Souvenirs! Diaporama du Maroc à regarder!

http://www.chezmaya.com/pps/maroc1.htm

 

Je vous ai souvent parler du Maroc.  J'y ai fait de très beaux séjours de 2002 à 2007.  Bien malheureusement C.... n'y a plus de projets.  Depuis deux ans que je n'y ai pas mis les pieds.  Bien franchement ça me manque.  J'aime ce pays coloré.  En fait j'y aimais tout.  En visionnant ce diaporama, vous verrez ce que mes yeux y voyait.  Je pourrais mettre un texte sur chacune.  Des souvenirs de la très belle Marakesh ne me quittent pas.  La splendeur de la Grande Mosquée de Casablanca.  De ma chambre d'hotel je pouvais l'admirer et le matin mais aussi le soir, où là vraiment c'était un décor majestueux.  Des souvenirs des très bons restaurants où nous allions.  Du thé à la menthe subliiiiiiiiiime que depuis je me fais à la maison.  Avec une très belle théière et les petits verres de circonstances bien sûr.  Ahhhhh vraiment, après avoir regarder ce diaporama, je me suis dis que je devais le partager avec vous, vous y verrez ce que j'ai vu de mes yeux vu et qui dans des moments de nostalgie, comme en ce lundi de grisaille, hante mon esprit.  C'est comme si c'était moi qui l'avait monté.  J'ai les mêmes photos sur des dizaines de CD souvenir! 

Écrit par suz.lem le Lundi 9 mars 2009
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ALBUM DE PHOTOS...perdues et retrouvées...

 

 

Vo

Miss Casablanca, sortant du City Hambourgueure, vêtue de sa nouvelle Jellaba!

Je suis à RABAT et une gentille Marocaine m'a offert de me faire le Henné...je n'ai pas refusé...J'adooooooooooooooore!  Elle me demandait 5 dirham je lui en ai donné 10!

Et voilà c'est fait...maintenant le tout doit sécher.  Nous nous trouvons au Mausolé de Hassan II.  Belle journée! 

Nourredine m'a amené chez ce marchand de tapis.  Je les prendrais toutes.  Mais j'ai pas besoin, j'en ai reçu un en cadeau d'un admirateur secret!

Non non je ne suis pas allée à la pêche...je fais semblant...un beau dimanche à Santa Clara avec nos zzzzzzzamis Monique et Gilles.  Cé lui qui va à la pêche...mais jamais de poissons au bout de sa ligne.  Santa Clara cé où?  C'est au GABON et c'est vraiment un coin de paradis.  Le Bonheur quoi!  Pas de touristes, que nous quatre...mais cette journée-là le "consulat canadien" et sa p'tite famille y était!!!! 

Écrit par suz.lem le Jeudi 22 janvier 2009
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Pour moi quoi 2....

Ceci n'est pas un carnet de voyage...il ne vous raconte pas une découverte...il est simplement une observation bien personnelle.  Sujet de ladite observation ? 

 

Thze TEMPÉRATURE ou La Météo

 

Je ne sais pas si c'est le fait de passer quelques mois en dehors du québec dans des contrées ensoleillées, humide et fort chaude, mais depuis notre retour je n'en reviens pas de la place immense que prends la température dans la vie quotidienne des "gens de mon québec".  C'est l'hiver, et dès qu'il neige, il faudrait la rayer de la nature.

J'ai une amie qui habite en Floride, et dans ses emails "des fêtes" j'ai lu 4 fois le mot "température".  D'abord la sienne qui était merveilleuse, et ensuite elle me souhaitait "de la belle température pour les fêtes".  Non mais, c'est pas une belle température que je veux ce sont de BEAU CADEAUX!  Mon beau sapin dans le salon.  La température, je m'en fout.  CÉ L'HIVER depuis des siècles des siècles..."mon pays cé l'hiver" que chante Vigneault. 

 

On regarde la télé, la "miss météo aux drôles de chapeaux" à "TiViA",  qui nous apparaît toute énervée quand il y a une tempête en vue, et c'est carrément l'Apocalypse qu'elle nous annonce, alors qu'il va tout simplement neiger!   20 cm de neige devient un événement qui fait la UNE des journaux et des nouvelles télé.  D'ailleurs ladite Miss Météo, elle apparaît au moins 15 fois pendant le journal télévisé.  Elle dit:  «je vous en reparle plus tard.»  À la fin du journal, c'est là qu'elle annonce l'apocalypse.  Chu pu capab!!!!  Ne pourrait-elle pas tout simplement, à la fin des nouvelles, nous dire la température qu'il fera et pi rien de plus?

Mais qu'est-ce que cette histoire?  CÉ L'HIVER, il neige, et pi quoi?   Un peu de pluie devient LE Verglas et faudrait tous rester dans nos chaumières.  Qu'est-ce que c'est que cette obsession de la neige et de l'hiver?

 

J'écoutais la radio lors de la première tempête vécue au début décembre.  Le gros problème discuté:  le déneigement des rues de "mourial" (et de ma ville itou).  Les gens se plaignaient qu'à 7 h 30 ils étaient tous "pognés" dans la neige.  Bin quoi?  Irions-nous jusqu'à exiger que toutes les rues de mourial soient déneigé avant 7 h le matin?  Une charrue par rue avec ça?

 

C'est vraiment bizarre.  On ne veut plus d'hiver.  Clic à droite sur ta souris, "highlight" le paysage, delete et voilà!  fini l'hiver...apparaît la floride.  Hé bien non.  Pas pour mon tchum pi moi.  Quand il y a eu tempête on a mis nos bottes, tuques, mitaines, foulards, manteaux, jambières et nous sommes allés prendre une belle marche dans notre quartier.  De TOUTE BEAUTÉ. 

 

BONNE ET TRÈS HEUREUSE ANNÉES À TOUS MES LECTEURS! 

 

Écrit par suz.lem le Mardi 6 janvier 2009
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Le retour à la routine!

On n'y trouve pas parade à ce déplaisant décalage horaire.  Depuis dimanche tout est à l’envers.  Mais bon, il faut faire avec et attendre que notre horloge se règle à l’heure québécoise.  Et ce n’est pas facile!  Nous sommes samedi, ça fait déjà une semaine que nous sommes de retour et encore ce matin nous prenions notre petit déjeuner à 4 h 45.  Tous les soirs au lit à 19 heures.  L’horloge elle est vraiment déréglée.  Accrochée au « mur » du Gabon? 

 

Ah que cé loin le Gabon.  Je n'ai pas arrêté de le dire tout le long voyage.  Nous avons quitté le Méridien vendredi à 19 heures pour prendre un pot avec SG au Tropicana avant le départ.  (Une nouvelle découverte nous concernant.  Je l’ai noté dans mon carnet.  Siiiiiiiii nous retournons la-bas, cé certain qu’il sera dans notre tournée de resto.)  Et nous sommes entrer dans la maison le samedi 19 h 30.  C’est 24 heures sans dormir…bof disons 3 ou 4 heures en tout. 

 

Comme nous devions attendre 6 heures à Paris, et que j’avais de la place dans ma valise cabine (place que j’avais prévu au départ)  j’en ai profité pour faire mon magasinage de cosmétiques à la boutique hors taxes.  Pour la modique somme de 175$ j’ai un rouge à lèvres, un mascara, un crayon khôl Yves Saint Laurent et un mini-kit maquillage Clinique. Heureusement qu’il n’y a pas de taxes!    Je me suis aussi acheté un sac à main et pi une armada de mini-magazines féminins.  Mais j’ai aussi été obligé de m’acheter des paquets de Kleenex parce que mon thermomètre interne n’a pas pris le changement de température.  Le nez me coulait et j’éternuais sans arrêt.  Je ne supporte pas passer du chaud au froid en moins de deux.  C’est la rhinite à tout coup.  Et cé bin plate!!!!   C’est donc kleenex en main que je ne me suis pas interdit le magasinage.  Pas question de rentrer chez-moi sans mes produits Yves Saint Laurent.  Mes préférés.  Ici il faut aller chez Holt Renfrew pour en acheter.   

 

Le dernier vol, celui Paris Montréal a été un supplice.  Le pire jamais vu ni connu.   Des sièges tellement inconfortables et tellement coincés que je n’arrivais pas à lire mon magazine. Je pense qu’il y avait 6 pouces entre le dossier du passager avant et moi.    Pour tourner les pages, je devais soulever ledit magazine au-dessus du dossier du siège en avant de moi et pi ensuite « l’accoter » sur le dossier en question.  Plus « collé-serré » que ça on te mets en canne.  Et que dire des repas?  Beurk!  En fait c’était le même menu qu’il y a deux ans.  Même chnoute immangeable.  La première chose que nous avons fait en mettant les pieds dans notre chaumière?  On s’est fait des toasts au beurre de pinotte…  Ça’r’met’l’canayen ça j’vous le jure!!!

 

Et nous voilà de retour dans notre routine.   Dès lundi matin je suis allée au garaaaaaage faire poser mes pneus d’hiver.  Heureusement il a attendu notre retour pour s’installer.  J’étais bien contente de ne pas voir de neige en sortant de l’aéroport. Le choc est moins fort.  Quant à Noël je vous dirais que nous ne sommes pas « dedans » mais vraiment pas.  Entendre les chants de Noël à la radio, voir les décorations dans les magasins nous laisse indifférents.  Hier nous avons acheté un joli sapin tout doré tout illuminé, mais rien y fait, nous avons encore les palmiers dans les yeux.

 

 

 

C'est sur ce dernier chapitre de mon Roman Librevillois 2008 que je vous souhaite de très joyeuses fêtes!

 

Je termine sur cette phrase entendue au Lycée Basile Odimba:

 

«Une femme n'est ta femme que lorsqu'elle est à la maison»

 

 

à la prochaine?

 

 

 

 

Écrit par suz.lem le Samedi 6 décembre 2008
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Pour moi quoi!

Suite des Carnets de « La Blanche » de Libreville

 

 

Je vais vous faire la lecture de mon grand quotidien préféré l’Union au sujet des « maîtresses ».   J’aime bien lire ce petit journal.  On en apprend beaucoup des gens qui nous entourent à lire les nouvelles locales.  Depuis le 6 octobre c’est la grève des enseignants.  Ce qui avait retardé de deux jours le début du Séminaire, le 28 octobre dernier :  les participants avaient oublié d’avertir les élèves que les cours étaient suspendues pour 5 semaines.   Comme ces derniers sont payés quand même, ils sont sourds à toute proposition.  Le Présida menace de couper leur salaire cette fin de mois.  À suivre dans mon grand quotidien préféré.

 

 

Mais revenons au sujet du jour :  les maîtresses.  Ce matin, je lis un article sur les MST.  Non non, ce ne sont pas les « Maladies sexuellement transmissible » mais les « Moyennes sexuellement transmissibles».  Lisons d’abord :  Annie Léa Menye, membre fondateur, secrétaire général et porte-parole de l’association Cri de femmes écrit :  « Le problème des « Moyennes sexuellement transmissibles » est une vieille pratique au Gabon.  De nombreuses filles ayant un niveau scolaire très approximatif réussissaient leur cursus à l’ENS parce qu’elles servaient de maîtresse et d’amantes soit à un enseignant, soit à l’un des dirigeants. » Autre pays autre mœurs n’est-ce pas!

 

 

Nos enfants 

 

 

Le matin quand Ariane entre dans la chambre, elle demande :  « Et comment va mon papa? ». Notre famille s’agrandit :  outre le laveur de la 4X4  il y a mon fournisseur de carte d’appel Libertis qui se plaint tous les jours « mais maman tu ne m’achètes plus de carte? »,  et pi « not’plus’vieux » aussi notre gardien du M’Bolo qui assure toujours André que « même une mouche ne touchera pas ton 4X4 ».  Je dois vous préciser que le gardien de mouche en question est handicapé et qu’il se déplace en béquille.  Mais bon, nous le traitons très bien quand même à 500 francs la mouche.  Il est notre gardien depuis 2002 c’est pourquoi je dis not’plus’vieux.  Et gardien est un petit métier pas tellement payant.

 

 

 

 

C’est mercredi 26 novembre 2008

 

 

J’intitule mon dernier paragraphe comme mon « idole » Makaya le fait pour sa chronique :

 

Pour moi quoi! 

 

 

La chaleur de jour en jour est de plus en plus accablante et insuuuuuuuuupportable, surtout le midi où il fait plus de 40° et que c’est hyper humide.   C’est comme dans un four, non un Sauna quand on vient de jeter de l’eau sur les pierres!  Il n’y a que dans la chambre sous la clim ou « dedans » la piscine que c’est vivable.

 

 

J’ai mis fin à mes marches matinales.  Je n’avais pas le choix :  ça va pas :  je tousse, je crache et je mouche encore. Marcher  au bord de mer de Libreville n’est pas comme marcher sur celui de Casablanca.  Ici c’est comme si je marchais dans un « tuyau d’échappement ».  Ça sent le fioul à plein nez.  Mon « grand quotidien préféré » m’a appris que cette année 90 000 voitures de plus circulent à Libreville.  D’autant plus que « cé pas évident » comme dit le ticoune.  Je suis obligée de contourner tout ce qui se présente devant moi :   du Gabonais, au Chinois, aux Libanais, aux poubelles, aux chiens errants et dégueulasses et pleins de bobos, au « sdf » sale et pouilleux qui est tout le temps sur le pont et qui me fait peur.  Et pi en plus des bus, des autos garées carrément sur le trottoir plein de trous et de cochonneries ce qui me fait prendre la rue et risquer de me faire frapper par les millions de taxis qui longent l’accotement pour « ramasser » un client.  Il arrive même à certains endroits ou je suis obligée de marcher dans un stationnement parce que le trottoir n’est pas accessible.  Et quand je mets les pieds sur ladite rue, le petit ruisseau qui coule je ne sais pas si c’est vraiment de l’eau de la pluie d’hier ou tsé?  Le caniveau qui déborde?  Ouach!  Alors mes marches étaient toute une aventure.  Ce qui rendait Madame L acariâtre rendue en ville.  Or la chinoise qui veut me vendre deux foulards 4000 francs alors que j’ai payé 3000 francs la veille;  ne m’entend plus parler froooooooonçais, le québécois revient au galop:  « Garde-la té @@#$$%%?ssses de foulards ». 

 

 

J’avoue que ce contrat-ci est bien différent des autres vécu à Libreville voir partout où il y a eu contrat.  A. n’est vraiment pas « disponible » en fin de journée.  Fin de journée ici étant 14 h 30.   J’ai l’impression d’être toujours en mode « attente ».  Heureusement que je m’arrange bien toute seule.  Que l’ennui n’est pas mon ami.  Et que « lézarder » à la piscine une partie de la journée ne me dépeigne pas.  L’Expert il « bosse fort et longtemps ».   Il rentre vers les 17 heures, et encore ici il doit préparer son rapport de fin de séminaire.  Bien sûr après avoir pris une bonne Regab bien fraîche.  Pas de loisirs pour Monsieur à la piscine.   Comme on me voit tout le temps toute seule, ils me demandent :  Monsieur a voyagé?   Oui entre le Méridien et le Ministère!

 

 

Et la fin commence à se faire espérer.  La 272 a beau être une grande chambre « supérieure » les murs se raprochent quoi!  J’ai hâte de me déplacer dans mon 1890 pi.ca.   Et ce qui me manque le plussssss c’est La LIBERTÉ que me procure mon PoutPout.  Ça me manque énoooooooooormément.  Me déplacer quand je le veux où je le veux. 

 

 

Une seule chose qui ne me tanne pas et qui je le sais d’avance va me manquer :  Ariane ma toute charmante de femme de chambre.  Ahhh vraiment, celle-là je la mettrais dans mes bagages.  Elle me dit qu’elle « arrange ma maison » comme le Royal Club qui est l’étage « classe affaires » du Méridien.  Elle me dit :  la semaine prochaine quand je vais frapper à la porte et que je ne vous verrai pas je serai très très triste.  Elle souhaite « que dieu me protège tout le temps ».  Amen! 

 

 

A. me taquine.  Il dit qu’on va poser une plaque commémorative à l’entrée du Méridien  en mon honneur!  Ouais Ouais té bin drôle l’Expert!

 

 

Je crois bien que c’est le dernier carnet.  À moins qu’il arrive un événement très particulier à vous raconter.   Comme la cérémonie précédant la pose de la plaque commémorative en présence du « Présida » OBO lui-même d’abord!  Ha Ha!!!!!

 

 

Voilà!  Les dés sont jetés et c’est le chiffre 3 qui est sorti.  3 jours à attendre!   Vendredi, 23 h 25 nous prenons le vol AF977 via Paris pour repartir sur le vol AF344 à 13 h 15.  Ce qui nous fera rentrer au pays à 15 h 05. 

 

 

Brrrrrrrrrrrr je suis certaine que ça sera le premier mot qui me sortira de la bouche! 

Le deuxième?  Y fa bin fretttttttttte icitttttttte! 

 

Le troisième :  AHHHHHHH ma maison!!!!! 

  

 

Ma petite routine au pays du froid me fait défaut.

 

 

 

 

 

Écrit par suz.lem le Samedi 6 décembre 2008
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LA Blanche!

« Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page » St Augustin

 

Continuons donc à lire et à voyager dans notre « Gabon d’abord »! La Blanche Jeudi dernier, « en BM double pied » sur le boulevard de bord de mer oh surprise, je vois au moins une quinzaine de BCR (Brigadier du Contrôle Routier) les ennemis jurés de tout automobilistes Librevillois. Moi qui croyais ne pas en voir de mon séjour, voici qu’ils sont de retour. Du nouveau cette année, ils sont bien « poncés » avec leurs nouveaux habits. Avant ils étaient vêtus de costume couleur « armée style camouflage » soit avec des rayures vert foncé. Cette année? C’est tout en « camouflage » de ton bleu avec rayures foncées qu’ils se pavanent. Ah vraiment, ils font les importants. Je marche donc plus lentement et savoure le fait d’être en BM double pied. C’est plein de gros 4X4 garés sur le bord de la rue et est-ce nécessaire de l’écrire, ce sont des « blancs » de pauvres conducteurs « étrangers » (Yesssss même des Chinois) que je vois se faire verbaliser. Sans oublier les Taximen qui n’y échappent pas.

 

Au travers des coups de sifflets, ça gueule de tout bord tout côté. Dans ce brouhaha , j’entends haut et fort : HEY! LAAAAAA Blanche! Et Laaaaa blanche, de se retourner voit un Brigadier avec sa Kalachnikov « BONJOUR! » lui dit-il. Oh la la! LA Blanche se sent toute petite. « Bonjour! » Et elle pense : que fera-t-il d’elle? Elle n’a pas « de plaque bleue étampée dans’l’front »! Hé bien rien, il ne l’a que salué, comme ça pour faire son Macho devant ses collègues qui comme lui empochent le « miang » comme l’écrit mon éditorialiste préféré Makaya. La Blanche, je vous l’jure, elle a continué son chemin en retenant son souffle et quasiment sur le bout des pieds pour ne pas trop faire de bruit.

 

Parapluie Biénergie

 

Parlant de marcher, j’vous l’ai dit, tous les matins, je vais prendre ma marche. Et de retour, le midi à Libreville, c’est très très chaud. C’est autour de 36° probablement plus si je savais mesurer le « facteur soleil humidité ». Mais mon corps lui le mesure. Surtout au centre-ville ou la brise de la mer se cogne sur les « bildings » et ne s’y rends pas. L’air manque quasiment. Le soleil me tape sur la tête et j’ai CHÔÔÔÔ! la sueur me coule sur la colonne, le front, le menton. Comme le disait ma mère «,’ je suis tempe en lavette ». Vous me voyez la face rouge comme une tomate. Qu’à cela ne tienne, dans une boutique de Libanais (je boycotte celles des Chinois Y’en a marre d’eux) je me suis acheté un parapluie « biénergie » qui me sert surtout d’ombrelle et m’évite une insolation.

 

À San Miguel de Allende, au Mexique, j’en avais vu une vraie, une belle ombrelle en coton blanc et de la vraie dentelle tout autour. Un chef d’œuvre d’une dentellière mexicaine. Si j’habitais là-bas, c’est sûr que j’en aurais une. Mais à Libreville, l’ombrelle en question, c’est un grand parapluie, quasiment un parasol, (parapluie de golfeur disons) payé 2900 francs. Une aubaine. La coquette a choisi une de couleur qui va bien avec son sac à main et son sac de magasinage. Elle (puisque nous parlons d’une ombrelle) est dans des tons de jaune, vert pâle, lime et marron.

 

C’est bien pratique, mais j’avoue que c’est assez encombrant et embarrassant pour marcher sur le trottoir (enfin ce qui fut à une époque un trottoir) sans accrocher les passants, les kiosques à cigarettes ou pendent les cartes de téléphone et les voitures stationnées sur le trottoir et non pas sur l’accotement. Encore ici je me vois obliger de faire mes exercices de musculation « lève les bras, baisse les bras! » « Tasse à gauche, tasse à droite »; je réussis à me frayer un chemin sans trop crever d’yeux’d’Gabonais, ni faire trop de dégâts aux petits kiosques. Vivement un verre d’eau de retour à la maison!

 

 Le chat de la 272

 

Jadis, j’avais un chat, un beau Persan noir du nom de Timothée. Ceux qui connaissent bien les chats savent les longues heures qu’ils passent, assis sur le bord de la fenêtre, en « mode contemplation » les yeux rivés sur la vie extérieure à laquelle mon Timothée n’avait pas droit. Sa maîtresse le gardant en captivité. Nous avions une mangeoire à oiseaux, Timothée salivait des heures devant les moineaux, les roselins, les geais, Etchenda…Etchenda! Ahhhhh siiiii! se disait-il. La semaine dernière je me suis dit que j’étais exactement comme Timothée. Il m’arrive, de retour de la piscine en attente « du combattant », d’être juste là, sans bouger, bien assis sur mon fauteuil, à épier la nombreuse famille qui habite sous mes yeux.

 

Contrairement à Timothée qui certes rêvait de manger un des oiseaux de la mangeoire, LA Blanche à la vue de ces bizarres oiseaux blancs sur longues pattes et au curieux bec long et plat, ne salive pas et ne convoite pas de mettre l’étrange dans son assiette. Mais elle se demande bien comment il s’appelle l’oiseau? J’ai trouvé et il a tout de même un rapport avec la cuisine. Dans le « Gabon Magazine » , j’ai vu que le grand oiseau blanc c’est une « Spatule d’Afrique ». Ma culture ornithologique faite, la contemplation se poursuit sur la vie de mes voisins d’en bas. Une vraie fourmilière. Bon, voici pour la faune et la flore du Gabon, un petit peu de not’vécu?

 

Ça été? Ça ira!

 

Nous sommes dimanche 16 novembre. Comme ils disent ici : « Ça été? » Hé bien vendredi dernier, (le 7) non, ça pas été du tout. Ils nous disent alors : « Ça ira » ou « ça va aller ». André est revenu du combat malade et il m’a trouvé malade aussi. Il faisait 39° de fièvre et il toussait à s’arracher les poumons et pi moi avec un 38°, j’avais mal dans tous les os mêmes ceux des doigts et des orteils. Je soupçonnais une crise de « palu» (paludisme). J’avais donc passé la journée au lit pour voir l’évolution de mon mal. Ah la la!

 

On dirait que nous sommes encore plus malade dans une chambre d’hôtel et loin de chez-nous. La déprime te « pogne » très vite. Les deux malades clopin-clopant se rendent donc à la Pharmacie de Glass qui se trouve à deux pas du Méridien. Ici le pharmacien n’a pas besoin de prescription pour donner des médicaments, puisque la médication, c’est son affaire quoi. Après consultation et diagnostique de la Pharmacienne A. est sortie avec un très bon sirop Eucalyptine Le Brun et des antibiotiques : une boîte pour lui et une boîte pour moi. Pour moi c’est au cas où. Et ce n’était pas une crise de palu. Après 6 jours de médicaments, « Ça été ». A. va très bien. Et moi? La fièvre m’a quitté dès la nuit et quelques jours plus tard la toux « par alliance » m’a rattrapée. Mais ça ira. On nous dit que c’est la saison. Tout Libreville tousse et LA Blanche avec! Comme les deux nous avons rendez-vous avec nos médecins respectifs le 10 décembre, on ne s’énerve pas avec notre état grippal.

 

La Gabonophonie!

 

Avez-vous remarqué les nouvelles expressions que je glisse dans mon roman? Outre le « ça été? » qu’on nous demande à tout vent, et le « Ça ira’ , l y a des expressions que j’aime bien. Elle image bien la parole. Je vous mentionne mes préférés :

 

Faut pas trop pousser le talent : (faut pas trop en faire)

Tu me brouilles les fréquences : (tu m’empêches de penser)

Depuis kala kala : (depuis longtemps)

Tu es à quel niveau?: (Tu te trouves ou en ce moment?)

Il est poncé : (il est bien habillé)

En BM double pied : marcher

Riz popo : vous avez tout compris

Et il y a le « là-bas » et le « d’abord » qui termine beaucoup de phrase. « Je vais d’abord te voir là-bas » pour me dire : attend je descends te voir à la chambre.

 

Et la meilleure, la plus marrante qu’André a entendu dans son groupe là-bas;

« Lorsque tu veux courtiser une fille, il ne faut pas te fier à la bite de ton frère »

Riz popo : il ne faut pas se fier aux autres si nous voulons avoir quelque chose d’abord :

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Lundi 17 novembre

 

On dirait que ça fait depuis kala kala que nous sommes là-bas. Et pourtant je vois sur mon calendrier à cette date « 26 ». Ça fait 26 jours que nous vivons au Gabon d’abord et bien rentrés dans notre routine là-bas. Mais depuis samedi matin, un nouveau compagnon la partage avec nous. Il vient terminer les audits et clore le Séminaire avec A. et G, n’a jamais voyagé en Afrique.

 

Nous l’initions à la vie Africaine et la pénible vie au Méridien. Hier soir, au Jardin de Bambou (hé oui nous avons renoué avec notre chouchou chinois) nous lui avons manifesté notre contentement d’avoir enfin quelqu’un qui désormais pourra témoigner de notre triste sort; de la dure réalité de la coopération canadienne en Afrique. Il nous dit : « l’Afrique en 5 étoiles comme vous la vivez amènes-en! ».

 

Vous voyez ici que comme nous deux, il souffre beaucoup quoi! À date, il semble bien apprécier les restos où nous l’amenons. En deux jours; il a mangé le spagate bolo le meilleur au monde du Dolce Vita, (Nous avons menacé le Chef de le kidnapper s’il ne nous donnait pas sa recette) ensuite un espresso sur la jolie plage privée du tout charmant Baraduca. Le lendemain midi, une bonne Paella du Papa Union et hier les petites brochettes spéciales au poulet du Jardin de Bambou accompagné d’un riz au poisson fumé et citronnelle fraîche. Je ne cesse de supplier la Chinoise d’ouvrir un Jardin de Bambou à Sherbrooke : au coin de LG et CB, elle ferait fortune juste avec ceux du 3290 C-B.

 

Revenons au nouveau Gabonais. Ceux qui connaissent G auront certes un rapport complet de ses expériences et dégustations. On sent qu’il s’est fait dire plein de cliché sur l’alimentation en Afrique. Il ne met pas la feuille de salade et la feuille de menthe avec les nems du J.de B. Un crime selon nous! Mais bon, c’est son affaire. La personne qui vous écrit se rend compte qu’il est enchanté de sa venue. Demain soir, il nous accompagnera au traditionnel « Cocktail de Direction » du Directeur Général Roger Cherubini à 19 heures à la piscine du Méridien. Un petit moment de bonheur que ce cocktail et surtout si la marrée est haute. Le bruit des vagues, la brise dans les palmiers, la petite musique d’un chanteur Gabonais au Eliwa, un gin tonic en main un p’tit four dans l’autre. Ahhh vraiment; la somme du tout m’enchante j’vous dis pas!!!!

 

J’espère vous avoir convaincu encore une fois que cé pas facile not’vie! Nous sommes certes « maso » parce qu’on veut puuuuuu retourner chez-nous. On aime la misère quoi! Et DRABE sera la couleur de notre première semaine!!!!

 

Scène de la vie hôtelière

 

Depuis notre arrivée, à deux ou trois reprises nous nous sommes cogné le nez sur la porte de la 272. La carte clé ne nous permettait plus d’entrer dans la chambre. Mais la plupart du temps c’est l’Expert de retour du boulot qui s’est cogné. Nous reprenons la longue marche du long couloir qui mène à l’ascenseur (la 272 est à la queue du M du Méridien) et marchons le long couloir en marbre pour nous diriger à la réception en vue de faire réactiver nos cartes « clés ». Les réceptionnistes ont beau reprogrammer la chambre jusqu’au 30 novembre, rien n’y fait; ça recommence quelques jours plus tard. Mystère et boule de gomme! Que disait le professeur Norton.

 

Mercredi dernier, non seulement on se cogne le nez et l’on reprend la route pour réobtenir le droit d’entrer, on constate au retour que la chambre n’est pas faite, les serviettes pas changées, bref la femme de chambre n’est pas passée et il est 17 heures 30. Drame à la 272! Que se passe-t-il? Je dis à A. que demain Ariane « aura de mes nouvelles ». Comme je la soigne aux petits oignons, je ne vois pas pourquoi elle néglige la chambre de « Madame Suzanne ».

 

Or, le lendemain de retour de ma marche sous ombrelle, Apollinaire, mon réceptionniste favori me dit : « Madame, vous ne pourrez pas rentrer dans la chambre, Monsieur n’a pas acquitté la note de la chambre ». Je lui réponds : « Mais il faut d’abord demandé à Monsieur s’il y a une facture à payer pas à moi ». Excusez-moi mais une Princesse ne paye pas de facture! Arrive le Chef Réceptionniste, Théophile Nzengue et il en rajoute ; il me fait tout un blablabla comme quoi Monsieur n’a jamais payé la note depuis son arrivé d’abord. « Pardon Monsieur, d’abord c’est votre machine qui ne fonctionnait pas et le 27 il a payé 1 millions 700 mille ce qui couvre une grande partie du séjour!» « Ah mais il doit encore 1 million 700 mille 775 ». La vraiment je n’y comprends rien, et je râle encore à qui mieux mieux sur le fait qu’hier Monsieur a été incapable de prendre une douche après une journée au bureau Etchenda…Etchenda… (Makaya). Je lui ordonne de me donner ma clé, que je ne vais pas poireauter à la réception toute la journée » S.V.P. régler ça d’abord avec Monsieur à son arrivée j’ajoute : « Attention! Il va vous chauffer les oreilles ».

 

De retour dans la 272, Ariane, la toute charmante femme de chambre est à faire le ménage et me dit, bien peinée : « Madame, Madame, il ne faut pas me disputer, ce n’est pas moi, c’est Monsieur Nzengue qui ne voulait pas que je fasse la chambre hier. Quatre fois je suis allée lui dire que vous quittiez fin de mois et qu’il fallait que je fasse la chambre. Il n’a pas voulu ». Ah bin TABARN……. ! C’est ainsi que Monsieur Nzengue fonctionne? Il barre la porte s’il y a une note à payer? Je suis « en boule » et ch’peux’tu’vous’dire’que’j’ai’la’stime qui me sort par les zoooreilles?

 

En moins de deux, je retourne voir le Théophile. Je lui montre notre contrat, lui refait ma salade qui démontre bel et bien que nous avons amplement couvert les frais du séjour et il me dit : « mais je n’ai jamais vu ce contrat! » «Monsieur, quelqu’un l’a vu, on en a fait une copie à notre arrivée » Et je répète à Théo que Monsieur en a vraiment marre de ces embêtements. J’avais un bloc note de la grande société de A. en main. Je lui remets le bloc note et lui dit : Tenez, vous ferez vos calculs avec! Connard! (pas dit juste pensé).

 

Ce qui devait arriver arriva! De retour d’une longue journée à l’Auditorium du Lycée Basile Odimba, l’Expert a « chauffé les oreilles » du Théophile Nzengue en question et pi pas à peu près et sans se gêner devant tout le personnel de la réception y compris des clients assis au petit salon. Monsieur, il parle fort quand il n’est pas de bonne humeur. Le Théophile lui dit qu’il a tout réglé avec Madame et il s’excuse, il sort la formule que je déteste : Je suis désolé! Comme si être désolé excusait un comportement inexcusable. Théophile J’suis désolée, va te faire f…..! Depuis ce jour, c’est le redoublement du Grand Service. TOUT, je vous le dis, tout le personnel demande à Monsieur « si tout se passe bien ». Bonjour, Monsieur L par-ci et Bonjour Madame L par là. Madame L comment allez-vous ce matin? On se garoche devant nous pour nous rendre la vie plus agréable.

 

Et ma bonne relation avec mon ami Apollinaire est reprise. Avec lui, quand j’ai un petit problème, j’obtiens résolution sur le champ. Et ma petite Ariane continue à recevoir chaque jour de petits cadeaux de Madame Suzanne. Elle a une garde-robe bien remplie, des bijoux, du maquillage, des sandales. Elle m’a dit : « vos enfants doivent être très heureux avec vous! » Et la vie a repris son cours.

 

C’est sur cette belle « histoire des pays du sud » que je vous quitte. Vous ai-je dit qu’il était passionnant mon roman? Bof! Pas tant que ça. C’est long, très long. Un peu ennuyant par bout. J’ai donc traversé le boulevard bord de mer et ce sans me faire écraser et je suis allée à la Librairie pour m’acheter des magazines, comme le « Inside » un magazine féminin made in Gabon, dans lequel j’ai lu ce reportage : Polygamie…Au pays des mille et une femmes. « Chantal, comptable, confirme : C’est vrai, la polygamie ne fait plus fuir les jeunes femmes aujourd’hui. Au contraire, les hommes mariés les attirent car le fait qu’ils soient mariés fait supposer qu’ils sont plus responsables et n’ont pas peur de l’engagement. Elles préfèrent donc s’accrocher à un homme déjà marié qui leur apporte un sentiment de sécurité que s’attacher à un célibataire endurci allergique à la notion de mariage »

 

Sans commentaire! À la prochaine!

Écrit par suz.lem le Vendredi 21 novembre 2008
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Demande en mariage!

Dimanche 2 novembre 2008 Je pense avoir terminé mon message sur un projet d’aller souper au Ding Ding. Le Buffet chinois du vendredi soir. On l’a fait. Conclusion? Fini les restaurants chinois. J’ai presque envi de dire : fini les restaurants. On s’est « fait fourré » quoi. 85$ pour un buffet bin ordinaire. Étonnamment les prix ont doublé depuis notre dernier séjour. C’est ahurissant! Exemples? Au Médidien : Pizza 26$ - Spaghetti bolo 21$.   Un quart de vin Chenet 14$ + une Régab 9$ + une pirogue d’ananassssssssss 5$ l’addition est hallucinante quand on la reçoit.   Et à l’épicerie compter à chaque article acheté le double voire le triple de chez-nous.

 

Bref notre minable dollar canadien nous fait filer bin tcheap. Un dollar canadien = 397 francs CFA. 1 Euro : 655 CFA Cé pas pareil quand vient le temps de payer en canadien ou en français. Nous, les pauvres de l’Afrique, sommes pratiquement à un cm au-dessus du seuil de la pauvreté.

 

Passons aux faits-divers. Ce matin, A. et moi et nos passagers les bébites (on n’oublie pas celles-là elles sont toujours présentes malgré le poush-poush) NOUS sommes allés « au quâââtier » Charbonnage pour faire laver la 4X4. Un coin bien folklorique que le lave-auto. C’est très animé aussi. Nous allons chez l’oncle de SG. Il a l’air plus jeune que lui mais bon, il nous a dit ça. Ce matin non seulement l’oncle mais le frère de Blanche, la femme de SG y était. Enfin, je m’interroge si les laveurs sont, comme Makaya l’écrit dans mon journal préféré : « le petit frère du neveu du cousin du grand frère de la tante de ma bonamie » de SG? En arrivant, un me dit : « Ahhhh Bonjour maman! ». Une entreprise familiale quoi. Me voici promue mère d’un laveur de chaaaaar à Charbonnage. On aura tout vu!

 

Pendant que les laveurs font leur job : lavage extérieur, intérieur, tapis et « poush-poush » déodorant, nous sommes assis sur un banc de planches à une buvette en tôle rouge, peinturée coca-cola propriété de l’oncle. L’oncle s’excuse, il n’a pas encore l’électricité. Il ne nous offrira pas de sandwich. Il a demandé, mais il est sur la liste d’attente. Pour l’avoir, il doit aller à 400 mètres pour se brancher. C’est dimanche, jour de repos. Mais quand même il a dans une glacière du coca, du d’jino ananas ou pamplemousse et de la Castel. L’Expert prend une bière Castel et je prends un d’jino pamplemousse. Ma liqueur préférée. Fait avec du jus de pamplemousse, au Gabon, à Libreville même.

 

Et là, assis sur not’banc fabriqué à partir de vieilles planches, au carrefour du quartier charbonnage, nous causons. D’abord des chinois qui dérangent les Gabonais. Ils sont en trop grands nombres et l’on en rencontre de plus en plus. Ils envahissent l’Afrique. Ils sont comme des fourmis que dit l’oncle. À l’aéroport de Paris effectivement nous avons compris ça. Il y en avait une trentaine qui attendaient avec nous à la porte 58. Ils ne sont pas bienvenus parce qu’ils ne font travailler que les Chinois et non les Gabonais. Nous causons encore, et des Arabes qui sont en trop grands nombres. Ils achètent tout. Celtel (compagnie de sans fil) appartient aux Saoudiens. Ici on dit « BenLaden télécoms ». Et bien sûr Kadhafi qui achète les hôtels au bord de mer. Moi j’ai remarqué qu’il y avait aussi des Marocains. À la piscine, je les entends parler au téléphone. Ils font dans l’informatique les Marocains. Et les Canadiens? Il n’y en a plus, il y a vous deux et une québécoise qui a marié un Libanais, à Montréal, et il l’a amené vivre ici.

 

Et pi arrive une Gabonaise, qui passe là tous les dimanches, elle s’en va à la messe. Elle arrête à la buvette de l’oncle. Smouch à droite, smouche à gauche resmouch à droite et resmouch, fiou, 4 fois pour la bise, et ils causent en dialecte gabonais. On y ne comprend rien, jusqu’à ce qu’ils discutent de « l’égalité des femmes ». Et bien là, on s’est bidonné! J’vous dis pas. L’oncle dit : « ce n’est écrit nulle part dans la bible que la femme est égale à l’homme. Non mais, je ne suis pas fait d’une partie de ta côte, tu es faite de ma côte, donc tu es inférieure à moi. Tu vois, au Gabon, les femmes ne payent jamais rien. Les hommes payent tout. Alors si elles disent qu’elles sont égales, elles devraient payer aussi. Elles ont un bébé? C’est l’homme qui paye le trousseau. Non Non Non! Vous n’êtes pas égale à nous! Y’a que les Arabes qui ont compris ça »

 

Il continue ainsi sa version de l’égalité de la femme. Il nous dit : « nous ici ont fui les intellectuelles. Une bonne villageoise et puis on est bien. Elles ne savent rien alors comme ça tu lui dis fait ça et elle le fait. Sans rouspéter. Les intellectuelles, ça arrive que c’est pratique. Elles savent nous dépanner pour l’ordinateur. » Nous sommes su’not’banc de planche et rions aux larmes. Ahhhh vraiment, c’est un pur plaisir que d’aller au quartier pour faire laver la 4X4. – Monsieur, c’est prêt! On a mis un tapis pour Madame, pour s’essuyer les pieds avant d’embarquer. Pi ça ne coûte pas cher. Le lavage, la bière, le d’jino : 2500 (6.30$) et l’Expert laisse 500 francs à chaque laveur. S’affiche « la banane » à leur visage!

 

LE MAJOR BOUKAMBA

 

Vous ai-je déjà parlé du Major Boukamba? Je pense que non. Alors je vous raconte son histoire : Il était une fois deux Canadiens qui habitaient le Gabon pour la première fois. C’était en 2002. Un soir qu’ils sortaient pour aller dîner au resto Tivoli, à la sortie de l’hôtel Rapotchombo, se présente un Gabonais : « Bonsoir! Vous vous rappelez de moi? Il nous serre la main; Je suis le Major Boukamba. C’est moi qui vous ai accueilli aux douanes à l’aéroport. C’est grâce à moi si vous n’avez pas eu de problèmes. Bla bla bla…..» Non, nous n’avons aucun souvenir de cet homme. Il continue pour enfin sortir de sa poche un papier tout fripé. Et il dit : « - ma femme est malade et souffrante et elle a besoin de médicaments. Voici la prescription. J’aurais besoin de 12,000 francs… .bla bla bla… » Le Major ne sait pas que nous sommes des « vieux routiers ». L’arnaque est bien astucieuse, mais elle sent fort la « tentative d’extorsion du blanc » bien gentiment, nous lui disons que nous ne pouvons pas l’aider, qu’il y en a trop qui nous demande de l’aide. Enfin, nous nous en débarrassons poliment.

 

Nous revenons au Gabon deux ans plus tard. En 2004. Nous voilà au Méridien. Un soir que nous allons prendre notre marche jusqu’au Super Glass (épicerie), sur la rue, juste au coin de l’entrée du Méridien arrive un homme : « - Bonsoir! Vous vous rappelez de moi? Je suis le Major…. » et il n’a pas le temps de continuer…André lui dit que nous le connaissons et qu’on a déjà donné. Bonsoir! Il reste planté là avec sa vieille prescription en poche.

 

Nous revenons encore une fois, toujours au Méridien. En 2006. Un soir, dans le garage, alors que nous nous apprêtons à embarquer dans notre chaaaaaar, on voit un homme. « – Bonsoir! Vous vous rappelez de moi? » - Oui et nous ne sommes pas intéressé. Bang! Ferme la porte et démarre!

 

Enfin en 2008, au volant de la 4X4, en se baladant au quartier Louis, l’Expert s’est trompé de direction au bord de mer, il a tourné à droite au lieu de gauche. Impossible de faire un « llou-turne » Le seul endroit pour tourner est chez Mouammar Kadhafi, au Laïco Okoumé Palace. Juste à la sortie de l’hôtel, en attente de traverser le boulevard de l’indépendance, on voit un Gabonais qui nous salue comme si nous étions de bons amis. Il nous fait signe d’arrêter. Il a vraiment l’air de nous connaître. Nous pas encore. Comme André dit, ils se ressemblent tous, c’est peut-être un participant au séminaire? Je suis sceptique, je n’ouvre la fenêtre qu’au tiers. – « Bonjour, vous me reconnaissez? Je suis le Major Boukamba…. » Ah bin bordel! LUI encore? il n’a pas eu le temps de finir, j’ai fermé la fenêtre et nous sommes parti. Le Major en question, c’est un truand, et son boulot est d’escroquer les blancs. Chose bizarre, il semble LE seul Gabonais à ne pas nous reconnaître.

 

Les Gendarmes

 

Je n’écrirai pas long sur le sujet. Pas de contrôle! Le nouveau Directeur de Police a décidé que c’était assez d’embêter les gens. Par contre, SG dit que ça dépend s’ils sont affamés ou pas, en fin de mois. Ce mois d’octobre, il faut croire qu’ils ne l’étaient pas. Nous roulons en paix et c’est tellement agréable!

 

Chronique littéraire

 

Je suis à lire « Le cœur glacé » d’une auteure Espagnole; Almudena Grandes. Roman désigné la meilleure lecture de l’année 2007, par les libraires. 1072 pages. Coup de cœur de la plupart des magazines féminins achetées à CdeG et coup de cœur de la liseuse itou. J’en suis qu’à la page 225 et j’avoue que c’est une lecture passionnante! Une foultitude de beaux mots et de belles phrases. Mes heures de lectures, sur ma chaise longue, sont des moments de grands plaisirs.

 

Demande en mariage!

 

Hier matin, comme à chaque matin, vers les 10 heures, Madame L. va prendre une marche. Depuis toujours, je tourne à gauche, vers le centre-ville. Changement au programme, je tourne vers la droite. Je veux aller chez les couturiers en vue d’acheter un pagne. Un pagne c’est un paréo que portent les Gabonaises. Mais moi je veux en faire une nappe. À l’hôtel, on me dit de prendre le taxi et d’aller au Marché Ouloumi. Ah non! pas toute seule. Voyons voir sur le Boulevard de l’Indépendance communément appelé « Bord de mer ». Je marche. J’arrête chez un Libanais pour l’achat d’un gel douche Ushuaia et un dentifrice Signal. J’arrête dans une boutique de couturier, mais les pagnes ne m’intéressent pas. La couleur ne me ferait pas une belle nappe. Et pi, le prix est trop élevé. 3 yards – 5000 francs ou 6 yards – 15000 francs. Bizarre, ce sont des « yards » et non des mètres. J’avais jamais remarqué. Et je marche encore. Je vois une affiche « Perle d’Orient » tiens? Des chinois.

 

J’entre et c’est un fouillis de chinoiseries. J’ai besoin de vernis à ongle, de dissolvant et pi tiens voyons cette jolie nuisette sur le cintre. En effet, elle très jolie et elle me sera très pratique. Je n’en ai apporté que deux. J’en reviens bien de laver la mienne à la main, dans le lavabo de la salle de bain avec du savon Omo. Ça assèche mes mains et détériore mon vernis. 5000 francs? Je prends.

 

Après arrêt infructueux chez deux couturiers, j’entre chez « Étoile Couture ». Cheik me reçoit. Je lui fais ma demande d’un pagne, et lui dit qu’un yard, ça ferait mon affaire. Pas moyen de moyenner, que disait ma mère. C’est 3 yards et 5000 francs. J’insiste et ça marche. J’achète 3 yards pour 4000. Je suis bien consciente qu’une peau de couleur différente de la mienne payerait 2000. Je veux une nappe! Et pendant qu’il cherche un sachet pour mettre ma nappe, il me dit : « tu voudrais correspondre avec moi? On s’écrit, on se visite et on sait pas, peut être c’est le mariage ». Ça alors! J’en suis « bouche la bée ». Une demande en mariage? - Mais tu as quel âge toi? 30 ans. – Je suis désolée, mais je suis déjà mariée. Ah non, je ne lui dis pas que j’ai quasiment le double de son âge. Je préfère lui laisser l’illusion que je suis une jeune mariée! Surtout Jeune!  Ha Ha! Cette fois-ci c’est moi qui ai la banane sur le bord de mer.

 

Tradition Gabonaise

 

Parlant mariage. L’autre jour, alors que j’étais chez Blanche, entre dans le salon un beau, grand, costaud Gabonais dans la trentaine disons. Blanche me le présente « c’est mon p’tit mari » dit-elle. En voyant mes sourcils en circonflexe elle m’explique : Ici au Gabon, si l’homme meurt, les oncles te donnent un mari pour la sécurité de la famille quoi. Les enfants restent dans leur maison, la femme continue à bien vivre, il y a un homme pour s’occuper d’eux. Moi, j’ai déjà choisi le mien. C’est lui. Mais tu sais, c’est pareil pour l’homme. Si la femme meurt, les oncles lui donnent une femme. On peut même donner ma sœur à Jean-Christophe. Il ne me dit pas s’il a déjà choisi. Il est mieux de ne pas me le dire. S’il a choisi ma jeune sœur, je serais déjà jalouse. Alors il ne dit rien. Et je vois SG le sourire en coin. Blanche est pas mal belle. Sa jeune sœur l’est certes. Je suis certaine qu’il a aussi déjà fait son choix.

 

Je lui ai dit que chez-nous les oncles sont remplacés par le « gouvernemaman ». C’est l’État qui te donne une pension « de veuve » pour toi et tes enfants. Si je ne me trompe, les enfants aussi, dépendant de l’âge, ils ont une pension d’orphelin. La tradition chez-nous c’est le « chèque du bonheur social » si tu n’as pas les moyens.

 

Retour sur l’économie

 

Je dis que c’est cher? Pire encore! J’ai envoyé quelques vêtements de l’Expert au Pressing. Voici la liste : 4 chemises + 1 t-shirt + 7 caleçons + 2 pantalons. Combien ça coûte? 38,700 CFA divisé par 397 = 97.48$ et ce n’est que la première semaine. Il en reste 4 autres. Oh la la!!! Heureusement que j’ai lavé ses chaussettes. Ça aurait coûté 1200 de plus pour chaque chaussette. J’en ai lavé 6 paires. Une facture de 115$ pour un petit lavage. Inbeleivable!!!! Que diraient les têtes à claques!

 

Évidemment, le Pressing je n’ai pas le choix. Les chemises, les pantalons, les caleçons pas question de laver ça au lavabo, comme je le fais pour mes slips par exemple. Si je ne lavais pas mes slips, j’ajouterais encore 1500 (3.78$) du slip. Mieux vaut m’acheter une ou deux bouteilles de vernis à 1500 franc chez les chinois!

 

La modération a meilleur goût

 

Tous les matins, de retour de ma longue marche de plus de 2 heures, j’arrête à la tabagie du Méridien pour m’acheter mon journal préféré « l’union ». La page « Société & Culture » m’interpelle plus que les autres. Je vous glisse une nouvelle du « Faits Divers » :  "En état d’ébriété, elle meurt à la suite d’une morsure de serpent. Une jeune compatriote vivant à Ndendé, chef-lieu du département de la Dola, partie pour une partie d’agapes chez son ami à Lébamba, est décédée à la suite d’une morsure de serpent. Elle ne se serait pas rendu compte de cet accident, tout simplement parce qu’elle était en état d’ébriété très avancée. Une mort subite qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la contrée. Lors de la découverte du corps sans vie de l’infortunée, la famille est en émoi. L’ami en question est interpellé. La défunte ayant au préalable informé ses parents de sa randonnée avec celui-ci à Lébamba. Les spéculations avancées ici et là, faisant croire à un empoisonnement, et des effluves d’alcool émanant du corps, les parents ont exigé une autopsie au Centre médical de Ndendé pour en avoir le cœur net. Les conclusions du médecin légiste ont été catégoriques : l’infortunée est morte à la suite de la « morsure d’un serpent venimeux » et « malheureusement elle ne s’est pas rendu compte vu son état second » Ce verdict, en dépit de la douleur de la perte de la jeune fille, est venu calmer les ardeurs menaçantes des parents envers l’ami de la défunte. Peut-être que si le couple avait consommé l’alcool avec modération, le pire ne serait pas arrivé.

À cette lecture, je me rappelle en 2006, une invitation à sabler le Champagne chez Émile et

que la conversation au travers des bulles concernait les serpents, entre autre les Mambas verts, qui venaient sur sa terrasse. Heureusement que jamais aucune « effluve d’alcool émane de mon corps » et que je bois tout le temps avec modération! Hum hum! Sinon…Bienvenue le ciel! Je suspecte ici les personnes qui me connaissent bien se dire que je suis menteuse. A beau mentir qui vient de loin! Ha Ha!

 

Oh la la, je vois 8/8 en bas de mon Word. 8 pages? J’arrête donc ici. C’est l’heure d’aller à la piscine. J’y fais de l’exercice : monte le dossier de la chaise, descend le dossier de la chaise, répétez 15 fois chaque mouvement. Ha Ha!

Écrit par suz.lem le Jeudi 20 novembre 2008
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Enfin à Libreville!

JEUDI 30 octobre 2008, il est 8 h 40, à 20 heures 30 ce soir une semaine sera passé. Elles courent à haute vitesse, les heures, à Libreville. Je vous fais un résumé de not’vécu Gabonais? L’impression qu’on a eue en arrivant au Méridien, c’est comme si nous revenions à la maison après un long voyage. C’est notre quatrième séjour ici. Nos habitudes, notre routine sont restés à la porte. Rien n’a changé. Même décor et pour la chambre et pour l’environnement, sauf pour quelques restaurants nouveaux et juste à côté de l’hôtel. Même personnel accueillant. « Le couple » a été reçu chaleureusement. J’vous jure, c’est juste si on n’a pas déroulé le tapis rouge.

 

Et nous nous sommes installés dans notre belle grande chambre, comme si c’était chez-nous, comme si nous l’avions quitté, il y a une semaine. J’ai placé les vêtements de la même manière dans les placards, les tiroirs. Vraiment, c’est un retour à la maison! De la grande vitrine, par contre, il y a changement d’image. Nous avons demandé une chambre avec vue sur la ville. La mer? On l’a vue. Un nouveau « cadre » s’il vous plaît. Nous avions le goût de voir des palmiers, des manguiers, des fromagers, des villas, des buildings bref vue sur « la vie » quoi. Et c’est ce que nous avons. Il y a une villa « gabonaise » juste en bas, où l’on aperçoit une famille nombreuse vivre leur quotidien. Un petit film que nous visionnons d’un œil indiscret. La mer est au coin droit de ma grande vitrine.

 

Le voyage a été très long et fatigant. Avant de partir, sur le site airfrance.com, j’ai changé les sièges qu’Escapade2000 nous avait donnés. J’ai réservé et payé des sièges au « Pont supérieur » du 747. Nous avions déjà voyagé au pont supérieur sur KLM via Amsterdam/Guinée Conakry, c’était en 1991 et à l’époque on se payait la classe affaires. En 2008, sur le vol AF347, c’était « classe plus confortable » disons, mais ça en valait le coût. Plus de place pour les jambes, les bras, un coffre à côté de moi, très pratique pour y déposer sac à main, veston mais aussi pour s’allonger les jambes. Considérant le nombre limité de sièges, on se serait cru sur un Jet privé. Très très agréable. En sablant le champagne on s’est juré de réserver les mêmes sièges, bien sûr quand cela nous sera possible. En re-sablant le champagne sur la classe « fesses dures » du vol Af976 Paris/Libreville c’était quasiment de la torture. Ah la la que c’est inconfortable un A320 classe tempo. On ne sait pas comment se placer tellement les sièges sont dur, inconfortables et coincés. Mais bon, nous n’avons pas le choix. C’est voyager classe tempo à deux ou l’Expert voyage seul en classe affaire. Comme « Le couple » est inséparable, vivement la torture pour un séjour ensemble.

 

Nous sommes en attente devant le carrousel, avec une légère angoisse : aurons-nous les 5 bagages. Voici la mienne, voici celle de l’Expert. Et les trois caisses? Trente minutes plus tard, une apparaît, et pi une autre, et piiiiiiiiii Bordel de meeeeerde, plus rien sur ledit carrousel. Manque une caisse de documents nécessaires pour le Séminaire de l’Expert. Il y a d’autres déçus en ligne au « litige bagage ». Nous les rejoignons en ligne pour que LA préposée nous remette la formule. Il est 19 h 30, nous sommes arrivés à 17 h 30. Sur ma nouvelle montre très flash Calvin Klein acheté à Trudeau, (je n’ai pas su résister, elle était trop belle) il est 14 h 30. Plus de 24 heures que nous sommes « en route ». Nous avons quitté Sherbrooke à midi le mercredi. La fatigue, l’épuisement nous tient compagnie.

 

A. réussi à obtenir la formule avec un rendez-vous au prochain vol, soit le vendredi 18 h 30. Inch’Allah! Deuxième angoisse : les douanes. C’est une douanière. – Passeport! Ouvrez s.v.p. – Tous les bagages? - Mais oui! - Ah mon vieux! Et j’essaye de lui montrer mon désarroi, rien à faire, Ouvrez s.v.p! Et elle remet un couteau à A. pour qu’il ouvre une caisse. Je dois vous dire que j’ai fait « plastifier » ma valise à Trudeau. J’ai l’intention de faire durer mon déplaisir quand ça sera mon tour. Je n’en ai pas eu l’occasion. Soudainement je la vois souriante et dis à André : Ça va! Eeeeeeeeeeee que se passe-t-il? Je n’ai rien vu, mais A. lui a glissé un 5000 francs dans la main. OUF!

 

La douane franchie, reste notre bagagiste pi son copain à dédommager. Son copain est apparu comme ça, il n’a rien fait, et il veut des euros. Je ne vous raconte pas, mais j’en avais vraiment marre et André itou. Il a donné 2000 francs à un et pi Salut! Mais l’extorsion n’est pas terminée. Le taximan réussit à nous extirper 10,000 francs pour la course au Méridien. 10,000 francs c’est 25$. Pas de discussion, A. lui remet le montant demandé. UNE CHAMBRE S’IL VOUS PLAÎT! J

 

Je ne vais certes pas vous radoter notre vécu Librevillois. Je crois bien vous en avoir fait faire le tour plus d’une fois. J’ai retrouvé mon « coin de paradis » (lire piscine) le premier matin et mes amis Édouard et Gaétan qui sont « trop trop contents de vous revoir Madame Lemieux…Bienvenue…Vous nous avez manqué…Nous vous attendions ». Et ils me traitent toujours aux petits oignons. Je me prélasse donc sur ma chaise longue, avec bruit des vagues en sourdine, comme si je l’avais quitté hier après-midi. –Madame Lemieux, vous voulez le parasol? S.V.P. Édouard! Merci! Elle n’est pas belle la vie? Dans mon coin de paradis, elle est merveilleuse!

Vous voyez les pieds de madame en pleine séance d'exercices!

Toutefois, nous trouvons que le Méridien diminue d’étoile d’année en année. D’après notre évaluation, on le coterait 4 étoiles. Un 5 étoiles (avec chambre à 269$ la nuit et des petits-déjeuners à 25$ et des soupers à 40$) ne devrait pas avoir des salles de bain avec du vieux carrelage usé et sale datant de 1987. Enfin le 5 étoiles est un peu "usé" quoi!  J’ai demandé à Ariane la femme de chambre de le frotter au désinfectant. Heureusement le reste de la chambre est très propre. C’est une grande chambre, on ne se pile pas sur les pieds quoi. Le tapis de chambre est neuf. Le mobilier parfait. L’Expert a un grand bureau pour travailler à son aise. Quand même, nous ne râlerons pas, il affichait complet le Méridien, c’est un Gabonais qui a réussi à nous dénicher une chambre. La 272 est très bien et confortable et avec deux lits por favor! Et il est à deux pas de toute commodité ce Méridien : librairie, épicerie, boutiques, centre-ville. Le Laïco Ocoume Palace ne nous intéresse pas parce qu’il faut aller faire nos achats en voiture. Pas le cas ici; On le fait à pieds.

 

Du nouveau pour ce séjour : nous roulons en 4X4 Isuzu, grâce à J.C. Cette générosité est fort appréciée. Ce matin A. a quitté en disant « si je ne suis pas revenu à 20 heures….. ». Il dit ça, parce qu’il va évaluer une école de cordonnerie dans un quartier assez loin d’ici. Il ne connaît pas la route. « si je reviens seule le 30 novembre prochain……. »

 

Mais dans la 4X4 Isuzu nous ne voyageons pas seuls. Nous avons des compagnons de voyage. Et ces compagnons ne sont pas tellement agréables. Un jour, en route vers le M’Bolo, notre marché favori, je vois une bébite, tsé une coquerelle? Ah la la! Et pi un autre jour j’en vois deux aller se cacher dans un coin du tapis. Nous avons acheté du poush-poush anti-bébites coquerelles comprises et avons poushpoushé la 4X4 au complet. Malgré ça, il me semble tout le temps qu’une me monte sur les jambes. De retour du Géant Casino, je tiens mon sac (zippé bin dur) sur moi. Avant de monter, je cogne sur la porte, pour leur faire peur et je garde un kleenex en main pour les écraser. Faut être fait fort dans des histoires du genre. Ou il faut tout simplement faire avec, faute de mieux.

 

Hier matin, la Concierge m’a demandé de quitter la chambre parce que justement la « brigade anti-bébites » devait passer au crible la 272 et la débébétiser. Elle m’a demandé si j’avais vu des coquerelles? Non jamais! Il n’y avait pas moins de 6 brigadiers avec des masques et des « mitraillettes » anti bébites. Ah yaille yaille! Cé l’Afrique Patron!

 

Et la caisse de l’Expert? Nous sommes allés comme convenu à l’aéroport, vendredi à 18 h 30 et la caisse n’est toujours pas apparue. Retour en ligne au « litige bagage ». Mais là, c’est la foule, il fait chaud, on manque d’air. Heureusement, un « blanc » d’Air France vient dans la petite salle et nous prie de sortir. Nous on croyait qu’il parlait aux noirs, mais non, c’est à nous qu’il parlait. (Nous étions les derniers dans le petit local chaud et étouffant). A. profite donc de cette occasion pour lui parler de son problème. Il nous invite à son bureau, fait les vérifications par internet, met un code « rush » à la demande et nous dit de revenir dimanche, la caisse y sera. Il avait raison, dimanche, reangoisse devant le carrousel, et à la toute fin du déroulement, fin de l’angoisse, on voit la caisse bleue apparaître. Soulagement! Elle a été ouverte à Paris, parce qu’il n’y a plus de tiewrap ni de collant. Mais elle est là et le Douanier aussi.  Et il a été gentil, nous sommes passé sans ouvrir et sans payer.

 

Tant qu’à vous parler de petits malheurs. Je vous raconte un Grand qui a failli tourner au drame. L’Expert s’est acheté un super beau cellulaire (appelé ici portable) digital, 4 bandes, de marque LG quelques semaines avant le départ. Il a entré ses numéros de téléphone et email, tout formaté à son goût, enfin il l’a bien bichonné. Un soir, vendredi dernier pour le nommé, notre première sortie souper, nous marchions sur la rue vers le Jardin de Bambou, quand quelqu’un a accroché A. et son cellulaire a tombé par terre. Combles de la malchance, une grosse 4X4 Prado a carrément dessus. Kapout le beau portable! Heureusement que je n’ai pas eu le réflexe de le ramasser, la Prado c’est sur moi qu’elle aurait passé. J’en ai eu des frissons toute la soirée, toute la nuit juste à imaginer le drame! Ah la la! « Dieu m’aime ». Je ne sais pas si c’est ça, mais le repas au Jardin de Bambou, celui tant convoité, nous a paru moins savoureux que prévu. Les nems? Bof! Le Chop suey de mer? Re-Bof! On ira plus. Enfin, ce soir on a dit ça.

 

Il y en a d’autres, comme le très beau Dolce Vita où l’on se croirait en bateau sur la mer et le filet de capitaine sauce crème basilic est vraiment savoureux. Nous allons aussi au Tivoli où jeudi la brochette de mérou était pas mal bonne. Et pi nous avons aussi découvert un nouveau resto, un Libanais, juste à côté du Méridien, là où il y avait une bijouterie auparavant. On l’essaye? Oui, on a essayé le poulet shawarma en portion très généreuse et encore ici, très bon. Le propriétaire nous a offert le dessert et un café! Hé bien nous reviendrons! Mais oui, je vous ferai un mix-grill.

 

Voilà pour le côté gastronomie. Je ne défilerai pas les restaurants fréquentés, il y en a à gogo. Voilà aussi pour le récit du début du séjour. Nous sommes très bien. A est très heureux de retrouver sa gang : Clautaire, Bruno, Alain voire même Anotho. Vous vous rappelez? Le méchant Anotho qui faisait le déplaisant et tout pour ralentir le dernier contrat? Un soir, A. revient et me dit : Anotho et moi sommes des amis! Hé bien ça alors, c’est une bonne nouvelle ça. Lundi, c’est l’ouverture officielle du Séminaire. Une grande journée quoi!

 

Un récit sans mention de la température est incomplet. Du moins pour nous les Québécois qui vivent avec le beau et mauvais temps qu’il fait. Je vous fais donc le bulletin de la météo Gabonaise. De septembre à décembre c’est « la petite saison des pluies ». Ici on dit que cette année, il pleut beaucoup. Ah bon? Depuis 7 jours, il a plu que le dimanche. Le dimanche, c’est comme chez-nous auparavant, TOUT est fermé. Cé donc pas grave la pluie. Tous les jours il fait soleil. Parfois le matin, c’est nuageux et le soleil apparaît en avant-midi pour briller de tous ses watts le jour complet. Je sors tous les jours vers 10 heures. Mon activité piscine (de 13 h 30 à 16 h) n’a pas été interrompue une fois à cause de la pluie. La nuit, par contre, il y a eu pluie et des orages. C’est peut-être là qu’il pleut beaucoup? En tout cas, si c’est ça la petite saison des pluies, c’est très bien pour nous. Il fait autour de 27° et le vent est très présent. Sauf le midi, où là vraiment c’est très chaud. Mais, le midi, je mange mon sandwich dans la 272 et j’écoute RFI.

 

C’est vendredi matin, c’est le week-end. Ce soir nous projetons d’aller au Chinois Ding Ding. Il y a un buffet le vendredi soir. On fêtera notre première semaine à Libreville. « Voyager ce n'est pas arriver, c'est parcourir le chemin! » et nous le parcourons jusqu’au 29 novembre prochain! Je tenterai de faire un arrêt une autre fois devant votre fenêtre. D’ici là souriez…la vie vous sourira…dit-on!

Écrit par suz.lem le Jeudi 20 novembre 2008
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RETOUR en terre africaine!

C'est confirmé, le 22 octobre prochain, nous nous envolons sur les ailes d'Air France via LIBREVILLE au Gabon.  Ma ville chouchou de mon continent bien aimé.  Jusqu'à vendredi dernier, je ne réussissais pas à réserver une chambre à mon hotel chouchou (Méridien).  Tous les sites Internet de réservation hôtel affichaient complet non seulement pour le Méridien mais pour l'Intercontinental.  Quessssssssss'qu'on fait?  A. a mis un Gabonais "su'l'dossier" et vendredi, oh bonheur, il a réussi à dénicher une chambre à mon chic Méridien.  FIOU!  Reste à voir la chambre maintenant.

D'ici notre arrivée, les préparatifs vont bon train.  Piqûres, achats divers, Visas, et l'éternel questionnement:  "Qu'est-ce que je mets dans ma valise?"  C'est la "petite saison des pluies" au Gabon.  Je n'ai jamais expérimenté ça, une petite saison des pluies.  Juste une grande, en Guinée-Conakry.  La petite?  on verra. 

Je vous dis donc à bientôt! 

Écrit par suz.lem le Lundi 6 octobre 2008
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Dur Dur de revenir!

C’est comme à chaque retour, le corps est ici la tête est là-bas...et elle ne veut pas revenir.  Dès la sortie de l’Aéroport, en attendant la navette du Hilton pour aller chercher la voiture, le froid et l’humidité m’embêtait.  Et sur l’autoroute, alors là, je me suis fermé les yeux et j’ai dit à André :  « tu me le diras quand on sera dans le garage ».  Il pleuvait, il a même neigé.  Beurk!   Le décor tout au long de la route était on ne peut plus moche.  Les yeux fermés, je pouvais me passer un autre film :  les derniers jours à Mexico.  Notre souper au Italianis.  Le dernier petit déjeuner au « El Cardinale » un resto super au Zocalo.  Ahhh la la, des restos supers, il n’y a que ceux-la dans la liste de not’Mexicain favori. 

 

Hier, dimanche, le retour à la « normale » était impossible.  C’est tellement « arrêté » ici.   Rien de bien intéressant.  Et reprendre ma routine m’est très pénible.  J’ai tout simplement pas le goût!  Penser à cuisiner me fatigue.  Penser point!  Ha ha!  J’ai pourtant réussi à faire « une brassée ».  A. en avait besoin de chemises pour le retour au boulot. 

 

J’espère de tout cœur retourner à Mexico.  Vraiment, il est à voir, à découvrir et à goûter à « grande gorgée » ce pays.   En allant au Maxi ce matin, j’ai écouté mon CD préféré :  Para Siempre du très célèbre Vicente Fernandez.  Un délice!

 

Alors, je vous reviens à mon prochain séjour! 

Écrit par suz.lem le Lundi 14 avril 2008
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La Ultima Semana a Mehhhhhico! Chapitre 3

LUNDI 7 AVRIL 2008

Esta mi ultima semana. Soy muy triste! Avant de commencer, je dois faire une correccion, me disculpa; je ne dois pas escribir mi nombre : LaMayor mais LeMejor. Mayor veut dire plus et Mejor veut dire mieux. Bon, je sais bien que je pourrais écrire los dos : Lamayormejor, (la plusssssssmeilleur) mais bon, soyons humilde (humble, une de mes grandes qualités) et utilisons celui qu’on m’a donné à ma naissance. Ssssssusssssannna LeMejor.

 

Où allons nous aujourd’hui? Nous commençons par le deuxième tour du fameux du Turibus. Sabado, nous l’avons repris pour aller au Zocalo. Vous vous rappelez? Le Zocalo, c’est le CENTRO. Le centre-ville des rues de boutiques de tout genre mais aussi le centro historico : Catedrales, Palacios, Hosteles, y otras vieilleries en quoi? En pagaille! Ma primera interès de la dia es de comprar mi régalo d’anniversaire. Le 15 marso passado, je vieillissais d’un an. J’avais dit à André de ne me comprar nada à Sherbrooke : tu me l’achèteras à Mehhhhhico. C’est fait. En passant devant la boutique Bulgari, une Lunetterie haut de gamme, une paire de lunettes de soleil m’a interpellée! Comment résister devant des Versace, qui après essai, c’est LA paire. –Tu ne veux pas en essayer d’autres? No, c’est celles-la. La signature Versace bien évidente « en diamants » qui « flash » sur les côtés c’est en plein mon genre! André es afortunado, hoy un descuento de 20% sur des lunettes à 3990$ (pesos). Les Versace, après négociacionnnnn de la fêtée, ne lui coûteront queeeeeeee 3195$ (pesos). Una ganga (aubaine), considérant qu’à Paris j’en avais vu à 375 Euros. Va sans dire, la fêtée « faisait sa fraîche » dans les rues du Zocalo avec ses Versace. Malgré la teinte foncée des verres, cela ne m’a pas empêchée de voir, dans una otra vitrine de una boutica de zapatos, des sandalias que estan muy linda! Comme je n’ai pas trop d’espaces libres dans ma « grosse poche qui fê dur », je me suis contenté queeee de dos paires. Faut dire qu’au SUBURBIA, j’en ai aussi acheté une autre. (Je suis comme Céline Dion, j’achète des chaussures!). Et pi une roba, et pi una ticheurte. Et pi aussi au ZARA, dos ticheurtes. Et pi au mercado, una bolsa con la photo de Frida dessus. Vous voyez que la grosse poche, si je continue, elle ne zippera plus?

 

Cela étant dit, il est midi, y tenomos hambre! Entonces, nous nous attablons au Grant Cafe. Mais ici hay problema. Comme c’est ma fête, je ne vais tout de même pas boire une vulgaire cerveza avec des lunettes Versace sur le nez. No way! Donc, je regarde la liste de « bebidas » (breuvage) et elle est tellement longue (je pense qu’il y en a une 60taine, voire plus) je n’arrive pas à faire un choix. « Quand j’étais jeune », j’ai eu des périodes « drink » de tout genre. Pour en citer quelques-unes, il y a eu celle du Téquila, du scotch sur glace, du campari-soda et j’ai eu aussi une longue période « Pina colada », tiens, c’est ce que je prends. Ohhh agradable sorpresa! una Pina colaaaaaada à Sherbrooke et una à Mehhhhhhico no es igual. À Mehhhhhhico, c’est du vrai pina, pas du jus delmonte à l’ananassssss. C’est tellement délicieux, que le soir venu, El Maestro Laflamme et la Senora LeMejor étaient au Manager’s reception, pour la première fois du séjour et buvait du Pina colaaaaada avec un morceau de pina sur le borde de la copa por favor. Revenons au Zocalo : rassasié de fajita con pollo, nous reprenons le Turibus et le « vent en poupe » direccion el quartier POLANCO. Ici on dit « Polanski » parce qu’il y a beaucoup de juifs qui y habitent. À l’arrêt de bus, au diable les boutiques Chanel et autres, nous restons bien assis, il est 16 heures, « on né fatiqué » et pi anyway je ne vais pas m’acheter une paire de sandales PRADA, (j’ai pas les moyens de Céline) entonces nous continuons le tour et rentrons a la casa.

 

  Nous sommes la noche del sabado et mon jour de fête continu. El Maestro me dit que nous allons souper au Evita, le très zen resto Argentin du Embassy. Le jour de ma fête, me desculpa, je ne regarde jamais la colonne de droite du menu. Queeeeee la colonne gauche. Que tomar? La carta de vino por favor. Miss Versace, de son air « très classe » pregunta au somelier – Que tu me aconsejar? Il dirige son doigt vers la ligne du SERAFIEL Adobe de Guadalupe. J’ai triché. Muy discrètement, j’ai regardé la colonne de droite. Bof! Cé pas graaaaave, cé ma fête tchiquetchique VISA : buvez maintenant y payez mas tarde…No Problema! Je ne vous film pas ce que nous avons mangé, ni la cuenta (facture), mais l’Evita, cé caro, pero la cocina Argentina, sobre todo la carne, es mas de muy bueno. Feliz cumpleanos Sssssusssssana!

 

 

Je fais une pause : Observation restaurant/Classement fourchettes :

 

Depuis que nous sommes ici, au fil des sorties restaurants, nous sommes en mesure de faire le classement d’après les « napkins », les napperons desdits restos : 4 fourchettes : Le serveur en prenant le coin, déplie le napperon en tissus et, d’une volée, le dépose sur nos genoux. 3 fourchettes : Il y a des napperons en tissus, mais tu fais la djob toi-même. 2 fourchettes : Il y a des grands napperons en papier. 1 fourchette : Il y a un paquet de napperon sur la table, tu fais ce que tu veux avec. (Il m’est arrivé de moucher ha ha). 0 fourchette : Tu demandes « napkins por favor? »

 

 

Domingo, Hhhhhérarrrrdo et Claudia sont venu nous chercher à 8 heures 30. Au Mexique, l’heure change comme avant chez-nous, el primero domingo de abril. Nous avons donc perdu une heure. Pour la première fois, nous sortons de la ciudiad pour une « bouffée d’oxygène ». C’est à 140km d’ici donc à + ou - 45 minutes . Ça c’est « à la Mexicaine ». À la Canadienne, c’est à 280 km d’ici et à + de 2 heures d’autoroute. Destination du jour : QUERETARO (Santiago de Queretaro) et SAN MIGUEL DE ALLENDE.

 

Un p’tit cours d’histoire? Queretaro inscrite en 1996 au Patrimoine Mondial de L’Unesco (cé pas petit’affaire) est reconnu pour être le cœur d’un complot connu (non pas de moi mais des Mexicains) sous le nom de « conspiracion de queretaro » qui aboutira à l’indépendance du pays au 19ieme siècle. Date où l’épisode Impérial y a pris fin. L’Empereur Maximilien y a été exécuté le 15 mai 1867. Queretaro était la capitale provisoire du pays. La constitution y est signée en 1917. Interessante no? J’arrête ici, je n’en sais pas plus.

 

 Je sais par contre, que nous sommes à 1880 m d’altitude. Ici, comme à Mehhhico, on a le souffle court, mais l’air est bon. Ici aussi, comme partout, nous passons devant des Monasteres, Couventes, dont celui de Santa Cruz et otras Palacios, enfin encore et toujours de ses somptueux monuments historiques. Après deux semaines en notre compagnie, Gerardo a compris que, comme dit Virginie à Marilou devant mes bibelots: « on regaaaarde, on touche pas » Ha ha. On « touchera » lors d’un autre séjour. À l’entrée de la ville, nous passons sous une imposante structure, une immense arcade de pierre qui me paraît bien haute et bien longue. Hhhhérrrraardo que es? Es un Aqueduc, construit en 1735, il y a 74 arcades de 23 mètres de hauteur, et qui s’allonge sur plus de 1280 m. Voilà pour Queretaro la coloniale.

 

Maintenant, allons à l’otra Queretaro, la moderna, ou depuis quatro anos l’expansionnnnnnn se fait à haute vitesse. Gerardo dit que nous sommes au quartier JURIQUILLA. Les « chilangos » (les habitants de Mexico) tannés de la pollution et du trafic bien emmerdant et bien sûr ceux qui en ont les moyens développent et construisent à gogo. De loin on ne voit que du blanc. Mais ce n’est pas de la neige, c’est une agglomération de belles Villas blanches, lofts et condos. Tout est nouveau et bien architecturé : des parques, un Golf, avec juste en bas un lac et des écoles et des Universités et des restaurants, enfin bref, pour les deux « chilangos de Canada » c’est LA SEDUCCION TOTALE! El flechazo! Le coup de foudre! Rien de moins.

 

 Je dois vous dire qu’André et moi avons devant nos yeux, des images bien familières qui nous ont fait rêver à Mohamedia (Maroc) ou à Gamarth et Hammamet (Tunisie) par exemple, et où nous nous étions exclamés : Cééééé t’ici que je prendrais bien ma retraite! Hé bien à Queretaro? Même exclamation. Je précise : s’il y a retraite bien sûr! Les goûts ne sont pas à discuter. Gerardo dit que c’est trop « plastic » et que c’est mieux à quelques kilomètres plus loin, au village natal de sa mère, où c’est plus rustique et moins cher et… où il a un terrain! On verra le temps venu mon cher Hhhhhérrrrrardo. Pour este momento, c’est drette là que nous installons nos pénates! Tu vois cette très jolie Villa juste en face de nous? Pas ailleurs!

 

 Je fais une petite parenthèse. Quand nous « planifions notre retraite » (si retraite il y a) je devrais dire quand nous "parlons" de retraite, des points bien importants sont à considérer pour l’escale entre la résidence et le « foyer pour tivieux » : outre le confort, le décor, la facilité de vivre, il y a aussi « boire du vino tinto ». Qu’esssssse-vous voulez, on aime ça! Contrariamente à nos contrées maghrébines où boire de l’alcool cé péché; au Mexique ça l’est pas. On est catho ici. Et Jésus n’a-t-il pas transformer l’eau en vin? Bin voilà! Quoique les Mexicains sont plutôt cerveza ou tequila, du VINO on en fabrique, importe-exporte, vends et boit! D’ailleurs, chez-nous nous achetons souvent le délicieux L.A. CETTO / Petite Syrah. Or devant ce fabuleux décor, nos contrées maghrébines s’effacent : à Juriquilla nous serions muy feliz! Y’a TOUT : centro commercial, supermercado, bistros, cafés, restos, boutiques de tout genre, bref cé la place. Comme dit mon amiga Paulina : Que demande le peuple? …..« Allez viens prendre un p’tit couououououp à la maison! »

 

Marco, el amigo de Gerardo qui y habite, et chez qui nous sommes présentement, nous dit qu’en plus c’est très sécuritaire : no violencia, no secuestro, nada! Muy interessante! Pero, quand Andre a demandé à Marco combien coûte sa superbe Villa et que la réponse fut 300,000$ US on a un peu désenchanté. Mais Marco nous rassure. Pour 150,000$ il y a de très jolies petites Villas. Fiou!!!!! Et nous a fait faire le tour. Ahhhh yaille yaille! Qu’on me prenne en otage…et por favor ne demandez pas de rançon!!!!

 

  Après les exclamations d’usage : Ahhhhhh que céééééé beau! Je déménaaaaaage la semaine prochaine! Après un fastueux brunch au « Mision Juriquilla », une imposante Hacienda du 18e siècle transformée en un luxueux 5 étoiles; nous reprenons la route 57 direccion SAN MIGUEL DE ALLENDE. (En passant, les autoroutes sont comme chez-nous. Des bouts sont « bringuebalants », d’autres ça roule très bien.) Déclaré « Monumento Nacional » en 1926, ce « coin de pays » fut occupé en 1542 par les Conquistadors Espagnols et c’est un Franciscain, Juan de San Miguel qui y a établi la première ville « San Miguel ». En 1826, on ajoute « Allende » en l’honneur de Don Ignacio de Allende, la « tête » de l’armée du Père Hidalgo, et c’est ce Allende qui a libéré cette ville du joug espagnol. Voilà pour le curso numero dos del Historia de esta ciudad! Vous voyez qu’après dos semanas, mon ignorance s’amoindrit.

 

Vendredi, Gerardo avait dit à André, « domingo je te montre un endroit où beaucoup de retraités canadiens viennent passer l’hiver ». Ma première pensée? « Ahhh non on va voir des Ticounois zzzzé des Ticounoises? ». Cette ville est construite à flanc de colline et elle bénéficie toute l’année d’un climat doux, et sin pollution oblige, le ciel est clair et pur! En y entrant, j’ai compris pourquoi les retraités choisissent ce coin. Comment dire, c’est SUPER-BEAU! Nous sommes vraiment au Mexique à San Miguel, le charme colonial y est très bien conservé : murs roses, jaunes, ocres. TOUTE la ville, (150,000 habitants), est d’un charme fou. Églises baroques, fontaines, calles en pierre et trottoirs en dalles avec des petites places ombragées sous les jacarandas où on peut s’asseoir sur des bancs. Je rêêêêêêve! C’est comme on voit dans les films. En marchant dans les petites calles, je remarque que toutes les portes en bois sculptés. À les voir j’imagine que certaines date du siècle dernier, tellement elles sont usées mais au combien fascinantes. J’ai envie de les ouvrir, pour découvrir les jardins secrets de ces belles demeures. Dans ma Villa de Juriquilla, j’en aurai une, cé sûr, pour cacher mon jardin intérieur! Nous sommes tout de même chanceuse, certaines le sont, nous entrons dans de belles boutiques, des galeries d’art. Ahhh vraiment je comprends pourquoi c’est si populaire San Miguel. C’est animé, agréable, charmant, rien n’y manque. Ici foisonne des boutiques d’artisanat, d’antiquaires, d’écoles d’art, des bistros, des restaurants « haut dé gamme » comme dit Gerardo… et j’en passe. À chaque pas, il y a de quoi s’extasier. On ne voit pas que des turistas mais aussi beaucoup de résidents de la place. De simples Mexicains chanceux d’y avoir une maison. Il fait 35 degrés, y fâ chô, nous montons où domine la Parroquia de San Miguel Arcangel, une immense Catedral avec sa façade néogothique et le plus intéressant pour ceux qui ont chaud; il y a un charmant parc où, sous les nombreux figuiers taillés comme des parasols, (l’arbre à palabre comme disent mes Africains) sur des bancs en fonte, paressent ou jacassent des Mexicains et turistas et enfin, nosotros.

 

 

 Comme ma culture s’épanouit de ville en ville, je vous glisse un mot sur cette majestueuse Cathedrale? On dit que l’architecte s’est inspiré d’une carte postale d’églises Européennes, celle de Barcelone et de Cologne pour la construire. Ici, comme devant toutes les « vieilleries » on « regaaaaarde on touche pas ». On s’asseoit sous un « parasol » et on mange un helado de fresa y limon. Et pi après on prend des photos, on va faire un p’tit tour dans les boutiques d’artisanats, on va au Starbucks Cafe, mais là, en y entrant, c’est la séduction. Ouf! il s’est surpassé le Starbucks. Il n’a pas du tout l’allure de tous les Starbucks de ce monde. Il s’est installé dans une vieille résidence du 19e, (il n’avait pas le choix il n’y a que ça ici) avec sa cour intérieure et des arcades. Dans la cour, autour de la fontaine, il y a une exposition de meubles de terrasse. J’ai choisi mon parasol pour mettre sur le patio de mon jardin intérieur, de ma petite Villa de couleur ocre de Queretaro. Ici « on touche et on regarde » mais on boit pas de café, ici on fait pipi, on se lave les mains et l’on retourne dans les boutiques.

 

 Il est 16 h 30, Gerardo depuis le début est toujours étendu sous le parasol sur un banc du jardin de la Catedral. El Maestro veut s’en aller et moi tambien. Nous remarquons, qu’en altitude, la fatigue nous rattrape plus facilement. C’est ainsi quand on marche à Mehhhhico, ainsi aussi à San Miguel. Nous avons tout le temps le souffle court, le nez sec et la gorge sèche. Tener sed? Siiiiii. Arrêt au garage Premex, il y a un « dépaneur ». Que preferir Sssssusssssana? Be Light sin calorias a sabor de limon! Y El Maestro? Ciel limon sin gas!

 

 Mais dis donc Gerardo, je n’ai pas vu de « Ticounois zzzzé de Ticounoises » à San Miguel. Ce sont surtout les Canadiens de l’Ontario qui viennent passer l’hiver à San Miguel de Allende. Qui sait? Un jour peuplerons-nous de notre illustre présence cette toute charmante place? A continuara! Au retour à la ciudad, nous avons mangé dans un très joli restaurant d’URUGUAY dans le quartier CONDESSA. J’ai appris que jadis, le Condessa était l’hypodrome d’une Comtesse. C’est pourquoi on l’appelle « Condessa ». Et comme à chaque fois que nous sommes confronté à notre triste sort : « SALUD » nous avons trinqué à notre triste sort.

 

MERCREDI 9 AVRIL 2008 DÉJÀ!!!!

Il fait toujours très beau, très chaud. Les Mexicains disent que c’est anormal cette chaleur extrême, ces 35 degrés. Nous on ne s’en plaint pas mais pas du tout. C’est chaud et sec; très différent de Libreville, Casa, Tunis. Comme à chaque séjour, une petite déprime s’installe de jour en jour. Nous sommes bien, nous n’avons pas le goût de repartir. Repartir vers Juriquilla? Siiiiiii. Mais vers Sherbrooke? HHHHHHHhhhhhhhhhhh (Soupir!). Hier, André avait un souper très important avec des Directors très importants. Il fallait donc que je mange toute seule. J’ai donc mis mes sandalias et je suis allée au Reforma222. Il y a un p’tit restaurant Italien, le SPOLETO. Le menu se choisi en 3 étapes : Uno tu choisis les nouilles, dos tu choisis 8 ingredientes et tres la sauce. Mon choix fait, je passe à la caisse. Bordel de meeeeerde je n’avais que 40 pesos dans ma poche. Ooooopsssss! - Possible pagar con tarjeta credito? Si. FIOUUUUUUU! Le pire c’est qu’André est parti ce matin, et j’ai toujours queeeeeee mes 40 pesos et pi ma Visa qui expire le 05/08. J’ai toujours peur qu’on me dise que ça ne passe pas. André est obligé d’utiliser son American Express, porque la sienne verdad, elle ne passe pas. Yé temps qu’on parte! Comme il n’y a pas TV5 Monde à la télé, j’ai regardé Oprah et j’ai lu. Ça nous manque TV5. Beaucoup de postes espagnols et beaucoup de news américaines. Et les postes espagnols, j’vous dis pas, c’est d’un ennui! C’est la première fois que je n’ai pas le temps de lire un livre. Ce n’est que cette semaine que je l’ai commencé. Le matin, je vais au SPA et ensuite je me rafraîchis dans la piscine et despuès je m’étends sur la chaise longue et je lis. Et je recommence la ronde : SPA-Piscine-Chaise-Livre! Je suis toute seule la plupart du temps. Hier matin, il y a vait une petite fille qui sautait sans arrêt. La ronde a pris fin. Je suis montée à la chambre, faire Le Budget. Tchiquetchique a beaucoup tchiquétchiqué! Viernes je n’aurai plus de connexion internet. Alors, c’est ici que je prends congé de vous. Voilà, vous m’avez encore une fois accompagné au Mexique. J’espère que le voyage vous a plu? Je vous joins quelques photos, mais elles ne rendront jamais ce que les yeux on vus GRANDEUR nature! Hasta Pronto! Ssssssussssssannnnne!

Écrit par suz.lem le Mercredi 9 avril 2008
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El Maestro et La Senora Lamayor - Ch.2

Mes carnets ne sont pas des guides du routard ou autres guides touristiques. On n’y lit pas l’histoire des Mayas et des conquistadors de la mancha. Je ne suis pas le bon « guide » pour vous raconter l’histoire du Mexique. Pourtant, il y aurait tellement à vous raconter. J’en apprends à tous les jours; et dans mes lectures et dans les conversations avec les Mexicains. Mais ce n’est pas à la lecture de ce roman que vous les apprendrez. De ces guides, il y en a en pagaille dans les librairies et sur internet. Mes carnets sont bien personnels; j’y écris mes zzzzzzimpressions, ce qui attire mon attention, les moments, les lieux qui me marque, le vécu hors guide touristique du Maestro et la Senora. Les petits moments cocasses quoi. En fait, ce sont mes souvenirs que je veux garder noir sur blanc. Et ce matin, je les partage encore une fois, avec mes lecteurs assidus. Voici donc le chapitre 2, d’El Maestro et de la Senora Lamayor.

 

C’est miercoles abril secundo. La vitesse des heures filantes nous conduit à la moitié du chemin. Que ça va vite! Hoy, j’ai quelques petites histoires à raconter. Les voici : J’ai failli visiter un Musée! Un jour de la semaine dernière, je ne sais plus lequel, Claudia devait aller chez un avocat et à la banque, alors je l’ai accompagnée. Direction COYOACAN (lieu des coyotes). Première résidence du Conquistador et de sa compagne La Malinche. C’était la première capitale de la Nouvelle-Espagne. Jadis, ici régnait Cuauhtémoc, le dernier empereur aztèque. J’en sais des choses hein? C’est écrit dans mon livre ha ha!!! Mais allons au mien : Pour s’y rendre, on doit prendre le Metrobus, un métro extérieur, très moderne et confortable qui fait l’Insurgentes du nord au sud. J’ai appris ce jour qu’Insurgentes c’est l’artère principale, elle traverse la ville de Mexico au complet. Ensuite, pour se rendre à notre destination, c’est le Microbus, plus petit, plus vieux et moins confortable et plein de Mexicains. Pour vous le mettre en image, disons comme des minibus de chez-nous. Et au retour, Claudia voulait aller à l’épicerie alors nous avons pris le Combi. Mais, alors là, quand j’ai vu ce Volkswagon Westfalia, un « vieux chausson » plein à ras’porte, j’ai dit à Claudia : on embarque la dedans? Elle ne m’a pas répondu, elle a ouvert la porte avant, celle où le chauffeur est assis et où il y avait les seules places de libres. Comme je n’ai pas l’intention de rester planté sur la calle, je prends place.

 

Dans mes contrées africaines, je paye le double voir le triple pour une course où le taximan ne « ramasse » pas d’Africains en chemin. Madame voyage seule, ça pue moins. En Combi, hé bien c’est inutile d’y penser, je paye 5 pesos pour les deux passagères et pas moins de 12 passagers sont en arrière, mais oh bonheur, ça ne pue pas! Ha ha. « Rrrrattattattatttt » (ça c’est le bruit de moteur du vieux chausson – (Luc si tu me lis sssssscuse! Ha ha) en route vers le « mercado commercial » qui est un supermarché. Le chauffeur dit à Claudia que je ne dois pas appuyer mon bras sur le bord de la porte parce qu’elle ne ferme pas bien. Claudia me tient donc par le bras; au cas où la vieille porte rouillée du vieux chausson déciderait d’ouvrir en chemin. Sapristi, j’ai pris à peu près les pires taxis du monde…Tiens me vient en tête celui de Nouakchott qui a « rendu l’âme » en chemin, mais le Combi? C’est le plus folklorique dans lequel j’ai voyagé. À mettre dans mon « curriculum vitae » de voyageuse!

 

 Maintenant que je vous ai montré le chemin et surtout les moyens de transport, revenons à notre destination du jour : COYOACAN. Comptant les bus que nous avons pris, je crois bien qu’on se trouve à plus de 45 minutes du Embassy. Claudia me dit qu’ici, les soirs et weekends c’est la foule. Les citadins en moyen viennent prendre un bain de décor « colonial ». En semaine, ça redevient le refuge exclusif des Mexicains fortunées, où se cachent derrière les « murailles » leurs somptueuses villas. Heureusement pour nous, c’est la semaine, c’est tellement calme. Je suis séduite du premier regard. Il est pas mal charmant le quartier. Nous passons devant de belles maisons basses, la plupart couleur « terre cuite » (ça fait différent de mes buildings de Reforma) aux fenêtres grillagées en fer forgé. Pendent aux murailles des bougainvillées de toutes les couleurs. Les trottoirs sont en dalles et les rues en pierres et partout ponctués de frênes géants et de mes arbres favoris : les jacarandas. J’aime beaucoup ça. Comme partout, c’est plein de petites plazzas, parques, jardins, églises, et de quoi? De Museos!!!! dont celui de Frida Kahlo. (1907-1954). Vous savez, cette dame, « percursoras del feminismo y de la revolucion sexual » au Mexique. Peintre très célèbre. À 18 ans, elle a eu un accident de voiture et confiné à vivre le reste de sa vie dans son lit. Elle a continué à peindre malgré le fait d’être grabataire. Pour avoir vu de ses peintures, j’avoue que ce n’est pas ma préférée. Et pi… On méméres-tu tant qu’à y être? : elle était la femme de Diego Riverra (un très grand peintre Mexicain reconnu pour ses grandes fresques, que j’ai vues dans un édifice du Zocalo) on dit qu’il couchait avec la sœur de Frida!

 

Hé bien nous voici Claudia et moi devant la maison de Frida et Diego, où ils vécurent 25 ans: la maison bleue. Ça me touche de la voir. Pero, devant ladite maison, il fait 30 degrés, il est midi, il y a la queue – Susanna tu veux entrer? - Toi? – Non – Eh bien moi non plus. J’ai touché à la maison de Frida et ça me suffit. Voir son grabat, sa chaise roulante et son corset de plâtre? Eeeeee non merci, ça ne me tente pas. – Susanna on va boire un jus? – Siiiii! Et c’est en buvant mon jus de pêche que j’ai fait ma première expérience culinaire : les PAPAS. Qu’est-ce que les papas? Ce sont des chips, tout simplement, mais elles sont fraîches et délicieuses. On les achète à des vendeurs en « brouette-mobile » qui sillonnent quasiment toutes les rues, du moins celles où je marche. Un sac = 10 pesos. Il ajoute du jus de lime (Parenthèse : du jus de lime, ils en mettent dans TÉ O U TOUT sauf dans le café) et de la salsa picante tambien. J’aime bien les chips Lays de chez-nous, mais les papas de Coyoacan sont absooooooolument un « déliche ». Elles font désormais ombre à mes Lays. Et je ne m’en prive pas. Dans mes marches matinales, j’en prends un sac et je les déguste une à une.

 

Tiens, tant qu’à être dans les découvertes culinaires, je vous fais part de notre deuxième et non la moindre. Un soir (décidément je perds la notion du temps, je ne me rappelle plus lequel) Joël nous a invité à dîner dans un petit restaurant où l’on sert de la cuisine d’Oaxaca. Dîner, c’est après le boulot, vers 16 heures 30. Pourquoi d’Oaxaca? Porque es la ciudad de Joel. (Il travaille avec André. Il habla muy bien el français.) D’après lui, c’est la meilleure cuisine d’Oaxaca de Mehhhhico. Et c’est vrai. Enfin je ne connais pas la cuisine d’Oaxaca, mais mon pollo à l’oreganos et l’aroz y las verduras étaient savoureux. Parmi les nombreux plats qui défilent sur la table, la serveuse dépose celui des CHAPULINS. Un grand plat de graines brunes, disons grosses comme une « bine ». J’ai fait comme les enfants : tu fermes les yeux, ouvres grand la bouche, mets la « chose » dedans, croque et avales la chapulin. Ahhhh c’est très bon. Autre constation, comme la lime et la salsa picante, des tortillas, on en mange avec tous les plats. Quoi qu’il y ait dans ton assiette, tu en mets dans une tortilla, la roule, et la mange. J’ai mis des chapulins (une grosse cuillérée) dans ma tortilla. Et j’en ai remis encore.

 

Mais enfin, qu’est-ce que les chapulins? Ce sont des SAUTERELLES, ici elles sont grillées à l’ail. Je me rappelle avoir manger une sauterelle ou deux au Mali. Je ne me rappelle pas si j’avais aimé ou pas. Probablement pas, je n’en ai jamais remangé. Pero, les chapulins d’Oaxaca? À reprendre por favor. Et pi, Carlos dit que c’est aphrodisiaque. Comment on dit ça? rendre l’utile à l’agréable?

 

Hier, André avait un rendez-vous à 17 h 45. Alors le groupe est passé me prendre pour aller dîner. Direction « Hamburgueras Memorables » sur la calle Nuevo Leon, au quartier CONDESSA. On l’appelle ainsi parce que jadis c’était la propriété d’une Comtesse. De ses jardins, on a fait ce très beau quartier. Enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre. Là où nous nous trouvons, c’est un endroit très spécial. Nous mangeons « drette’su’l’trottoir », à une tablette sur le mur du bistro, pendant qu’un « mexicain basané ééééé son sombrero sur la têêêêteee en guiiiiise en guiiiii….iiiise… » (Vous connaissez cette chanson?)….et pi après il nous a passé le sombrero et l’on y a mis que’qu’pesos…. en guiiiiiiiise en guiiiii…iiise deee recompensacion..oooonnnnn. Et sur la tablette, il y avait nos frites, format familial, (famille de 10 au moins) et qui étaient muy muy bien. Et le hamburgueras? Plussss meilleur que les bons hamburgers que l’on se fait au BBQ el Maestro et moi. Quelle différence ont-ils? J’ai choisi le « tradicional con queso y pïna » c’est-à-dire avec fromage et ananasssss. Oune Deliche!!!! L’ananas dans un hamburger, vraiment, il faut l’essayer. C’est vraiment bon. Joel me dit que la prochaine fois, il me fait goûter à des Tacos avec poulet y pinas. Je me rends compte que Joël est un gourmet. Chaque petite place qu’il choisit, c’est un rendez-vous avec le bon goût, le spécial, le pas ordinaire. Aussi bien vous dire que Joël est une belle rencontre.

 

 

Nos Mexicains aimeraient nous faire faire le tour du Mexique en 3 semaines. Chaque jour on nous propose une ville. André a beau leur dire qu’il n’est pas en vacances, qu’il travaille et qu’il a besoin de repos. Le weekend dernier, ils voulaient nous amener à Acapulco, qui est à 4 heures d’autoroute. Gerardo a une « petite maison » là-bas. André n’a pas voulu y aller. Il est avec eux toute la semaine, parfois même le soir, alors le weekend il est en CONGÉ! Or, en congé, il fut, et nous avons fait une très belle balade en Turibus, et ici je me rappelle du jour : samedi après-midi, 29 mars.

 

 Ce grand bus rouge, à deux étages, dont le deuxième est convertible, fait le tour des principaux attraits et quartiers de Mexico. Il y a 19 arrêts, dont l’arrêt #9 est juste en face du Embassy. Le tour dur + ou - 4 heures et ça coûte 115 pesos (11$). Nous pouvons débarquer à notre guise et reprendre un autre bus 30 minutes plus tard. En résumé, tu embarques et débarques à ta guise, il passe un Turibus aux 30 minutes et tu as une journée pour le faire. C’est un bracelet de papier au poignet qui nous sert de billet. Comme nous avions beaucoup marché dans la Zona Rosa le matin, parce qu’à la recherche de regalos (cadeaux) au Mercado Insurgentes, nous sommes restés confortablement assis dans la partie à ciel ouvert todo le parcours. Ainsi, el sol nous a bien bronzé le visage. Mais surtout on a tout vu de cette stupéfiante ciudad.

 

 

Ce qui était fort agradable, c’est que nous pouvions prendre des photos à gogo, sans être gênés et surtout sans gêner personne. J’en ai pris 103. Agradable aussi parce que d’en haut, nous avons un meilleur aperçu des quartiers où nous circulons. Du 2e étage nous voyons très bien. Et quel quartier est notre favori? Il y en a deux : Le CONDESSA, et le très chic POLANCA, un peu l’Outremont de Mehhhhico. Ici on y trouve les boutiques Chanel, Burburry, Dolce y Gabana, etc…etc.… On y a vu de très belles villas et de beaux immeubles à appartements. Des restos très modes. Des Sushis bars. Enfin, c’est un quartier très riche. C’est aussi le quartier des Juifs. Samedi prochain, nous reprenons le Turibus, mais là nous débarquerons primo : au Polanca pour dîner.

 

 

Ce grand tour de ville nous a aussi permis de voir que le Zocalo est à environ 30 minutes de marche du Embassy. En ce lieu, il y a le majestueux Palacio Présidentiel. Il y a aussi la Cathedral Metropolitana, le Templo de Mayor, et le Grand Hotel où en octobre dernier nous étions attablés. Enfin bref, je vous dirais que c’est un « patchwork » architectural construit autour d’une immense plazza : la Plazza de la Constitucion où a souvent lieu les « contestationes » de tout genre. Certains campent pendant des semaines à cette plazza. Pas loin d’ici, il y a l’hôtel Grand Melia (depuis hier le restaurant est notre salle à dîner porque el buffet es muy bien) et juste à côté de ce 5 étoiles, des contestataires y campent depuis des années. Ça déguise un peu le chic 5 étoiles.

 

Tant qu’à parler contestation : hier, en marchant vers mon Centro commercial Alameda pour aller manger mes sushis du midi, il y avait aussi une contestation. Le trottoir était bloqué par des milliers de mexicains. Je crois que c’était des agriculteurs. Il y avait une ligne de policier avec bouclier tout au long la rue. Disons que je suis passée très vite, pas au travers des contestataires, mais juste devant la rangée de policiers. Je me sentais mieux. Au retour, même si on me dit que c’est préférable de marcher sur les grandes artères, porque es mas securidad, j’ai risqué ma vie, et j’ai pris la calle Roma, cette dernière étant beaucoup plus calme.

 

Cela dit, nous sommes le dimanche 30 mars, sur La Reforma. Contrairement aux jours de la semaine où cette rue est achalandée par des millions de voitures, le dimanche, il n’y a aucun bruit de circulation. C’est un jour particulier. Les vélos font place aux voitures. Il y a tout au long de la Reforma des tentes « garage à vélo », des tentes « Gatorade », des arrêts musique. Enfin el Paseo de La Reforma est très animé et bien agréable pour les deux marcheurs. Même le Embassy a son kiosque à eau fraîche avec des tranches d’oranges dedans. J’vous dis très spécial à voir. Cette parade est très colorée, par les vélos qui sont décorés avec des fleurs… .des feuilles…et des guirlandes. Une petite fille avait un palmier en papier comme décoration. Mexicains on ne peut plus!

 

Les magasins sont fermés le dimanche. Mais les petits bazars non. Et c’est la foule dans les rues perpendiculaires où ils sont tous en file et en pagaille. Endroit de prédilection pour les pickpockets. On y a fait un tour, mais c’est tellement chaud, les gens sont tellement à proximité et il n’y a que des cochonneries « made in china ». Par contre un kiosque nous a attiré : celui des CD à 15 pesos (1.45$). André en a acheté 6 (dont deux seuls sont intéressants). La chaleur et la foule nous incommodant, nous revenons sur la Reforma . C’est l’heure de manger nos fajitas con pollo y de la cerbeza Modelo Negro. Sommes partis à 10 heures et revenus à 15 h 30. OUF! Vite un bon bain et un roupillon, porque à 17 h 30 c’est l’heure du restaurant.

 

 De carnet en carnet, de Tome en tome, de chapitre en chapitre, de ville en ville, vous voyez certes que nous sommes fidèles à nos habitudes. La semaine André va au travail. Je sors. J’arpente mon quartier. Il revient. Nous sortons. Nous mangeons. Nous buvons. Nous rentrons. Nous dormons. Hasta la vida! Baby! (c’est Arnold qui dit ça). Je vous épargne donc du duplicata de not’vécu de citadins. Mais laissez-moi vous faire quelques petits commentaires sur Mexico City. Contrairement à toutes nos villes Africaines, à Mexico nous ne sommes pas au tiers-monde. C’est hyper branché à certains endroits. Comme au Reforma222. Le centre commercial où nous allons parfois souper. Il y a de belles boutiques mais aussi de beaux restaurants. Le Chili’s est souvent le choisi. On y mange de la cuisine mexicaine-californienne, très savoureuse.

 

 Observations au fil des marches :

 

Les « ninos de la calle », les adolescents qui vivent dans les rues. Chaque fois que nous sortons, nous en voyons. Ils sont la peur principale des Chilangos (ainsi qu’on nomme les habitants de la capitale) plus que les voleurs, mais probablement moins que le « secuestro express » la prise en otage. Et ces surtout au parc de l’Alameda qu’ils se regroupent. Ce parc était jadis le lieu d’exécution des sentences du tribunal de l’inquisition. Aujourd’hui on dit qu’il est le rendez-vous des amoureux et…des « ninos de la calle ». Dans les parcs, nous ne circulons pas. Nous passons devant. Le plus grand étant le parc de Chapultepec, qui veut dire : la colline de la sauterelle. Dans mon livre, on dit que c’est le « ballon d’oxygène » de la ciudad de Mehhhhico. Il a 400 hectares, donc assez de place pour non seulement la foule, mais aussi, un Museo, un Zoo, un Château (qui est aujourd’hui le Museo Nacional de Historia) et un grand lac où on peut faire du pédalo.

 

 

La pollution.

Je crois bien qu’on en prend conscience par l’indice de pollution qui est plus révélateur que l’expérience de la rue. Des millions de voitures qui circulent dans une « cuvette » donnent certainement un indice très élevé. Mais on s’en rend plus ou moins compte. Notre indice à nous? C’est quand on se mouche, au retour d’une marche. Quant au programme « hoy no circula », au nombre de véhicule, je me demande lesquelles n’ont pas le droit de circuler. Gerardo dit que l’an prochain les vieux taxi volks ne seront plus en circulation. De 21 millions de voitures, ils passeront certes à 15 millions tellement il y en a de ces taxis vert et blanc.

 

La température?

 

30 degrés todo los dios. Sol todo los dios! Et ça se prend très bien. Je vous disais hier que nous étions au quartier Condessa à manger des hamburgueras memorables. Je vous disais aussi qu’André avait un rendez-vous à 17 h 45. Du Embassy, sans trafic, ça serait à environ 15 minutes. Mais du Embassy, dans le trafic et l’heure de pointe, c’est à une heure d’ici. Alors? Que faire avec Suzanne? On la laisse avec Claudia. Claudia et Suzanne marcheront pendant une heure, dans ce quartier Condessa qui me paraît être comme le « Plateau Mont-Royal » de Mehhhhico. Des petits bistros « branchés » en pagaille. De belles boutiques de meubles ultra modernes. Des boutiques de couturiers sortis directement du Centre de formation. Et des parcs, et encore des parcs, et des arbres, et toujours des arbres. De très belles villas, encore et toujours de style coloniales. Et pi il y a OXXO, une superrette où nous nous achetons una helado Solero con limon y durazno (glace au citron et pêche). J’avais marché une partie de la journée. Marcher encore ça va faire! - Claudia, il y a un banc dans le petit parc allons attendre là-bas. Et c’est ce que nous avons fait, tout en léchant notre délicieuse glace.

 

 Constatation majeure :

 

Le paysagement, c’est-à-dire les arbres partout en bordure des trottoirs. Partout, partout, partout. Beaucoup de figuiers et de ces magnifiques Jacarandas qui me fascinent. J’en voudrais un dans ma cour. Les petits parcs aussi sont sympathiques et bien paysagé et ce dans tous les quartiers. Les sculptures le long d’El Paseo de la Reforma. Tout ça embelli beaucoup la ville. Mais je dis LA ville et c’est faux. Gerardo dit que seulement les beaux quartiers sont ainsi paysagers. En perifico, là où vivent les pauvres dans les favelas, des arbres, il n’y en a plus. Ils vivent sur « le dur », sur la terre dans des cabanes de tôle. –Tu veux voir? Non merci, je n’ai aucun plaisir à voir la pauvreté. Je l’ai déjà vu, qu’a répondu el Maestro à Gerardo. Personnellement je déteste les gens qui reviennent de voyage, par exemple les ticounes qui vont à Cuba une ou deux semaines et qui disent : j’ai vu les pauvres, j’ai été dans une maison, j’ai mangé avec eux. Pauv’cons! Ça les grandit? Pas nous. Nous n’avons pas besoin d’images d’horreur pour nous grandir. Ce ne sont pas des animaux en cages. Ça ne nous intéresse pas du tout faire le tour du zoo et regarder la misère des gens. – Ahhh regarde t’as vu le singe dans la cabane de tôle? Je préfère aller voir les « singes » de POLENCO, dans les boutiques chics et chers. –Ahhh t’as vu la robe Chanel dans la belle boutique? Vous l'aurez compris: "Nous regardons en haut pas en bas!"

 

Bon, ok, …C’est donc sur ces propos philosophiques que je vous fais un grand bonjour! Je vais voir les riches de mon chic Reforma222 et y manger un Tacos! Hasta Pronto!

Écrit par suz.lem le Vendredi 4 avril 2008
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HOLA DE MEHHHICO! Chapître 1

El Maestro y la Senora Lamayor a Mehhhhhhhico! TOME II – Chapitre Uno

 

Hola! Nous revoici à Mexico City. Je suis bien contente, quitter cet hiver de meeerde ne fut pas du tout mais vraiment pas difficile. Ici c'est le Printemps! Je partage donc encore une fois avec vous mes Carnets, une ébauche de mon vécu mexicain. Pour se rendre à Mexico, nous avons « 3 pas » à faire : Une nuit au Hilton-Dorval, Trudeau et le Vol. Après le premier pas; fort agréable, le deuxième pas est allé de surprise en surprise.

 

Mais d’abord laissez-moi vous raconter une p’tite anecdote au Hilton. Je me suis cru, pour un moment, au Maroc. Le Concierge, celui qui vient porter nos bagages à la chambre et surtout celui qui ouvre la porte du garage pour qu’André puisse y laisser son bolide en toute sécurité, c’était un nnnnnnnnnArabe. Voici la scène : André lui demande : - vous allez m’ouvrir la porte du garage? - Quelle sorte de voiture avez-vous? – Mercedes - Ahhh monsieur, il n’y a plus de place au garage, mais pour vous je pourrais faire un petit quelque chose... et il baragouine un scénario auquel nous sommes tellement habitué; celui qui nous mène à mettre la main dans la poche et à en sortir des dollars pour obtenir LA faveur que nous fait ce bon et généreux concierge. C’est en écoutant ce dialogue arabique que je me suis dit : Bordel de meeeerde me voilà à Casa? Mais, d’expérience en « entourloupette arabienne », el Maestro a plus d’un tour dans sa poche et pas de dollars dans ce cas-ci. Il dit au concierge – non non j’ai regardé par la porte et j’en ai vu des places! Maestro 1 / L’Arabe 0. Des places il y en avait « en pagaille » comme on le dit dans mon Afrique bien aimée pour dire « qu’il y a beaucoup de choses ». Et la Mercedes y est bien stationnée.

 

À Trudeau, 5 h 25 du matin, surprise numéro 2 : L’enregistrement. On ne fait plus la queue au guichet, on la fait aux machines électroniques. Nous obtenons la carte d’embarquement et les tickets de valises en pitonnant sur un ordinateur. « Cé pas évident » comme disent les ticounes. Heureusement une préposée nous y aide. Nos cartes, nos valises bien « ticquetées » il faut aller les porter au guichet AC et nous concernant, payer 75$ pour un surplus bagage. Non non! détrompez-vous, ce n’est pas la mienne, c’est celle de C-Internationalllll qui est trop lourde. Le haut savoir de cette illustre entreprise a son « pesant d’or ». Deux heures plus tard, nous sommes assis aux sièges 17 E et F sur le vol AC 995. Mais pour y prendre place j’ai été obligé de « désièger » un bonhomme. Dans monnnnnafrique, c’est familier désièger quelqu’un. Mais dans mon Canada soi-disant civilisé, je pensais ne jamais le faire. Bin je l’ai fait! - Sssssscusez-moi monsieur, vous avez quel siège? - 17D - Et bien c’est ici le D. Connard!!! (pas dit…juste pensé). Le siège 17F-Hublot est très tentant parce que très bien, il n’y a aucun banc devant : c’est la porte de secours. Alors de la place pour s’allonger les jambes il y en a. Et l’espace entre les bancs de cette rangée est plus large que les numéros suivants.

 

D’ailleurs, surprise supplémentaire, j’ai remarqué sur le site AC, qui me montrait le plan du A319, que plus tu recules moins il y a d’espace entre les rangées. En arrière, 28e et 29e rangées, ils avaient tout simplement les genoux au front. Nous n’avions pas le choix de voyager sur Air Canada. Le vol direct est à + ou - 5 h 15 tandis que les autres compagnies qui font escale à Atlanta, Philadelphie et autres, durent entre 12 et 13 longues heures. Méchante différence. Donc, ce n’est pas la compagnie que nous choisissons c’est le vol direct. La dernière fois c’était Mexicana qui y allait directement.

 

Surprise numéro 3? Quelque temps après le décollage, une agente de bord nous passe un menu cartonné, imprimé des deux côtés mais les ¾ sont biffés. OOOohhhhh surprise il y a des prix à côté des plats. Et plats est un grand mot. Il ne reste de choix que : quelques grignotines et sandwiche quiznos au poulet (ou bœuf) 6$; du vin ou bière à 6$ et des chips à 2$ et, aubaine mirobolante : un trio à 12$ composé du sandwich + chips + verre de piquette-rouge (ou bière) Nous avons choisi 2 trios poulet avec piquette-rouge. 24$ pour rien de moins que de la « chnoute »! L’eau, le jus de pomme et le coca est gratuit. Tu payes ton lunch sur place, à l’agent de bord. Ça alors! plus cheap que ça…Tu voyages sur Air Haïti?

 

5 h 15 plus tard, nous voilà enfin devant le tapis roulant, les yeux rivés dessus avec une certaine apréhension, mais ohhh bonheur , aucun inconvénient qui mène aux larmes : ma grosse poche qui fêêêêê dûr trône bel et bien sur le tapis et les deux du Maestro tambien. Soulagement; on ne sera pas tout’nu au Mexique! En route vers le Embassy Suites, un cri del corazon (à la Verlaine) m’est venu en tête : …..«voici des arbres, des feuilles et des fleurs!!!…et voici mon cœur qui ne bat que pour Mehhhhhico!....» Verlaine ne disait pas comme ça, mais j’imagine qu’il ne se trouvait pas à Mehhhhhico au mois de mars en composant son poême.

 

Quand il y a à peine une journée, tu étais sous la neige, le froid et la tempête; à la vue des majestueux et magnifiques Jacarandas tout en fleurs bleues qui bornent (en paigaille) les rues de Mehhhhhico; tu ne peux t’empêcher de crier de joie : Queeeeee ça fait du bien, voir toute cette verdure. C’est le vrai printemps ici et piiiii cééééééé beau!!!!! AAAahhhh Bordel que c’est agréable voir toutes ces couleurs chatoyantes! Ça change du blanc!!! Et ça remonte un moral j’vous jure!

 

Nous sommes le mercredi 26 mars,

 

Vous me voyez au pupitre de notre chambre de la Suite 404 du Embassy Suites sur el Paseo de la Reforma. Agustin Lara chante en sourdine. J’ai mis le CD dans mon ordi. Tout ce que j’avais lu de critiques sur cet Embassy s’avère véridique. 5 sur 5 en tout point. C’est chic, moderne, très design. Ce qui nous convient très bien el Maestro et moi. Notre Suite est grande, très « classe » pour m’esssssprimer dans mon jargon africain et bien sûr, très confortable. Que demande le peuple? Comme dit mon amie Pauline. En plein ce que nous avions escompté. Nous ne serons pas à l’étroit. Si je me tourne la tête à gauche, de ma grande vitrine qui donne une vue « imprenable » sur la statue de Cristobal Columbus je vois aussi le trafic incessant de Paseo de la Reforma, qui semble être l’artère principale de Mehhhhico. L’image de ma vitrine bouge en tout temps. Des taxis volkswagon vert et blanc, il en passe 30 à la seconde. Nous n’avons pas encore fait acte de présence au Manager’s reception. Nous sommes trop occupés à prendre nos marches dans not’quartier en vue de dénicher un resto. À date, nous avons bien déniché, bien mangé et bien bu. Un Argentin le premier soir (c’est le resto de l’Embassy); un Italien le 2e, retour à l’Argentin le 3e, un Mexicain le 4e, un « Oaxacain » le 5e. En résumé : bonne bouffe, bon séjour! Bon prix? Autour de 50$ vin compris. Parfois plus, ça dépends si les convives boivent una copa de vino ou una botella.

 

Dans le Herald Tribune de ce matin, j’ai lu : « without the bad, no one would appreciate what is good ». Traduction : sans le mauvais, personne ne pourrait apprécier le bon. Pour certains voyageurs, the bad c’est le trafic, le bruit, le ciment, les gros buildings, la foule, enfin vous savez… la pollution urbaine d’une ville de 21,000,000 d’habitants? Pour nous, (pour le moment) c’est « what is good ». Mexique oblige, je ne vous dirai pas chacun sa tasse de thé, mais : Chacun son verre de tequila! Je pense que c’est tellement « arrêté » sur Charles Baudelaire, tellement calme à Sherbrooke, et tellement plate et laid par cette putain d’hiver qui n’en finissait plus, que ce « bain urbain » nous enchante. Viva la differencia!

 

Jeudi le 27 marzo 2008 :

 

Déjà 5 jours de rayés sur le calendrier. Je dirais que c’est un peu du « copier-coller » notre agenda du jour. Où que l’on voyage, c’est toujours un peu le même vécu : André quitte vers 8 heures et moi vers les 10 heures. Je pars à l’aventura,après avoir mis « mon rimmel », lu mon Herald Tribune et surtout avant que la bonne de jour arrive. Je précise de jour, juste pour faire « ma fraîche » : nous avons aussi une bonne de nuit, qui nous prépare le lit, nos robes de chambres et nous met une petite bouteille d’eau sur la table de chevet et un petit chocolat. Elle ferme les rideaux, tamise les lumières : buenas noches! Il y a aussi le barman qui vient remplir le frigo de cerveza, tous les après-midi, avant l’arrivée du Maestro. Muchas Gracias!

 

Ok, maintenant que j’ai fait ma fraîche, retournons à mes expéditions? J’ai arpenté une grande partie de mon quartier. Je constate qu’outre les grands hôtels, les Palacios, les Plazas et les Museos de mon quartier, il y a, à toutes les 3 « blocs », un Sanborns. Qu’est-ce que Sanborns? Ce sont les grands magasins de l’homme LE plus riche au monde, qui est un Mexicain (Libanais d’origine) : Senor SLIM. Et chez Slim, comme chez Jean Coutu; on y trouve de tout, même un ami? Hé bien oui. J’ai trouvé deux amies, mais pas ce que je cherchais. Je vous raconte : Hier matin, André me demande de lui acheter des lacets, porque un est cassé. J’ai tout de suite pensé au Sanborn de la calle Insurgentes. C’est le plus grand, le tout nouveau et il est tout près d’ici. Avant de partir, je vérifie dans mon Larousse comment on dit lacet. À un vendeur, je demande : « tener cordon por zapato? » - no senora.

 

Hé bien je « fouine » donc dans ce très chic magasin : rayons livres, magazines, CD, montres, bijoux et soudainement, voici que le département de cosmétiques (Italien) PUPA me « saute en pleine face ». Vous connaissez? Moi si. Lors d’un voyage en Italie, à Milano plus précisément, (on fait la fraîchepette ou on la fait pas) j’ai « fait connaissance » avec ces très beaux et bons produits tout de rouge empaqueté. Je me dirige donc vers ce kiosque, et deux mexicaines belles et bien maquillées me conseillent sur un rouge à lèvres, un mascara et un blush. J’achète. Elle me donne un vernis « regalo para ti » Muchas Gracias! Hasta Luego! Mais c’est pas fini. Une me demande : - Hay tiempo por maquillaje? - Si, todo la dia. Soy sola mi marido trabajo! Elle me fait donc signe de m’asseoir sur la « chaise-haute » de maquilleuse. Et là, pendant plus d’une heure de pur bonheur, au son d’une belle musique du département des CD, elle me « tripote » la face : démaquille, remaquille et voir même me coiffe. Une prends une photo « antes » et aussi « despues ». Mais despues, vraiment, je ne me reconnais pas! J’vous dis, une autre Suzanne. Les yeux surtout. Malheureusement, mon amitié avec ma maquilleuse est bien éphémère, elle n’a duré qu’une journée. Snif! Snif! Ou en espanol : Snifo! Snifo!

 

On dit que dès que tu mets les pieds au Mexique, les mexicains te prennent en charge. C’est le cas pour nous. Notre mexicain favori et je nomme Gerardo a tenté, dès que nous avons quitté l’aeropuerto de le faire. On va visiter ci? on va aller prendre un petit café là? On va voir le ballet? À chaque suggestion, André décline : Por favor! On veut s’en aller à l’hôtel. Ne dit-on pas que tout vient à qui sait attendre? pour Gerardo c’est bien son cas. Le lendemain, dimanche de Pâques, après la réunion au sommet du CEME-I qui s’est tenu à la 404, (de 9 h à 15 h 15) il nous dit – allons manger en dehors de la ville, je connais une belle place et ce n’est pas loin, qu’à 10 minutes d’ici. Il est 15 h 30. Nous avons pris le petit-déjeuner à 7 heures. J’ai faim! El Maestro tambien! Ok, 10 minutes, ce n’est pas trop long. Hhhhérrrrardo? On y va! Les minutes mexicaines ne sont pas les mêmes que les canadiennes; les distances non plus.

 

Ainsi, 40 minutes plus tard, 75 km plus loin, nous arrivons à TOLUCA, la capitale la plus élevée du Mexique : 2,600 mètres. Je l’ai d’ailleurs remarqué. Plus ça allait, plus les oreilles me bouchaient. Et c’est aussi plus frais qu’à Mehhhico. Mais ça valait les 35 minutes et le bourdonnement d’oreilles. Ahhh mais quelle jolie place pour y dîner. Nous sommes au restaurant l’Escondida qui veut dire la cachette. C’est caricatural : ladite cachette ressemble au pays des merveilles d’Alice. Un décor de bande dessinée. André lui dit que ça ressemble au « village du père noël ». Vous avez compris que lui et moi n’avons pas lu les mêmes histoires, mais voyons le décor du même œil : naïf : petits ponts par-ci, sculptures de scène mexicaine par-là. Petits sentiers pavés de petites roches avec rangées de petites fleurs bordant de petits bassins où comme partout on y a jeté de la monnaie (petite?) dedans. Enfin bref, plein de « petites zzzzaffaires » qui décorent cet endroit tout de même magnifique. La terrasse du restaurant (qui n’est pas petite) se trouve comme sur un plateau. Au milieu « du trou ». Oui, nous sommes dans un trou. Dans un « canyon ». Autour il y a des rochers et en haut des arbres, de gigantesques épinettes, des palmiers et pi nous dans le fonds du trou, qui buvons un très bon vino tinto mexicain et mangeons el pescado du jour. C’est incontournable, comme dans chacun de nos séjours, nous trinquons à notre minable existence et à notre courage de souffrir de tels moments! Non mais, attendez! Ce n’est pas facile déguster toute cette bonne bouffe et boire du bon vin tout en pensant qu’à tout moment un tremblement de terre peut t’engloutir dans la cachette!

 

Après notre délicieux repas à la cachette d’Alice et du père noël, le tremblement de terre n’ayant pas fait signe, il est 18 heures 30, nous sommes toujours vivants. Gerardo veut nous amener au Museo de Bellas Artes qui occupe un ancien couvent des carmélites du 17e. Il y a une exposition d’art espagnole de ce siècle. Ici je fais un commentaire Museo. Je n’ai jamais vu de ma vie autant de musée. Il y en a de toutes les sortes, partout mais vraiment partout. J’ai quasiment envie de vous dire, à tous les coins de rue et ce dans toutes les villes mexicaines. André et moi ne sommes pas trop trop musée. Pardon, mais ce non-goût ne nous fait pas inculte. Nous en avons visité plusieurs en France, Hollande, Afrique. Je dirais même plus : j’ai déjà visité le Musée de Bulwer. Ce qui n'est pas peu dire. Mais les milliers de musées d’ici? Pas pour le moment. Nous n’avons vraiment pas le goût de nous enfermer dans les « vieilleries anthropologiques » et les vieux pots cassés pas les Incas, les Aztèques et les Mayas. Ce que nous voulons c’est profiter du BEAU temps chaud et humer les émanations de gaz à plein poumon! ha ha! La cultura? Manana!!

 

Ok…mon commentaire fait; Revenons à Toluca, dimanche de Pâques? El Maestro décline l’invitation de visiter el Museo. J’irai le voir sur internet! Dix minutes mexicaines plus tard, nous rentrons chez-nous! Ce soir, pas de sortie restaurant, pas rien, la sainte paix à la 404. Oh la la….Je vois le chiffre 6 en bas…j’ai beaucoup parlé non? Je crois que je vais vous quitter ici. Claudia vient me rejoindre, nous allons magasiner au Suburbia. J’vous ai tu dis qu’elle est la « quepine » de Gerardo? Elle connaît bien Mexico, elle y est née. Alors elle sait où elle va, contrairement à moi quand je suis seule. Et pi avec elle je n'ai pas peur, elle était professeureeeeeee de Karaté. Avis aux brigands qui penseraient me prendre en otage. C’est fréquent ici, dit-on, les prises d’otages avec demande de rançon. Surtout les « faux » chauffeurs de taxi « libre » qui font ça.

 

Elle parle un peu français, moi un peu espanol. On parvient à se comprendre. Mais inutile de vous dire que je rentre a la casa : FATIQUÉÉÉÉEEEEE de parler! Ce qui n’est pas le cas quand j’écris à voir le nombre de page! Avec elle, aussi, j’aime bien ça parce qu’on se déplace en Metrobus ou Microbus ou voir même en Combi. Il ne manque que le bicitaxi. Il y a aussi le Touribus. Lui, c’est un beau bus rouge « convertible ». Il fait le tour de la ville. Pour 10$ tu t’y balade todo la dia. On veut en profiter, samedi, el Maestro et moi. Je vous raconte dans mon chapître deux. Voilà c’est sur ce que je prends congé de vous! HASTA LUEGO!

Écrit par suz.lem le Mardi 1 avril 2008
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Photo de ma vendeuse de bananes à Libreville

 

Écrit par suz.lem le Vendredi 30 novembre 2007
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Partir mais aussi revenir!

  Nouvelle destination =  nouvelles découvertes.  Pour nous le Mexique a été LA découverte la plus surprenante de toutes nos destinations.  Ça fait 25 ans que nous voyageons...Mais alors là un pur enchantement que ce Mexique et les Mexicains!  Un peuple, une musique, une cuisine, de l'histoire, de l'architecture, des images, des paysages inoubliables et pi aussi un hotel très confortable, sans prétention malgré un 5*.  Je vous le recommande l'Hotel Geneve rue Londres.   Pour la marcheuse qui écrit, le quartier "Zona Rosa" était très bien parce que sécuritaire, en tout cas je n'ai pas été agressée,  mais aussi, pour la magasineuse qui vous écrit:   que "boutiques" il y a en pagaille.   Bref, tout cet envoûtement mexicain mis ensemble;  on a un petit peu de misère à revenir.  Comme l'écrit mon amie Pauline:    "partir mais aussi revenir" et cé pas facile!  Je mets mon CD de "Vicente Fernandez"  (Le Frank Sinatra Mexicain) en sourdine...la musique est très belle....ça m'aide à "apaiser" ma nostalgie mexicaine!   

Nous sommes rentrés chez-nous lundi,  2 heures du matin.  André a pris congé lundi matin seulement.  Et pi mardi, la  levée del cuerpo à  8 h 45!  André était en retard au bureau.  Et c'est ainsi toute la semaine.  Je ne parviens pas à me lever avant 8 heures!  J'ai peine à "repartir" le moteur!  Mardi matin je suis descendue au garage avec mon sac à main et un coup assise dans mon PoutPout,  je me suis aperçue que je n'avais pas la clé.  Sapristi!  De voyage en voyage la "nonchalance" gagne du terrain et à grande vitesse.  Un mois à Mexico et je capote au retour!!! 

J'vous dis on a beaucoup aimé, pas pu se rassasier tellement il y avait à voir et à "goûter".  Mais nous espérons avoir l'occasion de le faire dans les années prochaines....."si Tousi le veut" que dit mon André.  He's the boss!  Et avec lui, c'est jamais "coulé dans'l'ciment!  Il est imprévisible!  À suivre!!!! 

 
Pour André une partie de son boulot se faisait "en voiture";  on perds des heures dans le trafic.  13 millions de voiture dans une ville, ça prends de la place et du temps, beaucoup de temps.  Alors les Mexicains travaillent en route.  C'est ce qu'ils faisaient.  C'est d'ailleurs un problème majeur, le trafic dans cette immense ville.  Et immense est un petit mot!  Quand tu atteris en avion, c'est très impressionnant de voir autant de maisons, sur des kilomètres, jusque dans les montagnes.  Et contrairement à Monaco ce ne sont pas les riches qui se construisent dans la montagne, ce sont les pauvres qui s'empilent un par-dessus les autres.  Vraiment incroyable à voir! 
  
 
Et le Séminario a été un SUCCÈS incontesté!  Les commentaires?  Trop court, il faudra en faire un plus long, plus approfondi.  André est bien content de cette performance.  Et moi bien contente des commentaires!  ha ha!!! 
 
Et pi bienheureusement pour moi,  malgré ce fameux trafic, on venait quand même me chercher pour dîner et pour souper aussi.  J'ai dîner seule un midi et souper seule un soir au restaurant de l'hotel.  J'était contente de me reposer un peu. 
 
Le dernier midi, nous avons été invité à "Buffet de fruits de mer",  chers amis, si vous aviez vu le buffet!  Une "orgie" de fruits de mer....et, pour en avoir goûter quasiment tous les plats...ha ha...c'était plussssssss que délicieux.  Ah la la, on fêêêêê dûr ici pi pas à peu près!  Les huîtres étaient les meilleures que j'ai mangées de ma vie!  Petites et tellement bonnes!  Que dire aussi du céviche de pétoncles!  et des crevettes que le serveur déposaient dans une assiette pleine sur la table...et pas une assiette...4 assiettes!  Ah la la!   Habiter là-bas, je pense que j'irais dîner là tous les midis.  En fait, toutes les restaurants où il nous a invité étaient beaux....bons...pero... je ne sais pas si pas cher!!!!  J'avais pas mon pognon dans mon sac à main!  ha ha!!
 
Bon, il est  midi, André va arriver pour le dîner.....je vais aller mettre la table...et servir ché'pa'quoi!!!!   Ah la la...dire qu'au Mexique...j'aurais une BONNE-CUISINIÈRE pour  4$ par jour!  Tu te rends compte?  J'en rêêêêêêve!   Des fois, André et moi on se dit qu'on va TOUT vendre et s'en aller vivre dans un de nos pays.  Cette semaine, c'est au MEXIQUE notre choix!
 
P.S.:  Petite histoire entendu à un dîner:  si tu mets 12 Mexicains dans une boîte, ils restent tous dans le fonds...si tu mets 12 juifs dans la même boîte, un monte par-dessus l'autre, il réussit à sortir de la boîte et fait sortir les 11 autres! 

Écrit par suz.lem le Mardi 6 novembre 2007
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Avant de partiiiiiiiiir......

Sabado, octubre 28 2007

 

Avant de partiiiiiiiir… .laisse-moi te diiiiire  (air chanson Rock Voisine)  d’abord que vous avez reçu le fichier.mexique.doc brouillon.  Les corrections n’étaient pas faites.  Excusez-moi!   Je suis certaine que ma très chère amie, l’Experte Conseillère Technique de C,,,, Internationallllll m’a corrigée!  Gracias Paulina!  Ha Ha!

 

Bon, allons à la cuisine maintenant…. Parce que j’ai mangé que’qu’chose de très bizarre mais alors là vraiment délicieux. 

 

Saviez-vous que si vous faites au couteau des coupures (ce qui accélère le processus) sur les épis de maïs et que vous le laissez quasiment « moisir », des champignons poussent sur l’épi?  Au Mexique on le  sait et on le fait.  Gerardo (encore lui?) a demandé une omelette, et il y avait ces champignons à l’intérieur.  Il en a mis une bouchée dans l’incontournable tortilla, chaude por favor,   et il m’a fait goûter.  Ouuuu la la!  Délicieux!  Entonces (alors)   il a demandé au camarero (serveur) de m’en apporter dans un petit plat.  J’ai fait le même rituel, sans l’omelette, juste avec la tortilla et je l’ai « beurré » généreusement.  Vraiment, c’est une découverte culinaire mexicaine la plussss meilleure de mon séjour.  J’ai vidé le plat et de tortilla et de champignons.

 

Parlons un petit peu du Directorio-Adjunto Senor Laflamme.   Hier, à la fin du « Show »,  Lucia, une jolie Mexicaine (c'est ce qu'il m'a dit)  a invité le dit Senor a uno Concerto.  Il n’a pas voulu, elle insistait parce que c’était une grande chanteuse Brésilienne, très populaire au Mexique, mais rien à faire…Il était  20 heures 30….  « Je veux m’en aller chez-nous por favor ».  Il lui a dit :  « j’acheterai son CD » ha ha.   On perd un temps fou dans le trafic, il est rentré à 10 heures.  Heureusement qu’on m’invite aux dîners (sauf hier) parce que je le verrais qu’au petit-déjeuner.  Heureusement aussi que je ne suis pas une « ennuyeuse » et que la débrouille, je connais!  

 

Je vous l’ai dit, je n’étais pas de la Délégation hier.  J’ai demandé  de rester  tranquilo a la casa.  Je ne voulais pas sortir.  Silencio por favor!!!!   J’ai fait quelques achats à la très chic boutique ZARA sur la calle Amberes.    Après, j’ai marché dans mon quartier, et réussi à ne pas m'égarer  et l’après-midi, j’ai commencé à lire mon roman.  C'est bien la première fois où je n'ai pas de temps pour lire.  Je ne suis même pas sortie pour souper.  Comme j’ai beaucoup en « réserve »,   j’ai jeûné.

 

Ce matin, quand la Sirvienta est venue pour faire la chambre, comme c’est la dernière journée  et que ma tradition personnelle est de donner des cadeaux à mes bonnes,  je lui ai demandé  « si es possible que te dan un regalo? ».  Je fais ça depuis toujours.  Surtout depuis que je travaille pour C…. Internationalllll qui m’a donné l’occasion d’être généreuse dans tous les hôtels à  « travers la planète »;  ça ne change pas rendue au Mexique.  Or, ce matin j’avais devant moi, une Zenaida  très surprise, quasiment les larmes à l’œil.  Elle regardait le sac plein sur le lit, et elle m’a dit que c’était la première fois de sa vie qu’une cliente lui donnait quelque chose.  En fait elle a dit beaucoup, je n’ai pas tout compris, mais avec des mimes et des mots que je comprends genre :  que j’étais « linda » (gentille) bref,  j’ai fait une heureuse.  Ne voulant pas que l’heureuse passe pour une voleuse j’écris sur une feuille outre la date :  « Regalo para Zenaida de SL,  room 421  et je signe ».  Ainsi elle n’aura pas de problème avec la Gouvernante. 

 

Avant de partiiiiiiir…..Je vais au Tigre Géant et au Wall-Mart et j’achète des vêtements en especial.  J’achète aussi du maquillage pas cher, des petites bricoles au Dollorama, et je sais qu’avec ça je fais immensément plaisirs à ces servantes.  Elles gagnent 4$ par jour.  Je lui ai donné  5$ aussi comme pourboire.  Elle regardait la poignée de pesos, et elle m’a embrassée sur les deux joues.  « Qui donne aux pauvres, prête à Dieu »   ou que’qu’chose du genre?   Avec tout ce que j’ai donné « à travers l’Afrique » je suis assurée de monter au ciel direct et à haute vitesse!  Ha ha!   Les zzzzzzarabes musulmans s’attendent d’avoir 12 vierges rendues au ciel?  Étant Catholique on va peut-être me donner12 Mexicains?   Ha Ha Ha! 

 

Voilà j’avais un peu de temps avant qu’on vienne me chercher pour le dîner…. C’est le dernier jour.  Je pense qu’André va se reposer un peu en fin d’après-midi.  Il a demandé à Hhhhhhhérrraardo de lui laisser sa soirée.  On veut aller  SOLOS au Restaurante Italiana en face d’ici :    Spaghetti Bolonaise por favor! 

 

OK Je descends à mon bureau du Lobby et je vous mail mes sornettes…

 

Hasta Luego! 

Écrit par suz.lem le Mardi 30 octobre 2007
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HOLA DE MEhhhhhhhiCO!

La Mercedes est stationnée au Hilton Dorval.  Et à bord de la navette dudit hôtel, El Experto et La Senora LaMejor sont en route pour l’Aéroport Trudeau.  Il est 5 heures le matin, parce que Bin Laden en a décidé ainsi pour la planète:  il faut arriver 3 heures avant le vol.  Le nôtre est à 8 h 15.  Nous étions certains qu’à cette heure seuls les « employés » de C. International se pointeraient au guichet Mexicana.  Oh Surprise!  il y a une longue, très très longue ligne d’au moins 150 mexicains.  Oh la la! 150 chariots avec 2 ou 3 grosses valises et remplies à ras bord por favor.  Nous remarquons que femmes comme hommes sont de petite taille.  Ah bin…gâ’don’si’cé’bizarre! Les Mexicains sont petits?

 

Et perdu dans la file, je ne vois que 3 ou 4 « Québécois zé Québécoises » (pour parler comme les bloqueux du Bloc) et pi nous deux.   Nous avons choisi pour voyager;  LE jour où les ouvriers agricoles Mexicains rentrent au pays.  Vous savez ceux qui viennent faire la cueillette des légumes pendant que les « BS en camisole » sirotent leur Corona en attendant le « premier » du mois?   Le groupe d’aujourd’hui a cueilli des choux-fleurs.   Ces vaillants travailleurs retournent à la casa, les poches pleine de « dolares ».  Et c’est très bien!  Les agriculteurs sont contents et les Mexicains itou.  Comme le dit mon amie Pauline :  que demande le peuple?  Ha ha!

 

Et oh surprise supremo! c’est de les voir tous calmes, disciplinés, en ligne, je ne dirai pas bien droite mais presque.  Personne ne se bouscule, ni ne TE bouscule ou tente de prendre ta place.  Ils parlent tout doucement, chuchotent quasiment.  Le portrait de ce matin est « tout à fait » différent de ce à quoi nous sommes habitué.  (Note : j’ai « parenthésé »  le toutafê je déteste cette expression)  Il y a confusion ici.   Nous sommes plutôt familier au bordel total devant les guichets.  De ligne il n’y a pas mais un attroupement.  Soudain un Arabe, mine de rien, tasse son chariot devant le tien et petit à petit arrive son frère, pi son père et pi sa femme avec le bébé qui braille dans les bras et l’autre petit qui se bagarre avec sa petite sœur;  ils ont tous pris ta place! Comme si passer devant nous donnera une meilleure place sur l’avion.  Tel n'est pas le cas ce matin à Trudeau.  Nous sommes en bout de ligne et nous attendons l’ouverture des guichets Mexicana. 

 

L’heure de l’embarquement venue;  à la demande de l’hôtesse du « ticketing » au moment où elle dit en espagnol :  « les voyageurs des sièges entre 28 et 16 sont priés de se présenter à la porta por favor :  l’image connue, au Maroc par exemple, en est une « genre-comme » :   tous les passagers de tous les  sièges se garochent au tiketing.  Ici non, seuls les passagers concernés se lèvent, les autres restent bien assis, tranquilo, en attente de leur tour.  Deux québécoises par contre se sont présentées dès le premier appel et elles se sont fait « barrer la porte ».  Dernière constatation étonnante, tout au long du vol cé qui qu’on a entendu et parler et rire beaucoup plus fort que les autres et tout au long du voyaaaaage?  Hé oui!  les 2 québécoises!  Les 2 mêmes nounounes qui se sont présenté au premier appel.  Elles doivent parler arabe ha ha!!! 

 

Enfin l’Airbus A-320 vol MX881Y et les deux passagers des sièges 6A et 6B décollent.  Je passe les commentaires du genre :  cétê bon ou cétê pas bon;  mal assis bien assis,   grosso modo c’était bien, p’tit dèj compris.   Et puis, 5 h 35 plus tard, l’avion se pose sur la piste;  Bienvenidos a Mehhhhhhhicoooo!  Surprise encore une fois, décidément c’est le voyage « de surprise en surprise » :  l’aeropuerto dé Mehiiiiiico, est immense, propre, chic, riche, bondé de boutiques hors taxes haut de gamme.  La Senora se promet bien d’en faire le tour à son départ.  Voilà!  Nous voici devant le tapis roulant, toujours avec cette espèce de peur et son questionnement :   « aurai-je ma valise ? ». 

 

Ici commence une histoire triste sur un air de « déjà vécue ».  Ce voyage-ci, ce n’est pas la triste histoire de l’Expert mais LA mienne :   JE N’AI PAS MA VALiiiiiiiSE!    (et au jour où je vous écris mardi le 23, 14 h 50  ne l’ai toujours pas).   En fait on est une cinquantaine qui attendent en ligne aux « litigios maletas ».  Un Canadien qui parle espagnol nous dit qu’à Mourial le Pilote a trouvé qu’il y en avait assez de valises et que c’etait trop lourd alors on en a laissé la moitié des bagages à Dorval.  Je me rappelle, dans la salle d’attente de la Porte 60 à Trudeau, André et moi étions assis devant la fenêtre avec vue sur l’Airbus A320 Mexicana, et soudainement on a vu les bagagistes sortir des valises de l’avion et les remettre dans leur camion.  Et LA MIENNE ETAIT PARMIS ces valises @#$%?&&ssssstie!  

 

Je suis très inquiète parce que comme j’ai une très belle (lire très luxueuse) valise, je doute de la revoir un jour.   L’humeur de la Senora, vous l’aurez devinée, n’est pas belle à voir. Alors rendu au guichet, un senor me remet une feuille jaune sur laquelle est déjà inscrit mon nom et numéro de bagage et il me dit : « telefono manana au numero 1 800 XXX XXXX .    Como se dice  « querissse » en espanol?  Je l’ai dit en québécois et pi j’n’ai pas jussssse dit querisse…j’lé’zé’toute’énuméré… La totale quoi!

 

Ça commence bin mal un voyage.  Bin bin mal.  Porque voyez-vous non seulement TOUT est dans cette valise :  maquillage, démaquillage, vêtements/sous-vêtements, souliers, sandales, bas mais oh malheur oh désespoir :   mon très fidèle compagnon, mon livre, celui que j’avais choisi amoureusement pour occuper mes « momentos libre ».  Désolation totale à Mehhhhico j’vous jure!  Je n’ai que mon briefcase et mon iBook G4, mon ticheurte, mes jeans, mes bas et mes sabots, un veston, sans oublier mes sous-vêtements bien sûr et que je porte depuis lundi matin.  Ici s’arrête ma guardarropa! Et dire que demain soir,  je suis invitée avec André,  au souper des Directors!  Trois jours avec les mêmes vêtements?  Ça va sentir bon!  Aussi bien m’asseoir toute seule à une table!  Ha ha! Mais bon, je ne vais pas rester planter à l’aeropuerto et ruminer todo la dia.  Gerardo et Carlos nous attendent.  Et avec tout le temps perdu, ils doivent se demander si L’Experto es sur le vol 881.  En passant, ledit Experto, LUI, il est bienheureux d’avoir et sa valise mais aussi et surtout la boîte bleue qui contient tout son matériel pour son Séminario.  Chanceux!  Dit-elle. 

 

Je raconte « ma douleur » à nos deux Mexicains et  Gerardo me dit tu l’auras ta valise, ne t’inquiète pas.  No hay problema!  Tu as André, c’est ça qui est important.  Ne soyons pas material!   Bon, vue sous cet angle, je ne m’énerverai pas pour ce soir.  Pendant qu’il me dit ça, Carlos prend ma formule et téléphone à Mexicana.  Semblerait que demain je recevrai ma maletas…Foi de Carlos.  Il met la feuille jaune dans sa poche, et il s’en occupe!  No hay problema!  OK!   Ici commence la mission C. Internationalllllll à Mexico City.  

 

 En sortant de l’aeropuerto, j’ai en mémoire qu’en 1985 il y a eu un tremblement de terre le plus meurtrier du 20e siècle où 10,000 personas sont morts.  - Gerardo?  Ça bouge pas là?  Non non c’est la rue qui est en mauvais état.  Ahhh bon…OK!  

 

Gerardo avait, par email, suggéré à André de nous faire visiter un peu avant d’aller nous reconduire.  Il est 14 heures.   André lui avait dit que nous préférions aller à l’hôtel pour d’abord défaire NOS valises, prendre le pouls de notre quartier en marchant sur la calle Londres et caminar autour de la  Hotel Geneve (Hhhhhhénééééévé).   Mais Gerardo (Hhhhhhérrrrrarrrrdo) en a décidé autrement.  Voici son programme:  nous irons à Teotihuacan, première grande métropole construite sur le continent américain :   s’y trouve les Pyramides de La Luna et d’El Sol,  (y paraît qu’on en oubli l’Égypte).   Après nous irons manger dans un p’tit resto juste devant ces pyramides et pi ensuite au Club Med, pour y boire un café.  L’agenda nous a plu.

 

Après la traversée de la ciudad de Mehhhhico, je vous passe tout ce que nous avons vu de Museos, de Palacios historicos, de Catedral, el Bosque de Chateputepelc y son Palacio (il est tout près de l’hotel) et encore et j’en oubli tellement il y en a de monuments historique.  Enfin, nous voici sur el perifico et passons devant les dites pyramides.  Clic Clic pour 2 ou 3 photos.  Comme notre séjour est court, les visites seront pour la suivante.  Et ensuite arrêt au resto, devant nous le serveur dépose :   2 petits verres et une assiette de morceaux de lime :   « les 3 couleurs du drapeau mexicain » que nous dit Gerardo :  vert (lime) blanc (tequila) et rouge (jus picante).   Tu prends une lime, de tes dents en gratte un peu de jus mais tu n’avales pas;  tu prends après de la tequila et tu n’avales toujours pas et après le jus rouge, tu mélanges les trois et voilà le « drapeau » s’avale.  Il est mucho picante le drapeau en question.  Pour en avoir beaucoup bu « quand j’étais jeune » je connais l’effet de la Tequila.  Je vous raconterai un jour, ma première sortie avec mon André, à Québec au Château Frontenac.  Revenons a Teotihuacan au resto Mi Mexico Lindo:   Je n’ai pas tout bu…L’Experto si. Je préfère le vino rosso.  Les alcools forts très peu pour moi gracias!  J’ai l’habitude de vous décrire les menus?  Je ne vous parle que du « especial » :  après la sopa de pollo con cilantro, arrivent dans une assiette des tranches de cactus gratiné que tu mets dans une tortillas bien chaude;  tu roules et les deux convives trouvent ça délicieux!    Comme chante Jacques Brel…et ooooo suivant:   un grand bol avec dedans un espèce de « bouilli » de chèvre et légumes, toujours picante,  qu’on met, encore ici dans l’incontournable tortillas chaude, (on en mange même au p’tit dèj) roule-mange-et  este mucho delicioso tambien et ooooo  suivant :   una « galetas » faite avec des haricots et farine de maïs pero que je n’aime pas.  Voilà pour le lunch de la pyramida de la luna!

 

Bien rassasiés, direction Club Med. Ce Club est une ancienne Hacienda (celle de Pancho Villa?)  qu’on a transformé en hôtel 5 étoiles et un très bel endroit! Chic, avec décor somptueux et Mexicain on ne peut plus.  Ici on est vraiment au Mexique!  Et Club Med oblige, d’un luxe!  Nous avons pris place à un des bars du club, lumière tamisée, décor de rêve, un nuage de bonheur flotte à Mexico City.   Il reste que j’ai toujours mon malheur en tête :   Manana, j’aurai toujours les mêmes vêtements.  Ah yaille yaille!  Je le « aspirar » (humer) déjà ha ha ha!!!!   Voyager, ce n’est pas tout le temps agréable.  Des moments tu es au bord des larmes et pi d’autres, comme celui au Club Med, tu voudrais ne plus partir, « ailleurs » est tellement envoûtant!

 

Comme toute bonne chose a une fin, nous demandons de rentrer à la hotel.  Gerardo nous dit que les Mexicains passent leur temps dans le trafic.  Ils vivent dans la voiture.   On est chanceux, sur notre côté de route et à cette heure il n’y a pas de trafic.   Ainsi, on rentre sans problema a la Hotel Geneve.  C’est un des plus vieux hotel de Mexico.  Récemment réaménagé,  il a conservé son 5 étoiles.  On a gardé son cachet ancien et c’est grandioso.  habitacion 421.  Spacieuse, très propre, meubles tipico mexicano en bois sculpté et côté cour por favor.  Ce qui est préférable porque la calle Londres es tres animar. 

 

Vous croyez que Gerardo nous a dit :  hasta manana?  Hé bien non!   Gerardo en a décidé autrement.   André dépose sa valise et on repart.  La journée ne se termine pas ici. Et comme je n’ai pas ma valise, je m’en foute carrément :  comme la chanson dit :  aaaaaaaamenez-moi au pays des merveilles!   Je ne me rappelle pas l’heure, probablement qu’il était 19 h 30?  Enfin, nous passons chez Marina,  la Mama de Gerardo.  Une Mama tres especial!  Une riche veuve, et elle aime La Fiesta!  Elle est la « René Angelil » de beaucoup de chanteurs et chanteuse de Mehiiiiiiico.  D’ailleurs elle m’a donné des CD de ses chanteurs.  Et avec elle nous allons à la fameuse  Plaza Grimaldi haut lieu de la musique populaire mexicaine.   Ici les Mariachis « ou les costumes rutilent autant que leur cuivre » (lu dans mon guide) chantent  una cancion de leur région aux mexicains mélomanes, ou pour impressionné une fiancé, ou réjouir la famille enfin bref il y en a pour tout le monde même les touristes.  Mais nous ne restons pas dehors, este mucho frio  nous nous attablons à la Taverna Tenempa.  Et ici commence toute une soirée :  Un mardi soir à Mehhhhhico!   Un autre monde qu’un mardi soir à Sherbrooke je vous jure!  Ah yaille yaille!  La Mama de Gerardo a fait venir « sa » chanteuse, et 2 orchestres de Mariachis autour de notre table l’accompagne, et la Mama me dit :  Es un regalo para ti!  (c’est un cadeau pour toi).  Faut dire qu’entre elle et moi le courrant passe.  On rit, on s’amuse,  j’vous dis c’est la Fiesta a la Taverna pi pas à peu près.  Toute une soirée!  Ah yaille yaille.  André me dit à l’oreille :  si on habitait ici, on viendrait tous les soirs.  Si Senor!

 

Bon, je ne vais pas vous raconter toutes nos sorties.  On bouge tout le temps.  On est jamais à l’Hotel.  Gerardo nous a vraiment « kidnapé » comme il dit.  Visite par-ci, dîner par là.  Et La Senorita (je dis maintenant Seronita (mademoiselle) parce que Gerardo dit qu’on ne dit jamais Senora (madame) pour ne pas insulter les dames).  Donc el Senor et la Senorita La Mejor se couchent à minuit/une heure le matin.  Et ça recommence le lendemain. 

 

VENDREDI (je ne sais pas quelle date)

 

J’AI REÇU MA VALiiiiiiiiiiiiSE!  C’est Carlos qui me l’a récupéré.  Sans lui je suis certaine que je ne l’aurais jamais reçue.  Carlos ne « niaise pas avec la poque » comme on dit dans la « langue de chez-nous ».  Je vous raconte la saga en bref :

 

Depuis mon arrivée que Carlos (ou sa femme) telefono à Mexicana pour savoir si ma fameuse maletas est arrivée.  On réponds au telefono que non.  Qu’à cela ne tienne, il est allé lui-même à la Direccion de Mexicana Bureau de l’Aeropuerto et il les a engueulé.  Porque?  Parce que on ne regardait que sur l’ordinateur si le numero de la maletas était coché « arrivée ».  Enfin pour faire court, il les a engueulés disant qu’un ordinateur ce n’est pas une personne et il a obligé un préposé à vérifier tous les bagages arrivés.  ET MA MALETAS ÉTAIT LÀ!   Je crois bien que je ne l’aurais jamais vue sans lui.  Il me dit qu’elle avait mise de côté….il faut comprendre :  en vue de la voler!  Inutile de vous dire que je lui ai sauté au cou, à mon très gentil Carlos! 

 

André m’avait dit au téléphone, vers les 16 h 30 que je n’avais pas ma valise.  Ici vous m’auriez vu pleurer.  J’étais vraiment découragée.  Souper avec les Directeurs en « souillon » était impensable pour moi.  T’as beau prendre ta douche, te mettre du parfum, des bas sales vous savez ce que ça sent?   J’ai dit que je n’irais pas à ce souper.  Ce qui ne faisait pas l’affaire de Gerardo.  La Senorita doit venir ce soir!!!  Il est donc venu me chercher pour que je puisse m’acheter ce que je veux dans une bouutique d’une Plaza quelconque.  Mais le destin et Carlos on changer le programme :   nous quittions l’hotel quand Carlos a téléphoné pour dire qu’il avait ma maletas et venait me la porter.  Vous m’auriez vue avec une « banane » mais alors là, jusqu’aux oreilles! Viva Caaaaarloooos! 

 

MAIS j’étais contente et pi pas « toutafê ».   André me dit que Carlos avait obtenu de la Direccion de Mexicana le OK pour que je m’achète TOUT, Té O U Tout  ce que je voulais:  Roba, jeans, des sandales, des bas, du maquillage/démaquillage;  enfin bref me remplir una maletas au complet!   Un petit moment de « contente-pas-contente » a passé.  Mais quand dans la chambre je refaisais connaissance avec ma belle petite robe noire, mes sandales noires, et le reste…. PI MON ROMAN…j’étais TRES CONTENTE! 

 

Bon, voilà une petit passage dans notre vécu mexicain.  Nous allons très bien.  Tous les jours, Gerardo nous amènent dans les restaurants les plus chics et plus chers de Mehhhhico.  Mardi matin on a déjeuner dans un petit hotel « Hotel Viejo » ou les chambres sont à 1000$ la nuit.  Le Propriétaire est le père d’une ex-blonde et c’est elle qui a fait la décoration.  Je devrais dire qui a tout réaménager au complet.  C’etait un très vieil hotel et elle l’a transformé en  8* à mon avis tellement c’est beau!  

 

Quant aux restaurants, tous ceux où nous sommes allés étaient bien.  On mange surtout du poisson (merou) et me concernant des fruits de mer :  octopus, pétoncles, crevettes!  Et je n’ai pas la tourista….et c’est tant mieux! 

 

Hier j’ai reçu un très très beau régalo :  Gerardo m’a amené au mercado de artisanas pour m’offrir un ensemble collier/bracelet/boucles d’oreilles en argent avec opales mexicaines.  « tu choisis je paye ».  Mais tout d’abord il a demandé :  « André tu permets que j’offre un bijou à ta belle dame? » .   Il a pas eu le temps de répondre, la belle dame a dit OUI.  Ha ha!

 

Je vois 5/5 en bas de Word.  Si je veux envoyer mon récit, aussi bien arrêter ici.

 

Ahhh tiens, parlant de la langue?  Je me débrouille.  Je prends un mot français et le prononce à l’espagnole et ça marche.

 

Exemple quand je dis:  Je suis intelligente;    je prononce :   Soy  innntélihhhhhhenté!  Et ils me comprennent…non seulement ça…ils approuvent!  HO HO HO! 

 

Hasta Luego! 

 

 

Écrit par suz.lem le Mardi 30 octobre 2007
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Mecico here I come!

Voyager, ce n'est pas arriver, c'est parcourir le chemin (Stevenson).

...dans quelques jours je vais "parcourir le chemin" ...mais il a changé, un nouveau trajet pour nous.   Je suis une habituée du continent Africain?  Hé bien changement de cap...on ratissera le Mexique...plus précisément Hola Mexico City.  Dans le email qu'André a reçu on précise que «un chauffeur sera mis à la disposition de madame pour lui faire visiter»....et bien je compte bien visiter cette ville qui m'est totalement inconue! 

Vous me lirez de cette destination...alors je vous dis à la prochaine!

Écrit par suz.lem le Jeudi 4 octobre 2007
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Des carnets zzzzzoubliés...Du MAROC...retour au Hameau....

Ahhhhh yaille yaille! c'est un méchant choc culturel que le retour au "hameau". L'envoûtement Marocain prendra quelques jours à s'atténuer. Je dis atténuer, pas effacer. Ça ne s'efface pas tout cet émerveillement que nous vivons au quotidien.  Que voulez-vous, nous aimons le Maroc.    Ajouter à ce choc, le décalage horaire, qui nous fait se coucher à 19 heures et lever à 4 h 30, et manger à des heures impossible.  Va sans dire,  depuis 2 jours,  nous sommes  "poqués"!  Juste regarder dehors me déprime! Le décor de ma rue me semble "vide" à comparer à celui que nous avions à Casa où  y a tellement de monde dans les rues, les cafés, les restos, les boutiques.  Il n' y a pas d'autres comparaison à faire que de qualifier Sherbrooke non pas de village mais de Hameau.  Cé petit quoi! Et moche pour le moment. C'est le "désert" dans les rues.   C'est pas des farces, mais le concert du trafic et de klaxons qui faisait musique de fonds ....me manque!   En résumé, encore cette année, nous avons fait un "maudit beau voyage"!

Tout d'abord, nous étions bien logés.  Comme à chaque séjour, ce sont les Marocains qui choisissent l'hôtel.  C'est toujours à l'IDOU ANFA.    Un 4*  bien, mais surtout avec un personnel très accueillant et serviable.  En plus, on y mange bien. Nous allons au Café Anoual, pour le p'tit dèj et le dîner,  qui ne débute qu'à 19 heures.  Les premiers jours on trouve ça difficile, mais on s'habitue vite.  Il n'y a que des Buffets, rien à la carte. Chaque jour a son thème;  Italien, Espagnol, Marocain, Pêcheurs, etc....... C'est cher, 17$ pour le p'ti dèj et 30$ pour le dîner et ce par personne.  Mais c'est délicieux.  Et de même pour les vins marocains.  On s'en est pas privé.  J'pense que nous les avons tous goûtés.  Du moins cher au plus cher.  En fait,  on s'est  pas privé, point!  Voyagez maintenant.....Payez plus tard!  que nous a déjà dit Visa Or Odyssée!   ha ha! 

      Ce qui est agréable aussi, c'est qu'à toujours loger au même hôtel,  nous y sommes accueillis comme quelqu'un de "la famille" quand on y revient.  Et me concernant, je suis servi comme une  Princesse.  Juste pour vous donner un petit aperçu:    dès la première journée, on a mis  un très bel arrangement floral sur ma petite table du salon. Un «méchant bouquet» pour m'exprimer dans ma langue!   Fleurs que la ménagère changeait au 3 jours.  Elle nous mettait aussi des chocolats dans un petit plat, juste à côté de la corbeille de fruits frais.  Ahhhhhhhhhh (soupir).  Nous étions au 14e étage (il y en a 16) au 1405, une belle  chambre avec un petit salon et une vue inégalée sur Casa, la majestueuse Mosquée Hassan II et bien sûr l'océan Atlantique "en fonds d'écran".  Tout ça additionné  fait que notre séjour est inoubliable!  Je pense que le seul inconvénient, pour ma part, c'est le matin, où je dois descendre, pire encore, où je dois m'habiller pour aller manger au cofee shop comme y disent.  Et comme je ne veux pas manger toute seule dans ma chambre, je dois faire  ce "dur labeur"  à 7 heures.  Cé dûr la vie parfois!     

Un soir, nous sommes sortis au BAB ASSAMA, le Bar Panoramique du 16e étage.  Un couple de Bulgares y donnait un spectacle. Lui à l'orgue (vous savez ces orgues qui ont un orchestre dedans? ) et la Bulgare, légèrement vêtue, (pour un pays musulman!!!)  chantait.   Bin, croyez-le ou pas, la chanteuse s'est présentée à notre table, avec micro en main, et m'a fait chanter «Que sera sera».... jusqu'ici..... disons que c'est plausible... mais elle a fait de même à André..... ET IL A AUSSI CHANTÉ.....  au micro!  Imaginez, le très sérieux Directeur Général Adjoint de C,,,, Internationallllllllll micro à la main et qui CHANTE.....«quééééééé sééééraaaaaa séraaaaa... what ever will be will be....»!!!!  Bordel!  Quand on le connaît  bien, on peut pas faire autrement qu'en être surpris.  Surpris?  j'en étais "bouche bée"!     

Cela dit, le temps m'a m'anqué pour aller m'installer au " bizness centeure " pour vous écrire mon journal de bord. En effet, vu le très beau temps, (autour de 18° tous les jours) dès 10 heures, pendant que «monsieur le Président» (c'est comme ça qu'on appelait André à l'Hôtel) "bossait", la "Favorite d'Idou Anfa", La Hadja Suzanne,  élégamment vêtue de sa Jellabah,  sortait de son "Sérail" accompagné de son chauffeur Nourredine certain matin, mais parfois seule, bien chaussée de ses "runners" et partait à l'aventure, via les rues Lalla Yacout, Chaouia, Idriss-Lahrizi, Moulay Youssef, Ibn Kaldoun, pour vous citer quelques noms de rues, comme vous le constatez, très très facile à retenir.   Je pense avoir ratissé pas moins de la moitié de Casablanca....enfin....du moins presque tout le quartier ANFA et le  centre-ville.  Ne pouvant pas mémoriser les noms de rues, à défaut de laisser des petits caillous comme le petit poucet, pour me situer et être capable de revenir,  je remarquais quel commerce se trouvait sur le coin de la rue où je changeais de "cap".  Je ne me suis pas perdue.  Et si cela m'était arrivé?  J'aurais tout simplement levé la main et hélé un «petit taxi»....Hotel Idou Anfa s'il-vous-plaît! 

L'Hotel  est dans le quartier des Affaires, à 10 minutes à pieds du centre-ville, autant du bord de mer, de la Grande Mosquée et aussi de  ses très charmantes rues piétonnières. Et aussi à deux "pâtés" des Twin's (Twin Center).  Toutes les rues de Casa (du moins celles que nous avons marchées) ont des boutiques, des restos de tout genres, de très beaux immeubles à appartements, (certains à vendre), pi d'autres délabrés aussi et des Villas très chics et des petits centres d'achats , des pâtisseries à faire saliver et des cafés et des salons de thé et des petits snacks pour manger des chawarmas poulet et d'autres pour des brochettes merguez.....et des souks, bref,  c'est bondé de monde, comme on dit.....et de PALMIERS....et c'est tellement agréable! AAAAHHHHHHHHHHhhhhhhhhhhhhh (entendez ici un très gros soupir).... Mes journées étaient bien remplies.  Celles d'André aussi, puisqu'au retour du boulot,  nous repartions, toujours à pieds, découvrir d'autres coins inexplorés la veille. 

Un midi,  Monsieur S., celui avec qui A.  fait affaire, nous a invité, comme à chaque séjour,  au très chic et superbe restaurant LA MER. Il porte bien son nom, puisqu'il est juste là, au bord mer, à côté du Phare. La nourriture y est savoureuse.  Tout est frais.  Un serveur nous présente  le cabaret de poissons  et de langoustes (prises du jour) pour choisir le plus beau...ha ha ha. Nous avons choisi une Dorade, grillée, sauce à la viennoise. Un pur délice. Un pur enchantement!  Un pur BONHEURRRRRRRRR!!!!!! (Re-soupir! encore plus GROS). Même qualificatifs pour l'entrée, la salade, le dessert et l'incontournable Thé à la menthe!  Je me suis achetée des petits verres pour en boire à la maison.  Quand j'aurai repris mon humeur que je vous précise. 

Je dis que je marchais beaucoup? Mon quartier favori, est celui qu'on appelle: le quartier SULTAN, (prononcer Sultannne avec plusieurs zennnnnns).... là où les Casablancais vont faire leurs emplettes. Là où se trouve le Marché Central aussi.   Accompagné de Nourredine, not'body'guard'  nous y avons passé une partie de mardi p.m.   Des Souks en pagaille! Il y a TOUT ce qui est achetable.... sauf un avion, (comme y disent du Harrods de Londres....). Et parmis tout ce fouillis, le très merveilleux  Souks des Bijoutiers. Ohhhh la la! Pas moins d'une cinquantaine de petites boutiques, dans un centre fermé, avec en vitrine des bracelets et des bracelets et des bracelets et des bagues et des boucles et des ceintures (que les marocaines portes avec le Caftan) et tout ce bazar  en OR Pur!!!.  C'en etait éblouissant.  Lumineux tellement ça brillait. La Mecque des bijoux, la Mecque de l'OR en d'autres mots.  André m'a acheté un superbe bracelet, pour mon anniversaire. Il est en or 18K, "gossé" à la main, très style "arabe" , mauresque serait le bon terme, un chef d'œuvre, à mon avis ....et mon goût,  bien sûr!

À part marcher dans les rues et acheter des zzzzzaffaires, nous avons fait un p'tit voyage d'un jour, à Rabat. Mercredi dernier, A. a demandé à rencontrer la Chargée d'Affaires International de l'Ambassade du Canada.  Les Ambassades sont toutes à Rabat, la capitale politique et administrative du Royaume.  Je dirais  comme Washington par rapport à New-York. Une ville cosmopolite, très riche et beaucoup plus calme et plus propre que Casa. Plus "aérée" aussi. On circule dans de larges avenues fleuries,  plantées de palmiers, bordées de Villas plus luxueuses les unes des autres.  Les PDG habitent Rabat, dont ceux avec qui André travail.  Et, encore là, Rabat abrite un Palais Royal, le 4e, d'une richesse inouïe, sur un terrain d'une superficie aussi grande queeeeeeee disons Fleurimont...enfin...  selon mon "galon à mesurer", bien sûr. Et il y a beaucoup de touristes, contrairement à Casablanca, où en tout cas à l'Idou Anfa et mon quartier.

Après sa rencontre avec La Chargée et un certain monsieur l'Ac...., (rencontre devrais-je dire "tumultueuse"? )  nous avons visité l'attraction touristique majeure;   le Mausolée de Mohamed V.  Encore ici,  comme tout ce qui concerne cette famille Royale,  tout est luxe et raffinement. Exceptionnel par sa démesure et son luxe.  Un chef d'œuvre de l'Art marocain traditionnel. L'immense sarcophage de Mohamed V (père de Hassan et grand-p de Mohamed VI l'actuel Roi) est en Onyx blanc sous une coupole d'acajou, sculptée main et dorée à la feuille.   Une galerie fait le tour du mausolée et c'est de là qu'on y voit, je devrais dire "admire", outre le tombeau de Mohamed V celui de Hassan II et son frère (Moulay Abdallâh). Très très très impressionnant.   En marchant dans le Jardin à côté de la Mosquée,   une jeune fille m'a offert le tatouage au Henné. Sans hésiter, j'ai dit ouiiiiiiiii!  Avec sa seringue elle m'a tatoué de beaux dessins sur une main.  L'an dernier j'avais même fait tatouer les pieds. C'est très beau. Du moins très original!  On dirait un gant de dentelle.  André lui a donné 35DH (5$).    Habituellement les gens donnent 2 ou 3 DH que me disait Nourredine.  Bof!  On se dit que c'est de "l'aide en direct".  45% du don ne va pas à "l'administration".   Je me promenais aussi avec des 1 dh dans ma poche, et j'en ai donné à chaque mendiantes qui me quêtaient sur la rue tout au long de mon séjour.  Dire que chez-moi, je donne jamais!!! 

Après cette visite et un tour de ville, ma main dans les airs pour faire sécher mon tatouage, nous sommes retourné à Casa par la route longeant la mer. Une heure de route. Et, encore ici, des «Ohhhhhhh» et des «Ahhhhhhhh queeeee c'est beau!!!!!» devant des Villas de Rêêêêêêêêves, sur le bord de la mer. Je vous écris ça et je me demande sérieusement ce que je fais ici.... ha ha ha! À la blague, quand je suis partie de l'Hôtel, j'ai dit au Chef Concierge: "Il faut me prendre en Otage!"  Un des portiers à dit:  "pas de problèmes, chez-moi il y a de la place. On met monsieur avec ma mère et toi avec moi.  C'est pas la fin du monde!  On est des amis!"  Sacré'zarabes!!!! 

Bon, revenons chez les québécois et  à S.....  maintenant. Ahhhh pi non, pas tout de suite. J'ai oublié de vous parler de Royal Air Maroc. Assez bon service, bonne nourriture et confortable. Mais...... il y a toujours le fameux "mais".... c'est un Vol Familial.... il y a des "bébés à bord".... qui braillent tout le long. Heureusement, on avait les place à l'arrière.  Je plaignais les  pauvres passagers qui avaient ces familles derrière eux.   Mais ça vaut quand même la peine que pour le voyage direct Montréal-Casablanca. Nous arrivons à destination moins maganés. Le décalage horaire ne se fait quasiment pas sentir.  Pas le cas pour le retour par exemple.  C' est beaucoup plus difficile que  l'aller. J'sais pas pourquoi.  Comme disent les ti-counes:  «on est toute mélangé»! depuis hier matin.  Je crois bien que nous en avons pour quelques jours.  Heureusement pour André, c'est le week-end.

Voilà...j'avais oublié de "publier" ce petit récit...lors d'un séjour à Casablanca...je crois bien en 2004! 


 

Écrit par suz.lem le Mercredi 12 septembre 2007
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Le bla bla de madame Lemieux

JEUDI LE 11 MAI 2006

 

Vous me voyez toujours étendue sur ma chaise longue sous mon parasol à la recherche d’histoires à écrire dans mon carnet. Et à ce jour, aucun scénario intéressant alimente mon imagination. Avouons que j’ai beaucoup dit sur Libreville.  J’ai beaucoup dit…point!  Il me semble que je vais radoter si je parle de not’vécu Librevillois.  Voyez-vous, il est « copié coller » à celui de 2005.  Nous sommes bien, nous vivons bien, nous mangeons et buvons très bien, « Le Couple » se la coule douce chaque jour qu’Allah fait!  Un mois sera vite passé.  Enfin, ce n’est plus un mois :  si je regarde mon calendrier, là à côté de mon iBook G4, il ne nous reste plus que 20 jours de farniente, du moins me concernant.  Farniente ne s’applique pas à LLLLLLL’Expert entre 7 h 30 et 15 h 30 non-stop.  Il en revient « crevé ».  Vivement une bonne bière très fraîche un sandwiche et RRRRrrrrrrron  RRRrrrrrron pour un bon 30 minutes. 

 

Vous parler de son boulot?  Il bosse fort Monsieur L.  Il me dit que ça va très bien mais qu’un mois ce n’est pas beaucoup, voire pas assez.  Les Gabonais croyaient que la mission était de deux mois. SG avait même réservé jusqu’au 28 juin la chambre du Méridien.  G en avait décidé autrement, selon lui, un mois était suffisant!  « You’re the boss, I’m the horse » comme dit LLLLL’Expert! 

 « The horse » fera donc ce qu’il peut.  Il a les mêmes formateurs, moins l’illettré de Port-Gentil.  Ce dernier a « perdu du galon » il n’est plus IG, il est tout simplement A.... qui assiste LLLLLEXPERT dans sa formation et après ajustement de leur première rencontre, il l’assiste très bien.  Comme il a assisté à tous les séminaires et ce depuis 2002, L’APC version Monsieur C,,,, il connaît quoi! But n’allons pas croire qu’il est devenu le « gentil A »  Ah ça non!  il est toujours fidèle à son personnage :  là où il peut « freiner », il n’hésite jamais à le faire.   Exemple :  il est responsable des achats du projet.  C’est lui qui a reçu « la cagnotte » quoi!  Est prévu au budget l’achat d’ordinateurs.  Est alloué 600,000 francs par ordinateur.  On en a besoin de 3.  Dans le journal l'UNION on annonce, en première page, à la boutique MÉCA Gabon un ensemble DELL, 548,000 francs TTC.  L’ineffable A.... dit que la publicité est fausse.  Selon lui, partout dans Libreville, à ce prix l’écran ni le clavier est inclus. – Tu es bien certain?  - Oui Oui je suis allé partout, pour ce prix;  pas d’écran pas de clavier!  - Ahhh bon! 

 

Revenons dans la salle  du quartier OLOMI  au Lycée ODIMBA :  se sont ajouté au groupe, 3 formateurs :  des Espions du « groupe concurrent » le pôôôôvre Collège  pour le nommer.  Et,  bien sûr, il a les mêmes fainéantes qui chialent toujours « genre comme » :  «les chaises sont pas assez confortables pour nous qui avons eu des zzenfans, alors, monsieur Laflamme,  on n’est pas pour passer nos journées assise sur ses petites chaises droites!  Dites donc, on ne pourrait pas avoir des fauteuils? ». 

 

Hier soir, au resto Ting-Ting tout en mangeant nos pinces de crabes sauce piquante et langouste sautée à l’ananassssss; en prenant une gorgée de mon Listel Gris, (un p’tit rosé qui se laisse boire) LLLLL’Expert m’a dit qu’il en a appris une bonne.   - Tu sais qui est la fainéante en chef, qui depuis la première mission, ne comprends rien, ne foute absolument rien, ne pense qu’à copier mais reste néanmoins assidue à la « pause-café croissants »?  Réponse : Madame la fainéante en chef est l’épouse du « crosseur » en chef A.  Et le comble?  Elle prendra sa retraite l’an prochain. Comme disent les ticounes :  « cé tu assé fort? »

 

Et si je parlais des « gens d’armes »?  Contrairement à l’an dernier, en 15 jours, nous avons eu qu’un seul contrôle de « gens d’armes » comme l’écrit mon ami Makaya.  Je dis nous, mais André était seul.  Le même coup de sifflet; HHHHHuuuuuittttt, la matraque qui ordonne de se garer sur l’accotement. André baisse sa vitre. Voici la conversation :

Le gendarme- Bonjour!

André - Bonjour! 

Ici un long silence, les deux ne parlent pas.  Le gendarme regarde André et lui souri et dit  -Oui?  André répond :  Oui? 

Les deux ne parlent toujours pas.  André dit – Contrôle de papier?

-       Non Non Non, on ne demande pas les papiers à son grand-père, mais vous savez, le soleil, la chaleur, je souffre! 

D’un geste familier, André sort le billet de « 1000 doliès » (je cite Makaya) du cendrier et dit :   « et avec ça, ça ira mieux? »  et il lui tend le billet.   Voyez ici « la banane » qu’affiche le policier sur son visage et entendez :  - ahhhh oui!  Merci grand-papa!   Fin de contrôle! 

 

Tiens, une idée me vient en tête.  J’ai une petite histoire à vous raconter.  Elle

 commence en 2002, la Première Mission du C au Gabon.   Le Collège avait engagé la très excellente Société C International pour un séminaire de 9 semaines sur « La sensibilisation à l’APC » (L’Approche par Compétence).  Comme Monsieur C,,,,, est LLLLLL’Expert AU Canada en APC, c’est donc lui qui a fait cette mission et bien malheureusement pour le Collège en question, il n’est pas passé inaperçu auprès des Gabonais.  En l’occurrence SG, Dir Cab, DG, DGA, IGA et Émile le Conseiller du Ministre, et le Ministre himself.  Ces derniers se disent et je les cite :  « Comme nous pouvons parler à Dieu en direct, pourquoi passer par ses saints ».  Ce qui fut fait.  Dieu est revenu les années suivantes.   Et c’est ainsi que nous sommes revenus à Libreville les années suivantes.  Est-ce nécessaire de préciser que « les saints » dont le DG dudit Collège ne l’a jamais digéré.  Pour lui C.... Internationallll est un "ennemi".  Pauvre'Con!

 

À cette première mission (2002), Gilles travaillait pour le Collège comme Responsable des PME.  Nous avons fait connaissance dès le premier jour.  C’est lui qui était venu gentiment nous chercher à l’aéroport et nous avait conduit à l’hôtel Rapotchombo.  Un hôtel 2 étoiles choisies par ledit Collège pour loger leurs Coopérants.  Cette « vieille épave » ne nous plaisait guère, mais, comme nous ne voulions pas « lever de poussières » because c’était la première mission du Cemeq au Gabon, nous avons « enduré » la vie dans un 2 étoiles. Et le séjour fut malgré cela des plus agréables.  Comme LLLL’Expert était à l’époque dans le camp ami, parce que considéré comme Coopérant du Collège, Monique et Gilles nous invitaient à dîner quasiment tous les samedis.  Le dimanche, nous les accompagnions à la magnifique plage de Santa Clara.  Enfin, bref, nous étions des zzzzzamis!

 

Monique  et moi avons communiqué ensemble par email depuis ce temps.  Chacune partageait ses carnets de voyage. Elle habitait à Cotonou ces dernières années.  Et voilà-ti-pas qu’en 2006, nous nous retrouvons encore une fois, ensemble à Libreville.  Jusqu’ici, tout va bien dans le meilleur des mondes.  Sauf que, en 2006, Gilles est engagé comme DIRECTEUR du Projet au Gabon. LE représentant du Coll`ge au Gabon.  Ooooupppssss!  On fait la déduction? André=CEM et Gilles=Collège;   CEM vs Collège = ennemi (selon le connard de DG).  Avons-nous pas ici les ingrédients pour faire de la bisbille dans la relation?  Bien heureusement non!    Un certain samedi soir, les Laflamme’s mangeaient du Confit de Canard chez Gilles et MOnique.  Les Laflamme’s avait apporté un Lalande de Pomerol – Château Haut Châtain 2001 pour fêter les « retrouvailles ».  Ils sont très gentils les Laflamme’s!

 

Il y a des gens qui sont assez « adultes » pour faire différence entre travail et amitié.  Ça semble être le cas pour André et Gilles.  Mais, quand même ni l’un ni l’autre ne se fait de cadeau.  Gilles demande à André :  au boulot ça va?  -Oui, et toi?  - ça va!  LLLLL’Expert reste vague dans ses réponses.  Jamais rien de précis.  

 

Et c’est ainsi qu’en 2006, Monique et Suzanne lézardent ensemble à la piscine de la Princesse du Re-Ndama, votre très humble correspondante.   Monique qui d’habitude va à la  « piscine moins 3 étoiles » du minable Rapotchombo en décrépitude et ce parce que les Coopérants du très cheap Cégep y séjournent toujours, (ainsi que leurs zzzzépouses) Monique a pris un abonnement d’un mois. (125$ au Méridien -  40$ au Rapotchombo)!!!! Comme elle est aussi « pédante » que son amie La Princesse, allongée sur sa chaise « Transat » en teck qui se trouve sous un parasol de marché en toile et aussi en teck, le premier jour elle téléphone à son amie Micheline  qui est maintenant assise seule sur une vieille chaise en plastique jaune qui jadis était blanche et son coussin défraîchi dont on ne sais plus la couleur d’origine et elle n’a pas de parasol.  J’entends donc Monique dire – Allôôô Mich’liiiiine qu’est-ce que tu fais là?  Et Mich’liiiiine de répondre :  Je suis dans ma chambre, il n’y a plus d’eau dans la piscine depuis une semaine.  -  Ah pôvre toi, moi je suis au Méridien, j’ai pris un abonnement.  Je vais passer un mois avec Suzaaaaane!  J’ai pas entendu ce que Micheliiiiiine a dit, mais je me doute de ce qu’elle pensait :  en 2002 c’est son mari qui était Directeur du Projet.  Suzaaaaane n’est pas son amie.  Ha Ha!  Ahhh yaille yaille!   Et Vive le C......Internationallllll !!!!!

 

L’autre jour, « Madame Stylo» qui distribue à tout vent des stylos C,,,, en donnait un au Garçon qui venait de nous apporter une ReGab et une Pizza végétarienne + jambon, (on ne se lève pas pour aller au snack on mange sur nos chaises longues, on lézarde que je disais).  Monique du très minable Collège qui va au Rapotchombo dit :  « comme ils sont chics tes stylos! » :  Madame Stylo lui réponds :  « Tu en veux un?  Tu pourrais signer les documents du DG avec! ».  Elle a de l’humour madame stylo!  

 

MARDI 16 MAI 2006

Nous avons fait une sortie inusité vendredi dernier.  Toujours en compagnie de nos zzzzzzzamis-ennnnemis, nous sommes allés au Casino Croisette.  En plein centre ville au bord de mer.   D’abord parce que la bouffe est à moitié prix entre 19 heures et 21 heures et que les Aubry’s disaient qu’elle était très bonne.  Nous concernant, aller au Casino n’est pas tellement notre tasse de thé mais bien manger si. Allons voir si c’est vrai!  Malgré le vacarme infernal d’une salle de Casino, l’assiette de saumon fumé était savoureuse, la salade dont je ne sais plus le nom aussi et le vin plus que « buvable ».  La soirée a donc commencé sur une bonne note.  Qu’en est-il du Casino maintenant?  Croyez-le ou non, on s’est bien marré, et aux machines à sous plus précisément.  J’ai gagné 24,300 FCFA (52.82$).  Le plus capotant était d’entendre les « clac clac clac clac clac » des sous qui tombaient!  Ahhh vraiment on a bien aimé!  But, il reste toujours que c’est pas notre tasse de thé, le Casino.  On ne s’y abonnera pas.  Veni!  Vedi!  Vice! 

 

 

Bon, il est 9 h 45.  Le Pressing est passé. Les zzzzzzautres vont venir.  C’est le temps que j’aille me baigner.  Et je n’ai plus de place pour écrire… Bye Bye à+

Écrit par suz.lem le Mercredi 12 septembre 2007
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