitte vers les 8 h 45 pour les bureaux de l’INAP.  Il l’a bien jonglé cette mission durant celle de Tunis.  Un casse-tête qu’était devenue ce projet.  Surtout à cause de la GT, vous vous rappeles d'elle ?  Elle n’est plus là au grand soulagement de l’Expert.  Et ça se passe à merveille !   Depuis lundi il fait ses présentations power point sur l’APC version Laflamme.  Tous lui disent qu’ils n’ont jamais vu une telle version.  Ils en veulent tous une copie.  Ce que Laflamme refuse toujours.  Il dit : -derrière chaque diapo il y a un discours vous ne pouvez pas avoir juste les diapos.  Ce qu’il ne dit pas c’est que cette présentation est un travail ; un labeur de nombreuses années qu’il a monté lui-même, les soirs ; les week-ends, les congés et il ne veut pas donner gratuitement le résultat.  Il dit que  - c’est comme si on demandait à un mécanicien de donner son coffre d’outils.  IMPENSABLE !   Et bien sûr, va sans dire mais je le dis : avec son « coffre d’outils » il fait « un tabac ».

  tous les formateurs, directeurs, Nouakchott en entier réclame sa présence.  Je le gonfle, mais reste qu’il est très apprécié et il en est très content.   But, il doit poursuivre sa mission.  Aller semer la « bonne parole » au Maroc.  Et moi parfumer ses rues ! Nous quittons, valise arrivée ou pas, samedi à 03 :35 le matin.  Nous serons à CASABLANCA pour 5 ou 6 ou ??? semaines.  Inch’Allah !

 

 Entre temps nous allons tous les soirs prendre quelques bouffées de sable avant de bouffer au charmant resto de l’hôtel.  Tiens, c’est bien la première fois que je ne vous décris pas ce qui « orne » nos assiettes et réjouit nos papilles gustatives !  Et ce n’est pas ici que je le ferai.  Nous mangeons très bien.  Très très bien.  On est très bien au SOFITEL.  Le personnel est sympa, super gentil.  Et les jours, malgré les petits embêtements du premier et les petits fait cocasses s’écoulent doucement.   Bon, je crois bien avoir raconté un peu de not’vécu du moment.  Je retourne à la piscine.  Erica et Léo m’y attendent.  Il reste queeeee je voudrais bien savoir ce que font Henry et Sugar !  Hhhhhhhhhh (soupir un peu triste je vous dirais). 

 

A’s’lemaaah et à la prochaine ! Probablement de l’Hôtel Farah de l’Avenue des Forces Armées de Casa ! 

 

 

Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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Un BALLET sur la rue Habib Bourguiba!

J'ai une belle histoire à vous raconter

 Celle d’un spectacle extraordinaire, que dis-je, un spectacle époustouflant que j’observe tous les soirs dans la vitrine de ma chambre :  un Bal d’oiseaux!.  Ce bal existe depuis toujours, du moins depuis que l’Avenue Habib Bourguiba existe. Personne ne peut dire le pourquoi du comment.  Mais le spectacle est vraiment stupéfiant.  Je vous le décris. 

 

Je suis bien installé dans une fin d’après-midi typique :  assise sur le lit, bien accotée sur mes 2 oreillers, je lis mon bouquin.  La grande fenêtre se trouve à ma gauche.  À 16 h 45 heures pile, je vois arriver une envolée d’oiseaux noirs ( ma culture ornithologue tunisienne ne me permet pas de vous dire la sorte, chose certaine, je peux affirmer qu’ils sont tous de la même famille. Tous pareil, pareil! De la taille d’un Gros Bec disons).  Je continue à lire.  Mais de seconde en seconde il y a de plus en plus de points noirs dans le ciel.  Je me lève, curieuse de voir ce qui se passe.  Comment vous dire?  Ahurissant? ce que j’ai  là « drette devant ma moi ».  Et comment vous le décrire?  Une horde d’oiseaux, et une autre, et une autre, et chaque bande, dans une envolée de « valses à trois temps » (le Danube bleue accompagnerait très bien mon bal tiens):   Tra la la la la la…une grande envolée par en haut….la la une grande par en bas …. la la…un demi tour…et on reprends. De vol en vol, quasiment d’étage en étage, les valseurs descendent, ils se croisent, se rassemblent, se décroisent, un groupe se joint à un autre, se détache, et ils repartent un peu par le haut, descendent par le bas, et c’est ainsi jusqu’à à la noirceur.  Je n’exagère nullement en vous disant que des centaines de milliers d’oiseaux dansent gracieusement devant ma fenêtre.  Ils sont d’abord à hauteur de l’hôtel.  Comme elle a 22 étages, ils sont assez haut. À 17 h 30,  ils se posent tous sur une branche des Ficus qui longe le trottoir du milieu.  Fait étrange seulement sur ceux devant l’hôtel et quelques blocs à côté en ont l’honneur. 

 

Comme nous sortons vers les 17 h 45 pour aller à « notre salle dîner »;  dès la sortie,  nous avons un concert de Coui coui coui coui coui  à « enterrer » le bruit du trafic. Allons voir si nous pouvons les apercevoir. Précaution à prendre tout de suite : qui risque de marcher dessous les arbres risque de se faire chier sur la tête.  Vite on passe sous les ficus.  Et est-ce qu’on les voit les millions d’oiseaux?  Bin oui!   je vous dirais qu’il y a autant d’oiseaux qu’il y a de feuilles.  Et ça « couicouine » à tue tête.  Bien malheureusement,  autant de fientes sur le pavé aussi.  Tous les matins, des nettoyeurs avec leur grosse brosse nettoie le chemin de fientes!

 

 

 

Bien voilà!  Je crois bien que c’est le dernier épisode du Carnet Tunisien.   Nous quittons jeudi prochain à 20 h 15.  Nous nous envolons sur les ailes de Royal Air Maroc.  Nous faisons une escale à Casablanca et atterrissons à Nouakchott à 03 :35 heures, le matin.  Je vous déjà les cartes d’embarquement, de débarquement, les douaniers, mais cette fois-ci pas …taxiiiiiiii!   Mon correspondant,  Omar Diop du Novotel Tfeila, m’a assuré que la navette viendra nous chercher.   Je peux vous dire quand nous arrivons, mais ne sais vous dire quand nous quitterons. C’est un casse-tête que ce Projet Mauritanie. André démêlera les morceaux avec Mélaïnine, le Mauritanien en Chef dès son arrivée.  Il se peut que nous y restions 6 ou 8 semaines.  But, comme  A a beaucoup à faire au Maroc, une ou deux serait préférable.  Avec tout ça on sait pas non plus les dates de retour au Canada.  Enfin, bref, je vous raconterai sur place le déroulement.  J’aurai beaucoup de temps.  Nouakchott, ce n’est pas Tunis.

 

LUNDI 9 JANVIER 2006 :

 

Il pleut toujours sur ma ville!  Bof, cé pas bien grave, j’en ai fait le tour à mon goût. Ça me donnera du temps pour commencer à refaire les valises.  Un peu triste je vous dirais. Une petite note coquine et  joyeuse vient de se produire :  on sonne à la porte.  André va répondre.  C’est la Chef Concierge.  – Bonjour, est-ce que la belle femme est là?  Excusez mais il fallait que je vous le dise.  Ça me fait rire me faire appeler ainsi.  Rire mais je l’avoue, c’est quand même flatteur non!  Et puis, plus flatteur encore, tout au long du séjour,  on déposait sur la table de chevet de la « belle femme » deux belles roses blanches.  Parfois des rouges.  HhhhhhhhhhhHHHHH (soupir).  Je l’ai fait remarqué à « beau bonhomme » qui partage la même chambre…qui sait?…sur la rue TG…un matin! 

 

Mes bien cher lecteurs (et non électeurs ha ha)  c’est sur cette note que je vous dis  à la prochaine.  Merci de m’accompagner à chaque escale.  À chaque fois que je compose, je vois au bas de la page le nombre que j’ai écrit.  Présentement je vois  6/6  Je me dis que ça vous en fait de la lecture. Mais voyez-vous, je tape à la machine comme je parle!  Et je parle beaucoup! C’est ma « tortue » qui se fatiguera à l’envoi.

 

OK… Avant d’atteindre le 7…JE VOUS FAIS UNE GRAND BONJOUR!   Bisous!

 

 

 

 

 

 

 

 

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Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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Prendre une marche à TUNIS!|

Ce n’est pas sous mon parasol, allongée sur ma chaise longue à la piscine du Sofitel Tfeila de Nouakchot que j’ai composé mon coucou.  Eh bien non!  Je suis toujours assise devant ma « tortue » du Publinet de l’avenue H.Bourguiba!   Nous devions quitter le 6?   Nous quittons le 12.   Nous n’en somme pas malheureux.  Un mois à Tunis est loin d’être désagréable.  Et pourquoi ce changement de calendrier?  C’est l’Aïd El Khebir!  La GRANDE Fête du Mouton, les 10 – 11 janvier.  Une grande fête musulmane.  Deux jours de congé!  On pourrait dire quatre.  Un jour pour préparer les deux jours, un autre pour se reposer des deux.  Une semaine de perdue concernant C International.   Or, comme c’est aussi 2 jours de congé en Mauritanie, André a préféré « les perdre » ici.   Ça coûte moins cher perdre son temps à Tunis qu’à Nouakchott.  Et comme nous sommes très heureux ici ça fait notre affaire.  Même si moi j'aime bien vivre à Nouakchott...  

 

C’est incroyable!   Déjà UN mois?  On dirait que ça fait 2 semaines.  Le temps passe tellement vite!  La semaine dernière, nous étions jeudi, on se pensait à mardi. Heureusement que j’ai acheté un calendrier au Dollorama avant de partir.  Je le laisse, bien en évidence sur le pupitre, juste à côté de la flèche qui me montre où est la Mecque au cas ou je veuille faire ma prière quand le muezzin m’y invite.   Chaque jour qui passe, est marqué d’un chiffre.   Ainsi on risque pas de manquer l’avion  J’en suis au numéro 26 ce matin. 

 

Tant qu’à attendre l’avion, si on allait prendre une marche ? Vous avez marcher à   Casablanca, Nouakchott, Dakar, Bamako, Libreville,  mais pas à Tunis.  Vous connaissez nos décors, nos restos, nos plats, nos ci nos ça, mais un tour du quartier pas encore.  Alors, attachez bien vos lacets, nous partons!

 

Comme le séjour Tunisien n’en est pas un de «chaise longue-piscine- bronzette » je dois faire autrement. Outre lire mon très intéressant bouquin « La Rose Pourpre et Le Lys », écrire mon Carnet de Voyage et en e-partager quelques chapitres avec vous.  Outre tenir le registre des dépenses personnelles et celles de C Inter, pitonner 2 heures au Publinet pour envoyer 3 mails, faire mes petites brassées de lavage, ou des jours carrément rien faire,  tous les jours j’arpente et ratisse de long en large le centre-ville de Tunis. Je musarde de rue en rue, de boutique en boutique.  À mon très grand soulagement, je dois vous dire qu’il n’y a aucun danger à circuler seule à Tunis.  On épie « la gazelle » de la tête aux pieds,  mais on ne l’interpelle pas.   C’est même une gazelle qui m’a dit :  « vous êtes très élégante ». Et une autre m’a dit :  « votre parfum sent vraiment bon » Merci beaucoup!  Donc, la très élégante gazelle aux effluves d’Armani Mania,  parfume les rues de Tunis sans aucune crainte.  Il est 11 heures, nous partons!

 

Prenons le jour où j’ai eu besoin de mes kleenex rose parfumés à la rose, de déodorant, de dentifrice,  et de grignotages.  Je demande à Aïcha dans son costume de soubrette où je peux trouver tout ça?   -Mais tu vas à Champion, c’est comme à Carrefour, tu trouves tout et c’est pas loin.  Et elle me le montre de la fenêtre de la chambre :  - tu vois, c’est là-bas où il y a 2 arbres.   Oui, je vois bien les 2 arbres et une grande rue qui semble y mener.  Ouais, pas loin? Voyons voir à pieds maintenant.   Sur ma carte de Tunis, je vérifie les rues à prendre et mémorise les principales.  Par prudence,  j’écris sur un bout de papier le numéro de mobile d’André :  xxxxxxx.  J’ai aussi dans mon sac une photocopie de mon Passeport.  Je garde toujours en tête que si je me perds, ma dernière arme sera de m’installer à un coin de rue et de faire comme ils le font : étendre  le bras,  lever nonchalamment la main en pointant de l’index le taxi jaune qui n’a pas de passagers :  Hôtel Africa s’il vous plaît!  Il est donc impératif de me garder quelques dinars en poche.

 

À la sortie de l’hôtel, je tourne à gauche, traverse, saine et sauve, l’Avenue Habib Bourguiba et après 2 coins de rues tourne à droite.   Nous nous trouvons sur  l’Avenue de Paris.  Ma carte m’a indiqué les rues perpendiculaires : Garibaldi, de Ghandi, du Luxembourg,  de Lénine, de Ghana, de Naplouse, de Naplouse?  ooopss je me suis trompée.   Je retourne de Naplouse pour prendre l’avenue Habib Thaneur? Jean-Jaures?  « où je suis là ? »  je demande à un policier où est Champion? –  continue tout droit, prends le passage, tu connais le passage? – Oui c’est le petit passage entre le TGM et le grand immeuble blanc?  (je l’avais remarqué mais n’avais pas osée le prendre)  -  après tu traverses les rails et tu arrives à  rue de Palestine et c’est à 400 mètres.  Je rebrousse chemin et  fais ce qu’il me dit.  Au dit « passage » je suis un peu méfiante par ce que c ‘est un petit trottoir à moins d’un mètre de large, entre un immeuble et une clôture là où sont les rails du TGM.  Je prends une grande inspiration et le passe sans heurt.   Je traverse de l’autre coté des rails,  une pancarte sur immeuble m’indique la rue de Palestine et  voilà!  Champion!   Ahhh mais pas juste Champion, c’est un centre commercial et il y a aussi un Mariannaud.  Une gigantesque Parfumerie.  Justement, j’ai besoin d’un rouge à lèvres.  J’entre.  Une jolie Tunisienne me reçoit, me conseille et me maquille de crayon et rouge à lèvres qui, selon elle, m’ira très bien :    Rouge Éclipse couleur #24 « Cuivre Troublant ».  Je m’éclipse de cette parfumerie et entre au Champion faire mes achats.  Je fouine  dans les allées tout en inspectant les produits qui y sont étalés.  Et il y a 2 étages à Champion.  J’ai le temps!  J’aime ça faire le tour des épiceries étrangères.  Je manque jamais l’occasion d’y aller.  Les hyper-marché, les pharmacies, les parfumeries, les librairies.   Ahhh les librairies, je voudrais en avoir une à moi toute seule.   L’odeur du livre me donne des frissons.  Revenons à Champion.   Je marche dans toutes les allées.  Contrairement à chez nous, ici, la Poissonnerie a tout un pan de mur.  Et ça me prendrait une page pour vous réciter l’étalage.  Je perds beaucoup de temps au comptoir des crèmes, gel douche, etc…  Bien voilà c’est fait.  J’ai vu ce que mange et dans quoi mange les tunisiens.  Bref j’ai tout vue leur « style de vie »!    Et aussi  trouvé ce que je voulais.   Il est 13 h 15, faudrait bien penser à  rentrer. 

 

Espérant ne pas trop  « troubler »  de Tunisiens avec mes lèvres fardées de mon nouveau rouge,  cuivre troublant,  je reprends le même trajet.   En passant devant les petits restos, l’odeur du poulet grillé aux herbes me fait saliver.   Faut dire que j’ai pas dîner et j’ai faim.   Comme des gargotes à shawarma il y en a à tous les 20 pas,  je choisis celui qui me paraît le plus propre.   Là où il y a des femmes aussi.   Devinez mon choix?  Hé oui, un  Shawarma poulet, que je mange debout.   Dans une gargote  il n’y a pas de table.  Que des comptoirs au mur.  Mmmmm non mais cé tu bon un shawarma avec des frites dedans!  J’ai mangé, j’ai payé 1 dinars 50, on continue, tout en jetant des coups d’œil au boutiques de « mobiles » (cellulaire)  que je rencontre sur mon chemin.  Je voudrais bien en avoir un.  Un qui me servira partout en Afrique.  Mais, comme je n’ai que 10 dinars en poche, c’est pas aujourd’hui que ça va se faire.  À 14 heures 30, le portier de l’Africa m’ouvre la porte « Bonjour Madame! »  Ouf!  Vivement mon lit, les deux pieds appuyés au mur! 

 

On s’est bien reposé les pieds?  On repart!  Le lendemain matin c’est toujours vers la gauche, direction sud.  Vers la droite c’est le Port, La Goulette et mon Publinet.  On prends donc les rues Charles de Gaules, de Carthage, de Hollande,  de Yougoslavie, de Russie, du Maroc, d’Algérie mais quelques unes difficiles à retenir du genre :  Abderrazak, Ibn Khaldoun, Farraht Hacheb pour enfin aboutir à la rue Al Jazira.  La rue des marchands ambulants mais aussi celle qui longe la Médina.  C’est là que j’ai acheté mon Hijab.   Le samedi c’est impossible d’y aller tellement il y a de monde.  André et moi avons rebroussé chemin;  nous étions incapable d’avancer.  C’était suffocant!  Les matins de semaine c’est moins pire.   But, contrairement à beaucoup de villes africaines, (et à la Médina) sur Al Jazira, les vendeurs ne vous embêtent pas ni ne vous agressent comme à Dakar disons. On vous laisse regarder, on vous aide à choisir, et on vous demande le même prix payé par les résidents.  On les entends crier en arabe, dieu sait quoi!  Ahhh la la on est loin de la rue Wellington quoi!   Décidément, c’est très agréable la Tunisie!

 

Comme je ne veux pas me perdre, je fais un trajet en carré.  Du moins je tente d’en faire un.  J’observe là où je passe.  À chaque coin, je remarque et tente de mémoriser quelle boutique ou hôtel pour me repérer au retour.  C’est ça ou faire comme Le Petit Poucet?  Laisser tomber sur mon parcours, non pas des morceaux de pain mais au nombre ou j’en mange, des morceaux de Shawarma! Ha ha ha!   Ce matin, dans le même quartier, carrément perdue,  je suis arrivée au Marché Central.  Oh la la!   En fait c’est le marché où vont les Tunisiens « ordinaires » ceux qui n’ont pas les moyens d’aller à Carrefour, Champion, Monoprix ou Géant pour leurs emplettes.  Je n’entre pas à l’intérieur.  Voir les poissons et les têtes de veaux ou toutes autres cadavres ne m’intéresse nullement.   Une odeur d’épices titille mon odorat!  Je vois des kilomètres de poches d’épices de toutes les couleurs.  Je m’arrête à la première vendeuse. 

– qu’est-ce? Que je demande à la dame.  – Corète (et un mot en arabe) me dit-elle   - - - Corète?   - Une épice pour le poisson.  Enfin, elle a pas dit la phrase au complet, elle en est incapable.  Elle a dit :  « poisson » et a mimé de ses doigts qu’on en met une pincée dessus.  J’en prends et aussi du carvi.  On verra ce que ça donne de retour dans ma cuisine. Ahhh Mon dieu!  Cuisine!  Quel mot horrible!  Balai, torchon, vaisselle, OUACH!  « quéca » que je dirais à Marilou!  Ha ha!  Ok Ok on s’égare là.   Il est 13 heures.  L’heure d’aller manger mes amandes, ma poire, mes 2 biscuits Saïda aux 6 céréales et mon yaourt.  Nous grignotons le midi.  Nous nous empifrons le soir.  

 

Mais par où je passe?  Je marche, et j’aperçois la rue Charles de Gaule, elle aboutit à l’avenue de France et ensuite H.B.  cella-là.   Je la prends souvent pour aller à Monoprix.  Par manque de repère, je ne sais pas si je la monte ou la descends, bof, marchons-là, on verra.  Ooopsss!  Voilà un kiosque à lunettes de soleil eeeee pardon de verres fumés.     Ciel! (je pense que j’ai dit :  Ah bin tabernouche! Ha ha)   des Dior, Gucci, Chanel, Armani et j’en passe.  La mode est aux énormes lunettes qui te couvrent quasiment le visage.  À Libreville les « hôtesses de l’air » d’Air France en portaient toutes.  Des Dior surtout.  J’en ai vu à  400$ à l’aéroport CdeG.   Voici que j’en ai en pagaille devant moi.   Des contrefaçons?  So What! Personne sur la rue TG ne le remarquera.  Pas le choix,  perdue pas perdue, j’arrête.  Spécialement à l’étalement des Grosses Dior avec un Gros Dior écrit sur le côté!  - c’est combien?  5 dinars!  Bordel!  J’en prends 2 paires : des marrons et des noires.  –vous pouvez me dire par où je passe pour retourner à Habib Bourguiba?  Il me montre la direction en diagonale, mais j’étais dans le bon sens, c’est déjà ça! Avec mes Grosses Dior qui me protègeront non pas seulement du soleil, mais au volume qu’elles ont, aussi du vent;  je remonte par la rue d’Espagne et le vent me ramène saine et sauve à la porte de mon hôtel.  

 

Plus je déambule dans mes rues, plus je me questionne:  les Tunisiennes ne s’achètent-elles queeeeee des chaussures?  Il y a un magasin à toutes les 2 boutiques quel que soit la rue, quel que soit le shopping center, quel que soit le quartier.  J’ai jamais vu autant de boutiques de chaussures, ni de chaussures de ma vie.  Je me dis que si elles marchent comme je le fais, je « capiche »!  Je remarque surtout les  bottes à talons hauts et aiguilles,  à bouts pointus, très très très pointus,  assez que le bout retrousse.  Tu chausses des 36 et on dirait que ce sont des 39 avec ça.  Imagine si tu chausses du 39?   Oh la la!   Beaucoup sont décorés de « diamants »,  posées comme un bracelet à la cheville,  sur une boucles, enfin un peu partout sur la botte.  Habiter ici quelques mois, certes j’en porterais avec ma belle jupe paysanne noire pi ma petite robe noire à froufrou.  Mais vous me voyez,  sur la rue TC avec un tel accoutrement?  Moi non plus.

 

Côté vêtements?  Rien de bien reluisant pour ajouter à ma garde-robe.  Les vitrines ne me montrent que des gilets à col roulé,  en laine (ou acrylique) et de couleur marron, rose, noir ou bourgogne.  Des jupes, pantalons, vestons, manteaux toujours de ces même couleurs. Un jour, au Palmarium, Oh Surprise!  je vois dans la vitrine deux beaux t-shirt:  Un Versace et un Chanel.  J’aurais un penchant pour le Chanel mais il n’est pas de la bonne couleur.   Le beige avec Versace brodé en brillant dessus me plaît bien.  Allons voir.

 

J’entre et  me dirige vers le t-shirt convoité.   Je demande à la vendeuse de quelle « grandeur » est le Versace?  GRANDEUR?  Me dit-elle,  en me regardant de haut en bas  - Eeeee avez-vous du petit?  du grand?  - Ahhhhh LA TAILLE?  -  Oui oui, avez-vous TAILLE large? grand?  -  c’est TAILLE unique, il faut l’essayer.  Ce que je fais.  Je ressors de la cabine et déçue je remets  le t-shirt de TAILLE unique car il est trop « serré » que je lui dis.  - Serré? –Eeeeee (pensons vite) MOULANT !  Fiou c’est le bon mot, elle a compris.  -Mais madame c’est un BODY (lire bodi) et c’est MOULANT  un bodi.  Je lui explique que ça fait plus que mouler, que le  bodi, il  « aplatit un peu trop les seins » tout en mimant ce que je lui avance.  Est-ce le mime?   Elle a compris « aplatit aussi ».  Alors,  elle me dirige vers  ceux qui ont une TAILLE  S M et L et qui ne MOULE pas ni n’aplatit.  Beurk!  (que je ne lui mime pas) ce sont ceux qui me font horreur.  – Merci beaucoup!  Je suis sortie les mains vide mais quelques termes précis dans mon disque dur :   les vêtements ont une TAILLE et non une grandeur!  Et qu’un BODI ça serre pas mais ça MOULE.  J’ai aussi appris que brun cé pas brun, cé MARRON.   Tiens, tant qu’à parler de la langue froooonçaise, faisons une petite parenthèse de sa DICTION. 

 

J’ai beau me mettre la bouche en « cul’d’poule » pour me faire comprendre, m’appuyer la langue sur les ddddents pour ddddire mes dddddd, de même pour les Ttttt et ne pas  « dzire  tsu veux  tsu dzu thé » la prononciation du « in » nasillard québécois n’est pas du tout compris.  Exemple :  si on demande « du VIN rouge s.v.p » on se fait répondre :  « Pardon? ». …« du VAN rouge s.v.p. » et arrive une bouteille de Magon!  Ban, cé bian bian difficile, toujours penser à dire :  « Deman matan je mangerai du pan au raisan et avec les van dinars qui me reste je m’acheterai une bouteille de VAN rouge.  Tian toi! »  Il faut y penser à chaque fois. C’est donc une pratique quotidienne qui nous amuse bian.  Par contre, André aurait intérêt à prendre des cours de langue allemande.  On lui parle en allemand partout où il passe.  Il dit qu’on le prends certes pour le Président de Daimler Chrysler !

 

Et le Président de Daimler Chrysler, depuis notre arrivée,  par son  comportement alimentaire, m’étonne et c’est peu dire.  Je suis très surprise de le voir vider son assiette, (c’est juste s’il ne la lèche pas) de manger des frites et toutes les frites, de s’aventurer dans le choix de ses plats.  Et plus étonnant encore,  il mange du spaghetti bolognaise plus souvent que moi.  Là vraiment j’en suis « bouche la bée »!  Il dit que la sauce est très bonne.  Je suspecte les chefs de les faire avec de l’agneau haché.  Plus encore,   il sauce  son « pan » et sa viande dans le harissa,  la sauce ultra-piquante made in Tunis, et ce,  tout au long du repas.  Un autre homme voyage avec moi.  Mais faut dire, et vous le radoter encore :  nous mangeons très bian et pour pas cher.  Des jours, on se demande sérieusement si on devrait pas aller dans une Agence Immobilière pour voir les Villas et les  aparts à vendre, du moins à louer, à Hammamet tiens.  C’est ça ou demander l’asile politique.  Dire que « Ducon » (l’ineffable Duceppe) le Bloqueux en chef, nous opprime!  OK!   ici on se calme, on inspire….on expire….une deuxième fois…pi encore une autre fois!  C’est pas le moment de faire ta campagne électorale Suzanne!  Avant que je me « gonfle »,  je prends congé de vous!  

 

à+ 

 

 

 

 

 

 

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Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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BALADE à Korbous...Hammamet...

TOUT D’ABORD BONNE ET HEUREUSE ANNéE 2006 À VOUS!

 

J’ai mis du temps à vous raconter notre sortie du 25 décembre.  Nous sommes le 3 janvier, je devrais vous raconter Le Jour de l’An à Tunis, mais, voyez-vous, j’avais commencé un long récit dans lequel je vous décrivais à peu près chaque village jusqu’à destination. Et puis en le relisant, je me suis dit que tout le monde a un jour vue de petits villages pittoresques dans un pays quelconque. À quoi bon vous décrire les miens.  Cé bin beau la Tunisie, mais on va pas faire d’une ballade dans sa campagne l’événement du siècle! Ni le dictionnaire de ses noms de villes et villages. J’ai donc recomposé mon carnet de voyage…que voici :

 

En mars 2002, La Tunisie avait eu le grand bonheur de nous accueillir pendant 3 semaines.  Merveilleux séjour qui nous avait permis de visiter et revisiter et encore visiter :   CARTHAGE et ses Musées, LA MARSA, LA GOULETTE, SIDI BOU SAID, GAMMARTH, SOUSSE, PORT EL KANTAOUI, sans oublier Tunis.   Ridah tenait donc à  nous faire découvrir autre chose.  Son choix s’est arrêté vers le CAP BON :   KORBOUS à 50 km d’ici. Une charmante petite ville déjà réputée à l’époque romaine et qui était, dit-on, une destination prisée des Carthaginois. « La ville thermale aux sept sources » n’est pas tellement  fréquentée par les touristes mais surtout par les tunisiens.  J’ai lu que chaque  source a sa particularité.  Par exemple, la source Aïn Chiffe est indiquée pour les troubles digestifs et gastriques.  Celle d’Aïn Thalassira soignent l’eczéma.  Une source pour un bobo.   C’est une eau naturellement sulfurée, légèrement chlorée et naturellement chaude.  Dans les Thermes de la ville, on y fait aussi des cures : de relaxation, d’amaigrissement et remise en forme.  La Tunisie n’est-elle pas devenue le paradis des Thalassos?  Selon un reportage à TV5 OUI!

 

Or, ce 25 décembre 2005, Ridha, Hajer (son épouse), Alies (leur fils de 2 ans) et  deux « canadiens errants » sont en route vers Korbous.   Et pas par l’autoroute. Notre chauffeur préfère sillonner les petites routes  étroites qui longent la mer.  Tellement étroite que rencontrer une voiture en sens inverse, immanquablement, on se ramasse non pas dans le champs de patates, mais bel et bien dans le champ’d’olives. On aurait un méchant problèmes si ça nous arrivait, par ce que tout au long du trajet, il est fréquent de voir une famille bien installée sous un olivier,  pour y faire le BBQ dominical.  Certains endroits sont aménagés comme des « rest area » chez-nous.  La famille ici, ça marche!  Le papa, la maman, les enfants, la tata, le tonton, le papi, la mamie, les cousins et cousines, ils sont une « cellule » indissociable. La petite famille qui nous sort aujourd’hui,  habitent présentement chez les parents de Hajer, et comme dit Ridha :  un petit studio où tout le monde circule!  J’ai l’impression qu’il veut dire un corridor où la famille circule.  Il nous avoue aussi, que de Montréal, une semaine ne se passe pas sans qu’il téléphone à sa mère.  Hajer s’ennuyait tellement de ses parents, qu’elle est ici depuis le Ramadan. Imaginez, ça fait même pas un an qu’elle habite au Canada.  Cela dit, revenons sur la route de Korbous, et roulons, en toute sécurité,  vers notre destination.

 

La canadienne errante en Tunisie et qui est  assise en arrière côté gauche aime bien les images qui défilent de sa fenêtre.  Pour un 25 décembre, berger, moutons, oliveraies, palmiers, mandariniers, ouais avouons que c’est de circonstance.  Et très agréable à observer.  Règne une atmosphère  paisible, une image de douceur et de sérénité,  à peine troublée par les bergers et leur troupeau de moutons qui circulent en plein milieu de la route. Un régal de dépaysement! D’autant plus dépaysant quand je vois les gros cactus qui font clôture entre le chemin et les champs.  Ridha me dit que les fruits que je vois sur les cactus ce sont des figues berbères (je suppose qu’il veut dire figues de barbaries) comme il les nomment. Hajer ajoute que c’est succulent des figues berbères.  J’en demanderai au végétarien.  Juste pour faire ma fraîche!  

 

Nous circulons, à petite vitesse, sur la route quand soudainement, PAF! Ça nous saute « en pleine face » on ne s’y attends pas du tout : nous voici en haut d’une falaise. Ridha stationne sur l’accotement. Le « fond d’écran » a subitement changé.  Le Golfe de Tunis est devant nous!  Apercevez, au loin, des taches blanches.  Ce sont Carthage, Sidi Bou Saïd, Gammarth (là où nous habitions en 2002) de l’autre côté de la Baie. Des taches brunes et jaunes avec des points vert?  Ce sont les montagnes, les cyprès et autres végétations inconnues de votre humble correspondante.  Des petits points noirs?  Ce sont des amoureux, assis sur les rochers en bas de la falaise au bord de mer.   Et le bleu, à l’horizon?  C’est la Méditerranée.  Entre ciel et mer!  Oh la la!   

 

Ici j’ouvre une parenthèse :  Comme je veux vous écrire que c’est « très beau » ce que je vois,  permettez-moi une fois encore, d’employer un terme favori des québécois et qui m’interpelle à chaque fois que je l’entends. Il m’égratigne les oreilles.  J’arriverai jamais à comprendre d’où vient  cet amoncellement de mots pour exprimer le mot « beau ».  Il y a eu l’époque du « Supaêre ».  Élaborons le terme qui le remplace :  Dans une émission télé-réalité, Occupation Double pour la nommer,  Bérengère revenait d’un séjour à Venise, avec Maxim, un des participants.  Elle voulait dire à ses copines qu’elle avait été enchantée par son séjour. Que Venise l’avait séduite. Bérengère n’a pas dit que c’était beau Venise. Non, elle a dit et je la cite : « c’est, genre, comme, tsé, t’as pas idée » fin de sa phrase.  J’en suis jamais revenue!  Et devant mon panorama elle me revient.  Attendez que je copie-colle   « c’est, genre, comme, tsé, t’as pas idée »!  le fond d’écran que j’ai devant moi! Fermons la parenthèse et retournons en haut de notre falaise.

 

  Je ne sais pas à quelle altitude nous nous trouvons, mais j’ose pas trop m’avancer.  Au sentiment de bonheur que je ressens en ce moment, nous sommes près du ciel à mon avis. Je vois des petits sentiers qui nous mèneraient non pas en enfer, mais au bord de belles plages. Séance de  3 ou 4 photos.  Une très belle où moi pi mon tchum nous sommes en premier plan. ( Malgré la vitesse tortue de mon publinet, j’essaierai de vous l’envoyer.) Nous sommes veinards, il fait un temps superbe et mieux encore il fait chaud! Ce matin, j’ai mis un t-shirt manche longue  et mon manteau, et mon beau Hijab acheté au marché de la rue Al Jazirah et que je porte, non pas sur la tête, mais bel et bien enrouler autour du cou, en guise de foulards, et mes gants, et mes bottes et pi j’ai CHAUD!  J’en profite pour m’effeuiller. Ne vous méprenez pas sur  « l’effeuillage » j’ai enlevé mon hijab et mes gants!

 

Comme à chaque voyage, non seulement je photographie avec ma toute nouvelle Canon A520, mais avec mes yeux :  j’ouvre grand, je ferme, et je scanne dans mon disque dur ces images grandioses que j’ai là devant moi et je réouvre et je referme. De retour à Sherbrooke, je me fermerai les yeux et elles me reviendront, une à une.  Une chance que j’ai beaucoup d’octects dans mon disque dur! Car j’ai beaucoup de fichiers d’ouvert depuis le temps que je voyage avec monsieur Laflamme.   Ici,  je ne peux m’empêcher de m’exclamer (comme ils le font à tout propos ici ):  Allah’hamdou’lilah!   Enfin, disons que je rends grâce à CEMEQ International bien plus qu’a Allah.

 

Alors, on va manger?  OK,  nous rembarquons dans la petite Fiat et en serpentin nous descendons la côte, là où il y a La Source el Arraka, et les bicoques transformés en restaurants.  Il y a juste ça.   Six ou sept cabanes construites au-dessus de la plage  et en bas le Sauna.   Et si nous allions d’abord au « sauna »?  quand même, c’est pas tous les jours qu’on a devant soi une source d’eau minérale thermique! Je dirais même plussss, miraculeuse!  

Un souvenir me revient à la vue de cette source et au mot miraculeux . Je vous raconte?   Naguère, quand j’étais petite, ma grand-mère m’amenait à LA Source miraculeuse du Québec.  Vous la connaissez?  Celle du Cap de la Madeleine?  Chaque été, j’accompagnais mes grands-parents au pèlerinage de  « Notre-Dame-du-Cap ».  Du mieux que je peux me souvenir, il y avait une source. Et beaucoup de malades.   Et on disait que l’eau de cette source accomplissait des miracles.  Ou était-ce la sainte vierge du cap? Ou le curé de la cathédrale?  Reste en tout cas, que j’y croyais à leur patente.  Je remplissais de cette eau de source une petite sainte vierge en plastique, que mon grand-père m’avait d’abord achetée à la boutique des souvenirs.  Après, le curé, dans une cérémonie à la cathédrale bénissait la bouteille et son eau, pi moi avec en passant.   De retour à  Martinville, même si j’étais en très bonne santé, m’aspergeais de cette eau, comme du parfum tiens, en faisant des incantations pieuses à la très sainte notre dame.  Ma grand-mère me disait qu’elle exaucerait mes vœux.  J’y croyais donc à fond la caisse :  j’implorais la petite bouteille de plastique avec son eau miraculeuse de me donner un « bon mari » imaginez-vous.  Sainte-Suzanne-des-Cantons-de-l’est était bien naïve.  Bien pas tant que ça.  À bien y penser, ne rions pas,  mes prières n’ont-elles pas  été  exaucées?  SI…  Le « bon mari » tant imploré,  je le vois monter les escaliers de  la source el Arraka.  Il est ici, avec moi, en ce 25 décembre 2005!  Et j’en suis follement amoureuse!  Ahhhh « Notre’dame’du’cap’hamdou’lilah »!  Ha Ha!  Ok, une page de mon histoire sainte racontée, comme ça pour rigoler, maintenant retournons à la page de 25 décembre 2005.

 

Nous descendons les marches jusqu’au  bord de la petite plage, non pas de sable blanc, mais de roches arrondies et usées par les vagues. Et pas des petites, des…bof…disons des moyennes.  J’ai a eu la brillante idée de porter mes bottes à talons, inutile de vous préciser que ça marche mal.  Ce désagrément ne m’arrête nullement, au diable les talons.   Du bout des doigts, je touche l’eau de la mer.  On pourrait s’y baigner tellement elle est chaude.  D’ailleurs il y a quelques baigneurs.  Dont un, au loin, qui pêche des oursons de mer.  Je reviens sur mes pas. Direction le sauna.  Ils ont bien raison de l’appeler sauna, on voit très bien la vapeur au dessus des bassins Je me dirige vers le premier, juste en bas de la falaise, là où arrive le fameux jet d’eau minérale.  Bien,  ma foi je dis un jet, le trou d’où sort la source a environ 20 cm et elle coule à flot, depuis le début des temps. Un méchant jet quoi.  Une forte odeur de souffre s’y dégage.  Je me trempe la main.  Elle est bouillante?   Je vois aussi  de la lave qui recouvre de grosses roches dans la falaise! Montagne? Lave? Eau bouillante?  Il me vient le mot Volcan à ce constat.  - Ridha, dit-moi, il y a déjà eu des tremblements de terre dans le coin?  Non non, c’est en Algérie qu’il y en a.  Ridha, dit-moi, l’Algérie, cé loin?  À 180 km environ.  Ridha, dit-moi, il y  a un bateau qui fait Korbous, Tunis?  Non non, il n’y a pas de problèmes!  OK|

 

Un homme « blanc » est assis au bord du bassin.  Il s’y trempe les pieds  et il a une serviette sur la tête.  Il doit être bien malade, car il y reste assez longtemps.  À me voir m’approcher, il lève la tête et en même temps sa serviette et ma parole, il a l’air d’un homard.  Il se fait cuire ou quoi.  Je me demande comment elles font, les femmes assises autour du deuxième bassin, juste à côté, pour se tremper les pieds dans une eau si chaude.  Une m’invite à m’asseoir. Même si j’aurais intérêt à le faire avec mes callosités aux talons…. Eeeeeeee non merci! Une autre m’offre d’acheter une étoile de mer, en beau corail rouge.  Non merci!  Un monsieur, en bas des marches m’offre d’écrire mon nom en arabe sur une assiette en plâtre, peinte à la main.  Non merci!  Bon, On va manger? Oui merci!  

 

Nous remontons la quinzaine de marches.  Juste en haut, à droite, se trouvent les 6 ou 7 petits restos.  Des bicoques à BBQ je vous dirais.  Mais, tout d’abord, il faut franchir la meute de « crieurs du menu ».  Je m’explique :  Chaque bicoque à son crieur, menu en main.  Chacun  essai de « charmer » le client au passage.  Ridha passe le premier, va au deuxième, se fait expliquer le menu je suppose.  Ça n’empêche pas les autres de se regrouper autour de lui et c’est la « tempête verbal » qui commence.  Je vous décrirai pas les menus, j’y comprends rien à l’arabe.  Ridha, lui, comprends et fait un choix : c’est le deuxième qui l’a remporté! On entre, c’est tout petit. Très charmant!   5 ou 6 tables, avec des nappes fleuries en vinyle . Des rideaux de dentelles (toujours en vinyle) pour faire chic.   En entrant, à droite il y a au mur le petit four à charbon de bois et une  belle grosse tunisienne aux joues roses qui y fait rôtir des brochettes.  Au fond une petite cuisine et son cuisinier.  Certes le mari de la dame.  C’est lui qui fait les frites, les salades, sert le coca ou l’eau.  Jamais de vin!  Dommage, nous mangeons des côtelettes d’agneau absolument délicieuses!  Et des salades à plus finir : olives, méchouia (poivrons,ail,piment), carottes à l’huile d’olive, chou, tunisienne, et une grande assiette de frites extrêêêêmement savoureuses , du harissa et une corbeille de pain aux olives!  Comme nous mangeons notre viande avec les mains, je dirais même que nous grugeons les os des côtelettes jusqu’à l’ossss tellement c’est bon, on est un peu « beurré jusqu’aux oreilles » quoi.  Alors, à cet effet, il y a au bout de la bicoque, un petit lavabo pour nous « débeurrer » avant de partir.  Pour 4 personnes + 1 enfant qui ont bouffer comme des gloutons, Ridha a payer  32 dinars. Question de faire digérer un peu, nous prenons une petite marche.  Cinq minutes plus tard, la p’tite famille doit nous dire de rebrousser chemin si nous voulons aller à Korbous centre-ville.  Il faut m’arrêter, je suis capable d’y aller à pieds.  Oublions pas que je suis habituer de ratisser Tunis tous les matins.  Marcher des heures ne me fatigue guère!  

 

Korbous est une très petite ville.  Il y a quelques grands Centre de Thalassothérapie. Tous les bâtiments sont en blanc et bleu. Couleur de la Tunisie.  Ça y est! nous voilà pris en plein trafic, dans ce petit centre-ville,  impossible d’avancer ni de reculer. Et c’est le concert de Klaxon, comme si klaxonner nous déprendrais du bouchon. Mais, Allah sait par quelle manœuvre,  on s’en sort enfin.  Ridha nous dit qu’à Kourbous il y a encore « quelques naïfs qui vendent leur villa pas cher. »  C’est pas aujourd’hui que de telles transactions se feront!  Nous n’avons pas le temps, il nous offre d’aller à notre deuxième destination :  HAMMAMET.  Okééééééééé!

 

On passe des villes comme Menzel Bou Zelfa, Grombalia, Hammam Lif, et  Nabeul, la cité des potiers.  Des vignobles aussi.  Comme c’est pas moi qui conduit, on y fait pas d’arrêt.  À la sortie de Nabeul,  celui qui conduit,  achète 6 kilos de mandarines pour une « bouchée de Shawarma ».  (au nombre ou j’en mange je ne peux pas dire « de pain »).  La campagne est magnifique  avec sa terre rouge, ses vignes,  ses oliveraies à perte de vue et ses orangers, mandariniers, citronniers et ses cyprès. On bouffe quelques mandarines, juteuses et sucrées.  Hajer me fait goûter à une orange non acide.  Spécialité de la Tunisie me précise-t-elle. 

 

Il est 15 h 45, nous entrons à HAMMAMET;   la plus célèbre station de Tunisie. Qui fournit 25% des revenues touristiques. (dixit mon guide Tunisie). « Ville prestigieuse située au bord de la mer, anguleuse, rectangulaire et encore anguleuse.  De temps en temps, du haut du mur d’enceinte, on vous lance un regard » cé pas de moi, cé de Paul Klee. 

 

Il y a des paysages qui vous accrochent à première vue.  C’est le coup’d’foudre au premier regard.  Celle qui est présentement sur l’esplanade, en bord de mer, est sous le choc! Un GRAND CHOC!  Séduite sur le coup!  André aussi!  Ridha nous explique qu’il y a Hammamet Nord, et le tout nouveau développement :  Yasmine Hammamet.  Là où se trouvent les 4 et 5 étoiles et des touristes en pagaille.  Ridha semble préférer les endroits plus pittoresques, nous nous trouvons présentement à  « vieux Hammamet » et détrompons-nous,  c’est aussi un endroit très prisé des touristes. J’en aperçois une meute à la terrasse du bord de mer. Une autre qui circule sur la rue.  Ils parlent allemand surtout.   Ouain!  Pi!   Cé pas grave! Touristique pas touristique, il reste que : genre-comme…..non non ….  C’est beau, très beau!  Et que nous sommes bien, très bien ici!  Comme nous sommes stationné juste à côté, même si toutes les médinas sont à peu près pareils, on y fait un tour.  Celle d’Hammamet est nouvellement aménagée.  J’aime bien l’ambiance feutrée à l’intérieur de ses remparts de pierres.  J’y passerais bien du temps! Mais l’heure avance.  Un jour ça viendra…inch’allah!   On traverse la rue, direction des restaurants..  Nous prenons un peu le pouls de la place en marchant dans de petites ruelles.  Ridha nous montre le restaurant où il a fait « des promesses », un soir, à Hajer!  Ils sont charmants ces deux-là!  On retraverse. Nous marchons sur la promenade au bord de plage. C’est pas une grande plage, mais c’est magnifique.  Propre, très très propre.  Il est 17 h 00, on s’attable à la terrasse bondée de touristes et juste à côté de la médina.  Mais à cause de la foule, le serveur ne vient pas.  On se relève, prends quelques photos, c’est l’heure de rentrer.

 

 Nous circulons dans le centre de Hammamet sur une rue d’un nom qui nous est familier : Habib Bourguiba. Et la tête me tourne de tout bord tout côté :  de belles villas, des immeuble à appartements.  Ridha me « fait une promesse », il me dit qu’il se fera construire une villa non pas à un étage mais à deux.  Ainsi  il nous louera le deuxième étage.  Je suis prête à tout meubler si tu veux.  Et on monte la côte, et je vois une très belle villa toute blanche, de style mauresque, mes préférées : Ahhh la la  J’aime ça! J’en veux une!  Une avec des moucharabiehs bleus à la fenêtre de ma chambre!  Une avec deux grosses urnes de Nabeul et fleuries de chaque côté de ma grosse porte de fer peinte en bleu. Une avec des palmiers dans mon jardin. Un mandarinier dans un coin.  Une avec des bougainvilliers en fleurs dont des grosses branches sont suspendus sur le mur du devant. Une avec une cuisinière qui est à me préparer un couscous poisson pendant qu’un bonne nous sert le thé avec des amandes dedans. Tiens, j’en vois une justement.  À Louer!  Bien c’est celle-là que nous louerons….À NOTRE RETRAITE!  HAN  André?

 

Comme tout le monde est un peu fatiguée, et que le soleil se couche à 17 h 30, nous prenons l’autoroute pour le retour. Les passagers sont silencieux.  Chacun doit se faire son cinéma. Le mien?   La construction, la décoration d’ une belle villa blanche à Hammamet!  Voilà, c’était une très agréable balade à la campagne, le jour de noël 2005!  Ridha dit que la température était exceptionnelle pour une journée d’hiver en Tunisie.  Allah’hamdou’lillah!  Ahhhhhhhh vraiment, ils sont bien loin les deux canadiens errants!  Mais très heureux de l’être :  canadien, loin et errant! 

 

4 JANVIER 2006

 

Notre Jour de l’An 2006? Tranquille!  Très tranquille!  Le 31….Souper à notre « salle à dîner » notre resto où nous allons tous les soirs. On y est comme chez-nous.  A la fin du repas, à la vue des assiettes vides le serveur nous offre tout le temps :  tu en veux encore?  - non.  Il nous apporte quand même une assiette de son délicieux fromage et une avec du fenouil.  – du Pastis qu’il nous dit.  Revenons au 31.   Le proprio nous avait réservé la petite place, au bord de la fenêtre.  Il n’y en a qu’une.  Et le Menu était, excusez-moi de vous le radoter encore, mais qu esse vous voulez, nous mangeons tellement bien!  Entrée :  salade de poulpes (la meilleure que j’ai mangé de ma vie!) et salade de calmars dorés.  Dinde farcie pour moi et Gigot d’agneau pour André. Accompagnait ces délices un Magon rouge.   Tarte Tatin à la pomme comme dessert.  Pi quoi? Bin oui, l’incontournable Thé à la menthe et Espresso pour monsieur Laflamme.   

 

LE jour de l’an, comme c’était jour férié et que tout était fermé, nous avons marché dans la Médina.  On s’est fait achaler, pi pas à peu près, par les « spotter », vous savez ceux qui sont aux aguets à l’entrée, et veulent nous amener dans le souk…. des parfumeurs….disons, et que c’est leur mère qui fait le parfum, et qu’il y a une fête présentement et que ça se termine à midi. Il faut faire vite il est 11 h 30!  Ahh yaille yaille!  Il y en a à tous les 20 pas!   NON MERCI! Qu’on répète à chacun.  On a beau les ignorer, ils insistent :   entre, juste pour le plaisir des yeux!  Non Merci!  Je ne veux RIEN.  Rien?  - André, regarde un t-shirt Chanel beige!  -c’est combien?   -27 dinars   – je te donne 20   -  24    - 20    - 23   - 20  -ok, donne l’argent.  Il le sait pas, mais je l’avais vu au Palladium à 28 dinars.  Il fait chaud, le soleil brille, il est 11 h 45?  L’heure de la Celtia (bière tunisienne) à la terrasse à côté de la Porte de France. La porte de la médina.   « Ahhh bonne année la belle Gazelle » que me dit le serveur! Il fait tellement beau et chaud, que la belle gazelle elle pourrait s’étendre et faire la bronzette.  Bof, je le ferai en masse en Mauritanie.   On va dîner? Et on a mangé quoi?  Bin voyons donc…un Shawarma Poulet!.  Le reste de la journée on l’a passé dans la 909,  à lire et faire la flemme!   Le soir, on a préféré Room Service.  Spagate Bolo et Magon S.V.P.  Jour de l’An tranquille que je vous disais!

 

 

Bon, je vous reviens avec une autre page de mon Carnet de Voyage plus tard.  S’bah’Alkir!

 

 

Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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Repas de Noël Tunisien!

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 Nous avons vu à TV5 ce matin que la neige et la pluie ont agrémenté le Noël en terre québécoise?  Pas en terre Tunisienne!  c’était le contraire, il a fait beau comme jamais.   De très  belles journées chaudes et ensoleillées!   M A G N I F I Q U E!   Mais laissons la température de côté, je vous raconte notre soirée du 24 et du 25.  Les deux mémorables.  Une gastronomique l’autre panoramique! 

Aujourd’hui vous recevez la gastronomique du : Samedi, 24 décembre :

 

20 h 15, monsieur vêtu de son habit « du dimanche » et madame de sa jolie robe et  boléro brodé de perles noires, les résidents de la 909 de l’Africa se présentent au  Buffet du 1er pour le repas de Noël.  Une table était réservée sur le bord de la fenêtre, là où nous voyons les gens circuler et aussi et surtout les très beaux et remarquables réverbères de l’Avenue Habib Bourguiba.  De par leur style, majestueux, en fer forgé noir, ils donnent à cette avenue, un air rétro 1925.  On a recouvert les grosses boules des lanternes de tissus fuchsia ce qui atténue la luminosité et des « spots lights » colorent en bleu  un arbre sur deux.  Tout ça mis ensemble donne  à ce boulevard une allure très spéciale et aussi très romantique.  N’y manque que les cochers! 

 

Revenons à notre salle.  Les lumières sont tamisées. Un air de fête au Buffet du 1er :  sur une table un petit sapin et ses lumières et décorations. À côté,  un Tunisien avec son orgue électronique, vous savez celui qui cache un orchestre dedans?  Il chante et l’orchestre accompagne:  « strangeeeeers in the niiiiiiight weeeeere sooooo deliiiiighted wooooonnnndring at fiiiiirst siiiiiiight weeeeeere soooooo exiiiiiiteddddd».   En prenant place, ça nous saute aux yeux, un étal d’argenterie, une panoplie de couverts, rien de moins que 14 ustensiles  :   4 couteaux, 4 fourchettes, et 3 cuillères;   toutes de différentes grandeurs voir de styles, posés de chaque côté d’une grande assiette en argent et encore une fourchette, un couteau et une autre cuillère posés devant . Ciel!  On se croirait à Versailles?  Les deux châtelains,  se regardent, perplexe, saurons-nous assurer?  On verra bien!

 

Le Sommelier se présente, Oh la la! il a des gants blancs !  il allume  la chandelle  – Monsieur et madame prendrons un apéritif?  Hum Hum que fait monsieur.  –Oui,un Château Saint-Augustin Impérial Magnus (S.V.P. ne pas prononcer Sin togustin mais SAN TOGUSTAN, que voulez-vous c’est comme ça qu’on « perle »  dans not’monde.) –C’est le meilleur! Nous dit-il, Une grande ou une petite?  -Une grande s.v.p.  Il revient, présente la bouteille aux deux convives, montre que c’est un Premier Grand Cru, mais les deux convives voient surtout ses beaux gants blancs et qu’il tient la bouteille des deux mains en versant un doigt du jus divin dans la coupe de monsieur André XIV.  Ce dernier, en tenant sa coupe par le pieds,  fait tourner la sève divine de quelques tours, hume et goûte.  D’un léger signe de tête, il signifie au sommelier qu’il daignera bien en boire.   Un autre serveur rempli nos coupes d’eau gazeuse.  Ciel!  il porte aussi des gants blancs.  Je dirais même plus, les quatre serviteurs aussi en portent.  Monsieur Dame affiche alors un air de pas impressionnés, mais pas du tout.  –N’est-ce pas ma chère?  -Vous avez entièrement raison, mon cher André, il est sublime ce San Togustan!   Ici,  on se place  le dos bien droit, la tête haute , et madame la tête encore plus haute pour afficher son air hautain, que dis-je? Son air princier, les lèvres un peu pincées, vérifie si les autres convives sont de sa « caste ».  Il y a à notre droite, une tablée  d’africains. Un homme, 4 femmes, 3 ados, une jeune fille et un bébé.   Certes un riche Ministre, ses épouses, les enfants et les nounous pense madame de Sherbrookepadour.   À notre gauche une vieille dame anglaise et à ce qu’il semble sa fille. Une amie de la Duchesse d’Edimbourg?

Un peu plus loin un couple de français. En tenue plutôt disons un peu simple à mon goût.  Le frère du Comte de Chépaou et son épouse j’ose espérer!  Rassurée, pas de roturier en notre présence, voyons voir ce que nos cuisiniers ont concocté. 

 

Sur la carte du Menu « Joyeux Noël, Merry Christmas, Buon Natale, Frohe Weihnachten » (on voit ici les nationalités qui résident à l’Africa et surtout qui visitent la Tunisie) nous remarquons tout d’abord  que nos hôtes n’ont écrit que les mets;   aucun prix n’apparaît.  Rien qu’à voir la panoplie d’ustensiles, « ça va nous coûter un bras » que pensent monsieur et madame.  Bof!  C’est le soir de Noël?   Mangeons! Buvons!  Festoyons! Et Tchi-que-Tchi-que la carte Visa!

 

MENU

Assiette Fine Bouche

Crème d’Artichaut frais à l’Essence de Caille

Filet de Loup Denier sur  coulis de tomate

Duo de sorbet à la menthe fraîche

Paupiette de Dinde aux Marrons

Et au Saumon Fumé

Pomme Château

Légumes du Jardin

Parfait glacé sur coulis d’orange

La bûche de Noël

 

Ahhhh Bon!  Voilà pourquoi le nombre d’ustensiles. Ici débute la leçon d’étiquette et la comédia del arte .  Nous avons appris que nous débutons avec les ustensiles du bout et ainsi de suite jusqu’à l’assiette.  Bon, ça va pour le premier service. Passe aussi la crème et sa cuillère.  Un pur délice soit dit en passant.  Tout se déroule bien jusqu’au Filet de Loup Denier.  Il nous reste deux couteaux :  d’abord un couteau ordinaire, de grande taille et un couteau d’une forme particulière, on dirait un couteau à beurre, mais en plus grand.  L’étrange est placé après le couteau ordinaire.  Si on déduis bien et si on respecte l’ordre :   c’est donc l’ordinaire qu’il faut choisir. comme nous savons qu’après Le Loup vient La Dinde, l’étrange couteau, malgré sa place,  ne conviendra certes pas pour manger de la viande.  L’énigme persiste toujours, lequel convient?. Comme on veut donner l’image de gens super à l’aise devant tant de chi-chi;  n’écoutant que notre courage on prend le grand couteau, n’est-il pas le suivant dans l’élimination? Et on mange le Loup Denier.   Mais madame reste sceptique, dans une de ses vies, ou de ses nombreuses lectures, elle a déjà vu qu’on mange du poisson avec le couteau bizarre.  Monsieur lève la tête, et discrètement, il regarde non pas à droite, la tablée du Kenya (Ministre ou pas, on risque de manger avec les mains), mais à gauche celle de la dame du United Kingdom.  Effectivement, elle mange son poisson avec le fameux couteau en drôle de forme.  Mine de rien, la non moins aristocratique mais néanmoins comédienne que je suis, très très discrètement, essuie le couteau avec un morceau de pain, espérant que personne aux gants blancs ni les convives ne l’a remarqué, le repose sur la table et fini ses dernières bouchées de Loup Denier  d’un naturel déconcertant!  -Délicieux ce Loup Denier, n’est-ce-pas mon cher?  Entendre ici, le fou rire des deux.  Vraiment on bidonne! comme le dit mon amie la Princesse Monique de Cotonou!

 

Au fil des plats qui nous sont servis par nos 4 serviteurs, je dois vous dire que le service est impeccable.  Il n’y a plus d’eau dans ma coupe?  Vite, on la remplie.  La coupe de vin n’a pas le temps de se vider, le sommelier en remet. Et on admire toujours le style qu’il a, à nous servir en tenant la bouteille des deux mains.  Un serviteur à gauche, un à droite, les plats se succèdent, une fourchette par-ci un couteau par là, bref, nous nous régalons royalement. L’orchestre nous fait toujours un charmant concert « whaaaaaat aaaaa wonderfuuuuuuul woooooorld ».  Le Bonheur est à Tounès! (tunis en arabe) Le Magnus Impérial étant égal à son appellation de Premier Grand Cru, « Du bonheur en bouteille »!   nous sommes  bien obligé, ce soir encore, et  particulièrement ce soir, de trinquer à LA BARAKA!  Nous sommes vachement chanceux de vivre de si beaux moments et……  Joyeux Noël à Gérard! 

 

Nous sommes au 6 e service, celui du Sorbet.  Ici, aucune question ne se pose, il vient avec sa cuillère, ou plutôt sa petite pelle.  C’est vraiment à quoi elle ressemble.  Puisqu’il n’y a plus d’ustensiles des deux côté,  on se demande bien à quoi serviront les 3 autres en haut. En cas de doute, on est pas inquiet, un bref coup d’œil à Londres à côté et notre honneur sera sauvé.  C’est à ce moment qu’avec une assurance déconcertante, le sommelier nous les place à gauche et à droite et qu’il enlève les graines de pains avec un p’tit truc que nos serviteurs de la rue TC n’utilisent jamais.  Ai’je dit graines de pains?   Nous avons des graines de pains sur la table?  André, toujours avec discrétion,  vérifie si la Dame du United Kingdom en a.  Aucune graine. Bof, notre pain était certainement plus sec que le sien. 

Et on  nous sert le Parfait glacé. L’assiette est très joliment décorée : des petits ronds de coulis d’orange, de la menthe fraîche et tout autour de l’assiette on dirait des mots écrits en arabe et ce en chocolat.  Queeeee c’est beau!   Il reste queeeeee nous commençons à être « bourrés » et que le Festin n’est pas à sa fin!  Le Sommelier pour notre table et les serviteurs pour les autres,  arrive avec LA Bûche de Noël qu’il nous présente, en se penchant.  Admirons le chef d’œuvre du pâtissier :  des petits sapins sur le dessus avec « ma cabane au Canada » à côté, un croissant de lune décoré de chocolat, et une décoration qui fait office de feu d’artifice au milieu!   Ahhh yaille yaille!  Il y en a pour 6 en plus.  Il nous sert une tranche, avec ses 10 cm de crémage!  OUF!   JE N’EN PEUX PLUS et Monsieur  André XIV non plus. Mais quand même, nous honorons le dessert d’une bouchée ou deux  et  gardons espoir de sortir de table vivant! 

        Dites-moi, ma chère, prendrez vous du thé?

    Non mon cher, j’irais bien me coucher! 

 

Voilà!  Notre soirée du 24 décembre 2005.  Dans un mois, nous payerons la modique somme de  170$  (de la « p’tite bière » comme on dit)  Pas cher,  pour ce gargantuesque repas et une si charmante sortie.  En entrant dans la chambre, qu’est-ce que nous apercevons?  Hé Oui!  Une autre Bûche de Noël!  Gracieuseté du Directeur!  On la donnera à Ridah et Hajer demain.  Nous sortons avec eux.  Ils nous amènent à Kourbous et Hammamet!

 

Je vous reviens plus tard avec le récit de ce JOUR de NOËL!

 

 

Bis’lê’maaaa! Qui veut dire Au Revoir en arabe.  Bisous! 

Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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MADAME LEMIEUX RIDES AGAIN! Tome I - Tunis

 14 décembre à 14 h 30,  la porte du 3290 est barrée, les valises sont dans la Malibu, (la voiture que nous avons louée chez Avis).  En embrayant, André dit :  et les papiers de la voiture, ils sont où?  Je sais pas.   Fébrile,  il fouille ses poches, moi le coffre à gants. Il ouvre la valise, regarde dans son attaché case, pas de papiers de voiture.  Peut-être dans les poches du manteau que tu portais ce matin?  Débarre la porte du 3290.  Fouille les poches du manteau.  Fais le tour du condo :   Pas de papiers.  Je lui dis : tu as bien regardé dans tes poches?  Redébarre le 3290, réouvre le coffre, revérifie dans tous les compartiments de son attaché case.  Pas de papiers.  Il est 14 h 45.  Ne nous énervons pas!  Solution la plus simple? retournons chez Avis pour une deuxième copie. Ils auraient repris la voiture quand même qu’a dit madame la loueuse.  Il est 15 heures.  Deux passagers rassérénés,  les papiers en poche, quittent  Sherbrooke.

 

Nous devons refaire le plein avant de remettre la Malibu à son propriétaire. Heureusement, il y a un Pétro Canada juste avant d’entrer à l’aéroport PET.  Pas facile d’accès mais le chauffeur y parvient.  C’est fait,  me voilà à la porte des départs avec 2 chariots pour les valises et les 2 boites CEMEQ.  J’attends!  André, lui,  fait le tour du stationnement, à la recherche du fameux comptoir Avis.  À son retour, il me dit l’avoir fait  2 fois avant de le dénicher.  Mais il me dit aussi :  -  Tu sais où ils étaient les papiers?  Non !  Tu étais assise dessus!  Ahhhhh Bordel!  D’habitude, je cherche avec lui.  Mais là , il faisait tellement froid, et comme je n’avais que mon petit manteau tout beau tout neuf, bien, voilà,  je suis restée « bien assise dessus »! 

 

Ça y est!   On passe « en mode voyage ».   À l’enregistrement  Air France,  on fait la looooongue  queue.  « Y’a’full’de’monde », comme disent les québécois.   Quand c’est notre tour, une agente ouvre une barrière et nous invite à se diriger vers le comptoir <espace première>.  Est-ce ma très jolie et très chic valise qui l’a impressionnée?  Ou bien mon nouveau veston très BCBG? Voir même mon carré Hermès? Elle pense qu’ on s’était trompé de rangée?  Ne nous détrompons pas, ce n’était que pour l’enregistrement.  Ce ne sont pas les sièges 4 F - G mais les 41 F - G de <l’espace tempo> qui nous sont assignés, « genre, comme, tsé, dans la queue » comme disent encore ici les habitants de ma province natale. Bof!  La Première c’est bien plussssss dangereux.  J’ai déjà lu, qu’en cas de crash, ce sont les passagers de la queue qui survivent!  C’est vraiment pas sécuritaire La Première!  Ils voyageront dangereusement, eux, avec leur coupe de champagne dans leur grand siège qui fait un lit.  Non, vraiment, je les envie pas du tout.  Mais pas du tout.  Enfin,  un peu disons! Ahhhh piiiii,  soyons franche, j’apprécierais volontiers voyager dangereusement en buvant du champagne!   But, tel n’est pas le cas!    

 

C’est fait.  Après nos frites et coca light Burger King, l’achat de deux magazines question de liquider les dernières grosses pièces de dollars en poche, il est 19 h 15, pas le temps de niaiser, on se dirige vers la porte 56.  C’est déjà l’embarquement.

Et c’est un départ.  À  20 h 30 et non à 19 h 55 comme prévu.  À bord du vol 347, nous n’avons pas tellement bien mangé !  On a demandé la lasagne, mais rendu aux très sécuritaires sièges 41 F et G  il n’y a plus de lasagne.  Il reste le poulet vigneronne.  Ouach! On dirait que ca fait deux jours qu’il macère dans son vignoble le poulet.   Pire encore, le plat est « infesté » de petits pois.  –S’il vous plaît, madame, monsieur ne peut manger votre poulet, il est allergique aux petits pois.  Elle revient avec une lasagne.  Le « Château La piquette » est potable.  Tout le reste c’est de la bouilli pour les chats, dessert compris!  Et je n’en mange pas. Idem pour le lunch du matin.  Et on y échappe pas,  sur un Airbus 340, les sièges tempo sont archi inconfortables.  On fait 7 heures les bras croisés!  On a  pas dormi.  Que fermé les yeux! 

 

Arrivé à CdeG Gare 2F le matin à 8 h 30 je pense, (nous étions dans un état un peu comateux par manque de sommeil) comme le vol 2584 vers Tunis est à 12h30 on se dit que nous n’avons pas à courir.  Erreur!  C’est le fouillis total aux correspondances de la même gare.  Je dirais que nous sommes autour de + ou – 300 voyageurs qui font la queue dans un labyrinthe.   C’est incroyable, dans ce Grand et Moderne aéroport international, il y a que 2 portes pour franchir l’embarquement!  J’comprends, on fouille chaque passager quasiment « à la loupe ».  On m’a fait enlever mes bottes, André ses souliers.  Nos manteaux et nos ceintures aussi.  Au passage de la porte ca sonne de partout.  On me passe le truc qui détecte le métal,  de haut en bas, de devant en arrière.  C’est l ‘arsenal dont je suis armée qui fait « buzzer » l’appareil :  mes 8 bracelets en or et ma montre swatch-skin avec bracelet en pierres non précieuses.  D’ailleurs,  la police avec son gun détecteur d’armes me complimente en me disant que c’est la plus belle swatch qu’elle a vue.  Merci!  Ça l’empêche pas de  fouiller mon sac à main.  Il est 10 h 50 et nous sommes ENFIN à la porte 56;  non cé pas la bonne, ils ont changé, allons à la 48.   L’embarquement est retardé pour 12 h 15.  Juste le temps de faire un petit tour au comptoir des parfums et cosmétiques.  Mais je suis trop fatiguée, je tiens pas debout, je remonte et vivement un banc pour me reposer.  Même chose pour le Directeur Adjoint de CEMEQ International qui m’accompagne  eeeeeee QUE  j’accompagne.  Les deux pieds sur nos valises,  les yeux fermés, la tête qui parfois me tombe dans le vide car elle passe proche de sombrer dans un sommeil profond,  c’est l’attente numéro deux.  Avant l’Arrivée numéro 1.

 

12 h 35, départ pour la première escale :  Tunis.  Les cuisiniers de Paris sont pas mal mieux que ceux de Mourial.  Je bouffe tout ce qu’il y a dans mon cabaret :  salade tunisienne,  rôti de bœuf froid, salade de pâtes et crevettes .    Et encore 3 heures les bras croisées.   « Mesdames et messieurs, bienvenue à Tunis, bla bla bla,  il fait présentement 16°, merci d’avoir voyagé sur Air France ».   J’étais tellement fatiguée que je ne me rappelle pas qu’elle heure il est.   Et la ronde commence : remplir la carte de débarquement,  bagages, douanes, donner la carte de débarquement,  polices, Taxiiiiiii!

 

En route vers l’hôtel, pendant que le taximan tente d’obtenir 10 euros pour son voyage, « par ce qu’il y a beaucoup de bagages » comprendre :   « par ce qu’il y a hôtel Africa » qu’il fixe la course à ce prix;  moi, j’ai beau regardé de tout bord tout côté, rien ne m’est familier.  Sauf les palmiers!  Pourtant, je suis bel et bien venue en 2002.    Arrivée sur l’Avenue Habib Bourguiba, ma rue,  au numéro 50 pour les 3 prochaines semaines, je me retrouve.  Elle m’avait impressionnée en 2002, elle m ‘impressionne encore.  On dirait les Champs Èlysées!  Foule comprise!  J’ai déjà hâte de l’arpenter.  Mais d’abord voyons l’Hôtel Africa El Mouradi.

 

En franchissant la grande porte, un air de « déjà vu ».  Mais oui, on dirait un Méridien! Excusez-moi, mais, l’experte s’y connais en Méridien!  Vaste Hall très chic avec des coins salon divans et fauteuil en cuir jaune, du marbre partout.  Aux murs, de magnifiques tableaux avec des scènes tunisiennes.  (Je prendrais bien celui du salon dans le coin en entrant tiens.)  Un petit bar au fond et comme à Libreville :    un très majestueux plafonnier .  Et enfin,  le comptoir vers où, sceptique,  nous nous dirigeons.  Je dis sceptique et voici pourquoi :  comme j’ai réservé la chambre sur un site internet qui a ses bureaux à Londres et New York, et que j’ai payé 3049$  d’avance (une aubaine) avec carte Visa Or, que j’ai eu à régler avec eux et Visa, que’ques p’tits problèmes avant de partir par ce qu’il m’ont facturé deux fois 3049$, inutile de vous dire que nous avons très hâte d’entendre la réponse du Préposé,  à la question :  -Bonjour, avez-vous une réservation pour André Laflamme?  -OUI,  une chambre à 2 lits, vue sur l’Avenue Habib Bourguiba, et le petit déjeuner buffet compris.    Voici la carte, chambre 909 et Bon Séjour monsieur dame!  FIOU!  Ça marche octopustravel!  On s’est pas fait flouer! 

 

Le Bagagiste me dit que tout a été rénové en 2003, qu’effectivement je ne m’étais pas trompée;   c’était un Méridien avant.  J’vous l’avais dit!  Té Experte ou tu lé pas!   La porte de l’ascenseur s’ouvre,  le corridor est clair, tapis tout neuf, beige et rouge, très propre.  Voyons la chambre 909 maintenant.  Bzzzzzzzzzzzzzz que ça fait en glissant la carte et en ouvrant la porte.  Ça sent bon.   À mon grand bonheur,  la 909, elle est  « très classe », grande, dans les tons de beige plus précisément coquille d’œuf que vous dirais le décorateur.  Les meubles, les portes,  les rangements,  tout est en « bois rouge » (comme les meubles du 3290 TC).  Vaste salle de bain toute en céramique blanche, sauf sur le mur de la douche, ou on a fait comme un cadre de mosaïque en céramique dans des tons de bleu.  Le même sur le mur opposé.  Ça lui donne un p’tit genre arabe.  Comptoir de marbre blanc ou sont déposé sur un cabaret en miroir l’incontournable  kit :  gel douche, bain moussant, savons, etc.  Des rangements pour les 2 aussi.  Des tiroirs, des tablettes, une penderie qui donne place pour les habits de monsieur mais aussi à la « garde-robe » de madame .    Une belle grande fenêtre avec une vue spectaculaire sur Tunis.  À gauche c’est vers la Médina, à droite le Port, La Goulette.  En bas, l’Avenue où nous habitons.    Mais, bon, fermons les rideaux .  On admirera tout ça demain.  Pour le moment je n’ai qu’une envie :  m’allonger sur le lit.  M’étirer les bras!  Ne plus bouger.  Ne plus penser.  Je suis « zo boutte »!  Enlever mes bottes aussi.  Elle me serrent les pieds et les jambes .  J’ai eu peine à les rezipper à la fin du voyage.    Pendant que je fais la planche, André défait sa valise.  Je rangerai tout ça demain matin.   Quand même, je ne ferme pas les yeux, je ne veux pas dormir.  Le décalage ne « décalera » pas si je le fais.   J’en aurai pour 4 ou 5 jours à me remettre.

 

Il est 18 h 00.  L’heure de tester les cuisines du 5*.  Parcourons le Menu Room Service :  Bol niçois à la mode de la croisette (salade niçoise pour les intimes) 9 dinars (1 dinar = .85 cents) 7.65$;  Rouget de roche rôti à l’huile d’olive, 25 dinars (21.25$);  Côtelettes d’agneau grillées, 21  dinars (17.85$), maintenant allons à la ligne convoitée, celle qui ce soir nous fait saliver :  spaghetti bolognaise, 11 dinars (9.35$)  ensuite, tournons à la dernière page :  Carte des boissons.  Vins Rouges.  On en liste dix.  Le plus cher est à 28 dinars (23.80$) et le moins est à 14 dinars (11.90$).  

Bin Coudon!   Cé pas ici qu’on va se priver!  -Allo, ici la chambre 909.  2  spaghettis bolo et un Magon  s.v.p.  

 

Il est 20 h 30, nous nous sommes bien sustentés et le Magon s’est avéré fort délicieux!  C’est l’heure du bain!  Demain on a beaucoup à faire.  D’abord tester le buffet du p’tit dèj.  À 10 heures, s’il réussit à se lever avant, André rencontre Ridah,  il ira voir les locaux et vérifier les préparatifs que ce dernier a fait pendant les 2 semaines qu’il est ici.  Moi, je dois défaire ma valise, marcher sur les Champs Èlysées de Tunis, aller au Palladium.  Au Palladium?  Non non, c’est pas un Centre Sportif où on fait du patins à roulettes, pardon, du Rollers.  On y fait du SHOPPING!  C’est un immense shopping center (lire centeure)à 3 étages, et à deux pas de l’Africa.  Et c’est sur cette planification, que j’ai compté 3 ou 4 moutons avant de « tomber dans les bras de Murphy » comme le dit mon « mêri »!

Voilà!  c’est ainsi que se sont écouler les premiers balbutiements en terre Tunisienne.

 

MARDI 20 décembre 2005 

 

C’est incroyable, déjà 6 jours que nous avons quitté not’pays.  Quoi de neuf?

 

D’abord faut que je vous raconte un fait cocasse.  Imaginez-vous que le soir de notre arrivée j’ai failli causer un arrêt cardiaque au concierge.  Il faisait très chaud dans la chambre.  André a tenté d’ajuster la clim.  Impossible.  Le contrôle ne se réglait qu’entre 21° et 24°   –Allo, ici la 909, pouvez-vous venir vérifier le contrôle de la température dans notre chambre s.v.p.? 5 minutes plus tard Bzzzzzzzzzzzzzzz on sonne à la porte.  C’est le concierge.   Je suis assise sur le lit.   Entre la porte et la chambre, il y a un petit corridor où sont la penderie, les rangements  et la salle de bain.  Le concierge se dirige vers la chambre et :  HaH! HaH!, (comme l’annonce« famili prix » à la télé)   il aperçoit  « la tentatrice pécheresse des milles et une nuit ».   J’vous dis, il a fait un Stop, a reculé de deux pas et il est resté figé dans le corridor.  Ohhhh Pardon! Dit-il.  Je me suis levée et je me suis assise sur le fauteuil.  –ça va monsieur vous pouvez entrer.   Heureusement que je n’avais pas ma chemise de nuit,  on aurait eu un concierge su’l’dos  -Allo, ici la 909, un docteur s.v.p!  

 

Alors, après avoir provoqué cette commotion, et s’être fait dire d’ouvrir la fenêtre par ce que la température est programmée à la centrale, nous avons bien dormi jusqu’à 9 heures le vendredi matin,  l’heure de tester le buffet du p’tit dèj.  Fameux!  le choix très varié, tout y est et tout est bon et surtout frais.   En quittant, je me prends une poire et des dattes et un yaourt,  mon coupe faim du midi.   André déjeune avec ses Tunisiens, là où Ridha a louer une salle, à l’hôtel OMRANE sur l’avenue Farhat Hached, à 5 minutes de marche d’ici.   J’irai peut-être certain midi.  On verra.  Revenons à notre installation.  J’ai tout bien rangé mes vêtements, le comptoir de marbre blanc croule sous le poids des produits de beauté et de soin.  La bonne  a mis dans un vase mon joli bouquet de fleurs en soie que j’ai acheté au très méchant WallMart avant de partir.   Touche finale et personnelle!

 

Les bonnes de l’hôtel Africa sont très charmantes avec  leur « costume de soubrette » :  une petite robe noire,  un tablier en coton blanc et son frison en dentelle, un serre tête (ou bandeau?) aussi en coton blanc et son frison,  des bas opaques et noirs et des souliers de même couleur.    Et comme je suis dans la chambre quand elle vient faire le ménage, elle cause avec moi.  Comme partout en Afrique,  j’ai eu droit à  LA question :  avez-vous des zenfans?  Et André à LA sienne :  Qu’est-ce qu’elle fait Suzanne, elle ne s’ennuie pas?  N O N  elle n’a pas d’enfant et elle ne s’ennuie absoooooooolument pas! 

 

Cela dit.  La gourmande que je suis vous a beaucoup parlé bouffe, réglons ici ce chapitre :  Comme nous sommes au centre-ville, le choix de restaurants n’est pas un problème.  Et le choix de cuisine non plus.  Il s’arrête à un depuis notre arrivée :  la Pizzeria du Café de Paris.  D’abord par ce qu’il est ouvert à 18 heures, (beaucoup le sont qu’à 19 heures) et qu’il y a du vin (Coran oblige beaucoup n’en ont pas) et que c’est à 2 minutes d’ici et  le menu est très varié.  Avec toutes ses raisons,  on en a fait notre « salle à dîner ».   Hier le serveur nous conseille comme entrée une tarte à l’oignon.  J’exagère pas en vous disant que c’est la meilleure que nous avons mangé.  André a pris Escalope de veau sprint.  Un pur délice.  Tendre, juteuse, arrosé de sauce tomates et gratinée.  C’est mon choix pour ce soir.  Moi j’ai mangé un couscous calamars.  Même si c’était délicieux, le couscous je trouve que ça « bourre » un peu trop pour un repas du soir, je l’ai roté le reste de la soirée le couscous.  Et, bien sûr, un soir,  nous avons mangé l’incontournable  mets, celui que nous choisissons quand on sait vraiment pas quoi manger, et j’ai nommé :  le spaghetti bolognaise,  qui est, selon l’Expert, comme la tarte à l’oignon :   le meilleur  qu’il a mangé.   J’avoue qu’il a raison, c’est une  sauce maison, bien épicée, et les pâtes sont de très bonne qualités et très savoureuses. 

 

Dimanche, jour ou beaucoup de restaurateurs prennent congé, ce qui était le cas pour notre Pizzeria, nous sommes allés Au Capitole, juste à côté.  Nous montons au 2e étage,  une vaste salle, un peu vieillotte, style art déco, plafonds très hauts et décorés, des tables au nappe rose et blanche et du carrelage noir et blanc couvre le sol.  Au centre un étalage comme au marché avec des caisses de fruits et les desserts.   À la lecture du menu, on a failli faire comme le concierge, si j’avais porté ma chemise de nuit, non pas à la lecture des plats mais à celui du prix :  5,50 dinars pour 4 services (2 entrées, plat principal, dessert et thé à la menthe offert par la maison).  Voyons voir si ça en vaut le coût.   Alooooors, madame prendra en entrée :  une salade tunisienne, un spaghetti tomates, ensuite une brochette mixte pour le plat principal et une crème caramel pour dessert.   Monsieur?  Artichaut vinaigrette, salade pommes et betteraves pour l’entrée , lui aussi une brochette mixte  (mixte pour :  cubes de dinde, de veau, cœur de veau, foie de veau, et merguez servi avec frites et laitue). Tout est frais, croustillant, bien grillé, délicieux, et pour 4.67$ ????  On en revient pas! Ça en vaut plus que le coût!  Sans exagération, un tel menu nous aurait coûté 85$ à Sherbrooke.  Mais on aura jamais de tel menu à Sherbrooke.  PROFITONS EN!    On peut pas trinquer au triste sort que nous subissons, il n’y a pas de vin, juste de l’eau gazeuse.  Quand même!  Tchin Tchin! Et Vive CEMEQ et  Vive la Tunisie!

 

Le midi, comme André mange avec ses, je ne sais comment les appeler, ses formateurs disons, moi je vais dans les gargotes manger des sandwichs Shawarma poulet.    Contrairement à chez-nous , ou dans un pita sec et froids et sur une montagne de laitue iceberg on nous met avec parcimonie un peu de poulet et qu’il faut quémander un morceau de tomates de plus ou de navet mariné, en plus qu’on nous regarde comme si on avait demandé la lune, ici,  à mon grand bonheur,  les portions sont très généreuses.   J’ai bien l’impression que je vais en manger jusqu’à écœurement.  Et mon sandwich avec frites me coûte 1,80 dinars.  Ah yaille yaille!

 

Pendant que je vous écrit, le muezzin m’invite à la prière.  Je l’entends très fort, ma fenêtre est ouverte….Allahhhhhhhhh Akhhhhbarrrrrrrr Allllahhhhh Halllahhhhhhh….   Sapristi que chu loin!   Que je me dis chaque fois que j’entends ça! Bon continuons……..

 

 

 

 

 

 

Autre fait cocasse :

 

Dans notre salle de bain, juste à côté de la toilette, au mur, il y a une mini-douchette :  un petit boyau avec sa petite champelure.  On sait pas trop à quoi ça sert mais on s’en doute considérant l’endroit où elle est placée.  Or, dimanche, nous sommes allés à Carrefour, le grand centre commercial sur la route de La Marsa.  Je me suis vue dans l’obligation d’utiliser les toilettes.  À ma grande surprise il n’y avait pas de papier’cul mais la petite douchette à côté du WC y était.  J’en déduis donc que c’est bel et bien un « lav’cul ».  Comme je ne suis pas tellement familière avec une telle coutume,  je suis sortie du p’tit coin, pour me diriger au grand coin de la restauration pour demander 4 napkins et suis retournée faire mon « besoin »!  Avant de sortir, je me suis lavée les mains et je cherchais le papier pour m’essuyer.  Une ménagère, qui était à laver le plancher m’a donné devinez quoi?  Hé oui, du papier cul!  Ha Ha!  Déduction finale :   Un :  tu demandes du papier cul, deux :  tu fais tes besoins, trois : tu te douches et quatre : tu t’essuies.  C’était simple non?   Comme je suis très curieuse, au retour à la 909, je l’ai quand même essayé le « lav’cul » , bof, j’sais pas…une drôle de sensation, ce jet d’ eau froide!  Ha Ha Ha!  En tout cas, je ne prends aucune chance, ainsi je ne serai plus prise au dépourvue :   je me suis acheté des paquets de kleenex format sac à main….rose…parfumée à la rose! Ho Ho Ho!

 

Je pourrais continuer à vous raconter, mais si je veux avoir des lecteurs pour mes romans, faudrait bien que je clique sur envoyer à un moment donné. 

 

 Je vous reviens dans quelques jours, internet n’est pas facilement accessible, non pas par inexistence, au contraire, on peut se brancher dans la chambre, à haute vitesse, mais à 10 dinars l’heure on doit se priver un petit peu!   Et les café internet, qu’on appelle ici Publinet ne pullulent pas.  En tout cas, pas autour de l’Africa.  Alors, comme l’heure avance…je prends congé de vous!  

 

 

Salam Aleycoum!  À+

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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Un dimanche à Charbonière!

Je vous écris mon coucou avec un certain vague à l'âme.  Mon "règne" achève.  Ça m'attriste.  Je n'ai plus que 3 jours à trôner sur ma chaise longue à la piscine de mon Palace.  Ce matin je me fermais les yeux pour mieux télécharger sur mon disque dur (ne pas lire tête dûr) les bruits qui m'ont accompagnée, qui m'ont "bercée" tout au long de mon séjour.  Un à un:  les vagues, les oiseaux, le vent dans les cocotiers, une personne qui nage une autre qui plonge.  La musique du snack Eliwa en sourdine.  Tiens?  j'entends la note de basse-cour dans mon concert:  le cocorico du tchum de ma poule noire, le coq du Méridien Re-Ndama!  Ah non, lui je ne le télécharge pas.  Il y a aussi toutes ses belles images à mettre sur le même disque.  Faut vous dire qu'il y a beaucoup d'octects sur le disque de madame L.  HHHHhhhhhhHHHH (soupir) et plus les jours avancent plus mes soupirs s'accentuent.  Pour adoucir ma mélancolie, je n'ai qu'à penser aux embêtements:  aux sorties restaus du soir, qui nous pesent de plus en plus.  Ahhh bien tiens, j'ai hâte d'être chez-moi!

Il me reste 9 heures de temps de connexion sur ma carte WiFi.  Le temps de vous raconter une petite histoire.  Notre sortie de dimanche.  Nous étions invité chez le Conseiller du Ministre, pour un 4 à 7.  Il est venu nous chercher à l'hôtel.  Il habite le quartier Charbonière, un quartier résidentiel assez cossu.  Des "blancs" y habitent.  Sa rue n'a pas de nom, n'est pas bitumée mais on y circule sansy laisser des morceaux de voiture.  Émile a une 4X4.  Il est propriétaire d'une jolie villa qu'un Suisse à jadis construit sur un immense terrain clôturé d'un mur de ciment avec une belle grande porte en fer forgé.  Curieusement, ni la villa, ni la clôture, ni la porte de fer ne sont peinturées comme certaines sur la rue.  Tout a couleur "ciment".  Dommage, elle serait très chic "couleur Marakesh".  Un petit tour de piste nous a fait voir des manguiers, papayers, avocatiers, caramboliers (très sucrés contrairement à ceux acheté au Maxi)bananiers, trois sortes de cocotiers, cerisiers et vous dis pas toutes les fleurs et herbes médicinales que madame cultivent dans de petits jardins.  Elle me fait humer une feuille et je reconnais l'odeur;  c'est du vétiver, l'odeur des serviettes du Snack Eliwa du Méridien!  J'aime cet odeur!  Elle me rappelle des moments très romantiques!   Nous nous dirigeons vers la terrasse arrière, où le pation est à un niveau très élevé de la rue.  On voit en bas et de l'autre côté de cette rue, deux terrains abandonnés.  On voit aussi un immeuble à 3 étages, en construction au bout de leur terrain.  Émile aura des 3 pièces à louer un jour.  Il nous en fait visiter un.  Par une fenêtre, je remarque un grand terrain abandonné, juste en bas.  Les herbes hautes hautes attirent mon regard.  La dame me dit que le propriétaire est mort et que plus personne ne l'entretient.  Suspiscion chez la visiteuse:  terrain abandonné...herbes hautes...en Afrique...elle voit déjà les bébites, les serpents, les araignées qui y cohabitent!  Ouach!  Bon, continuons la visite? 

Émile aime le bois.  Il a donc un atelier d'ébéniste, très bien équipé.  En y entrant, ça sent bon le bois.  Il nous en montre quelques essences, dont le magnifique Ébène et aussi le Kévalingo (si ma mémoire est bonne c'est ainsi que ça s'appelle) communément appelé "bois fer" tellement il est dense et lourd.  On en fait de très beau meuble.  La couleur est comme les miens.  J'en vois de superbes, au fond de la pièce.  Je prendrais bien le buffet tient.  Et les chauses aussi.

De retour sur le patio, sous le majestueux manguier, Émile demande à sa femme de nous servir à boire et les canapés.  Mmmmmmm fait le disque dur de madame L...Du Champagne!!!  En dégustant ces délicieuses bulles, il nous dit que lors d'un futur séjour on pourrait louer un des appartements qui seraient meublés avec du mobilier de son atelier.  - Vous serez plus confortable qu'à l'hôtel!  Dit-il...moi?  je ne dis rien mais son offre ne m'est pas du tout alléchante.   Les images qui défilaient tout à l'heure lors de la visite de son 3 pièces m'ont rappelé de vieux souvenirs d'un certain séjour en Guinée, à Mamou plus précisément.  Nous habitions une magnifique Villa, avec ce genre de terrain abandonné comme "voisin" et y cohabitaient des "horreurs" comme des "mambas verts".  Au fil de la conversation, au 3e (ou 4e?) verre de champagne, je vois que je ne me suis pas trompée.  La dame dit qu'il vient des serpents parfois dans son jardin.  OH OH mes oreilles titillent! et c'est pas à cause des bulles!  Je la questionne: - Des gros?  -Si, des gros comme ça...et elle me fait un rond de ses longs doigts.  GULP!  elle poursuit et moi j'avale quelques bulles de plus... - Et des MAMBAS VERTS aussi!  - Des mambas verts? Oh la la j'en ai vu à Mamou, en Guinée des ces vénéneux serpents!  Ils grimpent même sur les murs...un matin le cuisinier m'en a montré un qui se "baladait" sur le notre mur de ciment!  Je sens encore la peur de ce moment.  Un te mord et tu meurs!  rien de moins.  La dame me rassure:  -Si tu les chasses du pieds il ne peuvent pas te mordre, ils ont une trop petite bouche.  Mais si tu les chasses de la main, alors là, c'est fini!  - Et les orteils? que je lui demande.  - Ohh oui, les orteils oui mais tu présentes pas les orteils!  Bordel!  pendant qu'elle me parle, c'est immanquable, je soulè les pieds, je regarde vers le dangereux terrain, c'est pas rassurant mais pas du tout ses propos!  Du Champagne?  Oui, avez-vous 2 verres?  ha ha!!!!!

Et la journée s'éteint.  Ici la nuit tombe très vite.  C'est le jour...c'est la nuit.  À 18 h 40, la "lumière s'éteint".  «Comme quelqu'un qui fermerait les rideaux» que dit Émile.  J'entends tout de même un "cocoricooooooo" tout près.  -Ahhh un coq?  -Oui, il passe la nuit dans le manguier.  -Ahhh?   -Il se cache des serpents et aussi des igouanes.  -Des Igouanes?  - Mais oui, il y a un étang sur le ttrain de l'autre côté de la rue.  La nuit, il viennent dans la cour.    Décidément, son 3 pièces ne m'intéressent vraiment pas!  Vive le MÉRIDIEN!!!! au 6e étage de préférence!

Toujours sous le majestueux manguier (les pieds soulevés me concernant) la conversation se poursuit.  Émile nous dit:  - tu vois là bas une immense villa jaune?  Ce sont des chinois qui l'ont acheté.  Elle se vendait 11 millions.  Alors 22 chinois ont donné 1 million (CFA) chacun et ils vivent là.  Non seulement les onze, mais ils sont au moins une tentaine.  Il y a des femmes, des enfants, des chiens, des chats, des poules et un magnifique jardin.  Le matin, un bus vient chercher hommes et femmes pour aller travailler en ville.  Et tout en nous disant ça, on aperçoit effectivement un bus et des chinois y prendre place.  D'ailleurs j'en ai vu, en ville, de ces bus bondé de chinois.  On en voit partout à Libreville des chinois.  Même à mon Palace, des jours, à la piscine, bien étendus mais tout habillés, sous le parasol.  Le «Péril Jaune» à Libreville?

Il est 20 heures, on a tout bu le champagne, tout mangé les petits canapés.  Émile vient nous reconduire.  Sa dame et son fils nous accompagne. 

Tiens, vous écrire ce beau dimanche à Charbonière m'a un peu soulagé de ma mélancolie.  Je vais aller la soulager à la piscine maintenant.  Samedi soir, au Snack le serveur nous dit:  «Mais où vous étiez?  on croyait que vous aviez disparu!  Ça fait 3 jours qu'on vous a pas vu!»  Qu'est-ce que ça sera quand on va partir et que ça fera 3 mois?  ha ha!  On les aime bien...et ils nous le rendent bien aussi. 

Voilà!  les dernière pages de mon «Tour d'Afrique en 80 jours».  Celles de Libreville se terminent vendredi matin, 9 h 40.  Je compte les jours, demain je compterai les heures!  De loooongues et épuisantes nous attendent, vendredi jusqu'à notre arrivée au Novotel de Nouakchott. 

 

 

Écrit par suz.lem le Lundi 27 août 2007
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