Dur Dur de revenir!
C’est comme à chaque retour, le corps est ici la tête est là-bas...et elle ne veut pas revenir. Dès la sortie de l’Aéroport, en attendant la navette du Hilton pour aller chercher la voiture, le froid et l’humidité m’embêtait. Et sur l’autoroute, alors là, je me suis fermé les yeux et j’ai dit à André : « tu me le diras quand on sera dans le garage ». Il pleuvait, il a même neigé. Beurk! Le décor tout au long de la route était on ne peut plus moche. Les yeux fermés, je pouvais me passer un autre film : les derniers jours à Mexico. Notre souper au Italianis. Le dernier petit déjeuner au « El Cardinale » un resto super au Zocalo. Ahhh la la, des restos supers, il n’y a que ceux-la dans la liste de not’Mexicain favori.
Hier, dimanche, le retour à la « normale » était impossible. C’est tellement « arrêté » ici. Rien de bien intéressant. Et reprendre ma routine m’est très pénible. J’ai tout simplement pas le goût! Penser à cuisiner me fatigue. Penser point! Ha ha! J’ai pourtant réussi à faire « une brassée ». A. en avait besoin de chemises pour le retour au boulot.
J’espère de tout cœur retourner à Mexico. Vraiment, il est à voir, à découvrir et à goûter à « grande gorgée » ce pays. En allant au Maxi ce matin, j’ai écouté mon CD préféré : Para Siempre du très célèbre Vicente Fernandez. Un délice!
Alors, je vous reviens à mon prochain séjour!
Écrit par suz.lem le
Lundi 14 avril 2008
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VOYAGES
La Ultima Semana a Mehhhhhico! Chapitre 3
LUNDI 7 AVRIL 2008 Esta mi ultima semana. Soy muy triste! Avant de commencer, je dois faire une correccion, me disculpa; je ne dois pas escribir mi nombre : LaMayor mais LeMejor. Mayor veut dire plus et Mejor veut dire mieux. Bon, je sais bien que je pourrais écrire los dos : Lamayormejor, (la plusssssssmeilleur) mais bon, soyons humilde (humble, une de mes grandes qualités) et utilisons celui qu’on m’a donné à ma naissance. Ssssssusssssannna LeMejor. ________________________________________________________________________ Où allons nous aujourd’hui? Nous commençons par le deuxième tour du fameux du Turibus. Sabado, nous l’avons repris pour aller au Zocalo. Vous vous rappelez? Le Zocalo, c’est le CENTRO. Le centre-ville des rues de boutiques de tout genre mais aussi le centro historico : Catedrales, Palacios, Hosteles, y otras vieilleries en quoi? En pagaille! Ma primera interès de la dia es de comprar mi régalo d’anniversaire. Le 15 marso passado, je vieillissais d’un an. J’avais dit à André de ne me comprar nada à Sherbrooke : tu me l’achèteras à Mehhhhhico. C’est fait. En passant devant la boutique Bulgari, une Lunetterie haut de gamme, une paire de lunettes de soleil m’a interpellée! Comment résister devant des Versace, qui après essai, c’est LA paire. –Tu ne veux pas en essayer d’autres? No, c’est celles-la. La signature Versace bien évidente « en diamants » qui « flash » sur les côtés c’est en plein mon genre! André es afortunado, hoy un descuento de 20% sur des lunettes à 3990$ (pesos). Les Versace, après négociacionnnnn de la fêtée, ne lui coûteront queeeeeeee 3195$ (pesos). Una ganga (aubaine), considérant qu’à Paris j’en avais vu à 375 Euros. Va sans dire, la fêtée « faisait sa fraîche » dans les rues du Zocalo avec ses Versace. Malgré la teinte foncée des verres, cela ne m’a pas empêchée de voir, dans una otra vitrine de una boutica de zapatos, des sandalias que estan muy linda! Comme je n’ai pas trop d’espaces libres dans ma « grosse poche qui fê dur », je me suis contenté queeee de dos paires. Faut dire qu’au SUBURBIA, j’en ai aussi acheté une autre. (Je suis comme Céline Dion, j’achète des chaussures!). Et pi une roba, et pi una ticheurte. Et pi aussi au ZARA, dos ticheurtes. Et pi au mercado, una bolsa con la photo de Frida dessus. Vous voyez que la grosse poche, si je continue, elle ne zippera plus? ____________________________________________________________________________ Cela étant dit, il est midi, y tenomos hambre! Entonces, nous nous attablons au Grant Cafe. Mais ici hay problema. Comme c’est ma fête, je ne vais tout de même pas boire une vulgaire cerveza avec des lunettes Versace sur le nez. No way! Donc, je regarde la liste de « bebidas » (breuvage) et elle est tellement longue (je pense qu’il y en a une 60taine, voire plus) je n’arrive pas à faire un choix. « Quand j’étais jeune », j’ai eu des périodes « drink » de tout genre. Pour en citer quelques-unes, il y a eu celle du Téquila, du scotch sur glace, du campari-soda et j’ai eu aussi une longue période « Pina colada », tiens, c’est ce que je prends. Ohhh agradable sorpresa! una Pina colaaaaaada à Sherbrooke et una à Mehhhhhhico no es igual. À Mehhhhhhico, c’est du vrai pina, pas du jus delmonte à l’ananassssss. C’est tellement délicieux, que le soir venu, El Maestro Laflamme et la Senora LeMejor étaient au Manager’s reception, pour la première fois du séjour et buvait du Pina colaaaaada avec un morceau de pina sur le borde de la copa por favor. Revenons au Zocalo : rassasié de fajita con pollo, nous reprenons le Turibus et le « vent en poupe » direccion el quartier POLANCO. Ici on dit « Polanski » parce qu’il y a beaucoup de juifs qui y habitent. À l’arrêt de bus, au diable les boutiques Chanel et autres, nous restons bien assis, il est 16 heures, « on né fatiqué » et pi anyway je ne vais pas m’acheter une paire de sandales PRADA, (j’ai pas les moyens de Céline) entonces nous continuons le tour et rentrons a la casa. ____________________________________________________________________ Nous sommes la noche del sabado et mon jour de fête continu. El Maestro me dit que nous allons souper au Evita, le très zen resto Argentin du Embassy. Le jour de ma fête, me desculpa, je ne regarde jamais la colonne de droite du menu. Queeeeee la colonne gauche. Que tomar? La carta de vino por favor. Miss Versace, de son air « très classe » pregunta au somelier – Que tu me aconsejar? Il dirige son doigt vers la ligne du SERAFIEL Adobe de Guadalupe. J’ai triché. Muy discrètement, j’ai regardé la colonne de droite. Bof! Cé pas graaaaave, cé ma fête tchiquetchique VISA : buvez maintenant y payez mas tarde…No Problema! Je ne vous film pas ce que nous avons mangé, ni la cuenta (facture), mais l’Evita, cé caro, pero la cocina Argentina, sobre todo la carne, es mas de muy bueno. Feliz cumpleanos Sssssusssssana! _________________________________________________________________________ Je fais une pause : Observation restaurant/Classement fourchettes : Depuis que nous sommes ici, au fil des sorties restaurants, nous sommes en mesure de faire le classement d’après les « napkins », les napperons desdits restos : 4 fourchettes : Le serveur en prenant le coin, déplie le napperon en tissus et, d’une volée, le dépose sur nos genoux. 3 fourchettes : Il y a des napperons en tissus, mais tu fais la djob toi-même. 2 fourchettes : Il y a des grands napperons en papier. 1 fourchette : Il y a un paquet de napperon sur la table, tu fais ce que tu veux avec. (Il m’est arrivé de moucher ha ha). 0 fourchette : Tu demandes « napkins por favor? » __________________________________________________________ Domingo, Hhhhhérarrrrdo et Claudia sont venu nous chercher à 8 heures 30. Au Mexique, l’heure change comme avant chez-nous, el primero domingo de abril. Nous avons donc perdu une heure. Pour la première fois, nous sortons de la ciudiad pour une « bouffée d’oxygène ». C’est à 140km d’ici donc à + ou - 45 minutes . Ça c’est « à la Mexicaine ». À la Canadienne, c’est à 280 km d’ici et à + de 2 heures d’autoroute. Destination du jour : QUERETARO (Santiago de Queretaro) et SAN MIGUEL DE ALLENDE. _____________________________________________________ Un p’tit cours d’histoire? Queretaro inscrite en 1996 au Patrimoine Mondial de L’Unesco (cé pas petit’affaire) est reconnu pour être le cœur d’un complot connu (non pas de moi mais des Mexicains) sous le nom de « conspiracion de queretaro » qui aboutira à l’indépendance du pays au 19ieme siècle. Date où l’épisode Impérial y a pris fin. L’Empereur Maximilien y a été exécuté le 15 mai 1867. Queretaro était la capitale provisoire du pays. La constitution y est signée en 1917. Interessante no? J’arrête ici, je n’en sais pas plus. ___________________________________________________________ Je sais par contre, que nous sommes à 1880 m d’altitude. Ici, comme à Mehhhico, on a le souffle court, mais l’air est bon. Ici aussi, comme partout, nous passons devant des Monasteres, Couventes, dont celui de Santa Cruz et otras Palacios, enfin encore et toujours de ses somptueux monuments historiques. Après deux semaines en notre compagnie, Gerardo a compris que, comme dit Virginie à Marilou devant mes bibelots: « on regaaaarde, on touche pas » Ha ha. On « touchera » lors d’un autre séjour. À l’entrée de la ville, nous passons sous une imposante structure, une immense arcade de pierre qui me paraît bien haute et bien longue. Hhhhérrrraardo que es? Es un Aqueduc, construit en 1735, il y a 74 arcades de 23 mètres de hauteur, et qui s’allonge sur plus de 1280 m. Voilà pour Queretaro la coloniale. _________________________________________________________________ Maintenant, allons à l’otra Queretaro, la moderna, ou depuis quatro anos l’expansionnnnnnn se fait à haute vitesse. Gerardo dit que nous sommes au quartier JURIQUILLA. Les « chilangos » (les habitants de Mexico) tannés de la pollution et du trafic bien emmerdant et bien sûr ceux qui en ont les moyens développent et construisent à gogo. De loin on ne voit que du blanc. Mais ce n’est pas de la neige, c’est une agglomération de belles Villas blanches, lofts et condos. Tout est nouveau et bien architecturé : des parques, un Golf, avec juste en bas un lac et des écoles et des Universités et des restaurants, enfin bref, pour les deux « chilangos de Canada » c’est LA SEDUCCION TOTALE! El flechazo! Le coup de foudre! Rien de moins. _____________________________________________________________ Je dois vous dire qu’André et moi avons devant nos yeux, des images bien familières qui nous ont fait rêver à Mohamedia (Maroc) ou à Gamarth et Hammamet (Tunisie) par exemple, et où nous nous étions exclamés : Cééééé t’ici que je prendrais bien ma retraite! Hé bien à Queretaro? Même exclamation. Je précise : s’il y a retraite bien sûr! Les goûts ne sont pas à discuter. Gerardo dit que c’est trop « plastic » et que c’est mieux à quelques kilomètres plus loin, au village natal de sa mère, où c’est plus rustique et moins cher et… où il a un terrain! On verra le temps venu mon cher Hhhhhérrrrrardo. Pour este momento, c’est drette là que nous installons nos pénates! Tu vois cette très jolie Villa juste en face de nous? Pas ailleurs! _______________________________________________________ Je fais une petite parenthèse. Quand nous « planifions notre retraite » (si retraite il y a) je devrais dire quand nous "parlons" de retraite, des points bien importants sont à considérer pour l’escale entre la résidence et le « foyer pour tivieux » : outre le confort, le décor, la facilité de vivre, il y a aussi « boire du vino tinto ». Qu’esssssse-vous voulez, on aime ça! Contrariamente à nos contrées maghrébines où boire de l’alcool cé péché; au Mexique ça l’est pas. On est catho ici. Et Jésus n’a-t-il pas transformer l’eau en vin? Bin voilà! Quoique les Mexicains sont plutôt cerveza ou tequila, du VINO on en fabrique, importe-exporte, vends et boit! D’ailleurs, chez-nous nous achetons souvent le délicieux L.A. CETTO / Petite Syrah. Or devant ce fabuleux décor, nos contrées maghrébines s’effacent : à Juriquilla nous serions muy feliz! Y’a TOUT : centro commercial, supermercado, bistros, cafés, restos, boutiques de tout genre, bref cé la place. Comme dit mon amiga Paulina : Que demande le peuple? …..« Allez viens prendre un p’tit couououououp à la maison! » ___________________________________________________________________ Marco, el amigo de Gerardo qui y habite, et chez qui nous sommes présentement, nous dit qu’en plus c’est très sécuritaire : no violencia, no secuestro, nada! Muy interessante! Pero, quand Andre a demandé à Marco combien coûte sa superbe Villa et que la réponse fut 300,000$ US on a un peu désenchanté. Mais Marco nous rassure. Pour 150,000$ il y a de très jolies petites Villas. Fiou!!!!! Et nous a fait faire le tour. Ahhhh yaille yaille! Qu’on me prenne en otage…et por favor ne demandez pas de rançon!!!! _______________________________________________________________________ Après les exclamations d’usage : Ahhhhhh que céééééé beau! Je déménaaaaaage la semaine prochaine! Après un fastueux brunch au « Mision Juriquilla », une imposante Hacienda du 18e siècle transformée en un luxueux 5 étoiles; nous reprenons la route 57 direccion SAN MIGUEL DE ALLENDE. (En passant, les autoroutes sont comme chez-nous. Des bouts sont « bringuebalants », d’autres ça roule très bien.) Déclaré « Monumento Nacional » en 1926, ce « coin de pays » fut occupé en 1542 par les Conquistadors Espagnols et c’est un Franciscain, Juan de San Miguel qui y a établi la première ville « San Miguel ». En 1826, on ajoute « Allende » en l’honneur de Don Ignacio de Allende, la « tête » de l’armée du Père Hidalgo, et c’est ce Allende qui a libéré cette ville du joug espagnol. Voilà pour le curso numero dos del Historia de esta ciudad! Vous voyez qu’après dos semanas, mon ignorance s’amoindrit. ___________________________________________________________________ Vendredi, Gerardo avait dit à André, « domingo je te montre un endroit où beaucoup de retraités canadiens viennent passer l’hiver ». Ma première pensée? « Ahhh non on va voir des Ticounois zzzzé des Ticounoises? ». Cette ville est construite à flanc de colline et elle bénéficie toute l’année d’un climat doux, et sin pollution oblige, le ciel est clair et pur! En y entrant, j’ai compris pourquoi les retraités choisissent ce coin. Comment dire, c’est SUPER-BEAU! Nous sommes vraiment au Mexique à San Miguel, le charme colonial y est très bien conservé : murs roses, jaunes, ocres. TOUTE la ville, (150,000 habitants), est d’un charme fou. Églises baroques, fontaines, calles en pierre et trottoirs en dalles avec des petites places ombragées sous les jacarandas où on peut s’asseoir sur des bancs. Je rêêêêêêve! C’est comme on voit dans les films. En marchant dans les petites calles, je remarque que toutes les portes en bois sculptés. À les voir j’imagine que certaines date du siècle dernier, tellement elles sont usées mais au combien fascinantes. J’ai envie de les ouvrir, pour découvrir les jardins secrets de ces belles demeures. Dans ma Villa de Juriquilla, j’en aurai une, cé sûr, pour cacher mon jardin intérieur! Nous sommes tout de même chanceuse, certaines le sont, nous entrons dans de belles boutiques, des galeries d’art. Ahhh vraiment je comprends pourquoi c’est si populaire San Miguel. C’est animé, agréable, charmant, rien n’y manque. Ici foisonne des boutiques d’artisanat, d’antiquaires, d’écoles d’art, des bistros, des restaurants « haut dé gamme » comme dit Gerardo… et j’en passe. À chaque pas, il y a de quoi s’extasier. On ne voit pas que des turistas mais aussi beaucoup de résidents de la place. De simples Mexicains chanceux d’y avoir une maison. Il fait 35 degrés, y fâ chô, nous montons où domine la Parroquia de San Miguel Arcangel, une immense Catedral avec sa façade néogothique et le plus intéressant pour ceux qui ont chaud; il y a un charmant parc où, sous les nombreux figuiers taillés comme des parasols, (l’arbre à palabre comme disent mes Africains) sur des bancs en fonte, paressent ou jacassent des Mexicains et turistas et enfin, nosotros. __________________________________________________________________ Comme ma culture s’épanouit de ville en ville, je vous glisse un mot sur cette majestueuse Cathedrale? On dit que l’architecte s’est inspiré d’une carte postale d’églises Européennes, celle de Barcelone et de Cologne pour la construire. Ici, comme devant toutes les « vieilleries » on « regaaaaarde on touche pas ». On s’asseoit sous un « parasol » et on mange un helado de fresa y limon. Et pi après on prend des photos, on va faire un p’tit tour dans les boutiques d’artisanats, on va au Starbucks Cafe, mais là, en y entrant, c’est la séduction. Ouf! il s’est surpassé le Starbucks. Il n’a pas du tout l’allure de tous les Starbucks de ce monde. Il s’est installé dans une vieille résidence du 19e, (il n’avait pas le choix il n’y a que ça ici) avec sa cour intérieure et des arcades. Dans la cour, autour de la fontaine, il y a une exposition de meubles de terrasse. J’ai choisi mon parasol pour mettre sur le patio de mon jardin intérieur, de ma petite Villa de couleur ocre de Queretaro. Ici « on touche et on regarde » mais on boit pas de café, ici on fait pipi, on se lave les mains et l’on retourne dans les boutiques. _______________________________________________________________ Il est 16 h 30, Gerardo depuis le début est toujours étendu sous le parasol sur un banc du jardin de la Catedral. El Maestro veut s’en aller et moi tambien. Nous remarquons, qu’en altitude, la fatigue nous rattrape plus facilement. C’est ainsi quand on marche à Mehhhhico, ainsi aussi à San Miguel. Nous avons tout le temps le souffle court, le nez sec et la gorge sèche. Tener sed? Siiiiii. Arrêt au garage Premex, il y a un « dépaneur ». Que preferir Sssssusssssana? Be Light sin calorias a sabor de limon! Y El Maestro? Ciel limon sin gas! _______________________________________________________________________ Mais dis donc Gerardo, je n’ai pas vu de « Ticounois zzzzé de Ticounoises » à San Miguel. Ce sont surtout les Canadiens de l’Ontario qui viennent passer l’hiver à San Miguel de Allende. Qui sait? Un jour peuplerons-nous de notre illustre présence cette toute charmante place? A continuara! Au retour à la ciudad, nous avons mangé dans un très joli restaurant d’URUGUAY dans le quartier CONDESSA. J’ai appris que jadis, le Condessa était l’hypodrome d’une Comtesse. C’est pourquoi on l’appelle « Condessa ». Et comme à chaque fois que nous sommes confronté à notre triste sort : « SALUD » nous avons trinqué à notre triste sort. ----------------------------------------------------------------------------- MERCREDI 9 AVRIL 2008 DÉJÀ!!!! Il fait toujours très beau, très chaud. Les Mexicains disent que c’est anormal cette chaleur extrême, ces 35 degrés. Nous on ne s’en plaint pas mais pas du tout. C’est chaud et sec; très différent de Libreville, Casa, Tunis. Comme à chaque séjour, une petite déprime s’installe de jour en jour. Nous sommes bien, nous n’avons pas le goût de repartir. Repartir vers Juriquilla? Siiiiiii. Mais vers Sherbrooke? HHHHHHHhhhhhhhhhhh (Soupir!). Hier, André avait un souper très important avec des Directors très importants. Il fallait donc que je mange toute seule. J’ai donc mis mes sandalias et je suis allée au Reforma222. Il y a un p’tit restaurant Italien, le SPOLETO. Le menu se choisi en 3 étapes : Uno tu choisis les nouilles, dos tu choisis 8 ingredientes et tres la sauce. Mon choix fait, je passe à la caisse. Bordel de meeeeerde je n’avais que 40 pesos dans ma poche. Ooooopsssss! - Possible pagar con tarjeta credito? Si. FIOUUUUUUU! Le pire c’est qu’André est parti ce matin, et j’ai toujours queeeeeee mes 40 pesos et pi ma Visa qui expire le 05/08. J’ai toujours peur qu’on me dise que ça ne passe pas. André est obligé d’utiliser son American Express, porque la sienne verdad, elle ne passe pas. Yé temps qu’on parte! Comme il n’y a pas TV5 Monde à la télé, j’ai regardé Oprah et j’ai lu. Ça nous manque TV5. Beaucoup de postes espagnols et beaucoup de news américaines. Et les postes espagnols, j’vous dis pas, c’est d’un ennui! C’est la première fois que je n’ai pas le temps de lire un livre. Ce n’est que cette semaine que je l’ai commencé. Le matin, je vais au SPA et ensuite je me rafraîchis dans la piscine et despuès je m’étends sur la chaise longue et je lis. Et je recommence la ronde : SPA-Piscine-Chaise-Livre! Je suis toute seule la plupart du temps. Hier matin, il y a vait une petite fille qui sautait sans arrêt. La ronde a pris fin. Je suis montée à la chambre, faire Le Budget. Tchiquetchique a beaucoup tchiquétchiqué! Viernes je n’aurai plus de connexion internet. Alors, c’est ici que je prends congé de vous. Voilà, vous m’avez encore une fois accompagné au Mexique. J’espère que le voyage vous a plu? Je vous joins quelques photos, mais elles ne rendront jamais ce que les yeux on vus GRANDEUR nature! Hasta Pronto! Ssssssussssssannnnne!
Écrit par suz.lem le
Mercredi 09 avril 2008
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El Maestro et La Senora Lamayor - Ch.2
Mes carnets ne sont pas des guides du routard ou autres guides touristiques. On n’y lit pas l’histoire des Mayas et des conquistadors de la mancha. Je ne suis pas le bon « guide » pour vous raconter l’histoire du Mexique. Pourtant, il y aurait tellement à vous raconter. J’en apprends à tous les jours; et dans mes lectures et dans les conversations avec les Mexicains. Mais ce n’est pas à la lecture de ce roman que vous les apprendrez. De ces guides, il y en a en pagaille dans les librairies et sur internet. Mes carnets sont bien personnels; j’y écris mes zzzzzzimpressions, ce qui attire mon attention, les moments, les lieux qui me marque, le vécu hors guide touristique du Maestro et la Senora. Les petits moments cocasses quoi. En fait, ce sont mes souvenirs que je veux garder noir sur blanc. Et ce matin, je les partage encore une fois, avec mes lecteurs assidus. Voici donc le chapitre 2, d’El Maestro et de la Senora Lamayor. ________________________________________________________________________ C’est miercoles abril secundo. La vitesse des heures filantes nous conduit à la moitié du chemin. Que ça va vite! Hoy, j’ai quelques petites histoires à raconter. Les voici : J’ai failli visiter un Musée! Un jour de la semaine dernière, je ne sais plus lequel, Claudia devait aller chez un avocat et à la banque, alors je l’ai accompagnée. Direction COYOACAN (lieu des coyotes). Première résidence du Conquistador et de sa compagne La Malinche. C’était la première capitale de la Nouvelle-Espagne. Jadis, ici régnait Cuauhtémoc, le dernier empereur aztèque. J’en sais des choses hein? C’est écrit dans mon livre ha ha!!! Mais allons au mien : Pour s’y rendre, on doit prendre le Metrobus, un métro extérieur, très moderne et confortable qui fait l’Insurgentes du nord au sud. J’ai appris ce jour qu’Insurgentes c’est l’artère principale, elle traverse la ville de Mexico au complet. Ensuite, pour se rendre à notre destination, c’est le Microbus, plus petit, plus vieux et moins confortable et plein de Mexicains. Pour vous le mettre en image, disons comme des minibus de chez-nous. Et au retour, Claudia voulait aller à l’épicerie alors nous avons pris le Combi. Mais, alors là, quand j’ai vu ce Volkswagon Westfalia, un « vieux chausson » plein à ras’porte, j’ai dit à Claudia : on embarque la dedans? Elle ne m’a pas répondu, elle a ouvert la porte avant, celle où le chauffeur est assis et où il y avait les seules places de libres. Comme je n’ai pas l’intention de rester planté sur la calle, je prends place. ________________________________________________________________________ Dans mes contrées africaines, je paye le double voir le triple pour une course où le taximan ne « ramasse » pas d’Africains en chemin. Madame voyage seule, ça pue moins. En Combi, hé bien c’est inutile d’y penser, je paye 5 pesos pour les deux passagères et pas moins de 12 passagers sont en arrière, mais oh bonheur, ça ne pue pas! Ha ha. « Rrrrattattattatttt » (ça c’est le bruit de moteur du vieux chausson – (Luc si tu me lis sssssscuse! Ha ha) en route vers le « mercado commercial » qui est un supermarché. Le chauffeur dit à Claudia que je ne dois pas appuyer mon bras sur le bord de la porte parce qu’elle ne ferme pas bien. Claudia me tient donc par le bras; au cas où la vieille porte rouillée du vieux chausson déciderait d’ouvrir en chemin. Sapristi, j’ai pris à peu près les pires taxis du monde…Tiens me vient en tête celui de Nouakchott qui a « rendu l’âme » en chemin, mais le Combi? C’est le plus folklorique dans lequel j’ai voyagé. À mettre dans mon « curriculum vitae » de voyageuse! _______________________________________________________________________ Maintenant que je vous ai montré le chemin et surtout les moyens de transport, revenons à notre destination du jour : COYOACAN. Comptant les bus que nous avons pris, je crois bien qu’on se trouve à plus de 45 minutes du Embassy. Claudia me dit qu’ici, les soirs et weekends c’est la foule. Les citadins en moyen viennent prendre un bain de décor « colonial ». En semaine, ça redevient le refuge exclusif des Mexicains fortunées, où se cachent derrière les « murailles » leurs somptueuses villas. Heureusement pour nous, c’est la semaine, c’est tellement calme. Je suis séduite du premier regard. Il est pas mal charmant le quartier. Nous passons devant de belles maisons basses, la plupart couleur « terre cuite » (ça fait différent de mes buildings de Reforma) aux fenêtres grillagées en fer forgé. Pendent aux murailles des bougainvillées de toutes les couleurs. Les trottoirs sont en dalles et les rues en pierres et partout ponctués de frênes géants et de mes arbres favoris : les jacarandas. J’aime beaucoup ça. Comme partout, c’est plein de petites plazzas, parques, jardins, églises, et de quoi? De Museos!!!! dont celui de Frida Kahlo. (1907-1954). Vous savez, cette dame, « percursoras del feminismo y de la revolucion sexual » au Mexique. Peintre très célèbre. À 18 ans, elle a eu un accident de voiture et confiné à vivre le reste de sa vie dans son lit. Elle a continué à peindre malgré le fait d’être grabataire. Pour avoir vu de ses peintures, j’avoue que ce n’est pas ma préférée. Et pi… On méméres-tu tant qu’à y être? : elle était la femme de Diego Riverra (un très grand peintre Mexicain reconnu pour ses grandes fresques, que j’ai vues dans un édifice du Zocalo) on dit qu’il couchait avec la sœur de Frida! _______________________________________________________________________ Hé bien nous voici Claudia et moi devant la maison de Frida et Diego, où ils vécurent 25 ans: la maison bleue. Ça me touche de la voir. Pero, devant ladite maison, il fait 30 degrés, il est midi, il y a la queue – Susanna tu veux entrer? - Toi? – Non – Eh bien moi non plus. J’ai touché à la maison de Frida et ça me suffit. Voir son grabat, sa chaise roulante et son corset de plâtre? Eeeeee non merci, ça ne me tente pas. – Susanna on va boire un jus? – Siiiii! Et c’est en buvant mon jus de pêche que j’ai fait ma première expérience culinaire : les PAPAS. Qu’est-ce que les papas? Ce sont des chips, tout simplement, mais elles sont fraîches et délicieuses. On les achète à des vendeurs en « brouette-mobile » qui sillonnent quasiment toutes les rues, du moins celles où je marche. Un sac = 10 pesos. Il ajoute du jus de lime (Parenthèse : du jus de lime, ils en mettent dans TÉ O U TOUT sauf dans le café) et de la salsa picante tambien. J’aime bien les chips Lays de chez-nous, mais les papas de Coyoacan sont absooooooolument un « déliche ». Elles font désormais ombre à mes Lays. Et je ne m’en prive pas. Dans mes marches matinales, j’en prends un sac et je les déguste une à une. ____________________________________________________________________ Tiens, tant qu’à être dans les découvertes culinaires, je vous fais part de notre deuxième et non la moindre. Un soir (décidément je perds la notion du temps, je ne me rappelle plus lequel) Joël nous a invité à dîner dans un petit restaurant où l’on sert de la cuisine d’Oaxaca. Dîner, c’est après le boulot, vers 16 heures 30. Pourquoi d’Oaxaca? Porque es la ciudad de Joel. (Il travaille avec André. Il habla muy bien el français.) D’après lui, c’est la meilleure cuisine d’Oaxaca de Mehhhhico. Et c’est vrai. Enfin je ne connais pas la cuisine d’Oaxaca, mais mon pollo à l’oreganos et l’aroz y las verduras étaient savoureux. Parmi les nombreux plats qui défilent sur la table, la serveuse dépose celui des CHAPULINS. Un grand plat de graines brunes, disons grosses comme une « bine ». J’ai fait comme les enfants : tu fermes les yeux, ouvres grand la bouche, mets la « chose » dedans, croque et avales la chapulin. Ahhhh c’est très bon. Autre constation, comme la lime et la salsa picante, des tortillas, on en mange avec tous les plats. Quoi qu’il y ait dans ton assiette, tu en mets dans une tortilla, la roule, et la mange. J’ai mis des chapulins (une grosse cuillérée) dans ma tortilla. Et j’en ai remis encore. _____________________________________________________________________ Mais enfin, qu’est-ce que les chapulins? Ce sont des SAUTERELLES, ici elles sont grillées à l’ail. Je me rappelle avoir manger une sauterelle ou deux au Mali. Je ne me rappelle pas si j’avais aimé ou pas. Probablement pas, je n’en ai jamais remangé. Pero, les chapulins d’Oaxaca? À reprendre por favor. Et pi, Carlos dit que c’est aphrodisiaque. Comment on dit ça? rendre l’utile à l’agréable? ___________________________________________________________________ Hier, André avait un rendez-vous à 17 h 45. Alors le groupe est passé me prendre pour aller dîner. Direction « Hamburgueras Memorables » sur la calle Nuevo Leon, au quartier CONDESSA. On l’appelle ainsi parce que jadis c’était la propriété d’une Comtesse. De ses jardins, on a fait ce très beau quartier. Enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre. Là où nous nous trouvons, c’est un endroit très spécial. Nous mangeons « drette’su’l’trottoir », à une tablette sur le mur du bistro, pendant qu’un « mexicain basané ééééé son sombrero sur la têêêêteee en guiiiiise en guiiiii….iiiise… » (Vous connaissez cette chanson?)….et pi après il nous a passé le sombrero et l’on y a mis que’qu’pesos…. en guiiiiiiiise en guiiiii…iiise deee recompensacion..oooonnnnn. Et sur la tablette, il y avait nos frites, format familial, (famille de 10 au moins) et qui étaient muy muy bien. Et le hamburgueras? Plussss meilleur que les bons hamburgers que l’on se fait au BBQ el Maestro et moi. Quelle différence ont-ils? J’ai choisi le « tradicional con queso y pïna » c’est-à-dire avec fromage et ananasssss. Oune Deliche!!!! L’ananas dans un hamburger, vraiment, il faut l’essayer. C’est vraiment bon. Joel me dit que la prochaine fois, il me fait goûter à des Tacos avec poulet y pinas. Je me rends compte que Joël est un gourmet. Chaque petite place qu’il choisit, c’est un rendez-vous avec le bon goût, le spécial, le pas ordinaire. Aussi bien vous dire que Joël est une belle rencontre. _____________________________________________________________________ Nos Mexicains aimeraient nous faire faire le tour du Mexique en 3 semaines. Chaque jour on nous propose une ville. André a beau leur dire qu’il n’est pas en vacances, qu’il travaille et qu’il a besoin de repos. Le weekend dernier, ils voulaient nous amener à Acapulco, qui est à 4 heures d’autoroute. Gerardo a une « petite maison » là-bas. André n’a pas voulu y aller. Il est avec eux toute la semaine, parfois même le soir, alors le weekend il est en CONGÉ! Or, en congé, il fut, et nous avons fait une très belle balade en Turibus, et ici je me rappelle du jour : samedi après-midi, 29 mars. ____________________________________________________________________ Ce grand bus rouge, à deux étages, dont le deuxième est convertible, fait le tour des principaux attraits et quartiers de Mexico. Il y a 19 arrêts, dont l’arrêt #9 est juste en face du Embassy. Le tour dur + ou - 4 heures et ça coûte 115 pesos (11$). Nous pouvons débarquer à notre guise et reprendre un autre bus 30 minutes plus tard. En résumé, tu embarques et débarques à ta guise, il passe un Turibus aux 30 minutes et tu as une journée pour le faire. C’est un bracelet de papier au poignet qui nous sert de billet. Comme nous avions beaucoup marché dans la Zona Rosa le matin, parce qu’à la recherche de regalos (cadeaux) au Mercado Insurgentes, nous sommes restés confortablement assis dans la partie à ciel ouvert todo le parcours. Ainsi, el sol nous a bien bronzé le visage. Mais surtout on a tout vu de cette stupéfiante ciudad. ________________________________________________________________ Ce qui était fort agradable, c’est que nous pouvions prendre des photos à gogo, sans être gênés et surtout sans gêner personne. J’en ai pris 103. Agradable aussi parce que d’en haut, nous avons un meilleur aperçu des quartiers où nous circulons. Du 2e étage nous voyons très bien. Et quel quartier est notre favori? Il y en a deux : Le CONDESSA, et le très chic POLANCA, un peu l’Outremont de Mehhhhico. Ici on y trouve les boutiques Chanel, Burburry, Dolce y Gabana, etc…etc.… On y a vu de très belles villas et de beaux immeubles à appartements. Des restos très modes. Des Sushis bars. Enfin, c’est un quartier très riche. C’est aussi le quartier des Juifs. Samedi prochain, nous reprenons le Turibus, mais là nous débarquerons primo : au Polanca pour dîner. _______________________________________________________________________ Ce grand tour de ville nous a aussi permis de voir que le Zocalo est à environ 30 minutes de marche du Embassy. En ce lieu, il y a le majestueux Palacio Présidentiel. Il y a aussi la Cathedral Metropolitana, le Templo de Mayor, et le Grand Hotel où en octobre dernier nous étions attablés. Enfin bref, je vous dirais que c’est un « patchwork » architectural construit autour d’une immense plazza : la Plazza de la Constitucion où a souvent lieu les « contestationes » de tout genre. Certains campent pendant des semaines à cette plazza. Pas loin d’ici, il y a l’hôtel Grand Melia (depuis hier le restaurant est notre salle à dîner porque el buffet es muy bien) et juste à côté de ce 5 étoiles, des contestataires y campent depuis des années. Ça déguise un peu le chic 5 étoiles. _____________________________________________________________________ Tant qu’à parler contestation : hier, en marchant vers mon Centro commercial Alameda pour aller manger mes sushis du midi, il y avait aussi une contestation. Le trottoir était bloqué par des milliers de mexicains. Je crois que c’était des agriculteurs. Il y avait une ligne de policier avec bouclier tout au long la rue. Disons que je suis passée très vite, pas au travers des contestataires, mais juste devant la rangée de policiers. Je me sentais mieux. Au retour, même si on me dit que c’est préférable de marcher sur les grandes artères, porque es mas securidad, j’ai risqué ma vie, et j’ai pris la calle Roma, cette dernière étant beaucoup plus calme. ____________________________________________________________________ Cela dit, nous sommes le dimanche 30 mars, sur La Reforma. Contrairement aux jours de la semaine où cette rue est achalandée par des millions de voitures, le dimanche, il n’y a aucun bruit de circulation. C’est un jour particulier. Les vélos font place aux voitures. Il y a tout au long de la Reforma des tentes « garage à vélo », des tentes « Gatorade », des arrêts musique. Enfin el Paseo de La Reforma est très animé et bien agréable pour les deux marcheurs. Même le Embassy a son kiosque à eau fraîche avec des tranches d’oranges dedans. J’vous dis très spécial à voir. Cette parade est très colorée, par les vélos qui sont décorés avec des fleurs… .des feuilles…et des guirlandes. Une petite fille avait un palmier en papier comme décoration. Mexicains on ne peut plus! _____________________________________________________________________ Les magasins sont fermés le dimanche. Mais les petits bazars non. Et c’est la foule dans les rues perpendiculaires où ils sont tous en file et en pagaille. Endroit de prédilection pour les pickpockets. On y a fait un tour, mais c’est tellement chaud, les gens sont tellement à proximité et il n’y a que des cochonneries « made in china ». Par contre un kiosque nous a attiré : celui des CD à 15 pesos (1.45$). André en a acheté 6 (dont deux seuls sont intéressants). La chaleur et la foule nous incommodant, nous revenons sur la Reforma . C’est l’heure de manger nos fajitas con pollo y de la cerbeza Modelo Negro. Sommes partis à 10 heures et revenus à 15 h 30. OUF! Vite un bon bain et un roupillon, porque à 17 h 30 c’est l’heure du restaurant. ___________________________________________________________________ De carnet en carnet, de Tome en tome, de chapitre en chapitre, de ville en ville, vous voyez certes que nous sommes fidèles à nos habitudes. La semaine André va au travail. Je sors. J’arpente mon quartier. Il revient. Nous sortons. Nous mangeons. Nous buvons. Nous rentrons. Nous dormons. Hasta la vida! Baby! (c’est Arnold qui dit ça). Je vous épargne donc du duplicata de not’vécu de citadins. Mais laissez-moi vous faire quelques petits commentaires sur Mexico City. Contrairement à toutes nos villes Africaines, à Mexico nous ne sommes pas au tiers-monde. C’est hyper branché à certains endroits. Comme au Reforma222. Le centre commercial où nous allons parfois souper. Il y a de belles boutiques mais aussi de beaux restaurants. Le Chili’s est souvent le choisi. On y mange de la cuisine mexicaine-californienne, très savoureuse. __________________________________________________________________ Observations au fil des marches : Les « ninos de la calle », les adolescents qui vivent dans les rues. Chaque fois que nous sortons, nous en voyons. Ils sont la peur principale des Chilangos (ainsi qu’on nomme les habitants de la capitale) plus que les voleurs, mais probablement moins que le « secuestro express » la prise en otage. Et ces surtout au parc de l’Alameda qu’ils se regroupent. Ce parc était jadis le lieu d’exécution des sentences du tribunal de l’inquisition. Aujourd’hui on dit qu’il est le rendez-vous des amoureux et…des « ninos de la calle ». Dans les parcs, nous ne circulons pas. Nous passons devant. Le plus grand étant le parc de Chapultepec, qui veut dire : la colline de la sauterelle. Dans mon livre, on dit que c’est le « ballon d’oxygène » de la ciudad de Mehhhhico. Il a 400 hectares, donc assez de place pour non seulement la foule, mais aussi, un Museo, un Zoo, un Château (qui est aujourd’hui le Museo Nacional de Historia) et un grand lac où on peut faire du pédalo. ______________________________________________________________________ La pollution. Je crois bien qu’on en prend conscience par l’indice de pollution qui est plus révélateur que l’expérience de la rue. Des millions de voitures qui circulent dans une « cuvette » donnent certainement un indice très élevé. Mais on s’en rend plus ou moins compte. Notre indice à nous? C’est quand on se mouche, au retour d’une marche. Quant au programme « hoy no circula », au nombre de véhicule, je me demande lesquelles n’ont pas le droit de circuler. Gerardo dit que l’an prochain les vieux taxi volks ne seront plus en circulation. De 21 millions de voitures, ils passeront certes à 15 millions tellement il y en a de ces taxis vert et blanc. ____________________________________________________________________ La température? 30 degrés todo los dios. Sol todo los dios! Et ça se prend très bien. Je vous disais hier que nous étions au quartier Condessa à manger des hamburgueras memorables. Je vous disais aussi qu’André avait un rendez-vous à 17 h 45. Du Embassy, sans trafic, ça serait à environ 15 minutes. Mais du Embassy, dans le trafic et l’heure de pointe, c’est à une heure d’ici. Alors? Que faire avec Suzanne? On la laisse avec Claudia. Claudia et Suzanne marcheront pendant une heure, dans ce quartier Condessa qui me paraît être comme le « Plateau Mont-Royal » de Mehhhhico. Des petits bistros « branchés » en pagaille. De belles boutiques de meubles ultra modernes. Des boutiques de couturiers sortis directement du Centre de formation. Et des parcs, et encore des parcs, et des arbres, et toujours des arbres. De très belles villas, encore et toujours de style coloniales. Et pi il y a OXXO, une superrette où nous nous achetons una helado Solero con limon y durazno (glace au citron et pêche). J’avais marché une partie de la journée. Marcher encore ça va faire! - Claudia, il y a un banc dans le petit parc allons attendre là-bas. Et c’est ce que nous avons fait, tout en léchant notre délicieuse glace. ____________________________________________________________________ Constatation majeure : Le paysagement, c’est-à-dire les arbres partout en bordure des trottoirs. Partout, partout, partout. Beaucoup de figuiers et de ces magnifiques Jacarandas qui me fascinent. J’en voudrais un dans ma cour. Les petits parcs aussi sont sympathiques et bien paysagé et ce dans tous les quartiers. Les sculptures le long d’El Paseo de la Reforma. Tout ça embelli beaucoup la ville. Mais je dis LA ville et c’est faux. Gerardo dit que seulement les beaux quartiers sont ainsi paysagers. En perifico, là où vivent les pauvres dans les favelas, des arbres, il n’y en a plus. Ils vivent sur « le dur », sur la terre dans des cabanes de tôle. –Tu veux voir? Non merci, je n’ai aucun plaisir à voir la pauvreté. Je l’ai déjà vu, qu’a répondu el Maestro à Gerardo. Personnellement je déteste les gens qui reviennent de voyage, par exemple les ticounes qui vont à Cuba une ou deux semaines et qui disent : j’ai vu les pauvres, j’ai été dans une maison, j’ai mangé avec eux. Pauv’cons! Ça les grandit? Pas nous. Nous n’avons pas besoin d’images d’horreur pour nous grandir. Ce ne sont pas des animaux en cages. Ça ne nous intéresse pas du tout faire le tour du zoo et regarder la misère des gens. – Ahhh regarde t’as vu le singe dans la cabane de tôle? Je préfère aller voir les « singes » de POLENCO, dans les boutiques chics et chers. –Ahhh t’as vu la robe Chanel dans la belle boutique? Vous l'aurez compris: "Nous regardons en haut pas en bas!" _______________________________________________________________________ Bon, ok, …C’est donc sur ces propos philosophiques que je vous fais un grand bonjour! Je vais voir les riches de mon chic Reforma222 et y manger un Tacos! Hasta Pronto!
Écrit par suz.lem le
Vendredi 04 avril 2008
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HOLA DE MEHHHICO! Chapître 1
El Maestro y la Senora Lamayor a Mehhhhhhhico! TOME II – Chapitre Uno Hola! Nous revoici à Mexico City. Je suis bien contente, quitter cet hiver de meeerde ne fut pas du tout mais vraiment pas difficile. Ici c'est le Printemps! Je partage donc encore une fois avec vous mes Carnets, une ébauche de mon vécu mexicain. Pour se rendre à Mexico, nous avons « 3 pas » à faire : Une nuit au Hilton-Dorval, Trudeau et le Vol. Après le premier pas; fort agréable, le deuxième pas est allé de surprise en surprise. Mais d’abord laissez-moi vous raconter une p’tite anecdote au Hilton. Je me suis cru, pour un moment, au Maroc. Le Concierge, celui qui vient porter nos bagages à la chambre et surtout celui qui ouvre la porte du garage pour qu’André puisse y laisser son bolide en toute sécurité, c’était un nnnnnnnnnArabe. Voici la scène : André lui demande : - vous allez m’ouvrir la porte du garage? - Quelle sorte de voiture avez-vous? – Mercedes - Ahhh monsieur, il n’y a plus de place au garage, mais pour vous je pourrais faire un petit quelque chose... et il baragouine un scénario auquel nous sommes tellement habitué; celui qui nous mène à mettre la main dans la poche et à en sortir des dollars pour obtenir LA faveur que nous fait ce bon et généreux concierge. C’est en écoutant ce dialogue arabique que je me suis dit : Bordel de meeeerde me voilà à Casa? Mais, d’expérience en « entourloupette arabienne », el Maestro a plus d’un tour dans sa poche et pas de dollars dans ce cas-ci. Il dit au concierge – non non j’ai regardé par la porte et j’en ai vu des places! Maestro 1 / L’Arabe 0. Des places il y en avait « en pagaille » comme on le dit dans mon Afrique bien aimée pour dire « qu’il y a beaucoup de choses ». Et la Mercedes y est bien stationnée. À Trudeau, 5 h 25 du matin, surprise numéro 2 : L’enregistrement. On ne fait plus la queue au guichet, on la fait aux machines électroniques. Nous obtenons la carte d’embarquement et les tickets de valises en pitonnant sur un ordinateur. « Cé pas évident » comme disent les ticounes. Heureusement une préposée nous y aide. Nos cartes, nos valises bien « ticquetées » il faut aller les porter au guichet AC et nous concernant, payer 75$ pour un surplus bagage. Non non! détrompez-vous, ce n’est pas la mienne, c’est celle de CEM-Internationalllll qui est trop lourde. Le haut savoir de cette illustre entreprise a son « pesant d’or ». Deux heures plus tard, nous sommes assis aux sièges 17 E et F sur le vol AC 995. Mais pour y prendre place j’ai été obligé de « désièger » un bonhomme. Dans monnnnnafrique, c’est familier désièger quelqu’un. Mais dans mon Canada soi-disant civilisé, je pensais ne jamais le faire. Bin je l’ai fait! - Sssssscusez-moi monsieur, vous avez quel siège? - 17D - Et bien c’est ici le D. Connard!!! (pas dit…juste pensé). Le siège 17F-Hublot est très tentant parce que très bien, il n’y a aucun banc devant : c’est la porte de secours. Alors de la place pour s’allonger les jambes il y en a. Et l’espace entre les bancs de cette rangée est plus large que les numéros suivants. D’ailleurs, surprise supplémentaire, j’ai remarqué sur le site AC, qui me montrait le plan du A319, que plus tu recules moins il y a d’espace entre les rangées. En arrière, 28e et 29e rangées, ils avaient tout simplement les genoux au front. Nous n’avions pas le choix de voyager sur Air Canada. Le vol direct est à + ou - 5 h 15 tandis que les autres compagnies qui font escale à Atlanta, Philadelphie et autres, durent entre 12 et 13 longues heures. Méchante différence. Donc, ce n’est pas la compagnie que nous choisissons c’est le vol direct. La dernière fois c’était Mexicana qui y allait directement. Surprise numéro 3? Quelque temps après le décollage, une agente de bord nous passe un menu cartonné, imprimé des deux côtés mais les ¾ sont biffés. OOOohhhhh surprise il y a des prix à côté des plats. Et plats est un grand mot. Il ne reste de choix que : quelques grignotines et sandwiche quiznos au poulet (ou bœuf) 6$; du vin ou bière à 6$ et des chips à 2$ et, aubaine mirobolante : un trio à 12$ composé du sandwich + chips + verre de piquette-rouge (ou bière) Nous avons choisi 2 trios poulet avec piquette-rouge. 24$ pour rien de moins que de la « chnoute »! L’eau, le jus de pomme et le coca est gratuit. Tu payes ton lunch sur place, à l’agent de bord. Ça alors! plus cheap que ça…Tu voyages sur Air Haïti? 5 h 15 plus tard, nous voilà enfin devant le tapis roulant, les yeux rivés dessus avec une certaine apréhension, mais ohhh bonheur , aucun inconvénient qui mène aux larmes : ma grosse poche qui fêêêêê dûr trône bel et bien sur le tapis et les deux du Maestro tambien. Soulagement; on ne sera pas tout’nu au Mexique! En route vers le Embassy Suites, un cri del corazon (à la Verlaine) m’est venu en tête : …..voici des arbres, des feuilles et des fleurs!!!…et voici mon cœur qui ne bat que pour Mehhhhhico!.... Verlaine ne disait pas comme ça, mais j’imagine qu’il ne se trouvait pas à Mehhhhhico au mois de mars en composant son poême. Quand il y a à peine une journée, tu étais sous la neige, le froid et la tempête; à la vue des majestueux et magnifiques Jacarandas tout en fleurs bleues qui bornent (en paigaille) les rues de Mehhhhhico; tu ne peux t’empêcher de crier de joie : Queeeeee ça fait du bien, voir toute cette verdure. C’est le vrai printemps ici et piiiii cééééééé beau!!!!! AAAahhhh Bordel que c’est agréable voir toutes ces couleurs chatoyantes! Ça change du blanc!!! Et ça remonte un moral j’vous jure! Nous sommes le mercredi 26 mars, Vous me voyez au pupitre de notre chambre de la Suite 404 du Embassy Suites sur el Paseo de la Reforma. Agustin Lara chante en sourdine. J’ai mis le CD dans mon ordi. Tout ce que j’avais lu de critiques sur cet Embassy s’avère véridique. 5 sur 5 en tout point. C’est chic, moderne, très design. Ce qui nous convient très bien el Maestro et moi. Notre Suite est grande, très « classe » pour m’esssssprimer dans mon jargon africain et bien sûr, très confortable. Que demande le peuple? Comme dit mon amie Pauline. En plein ce que nous avions escompté. Nous ne serons pas à l’étroit. Si je me tourne la tête à gauche, de ma grande vitrine qui donne une vue « imprenable » sur la statue de Cristobal Columbus je vois aussi le trafic incessant de Paseo de la Reforma, qui semble être l’artère principale de Mehhhhico. L’image de ma vitrine bouge en tout temps. Des taxis volkswagon vert et blanc, il en passe 30 à la seconde. Nous n’avons pas encore fait acte de présence au Manager’s reception. Nous sommes trop occupés à prendre nos marches dans not’quartier en vue de dénicher un resto. À date, nous avons bien déniché, bien mangé et bien bu. Un Argentin le premier soir (c’est le resto de l’Embassy); un Italien le 2e, retour à l’Argentin le 3e, un Mexicain le 4e, un « Oaxacain » le 5e. En résumé : bonne bouffe, bon séjour! Bon prix? Autour de 50$ vin compris. Parfois plus, ça dépends si les convives boivent una copa de vino ou una botella. Dans le Herald Tribune de ce matin, j’ai lu : « without the bad, no one would appreciate what is good ». Traduction : sans le mauvais, personne ne pourrait apprécier le bon. Pour certains voyageurs, the bad c’est le trafic, le bruit, le ciment, les gros buildings, la foule, enfin vous savez… la pollution urbaine d’une ville de 21,000,000 d’habitants? Pour nous, (pour le moment) c’est « what is good ». Mexique oblige, je ne vous dirai pas chacun sa tasse de thé, mais : Chacun son verre de tequila! Je pense que c’est tellement « arrêté » sur Charles Baudelaire, tellement calme à Sherbrooke, et tellement plate et laid par cette putain d’hiver qui n’en finissait plus, que ce « bain urbain » nous enchante. Viva la differencia! Jeudi le 27 marzo 2008 : Déjà 5 jours de rayés sur le calendrier. Je dirais que c’est un peu du « copier-coller » notre agenda du jour. Où que l’on voyage, c’est toujours un peu le même vécu : André quitte vers 8 heures et moi vers les 10 heures. Je pars à l’aventura,après avoir mis « mon rimmel », lu mon Herald Tribune et surtout avant que la bonne de jour arrive. Je précise de jour, juste pour faire « ma fraîche » : nous avons aussi une bonne de nuit, qui nous prépare le lit, nos robes de chambres et nous met une petite bouteille d’eau sur la table de chevet et un petit chocolat. Elle ferme les rideaux, tamise les lumières : buenas noches! Il y a aussi le barman qui vient remplir le frigo de cerveza, tous les après-midi, avant l’arrivée du Maestro. Muchas Gracias! Ok, maintenant que j’ai fait ma fraîche, retournons à mes expéditions? J’ai arpenté une grande partie de mon quartier. Je constate qu’outre les grands hôtels, les Palacios, les Plazas et les Museos de mon quartier, il y a, à toutes les 3 « blocs », un Sanborns. Qu’est-ce que Sanborns? Ce sont les grands magasins de l’homme LE plus riche au monde, qui est un Mexicain (Libanais d’origine) : Senor SLIM. Et chez Slim, comme chez Jean Coutu; on y trouve de tout, même un ami? Hé bien oui. J’ai trouvé deux amies, mais pas ce que je cherchais. Je vous raconte : Hier matin, André me demande de lui acheter des lacets, porque un est cassé. J’ai tout de suite pensé au Sanborn de la calle Insurgentes. C’est le plus grand, le tout nouveau et il est tout près d’ici. Avant de partir, je vérifie dans mon Larousse comment on dit lacet. À un vendeur, je demande : « tener cordon por zapato? » - no senora. Hé bien je « fouine » donc dans ce très chic magasin : rayons livres, magazines, CD, montres, bijoux et soudainement, voici que le département de cosmétiques (Italien) PUPA me « saute en pleine face ». Vous connaissez? Moi si. Lors d’un voyage en Italie, à Milano plus précisément, (on fait la fraîchepette ou on la fait pas) j’ai « fait connaissance » avec ces très beaux et bons produits tout de rouge empaqueté. Je me dirige donc vers ce kiosque, et deux mexicaines belles et bien maquillées me conseillent sur un rouge à lèvres, un mascara et un blush. J’achète. Elle me donne un vernis « regalo para ti » Muchas Gracias! Hasta Luego! Mais c’est pas fini. Une me demande : - Hay tiempo por maquillaje? - Si, todo la dia. Soy sola mi marido trabajo! Elle me fait donc signe de m’asseoir sur la « chaise-haute » de maquilleuse. Et là, pendant plus d’une heure de pur bonheur, au son d’une belle musique du département des CD, elle me « tripote » la face : démaquille, remaquille et voir même me coiffe. Une prends une photo « antes » et aussi « despues ». Mais despues, vraiment, je ne me reconnais pas! J’vous dis, une autre Suzanne. Les yeux surtout. Malheureusement, mon amitié avec ma maquilleuse est bien éphémère, elle n’a duré qu’une journée. Snif! Snif! Ou en espanol : Snifo! Snifo! On dit que dès que tu mets les pieds au Mexique, les mexicains te prennent en charge. C’est le cas pour nous. Notre mexicain favori et je nomme Gerardo a tenté, dès que nous avons quitté l’aeropuerto de le faire. On va visiter ci? on va aller prendre un petit café là? On va voir le ballet? À chaque suggestion, André décline : Por favor! On veut s’en aller à l’hôtel. Ne dit-on pas que tout vient à qui sait attendre? pour Gerardo c’est bien son cas. Le lendemain, dimanche de Pâques, après la réunion au sommet du CEME-I qui s’est tenu à la 404, (de 9 h à 15 h 15) il nous dit – allons manger en dehors de la ville, je connais une belle place et ce n’est pas loin, qu’à 10 minutes d’ici. Il est 15 h 30. Nous avons pris le petit-déjeuner à 7 heures. J’ai faim! El Maestro tambien! Ok, 10 minutes, ce n’est pas trop long. Hhhhérrrrardo? On y va! Les minutes mexicaines ne sont pas les mêmes que les canadiennes; les distances non plus. Ainsi, 40 minutes plus tard, 75 km plus loin, nous arrivons à TOLUCA, la capitale la plus élevée du Mexique : 2,600 mètres. Je l’ai d’ailleurs remarqué. Plus ça allait, plus les oreilles me bouchaient. Et c’est aussi plus frais qu’à Mehhhico. Mais ça valait les 35 minutes et le bourdonnement d’oreilles. Ahhh mais quelle jolie place pour y dîner. Nous sommes au restaurant l’Escondida qui veut dire la cachette. C’est caricatural : ladite cachette ressemble au pays des merveilles d’Alice. Un décor de bande dessinée. André lui dit que ça ressemble au « village du père noël ». Vous avez compris que lui et moi n’avons pas lu les mêmes histoires, mais voyons le décor du même œil : naïf : petits ponts par-ci, sculptures de scène mexicaine par-là. Petits sentiers pavés de petites roches avec rangées de petites fleurs bordant de petits bassins où comme partout on y a jeté de la monnaie (petite?) dedans. Enfin bref, plein de « petites zzzzaffaires » qui décorent cet endroit tout de même magnifique. La terrasse du restaurant (qui n’est pas petite) se trouve comme sur un plateau. Au milieu « du trou ». Oui, nous sommes dans un trou. Dans un « canyon ». Autour il y a des rochers et en haut des arbres, de gigantesques épinettes, des palmiers et pi nous dans le fonds du trou, qui buvons un très bon vino tinto mexicain et mangeons el pescado du jour. C’est incontournable, comme dans chacun de nos séjours, nous trinquons à notre minable existence et à notre courage de souffrir de tels moments! Non mais, attendez! Ce n’est pas facile déguster toute cette bonne bouffe et boire du bon vin tout en pensant qu’à tout moment un tremblement de terre peut t’engloutir dans la cachette! Après notre délicieux repas à la cachette d’Alice et du père noël, le tremblement de terre n’ayant pas fait signe, il est 18 heures 30, nous sommes toujours vivants. Gerardo veut nous amener au Museo de Bellas Artes qui occupe un ancien couvent des carmélites du 17e. Il y a une exposition d’art espagnole de ce siècle. Ici je fais un commentaire Museo. Je n’ai jamais vu de ma vie autant de musée. Il y en a de toutes les sortes, partout mais vraiment partout. J’ai quasiment envie de vous dire, à tous les coins de rue et ce dans toutes les villes mexicaines. André et moi ne sommes pas trop trop musée. Pardon, mais ce non-goût ne nous fait pas inculte. Nous en avons visité plusieurs en France, Hollande, Afrique. Je dirais même plus : j’ai déjà visité le Musée de Bulwer. Ce qui n'est pas peu dire. Mais les milliers de musées d’ici? Pas pour le moment. Nous n’avons vraiment pas le goût de nous enfermer dans les « vieilleries anthropologiques » et les vieux pots cassés pas les Incas, les Aztèques et les Mayas. Ce que nous voulons c’est profiter du BEAU temps chaud et humer les émanations de gaz à plein poumon! ha ha! La cultura? Manana!! Ok…mon commentaire fait; Revenons à Toluca, dimanche de Pâques? El Maestro décline l’invitation de visiter el Museo. J’irai le voir sur internet! Dix minutes mexicaines plus tard, nous rentrons chez-nous! Ce soir, pas de sortie restaurant, pas rien, la sainte paix à la 404. Oh la la….Je vois le chiffre 6 en bas…j’ai beaucoup parlé non? Je crois que je vais vous quitter ici. Claudia vient me rejoindre, nous allons magasiner au Suburbia. J’vous ai tu dis qu’elle est la « quepine » de Gerardo? Elle connaît bien Mexico, elle y est née. Alors elle sait où elle va, contrairement à moi quand je suis seule. Et pi avec elle je n'ai pas peur, elle était professeureeeeeee de Karaté. Avis aux brigands qui penseraient me prendre en otage. C’est fréquent ici, dit-on, les prises d’otages avec demande de rançon. Surtout les « faux » chauffeurs de taxi « libre » qui font ça. Elle parle un peu français, moi un peu espanol. On parvient à se comprendre. Mais inutile de vous dire que je rentre a la casa : FATIQUÉÉÉÉEEEEE de parler! Ce qui n’est pas le cas quand j’écris à voir le nombre de page! Avec elle, aussi, j’aime bien ça parce qu’on se déplace en Metrobus ou Microbus ou voir même en Combi. Il ne manque que le bicitaxi. Il y a aussi le Touribus. Lui, c’est un beau bus rouge « convertible ». Il fait le tour de la ville. Pour 10$ tu t’y balade todo la dia. On veut en profiter, samedi, el Maestro et moi. Je vous raconte dans mon chapître deux. Voilà c’est sur ce que je prends congé de vous! HASTA LUEGO!
Écrit par suz.lem le
Mardi 01 avril 2008
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Photo de ma vendeuse de bananes à Libreville

Écrit par suz.lem le
Vendredi 30 novembre 2007
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Partir mais aussi revenir!
Nouvelle destination = nouvelles découvertes. Pour nous le Mexique a été LA découverte la plus surprenante de toutes nos destinations. Ça fait 25 ans que nous voyageons...Mais alors là un pur enchantement que ce Mexique et les Mexicains! Un peuple, une musique, une cuisine, de l'histoire, de l'architecture, des images, des paysages inoubliables et pi aussi un hotel très confortable, sans prétention malgré un 5*. Je vous le recommande l'Hotel Geneve rue Londres. Pour la marcheuse qui écrit, le quartier "Zona Rosa" était très bien parce que sécuritaire, en tout cas je n'ai pas été agressée, mais aussi, pour la magasineuse qui vous écrit: que "boutiques" il y a en pagaille. Bref, tout cet envoûtement mexicain mis ensemble; on a un petit peu de misère à revenir. Comme l'écrit mon amie Pauline: "partir mais aussi revenir" et cé pas facile! Je mets mon CD de "Vicente Fernandez" (Le Frank Sinatra Mexicain) en sourdine...la musique est très belle....ça m'aide à "apaiser" ma nostalgie mexicaine!
Nous sommes rentrés chez-nous lundi, 2 heures du matin. André a pris congé lundi matin seulement. Et pi mardi, la levée del cuerpo à 8 h 45! André était en retard au bureau. Et c'est ainsi toute la semaine. Je ne parviens pas à me lever avant 8 heures! J'ai peine à "repartir" le moteur! Mardi matin je suis descendue au garage avec mon sac à main et un coup assise dans mon PoutPout, je me suis aperçue que je n'avais pas la clé. Sapristi! De voyage en voyage la "nonchalance" gagne du terrain et à grande vitesse. Un mois à Mexico et je capote au retour!!!
J'vous dis on a beaucoup aimé, pas pu se rassasier tellement il y avait à voir et à "goûter". Mais nous espérons avoir l'occasion de le faire dans les années prochaines....."si Tousi le veut" que dit mon André. He's the boss! Et avec lui, c'est jamais "coulé dans'l'ciment! Il est imprévisible! À suivre!!!!
Écrit par suz.lem le
Mardi 06 novembre 2007
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Avant de partiiiiiiiiir......
Sabado, octubre 28 2007
Avant de partiiiiiiiir… .laisse-moi te diiiiire (air chanson Rock Voisine) d’abord que vous avez reçu le fichier.mexique.doc brouillon. Les corrections n’étaient pas faites. Excusez-moi! Je suis certaine que ma très chère amie, l’Experte Conseillère Technique de C,,,, Internationallllll m’a corrigée! Gracias Paulina! Ha Ha!
Bon, allons à la cuisine maintenant…. Parce que j’ai mangé que’qu’chose de très bizarre mais alors là vraiment délicieux.
Saviez-vous que si vous faites au couteau des coupures (ce qui accélère le processus) sur les épis de maïs et que vous le laissez quasiment « moisir », des champignons poussent sur l’épi? Au Mexique on le sait et on le fait. Gerardo (encore lui?) a demandé une omelette, et il y avait ces champignons à l’intérieur. Il en a mis une bouchée dans l’incontournable tortilla, chaude por favor, et il m’a fait goûter. Ouuuu la la! Délicieux! Entonces (alors) il a demandé au camarero (serveur) de m’en apporter dans un petit plat. J’ai fait le même rituel, sans l’omelette, juste avec la tortilla et je l’ai « beurré » généreusement. Vraiment, c’est une découverte culinaire mexicaine la plussss meilleure de mon séjour. J’ai vidé le plat et de tortilla et de champignons.
Parlons un petit peu du Directorio-Adjunto Senor Laflamme. Hier, à la fin du « Show », Lucia, une jolie Mexicaine (c'est ce qu'il m'a dit) a invité le dit Senor a uno Concerto. Il n’a pas voulu, elle insistait parce que c’était une grande chanteuse Brésilienne, très populaire au Mexique, mais rien à faire…Il était 20 heures 30…. « Je veux m’en aller chez-nous por favor ». Il lui a dit : « j’acheterai son CD » ha ha. On perd un temps fou dans le trafic, il est rentré à 10 heures. Heureusement qu’on m’invite aux dîners (sauf hier) parce que je le verrais qu’au petit-déjeuner. Heureusement aussi que je ne suis pas une « ennuyeuse » et que la débrouille, je connais!
Je vous l’ai dit, je n’étais pas de la Délégation hier. J’ai demandé de rester tranquilo a la casa. Je ne voulais pas sortir. Silencio por favor!!!! J’ai fait quelques achats à la très chic boutique ZARA sur la calle Amberes. Après, j’ai marché dans mon quartier, et réussi à ne pas m'égarer et l’après-midi, j’ai commencé à lire mon roman. C'est bien la première fois où je n'ai pas de temps pour lire. Je ne suis même pas sortie pour souper. Comme j’ai beaucoup en « réserve », j’ai jeûné.
Ce matin, quand la Sirvienta est venue pour faire la chambre, comme c’est la dernière journée et que ma tradition personnelle est de donner des cadeaux à mes bonnes, je lui ai demandé « si es possible que te dan un regalo? ». Je fais ça depuis toujours. Surtout depuis que je travaille pour C…. Internationalllll qui m’a donné l’occasion d’être généreuse dans tous les hôtels à « travers la planète »; ça ne change pas rendue au Mexique. Or, ce matin j’avais devant moi, une Zenaida très surprise, quasiment les larmes à l’œil. Elle regardait le sac plein sur le lit, et elle m’a dit que c’était la première fois de sa vie qu’une cliente lui donnait quelque chose. En fait elle a dit beaucoup, je n’ai pas tout compris, mais avec des mimes et des mots que je comprends genre : que j’étais « linda » (gentille) bref, j’ai fait une heureuse. Ne voulant pas que l’heureuse passe pour une voleuse j’écris sur une feuille outre la date : « Regalo para Zenaida de SL, room 421 et je signe ». Ainsi elle n’aura pas de problème avec la Gouvernante.
Avant de partiiiiiiir…..Je vais au Tigre Géant et au Wall-Mart et j’achète des vêtements en especial. J’achète aussi du maquillage pas cher, des petites bricoles au Dollorama, et je sais qu’avec ça je fais immensément plaisirs à ces servantes. Elles gagnent 4$ par jour. Je lui ai donné 5$ aussi comme pourboire. Elle regardait la poignée de pesos, et elle m’a embrassée sur les deux joues. « Qui donne aux pauvres, prête à Dieu » ou que’qu’chose du genre? Avec tout ce que j’ai donné « à travers l’Afrique » je suis assurée de monter au ciel direct et à haute vitesse! Ha ha! Les zzzzzzarabes musulmans s’attendent d’avoir 12 vierges rendues au ciel? Étant Catholique on va peut-être me donner12 Mexicains? Ha Ha Ha!
Voilà j’avais un peu de temps avant qu’on vienne me chercher pour le dîner…. C’est le dernier jour. Je pense qu’André va se reposer un peu en fin d’après-midi. Il a demandé à Hhhhhhhérrraardo de lui laisser sa soirée. On veut aller SOLOS au Restaurante Italiana en face d’ici : Spaghetti Bolonaise por favor!
OK Je descends à mon bureau du Lobby et je vous mail mes sornettes…
Hasta Luego!
Écrit par suz.lem le
Mardi 30 octobre 2007
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HOLA DE MEhhhhhhhiCO!
La Mercedes est stationnée au Hilton Dorval. Et à bord de la navette dudit hôtel, El Experto et La Senora LaMejor sont en route pour l’Aéroport Trudeau. Il est 5 heures le matin, parce que Bin Laden en a décidé ainsi pour la planète: il faut arriver 3 heures avant le vol. Le nôtre est à 8 h 15. Nous étions certains qu’à cette heure seuls les « employés » de C. International se pointeraient au guichet Mexicana. Oh Surprise! il y a une longue, très très longue ligne d’au moins 150 mexicains. Oh la la! 150 chariots avec 2 ou 3 grosses valises et remplies à ras bord por favor. Nous remarquons que femmes comme hommes sont de petite taille. Ah bin…gâ’don’si’cé’bizarre! Les Mexicains sont petits?
Et perdu dans la file, je ne vois que 3 ou 4 « Québécois zé Québécoises » (pour parler comme les bloqueux du Bloc) et pi nous deux. Nous avons choisi pour voyager; LE jour où les ouvriers agricoles Mexicains rentrent au pays. Vous savez ceux qui viennent faire la cueillette des légumes pendant que les « BS en camisole » sirotent leur Corona en attendant le « premier » du mois? Le groupe d’aujourd’hui a cueilli des choux-fleurs. Ces vaillants travailleurs retournent à la casa, les poches pleine de « dolares ». Et c’est très bien! Les agriculteurs sont contents et les Mexicains itou. Comme le dit mon amie Pauline : que demande le peuple? Ha ha!
Et oh surprise supremo! c’est de les voir tous calmes, disciplinés, en ligne, je ne dirai pas bien droite mais presque. Personne ne se bouscule, ni ne TE bouscule ou tente de prendre ta place. Ils parlent tout doucement, chuchotent quasiment. Le portrait de ce matin est « tout à fait » différent de ce à quoi nous sommes habitué. (Note : j’ai « parenthésé » le toutafê je déteste cette expression) Il y a confusion ici. Nous sommes plutôt familier au bordel total devant les guichets. De ligne il n’y a pas mais un attroupement. Soudain un Arabe, mine de rien, tasse son chariot devant le tien et petit à petit arrive son frère, pi son père et pi sa femme avec le bébé qui braille dans les bras et l’autre petit qui se bagarre avec sa petite sœur; ils ont tous pris ta place! Comme si passer devant nous donnera une meilleure place sur l’avion. Tel n'est pas le cas ce matin à Trudeau. Nous sommes en bout de ligne et nous attendons l’ouverture des guichets Mexicana.
L’heure de l’embarquement venue; à la demande de l’hôtesse du « ticketing » au moment où elle dit en espagnol : « les voyageurs des sièges entre 28 et 16 sont priés de se présenter à la porta por favor : l’image connue, au Maroc par exemple, en est une « genre-comme » : tous les passagers de tous les sièges se garochent au tiketing. Ici non, seuls les passagers concernés se lèvent, les autres restent bien assis, tranquilo, en attente de leur tour. Deux québécoises par contre se sont présentées dès le premier appel et elles se sont fait « barrer la porte ». Dernière constatation étonnante, tout au long du vol cé qui qu’on a entendu et parler et rire beaucoup plus fort que les autres et tout au long du voyaaaaage? Hé oui! les 2 québécoises! Les 2 mêmes nounounes qui se sont présenté au premier appel. Elles doivent parler arabe ha ha!!!
Enfin l’Airbus A-320 vol MX881Y et les deux passagers des sièges 6A et 6B décollent. Je passe les commentaires du genre : cétê bon ou cétê pas bon; mal assis bien assis, grosso modo c’était bien, p’tit dèj compris. Et puis, 5 h 35 plus tard, l’avion se pose sur la piste; Bienvenidos a Mehhhhhhhicoooo! Surprise encore une fois, décidément c’est le voyage « de surprise en surprise » : l’aeropuerto dé Mehiiiiiico, est immense, propre, chic, riche, bondé de boutiques hors taxes haut de gamme. La Senora se promet bien d’en faire le tour à son départ. Voilà! Nous voici devant le tapis roulant, toujours avec cette espèce de peur et son questionnement : « aurai-je ma valise ? ».
Ici commence une histoire triste sur un air de « déjà vécue ». Ce voyage-ci, ce n’est pas la triste histoire de l’Expert mais LA mienne : JE N’AI PAS MA VALiiiiiiiSE! (et au jour où je vous écris mardi le 23, 14 h 50 ne l’ai toujours pas). En fait on est une cinquantaine qui attendent en ligne aux « litigios maletas ». Un Canadien qui parle espagnol nous dit qu’à Mourial le Pilote a trouvé qu’il y en avait assez de valises et que c’etait trop lourd alors on en a laissé la moitié des bagages à Dorval. Je me rappelle, dans la salle d’attente de la Porte 60 à Trudeau, André et moi étions assis devant la fenêtre avec vue sur l’Airbus A320 Mexicana, et soudainement on a vu les bagagistes sortir des valises de l’avion et les remettre dans leur camion. Et LA MIENNE ETAIT PARMIS ces valises @#$%?&&ssssstie!
Je suis très inquiète parce que comme j’ai une très belle (lire très luxueuse) valise, je doute de la revoir un jour. L’humeur de la Senora, vous l’aurez devinée, n’est pas belle à voir. Alors rendu au guichet, un senor me remet une feuille jaune sur laquelle est déjà inscrit mon nom et numéro de bagage et il me dit : « telefono manana au numero 1 800 XXX XXXX . Como se dice « querissse » en espanol? Je l’ai dit en québécois et pi j’n’ai pas jussssse dit querisse…j’lé’zé’toute’énuméré… La totale quoi!
Ça commence bin mal un voyage. Bin bin mal. Porque voyez-vous non seulement TOUT est dans cette valise : maquillage, démaquillage, vêtements/sous-vêtements, souliers, sandales, bas mais oh malheur oh désespoir : mon très fidèle compagnon, mon livre, celui que j’avais choisi amoureusement pour occuper mes « momentos libre ». Désolation totale à Mehhhhico j’vous jure! Je n’ai que mon briefcase et mon iBook G4, mon ticheurte, mes jeans, mes bas et mes sabots, un veston, sans oublier mes sous-vêtements bien sûr et que je porte depuis lundi matin. Ici s’arrête ma guardarropa! Et dire que demain soir, je suis invitée avec André, au souper des Directors! Trois jours avec les mêmes vêtements? Ça va sentir bon! Aussi bien m’asseoir toute seule à une table! Ha ha! Mais bon, je ne vais pas rester planter à l’aeropuerto et ruminer todo la dia. Gerardo et Carlos nous attendent. Et avec tout le temps perdu, ils doivent se demander si L’Experto es sur le vol 881. En passant, ledit Experto, LUI, il est bienheureux d’avoir et sa valise mais aussi et surtout la boîte bleue qui contient tout son matériel pour son Séminario. Chanceux! Dit-elle.
Je raconte « ma douleur » à nos deux Mexicains et Gerardo me dit tu l’auras ta valise, ne t’inquiète pas. No hay problema! Tu as André, c’est ça qui est important. Ne soyons pas material! Bon, vue sous cet angle, je ne m’énerverai pas pour ce soir. Pendant qu’il me dit ça, Carlos prend ma formule et téléphone à Mexicana. Semblerait que demain je recevrai ma maletas…Foi de Carlos. Il met la feuille jaune dans sa poche, et il s’en occupe! No hay problema! OK! Ici commence la mission C. Internationalllllll à Mexico City.
En sortant de l’aeropuerto, j’ai en mémoire qu’en 1985 il y a eu un tremblement de terre le plus meurtrier du 20e siècle où 10,000 personas sont morts. - Gerardo? Ça bouge pas là? Non non c’est la rue qui est en mauvais état. Ahhh bon…OK!
Gerardo avait, par email, suggéré à André de nous faire visiter un peu avant d’aller nous reconduire. Il est 14 heures. André lui avait dit que nous préférions aller à l’hôtel pour d’abord défaire NOS valises, prendre le pouls de notre quartier en marchant sur la calle Londres et caminar autour de la Hotel Geneve (Hhhhhhénééééévé). Mais Gerardo (Hhhhhhérrrrrarrrrdo) en a décidé autrement. Voici son programme: nous irons à Teotihuacan, première grande métropole construite sur le continent américain : s’y trouve les Pyramides de La Luna et d’El Sol, (y paraît qu’on en oubli l’Égypte). Après nous irons manger dans un p’tit resto juste devant ces pyramides et pi ensuite au Club Med, pour y boire un café. L’agenda nous a plu.
Après la traversée de la ciudad de Mehhhhico, je vous passe tout ce que nous avons vu de Museos, de Palacios historicos, de Catedral, el Bosque de Chateputepelc y son Palacio (il est tout près de l’hotel) et encore et j’en oubli tellement il y en a de monuments historique. Enfin, nous voici sur el perifico et passons devant les dites pyramides. Clic Clic pour 2 ou 3 photos. Comme notre séjour est court, les visites seront pour la suivante. Et ensuite arrêt au resto, devant nous le serveur dépose : 2 petits verres et une assiette de morceaux de lime : « les 3 couleurs du drapeau mexicain » que nous dit Gerardo : vert (lime) blanc (tequila) et rouge (jus picante). Tu prends une lime, de tes dents en gratte un peu de jus mais tu n’avales pas; tu prends après de la tequila et tu n’avales toujours pas et après le jus rouge, tu mélanges les trois et voilà le « drapeau » s’avale. Il est mucho picante le drapeau en question. Pour en avoir beaucoup bu « quand j’étais jeune » je connais l’effet de la Tequila. Je vous raconterai un jour, ma première sortie avec mon André, à Québec au Château Frontenac. Revenons a Teotihuacan au resto Mi Mexico Lindo: Je n’ai pas tout bu…L’Experto si. Je préfère le vino rosso. Les alcools forts très peu pour moi gracias! J’ai l’habitude de vous décrire les menus? Je ne vous parle que du « especial » : après la sopa de pollo con cilantro, arrivent dans une assiette des tranches de cactus gratiné que tu mets dans une tortillas bien chaude; tu roules et les deux convives trouvent ça délicieux! Comme chante Jacques Brel…et ooooo suivant: un grand bol avec dedans un espèce de « bouilli » de chèvre et légumes, toujours picante, qu’on met, encore ici dans l’incontournable tortillas chaude, (on en mange même au p’tit dèj) roule-mange-et este mucho delicioso tambien et ooooo suivant : una « galetas » faite avec des haricots et farine de maïs pero que je n’aime pas. Voilà pour le lunch de la pyramida de la luna!
Bien rassasiés, direction Club Med. Ce Club est une ancienne Hacienda (celle de Pancho Villa?) qu’on a transformé en hôtel 5 étoiles et un très bel endroit! Chic, avec décor somptueux et Mexicain on ne peut plus. Ici on est vraiment au Mexique! Et Club Med oblige, d’un luxe! Nous avons pris place à un des bars du club, lumière tamisée, décor de rêve, un nuage de bonheur flotte à Mexico City. Il reste que j’ai toujours mon malheur en tête : Manana, j’aurai toujours les mêmes vêtements. Ah yaille yaille! Je le « aspirar » (humer) déjà ha ha ha!!!! Voyager, ce n’est pas tout le temps agréable. Des moments tu es au bord des larmes et pi d’autres, comme celui au Club Med, tu voudrais ne plus partir, « ailleurs » est tellement envoûtant!
Comme toute bonne chose a une fin, nous demandons de rentrer à la hotel. Gerardo nous dit que les Mexicains passent leur temps dans le trafic. Ils vivent dans la voiture. On est chanceux, sur notre côté de route et à cette heure il n’y a pas de trafic. Ainsi, on rentre sans problema a la Hotel Geneve. C’est un des plus vieux hotel de Mexico. Récemment réaménagé, il a conservé son 5 étoiles. On a gardé son cachet ancien et c’est grandioso. habitacion 421. Spacieuse, très propre, meubles tipico mexicano en bois sculpté et côté cour por favor. Ce qui est préférable porque la calle Londres es tres animar.
Vous croyez que Gerardo nous a dit : hasta manana? Hé bien non! Gerardo en a décidé autrement. André dépose sa valise et on repart. La journée ne se termine pas ici. Et comme je n’ai pas ma valise, je m’en foute carrément : comme la chanson dit : aaaaaaaamenez-moi au pays des merveilles! Je ne me rappelle pas l’heure, probablement qu’il était 19 h 30? Enfin, nous passons chez Marina, la Mama de Gerardo. Une Mama tres especial! Une riche veuve, et elle aime La Fiesta! Elle est la « René Angelil » de beaucoup de chanteurs et chanteuse de Mehiiiiiiico. D’ailleurs elle m’a donné des CD de ses chanteurs. Et avec elle nous allons à la fameuse Plaza Grimaldi haut lieu de la musique populaire mexicaine. Ici les Mariachis « ou les costumes rutilent autant que leur cuivre » (lu dans mon guide) chantent una cancion de leur région aux mexicains mélomanes, ou pour impressionné une fiancé, ou réjouir la famille enfin bref il y en a pour tout le monde même les touristes. Mais nous ne restons pas dehors, este mucho frio nous nous attablons à la Taverna Tenempa. Et ici commence toute une soirée : Un mardi soir à Mehhhhhico! Un autre monde qu’un mardi soir à Sherbrooke je vous jure! Ah yaille yaille! La Mama de Gerardo a fait venir « sa » chanteuse, et 2 orchestres de Mariachis autour de notre table l’accompagne, et la Mama me dit : Es un regalo para ti! (c’est un cadeau pour toi). Faut dire qu’entre elle et moi le courrant passe. On rit, on s’amuse, j’vous dis c’est la Fiesta a la Taverna pi pas à peu près. Toute une soirée! Ah yaille yaille. André me dit à l’oreille : si on habitait ici, on viendrait tous les soirs. Si Senor!
Bon, je ne vais pas vous raconter toutes nos sorties. On bouge tout le temps. On est jamais à l’Hotel. Gerardo nous a vraiment « kidnapé » comme il dit. Visite par-ci, dîner par là. Et La Senorita (je dis maintenant Seronita (mademoiselle) parce que Gerardo dit qu’on ne dit jamais Senora (madame) pour ne pas insulter les dames). Donc el Senor et la Senorita La Mejor se couchent à minuit/une heure le matin. Et ça recommence le lendemain.
VENDREDI (je ne sais pas quelle date)
J’AI REÇU MA VALiiiiiiiiiiiiSE! C’est Carlos qui me l’a récupéré. Sans lui je suis certaine que je ne l’aurais jamais reçue. Carlos ne « niaise pas avec la poque » comme on dit dans la « langue de chez-nous ». Je vous raconte la saga en bref :
Depuis mon arrivée que Carlos (ou sa femme) telefono à Mexicana pour savoir si ma fameuse maletas est arrivée. On réponds au telefono que non. Qu’à cela ne tienne, il est allé lui-même à la Direccion de Mexicana Bureau de l’Aeropuerto et il les a engueulé. Porque? Parce que on ne regardait que sur l’ordinateur si le numero de la maletas était coché « arrivée ». Enfin pour faire court, il les a engueulés disant qu’un ordinateur ce n’est pas une personne et il a obligé un préposé à vérifier tous les bagages arrivés. ET MA MALETAS ÉTAIT LÀ! Je crois bien que je ne l’aurais jamais vue sans lui. Il me dit qu’elle avait mise de côté….il faut comprendre : en vue de la voler! Inutile de vous dire que je lui ai sauté au cou, à mon très gentil Carlos!
André m’avait dit au téléphone, vers les 16 h 30 que je n’avais pas ma valise. Ici vous m’auriez vu pleurer. J’étais vraiment découragée. Souper avec les Directeurs en « souillon » était impensable pour moi. T’as beau prendre ta douche, te mettre du parfum, des bas sales vous savez ce que ça sent? J’ai dit que je n’irais pas à ce souper. Ce qui ne faisait pas l’affaire de Gerardo. La Senorita doit venir ce soir!!! Il est donc venu me chercher pour que je puisse m’acheter ce que je veux dans une bouutique d’une Plaza quelconque. Mais le destin et Carlos on changer le programme : nous quittions l’hotel quand Carlos a téléphoné pour dire qu’il avait ma maletas et venait me la porter. Vous m’auriez vue avec une « banane » mais alors là, jusqu’aux oreilles! Viva Caaaaarloooos!
MAIS j’étais contente et pi pas « toutafê ». André me dit que Carlos avait obtenu de la Direccion de Mexicana le OK pour que je m’achète TOUT, Té O U Tout ce que je voulais: Roba, jeans, des sandales, des bas, du maquillage/démaquillage; enfin bref me remplir una maletas au complet! Un petit moment de « contente-pas-contente » a passé. Mais quand dans la chambre je refaisais connaissance avec ma belle petite robe noire, mes sandales noires, et le reste…. PI MON ROMAN…j’étais TRES CONTENTE!
Bon, voilà une petit passage dans notre vécu mexicain. Nous allons très bien. Tous les jours, Gerardo nous amènent dans les restaurants les plus chics et plus chers de Mehhhhico. Mardi matin on a déjeuner dans un petit hotel « Hotel Viejo » ou les chambres sont à 1000$ la nuit. Le Propriétaire est le père d’une ex-blonde et c’est elle qui a fait la décoration. Je devrais dire qui a tout réaménager au complet. C’etait un très vieil hotel et elle l’a transformé en 8* à mon avis tellement c’est beau!
Quant aux restaurants, tous ceux où nous sommes allés étaient bien. On mange surtout du poisson (merou) et me concernant des fruits de mer : octopus, pétoncles, crevettes! Et je n’ai pas la tourista….et c’est tant mieux!
Hier j’ai reçu un très très beau régalo : Gerardo m’a amené au mercado de artisanas pour m’offrir un ensemble collier/bracelet/boucles d’oreilles en argent avec opales mexicaines. « tu choisis je paye ». Mais tout d’abord il a demandé : « André tu permets que j’offre un bijou à ta belle dame? » . Il a pas eu le temps de répondre, la belle dame a dit OUI. Ha ha!
Je vois 5/5 en bas de Word. Si je veux envoyer mon récit, aussi bien arrêter ici.
Ahhh tiens, parlant de la langue? Je me débrouille. Je prends un mot français et le prononce à l’espagnole et ça marche.
Exemple quand je dis: Je suis intelligente; je prononce : Soy innntélihhhhhhenté! Et ils me comprennent…non seulement ça…ils approuvent! HO HO HO!
Hasta Luego!
Écrit par suz.lem le
Mardi 30 octobre 2007
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Mecico here I come!
Voyager, ce n'est pas arriver, c'est parcourir le chemin (Stevenson).
...dans quelques jours je vais "parcourir le chemin" ...mais il a changé, un nouveau trajet pour nous. Je suis une habituée du continent Africain? Hé bien changement de cap...on ratissera le Mexique...plus précisément Hola Mexico City. Dans le email qu'André a reçu on précise que «un chauffeur sera mis à la disposition de madame pour lui faire visiter»....et bien je compte bien visiter cette ville qui m'est totalement inconue!
Vous me lirez de cette destination...alors je vous dis à la prochaine!
Écrit par suz.lem le
Jeudi 04 octobre 2007
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Des carnets zzzzzoubliés...Du MAROC...retour au Hameau....
Ahhhhh yaille yaille! c'est un méchant choc culturel que le retour au "hameau". L'envoûtement Marocain prendra quelques jours à s'atténuer. Je dis atténuer, pas effacer. Ça ne s'efface pas tout cet émerveillement que nous vivons au quotidien. Que voulez-vous, nous aimons le Maroc. Ajouter à ce choc, le décalage horaire, qui nous fait se coucher à 19 heures et lever à 4 h 30, et manger à des heures impossible. Va sans dire, depuis 2 jours, nous sommes "poqués"! Juste regarder dehors me déprime! Le décor de ma rue me semble "vide" à comparer à celui que nous avions à Casa où y a tellement de monde dans les rues, les cafés, les restos, les boutiques. Il n' y a pas d'autres comparaison à faire que de qualifier Sherbrooke non pas de village mais de Hameau. Cé petit quoi! Et moche pour le moment. C'est le "désert" dans les rues. C'est pas des farces, mais le concert du trafic et de klaxons qui faisait musique de fonds ....me manque! En résumé, encore cette année, nous avons fait un "maudit beau voyage"!
Tout d'abord, nous étions bien logés. Comme à chaque séjour, ce sont les Marocains qui choisissent l'hôtel. C'est toujours à l'IDOU ANFA. Un 4* bien, mais surtout avec un personnel très accueillant et serviable. En plus, on y mange bien. Nous allons au Café Anoual, pour le p'tit dèj et le dîner, qui ne débute qu'à 19 heures. Les prem